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Daniel :

La flèche qui terrassa Daniel n’atteignit pas son coeur, mais causa des dégâts à son poumon gauche. Il resta immobile seize heures avant de reprendre conscience au moment où la pluie se mit à tomber dru. Il se sentait extrêmement faible et se traîna jusqu’au poste de pilotage en rampant sur le côté droit. Il ne parvint que difficilement à se redresser et, dans le miroir de la cabine du Capitaine qui jouxtait, il put se voir et comprendre un peu mieux la nature de sa blessure. En fait, son cerveau ne comprit pas le geste de Gérard tellement inattendu et à l’inverse de l’accueil qu’il croyait recevoir de gens qu’il venait délivrer ! Il ressentit une vive douleur due au choc et à sa surprise juste avant de s’évanouir. Maintenant, il voyait le harpon qui le traversait et se mit à la recherche d’une scie à métaux pour pouvoir le couper et le retirer sans risquer d’agrandir les trous d’entrée et de sortie. Il attrapa dans la boîte de secours, au passage, un flacon de sulfamides en poudre et le glissa dans sa poche. Puis, en reprenant ses forces par des pauses quand il se sentait épuisé, il parvint à la cuisine qui se trouvait située au même niveau. Les couverts jonchaient encore la table, le couple ne trouvant pas utile de perdre du temps à tout ranger. Mais, Daniel ouvrant tous les tiroirs, finit par trouver ce qu’il cherchait. Il lui fallait bloquer le harpon de la main gauche et tenter de le trancher en manoeuvrant la scie avec sa droite. Le tout en se tenant devant la glace du Pacha. La douleur engendrée par ses efforts devint si vive qu’il ne put mener l’opération en une seule fois. Il lui fallut agir par saccades et il lui fallut plus d’une heure pour mener cette opération à son terme. Mais Daniel possédait un caractère persévérant et même pugnace. Soutenu, en cette occurrence par son vif désir de vivre. Ces qualités intrinsèques amenèrent les AE à le choisir parmi des millions d’autres. Grâce à cela, il parvint finalement à se débarrasser de ce projectile au prix d’une nouvelle hémorragie. Il réussit à saupoudrer le côté face et à y placer un pansement adhésif, mais pour son dos il ne put que jeter un excès de poudre, par dessus son épaule, sur la blessure en espérant que la quantité remplacerait la précision nécessaire. Comme la température ambiante restait douce il resta torse nu et se consola en se disant que les microbes et virus disparurent certainement de la surface du globe au moment de la grande catastrophe. De plus, l’engin qui le blessa provenait d’un endroit particulièrement aseptisé. Il but beaucoup et mangea un peu, en se forçant. Puis se coucha dans le lit qui se trouvait à sa portée et tomba comme une masse dans une profonde léthargie. Quinze jours plus tard il n’éprouvait plus qu’une gêne respiratoire, les trous, causés par le harpon, finissaient de se refermer, des deux côtés. Il allait assez bien et se sentait capable d’envisager, une fois de plus, son avenir.

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Odette en arrivait à une ouverture de trois centimètres quand Gérard put, enfin, l’installer sur le lit d’une chambre d’hôpital ! Là il commença à s’occuper, du mieux qu’il le pouvait, de la naissance de Léon et de Natacha. Mais la bonne volonté ne remplacera jamais la connaissance et les choses se passèrent le plus mal possible. Odette, un peu trop âgée pour mettre au monde un premier enfant, s’épuisa en efforts avant que Léon ne consente à sortir. Elle se trouva fortement déchirée et perdit une quantité considérable de sang. Il se montra incapable de stopper l’hémorragie. Les malheurs ne venant jamais seuls, Léon, étranglé par le cordon ombilical qui enserrait son cou, ne vécut que le temps d’un soupir. Sa mère le suivit dans la mort deux heures plus tard donnant le jour à la petite Natacha. Celle-ci trouvant un passage déjà élargit, vint au monde sans problème. Son père, qui n’avait plus qu’elle sur Terre, la recueillit et la nettoya. Finalement avec des livres de puériculture, du lait en poudre pour nourrissons -trouvé dans une pharmacie- beaucoup d’erreurs et des tonnes de patience, il commença son apprentissage de papa.

Les six premiers mois Gérard n’osa pas se déplacer, mais le climat trop chaud et trop sec lui déplut et il décida de remonter avec son bébé vers le Nord. Il se déplaçait en vélo avec le panier de Natacha sur le porte-bagages, et de ville en ville, trouvait aisément de quoi satisfaire à leurs besoins. Il s’établit de manière stable dans une zone tempérée, bien arrosée de rivières et d’un climat présentant, durant les deux tiers de l’année, l’illumination et la douceur du plein soleil. Il stoppa son errance près de la ville de Nyons, en Provence, en choisissant le village de Saint Sauveur. Là, il trouva un mas à sa convenance et, comme le réalisa Daniel avant lui, il entreprit d’obtenir des plantations en partant de fruits secs à noyaux qui provenaient des réserves de survie du SAGA. Le fruit de ses longues réflexions dans la Bulle le conduisit, en effet, à se constituer, pour l’avenir, un petit stock de fruits secs et de graines destinés à cet usage. Il réussit partiellement avec les amandes, les noisettes et les figues. Les noyaux d’olives abondaient et il en mit partout. Ne trouvant, par hasard qu’un seul noyau d’abricot oublié par le marchand de fruits secs il en obtint un rejeton sur coton humide et put le planter, d’abord en pot puis en pleine terre. Les raisins secs lui fournirent la base d’une vigne de mauvaise qualité. Mais le riz « sauvage » donna bien. Quand le temps des biberons s’acheva, il se mit à réfléchir aux événements passés et se demanda quelle folie s’empara de lui pour qu’il tue ainsi le (probablement) seul autre humain échappé du cataclysme ! Que lui arriva-t-il, pour qu’une telle jalousie l’anime et le transforme en assassin ? Il se sentait plein de remords et de regrets et comme cela le rongeait, il se décharna encore davantage. Pour ne plus y songer, il se jeta comme un forcené dans le travail et dans l’éducation de sa fille. Il mourut quand elle atteignit l’âge de quatorze ans, capable de survivre seule dans ce monde étrange qui l’entourait ! Monde étrange, où à part ce que l’on s’amusait à produire, il restait aisé de se procurer n’importe quoi en se servant dans des magasins vides de toute autre présence. Laissons-la donc se débrouiller seule, nous la retrouverons plus tard.

Daniel

Daniel, sur le navire océanographique, se trouvait confronté au problème de revenir sur la terre ferme. Il disposait de deux moyens pour s’en approcher. Le premier consistait à descendre l’une des embarcations de secours, à y installer un mât mini d’une voile improvisée puis de cingler à faible allure vers la côte la plus proche. L’autre consistait à étudier si, avec un peu d’adresse, il ne parviendrait pas à remettre en état de bon fonctionnement le système de ballasts du SAGA ? Cet engin, une fois réparé deviendrait alors un bon moyen, pour se déplacer sans danger en mer. De plus l’essence légère des ballasts pouvait ensuite se récupérer et il la ramènerait ramenée avec sa camionnette. Ainsi les voyages d’exploration qu’il devrait entreprendre, bien plus tard, pourraient s’effectuer, en partie, avec son U.L.M ...

Après tout, il disposait de tout son temps ! Le seul contact qu’il trouva l’occasion d’établir avec ceux qui représentaient les autres humains de la planète, renforçait grandement sa prudence naturelle ! Il faillit en crever et, prit la décision, pour une autre éventuelle rencontre, de s’entourer d’un maximum de précautions. Il préféra donc tenter de réparer et se fixa un délai de dix jours pour y parvenir. En cas d’échec il en reviendrait à la solution de l’embarcation de secours. Le SAGA se trouvant déposé sur le pont et il établit un rapide diagnostic. Tout paraissait en ordre de marche, y compris la pile atomique qui lui fournissait le courant. La radio ne fonctionnait plus mais le bricolage de son « assassin » permettait d’envoyer un message en Morse. Les commandes électromagnétiques des quatre ballasts sous le flux intense qu’elles subirent, restaient en positions bloquées. En fait, chaque ballast se voyait muni d’une électrovanne qui l’ouvrait ou le fermait selon deux positions possibles. La manette, purement hydraulique, qui les commandait, comportait deux seules positions, selon que l’utilisateur voulait ouvrir (pour les vider) ou compléter le lest. S’il parvenait à réparer les vannes il se trouverait à même de plonger ou de naviguer en surface à son gré, mais dans l’état actuel, rien ne l’empêchait de partir vers la côte en espérant un temps calme. En effet, le sas extérieur ne pouvait ni se trouver ouvert (par qui ?) après une navigation, ni rester fermé autrement que de la seule porte intérieure. Il fallait bien qu’il songe au moyen de sortir lorsqu’il arriverait à destination !). Il opta, en connaissance de cause, pour tenter de naviguer en surface mais en gardant la possibilité de plonger en cas de besoin ! Dans cette éventualité, il devrait jamais descendre très profond, car l’unique porte du sas à sa disposition devrait tenir sans subir de surpressions. Notre rescapé démonta l’une des électrovannes et trouva la confirmation que l’électroaimant pouvait fonctionner normalement. Par contre, le fer doux qui constituait la partie mobile ne devant se déplacer que lorsque le courant passait dans la bobine, se trouva définitivement aimanté par l’intensité du flux magnétique engendré par les bombes « propres ». Il lui suffisait donc de remplacer ces pièces de base par d’autres, identiques, mais non aimantées. La seule source dont il pouvait disposer se trouvait dans le fer des maillons de la chaîne. Celle, qui, au bout du câble, venaient se fixer par un crochet sur l’anneau soudé sur la calotte supérieure du SAGA. Lorsque ce dernier se trouva soumis au flux, le bout du câble, muni de son crochet, reposait au fond, près de la Bulle ! Ils échappèrent donc probablement à la magnétisation importune. Daniel le vérifia en approchant une boussole qu’il conservait dans sa poche depuis son départ de la mine et qu’il retrouva dans l’un des tiroirs de son laboratoire. En fait, cela ne se vérifia que partiellement vrai. Les anneaux les plus hauts montraient encore une faible aimantation. Par contre, grâce à la graisse qui les protégeait et à a faible surface de leurs points de contact, trois maillons, les plus près du crochet, restaient vierges de toute influence magnétique. Il scia ces anneaux et les laissa de côté. Puis, notre bricoleur ressouda le dernier de ceux-ci sur le crochet en utilisant un chalumeau oxyacétylénique appartenant au matériel de survie de la Bulle. Il passa quelques jours à réaliser une copie des pièces d’origine en forgeant, tapant, rectifiant à la lime. Il se servit d’une petite forge qu’il improvisa. Elle fonctionnait au charbon de bois et il bricola un soufflet pour en attiser les braises. Mais toutes ces activités n’aboutirent qu’à un échec, la pièce réalisée se révélant insuffisamment ronde, pas assez lisse ni assez précise. Alors il lui vint une idée. Il prit l’une des pièces d’origine et la porta à haute température, sans aller jusqu’à la déformer et il la maintint ainsi durant un quart d’heure. Puis, après l’avoir laissée lentement refroidir, il vérifia si elle conservait ou non sa magnétisation ? Elle n’en montrait plus ! Son problème se trouvait résolu et il procéda de même avec les quatre autres puis les remonta et vérifia leur fonctionnement. Cette fois-ci le résultat espéré se trouva atteint. Cela fonctionnait impeccablement !

Il ne se souvenait plus si, ce qu’il constatait correspondait à un phénomène normal venant de ce que la chaleur annule la magnétisation ? Ni, si au contraire, le flux partit finalement en se dispersant dans le fer du dispositif qu’il fabriqua pour tenir chaque pièce durant ce chauffage ? Mais il constatait le résultat. Les pièces refroidies, légèrement huilées, glissaient et jouaient leur rôle d’entraînement du mécanisme d’ouverture et de fermeture. Le SAGA se trouvait désormais à son entière disposition. Daniel vérifia que tout se trouvait à bord avant d’entreprendre son voyage. Il ajouta quelques-uns des vivres solides apportés par lui mais négligés par le couple et quelques médicaments de plus ! Ensuite, il laissa ce sous-marin de poche descendre, en utilisant le treuil et la puissance de son moteur à son gazogène. Lorsque cet engin se trouva presque totalement immergé mais toujours au bout de son câble, il descendit à son tour. Une fois à bord du SAGA, il régla les ballasts pour que l’engin remonte un peu afin qu’il puisse en dégager le crochet. Il rentra dans ce sous-marin, ferma son écoutille et le laissant naviguer à un ou deux mètres de profondeur, en vérifia la parfaite étanchéité. Puis il remonta en surface, prit son cap et se dirigea vers cette côte qu’il quitta plein d’espoir et d’enthousiasme quelques semaines plus tôt. Au début, le voyage ne présenta pas d’autre difficulté que la faible vitesse avec laquelle il se déroulait. A l’aller, utilisant ses voiles, il allait bien plus vite ! Mais une tempête de courte durée survint brutalement ! Il plongea à moins cinq mètres et en évita la force. Enfin, arrivant à l’approche du rivage, il retrouva sans peine le point exact d’où il partit. De loin il vit, avec plaisir, que son ULM se trouvait encore sur les lieux et cela le rassura. Bêtement, il supposait que le couple échappé de la Bulle s’en empara. La probabilité que ces gens là débarquent exactement à l’endroit précis de son départ frisait le zéro. Mais la crainte ne se commande pas ! Il approcha son SAGA du môle, sorti un filin qu’il fixa à une bite d’amarrage, revint à bord, amena l’engin à affleurer la surface de l’eau et en ferma le sas. Puis, complètement à l’aise et décontracté malgré ses mésaventures, il reprit l’U.L.M. et peu de temps après le hissa sur le plateau de sa camionnette. Il reconstitua, dans les magasins du port, les quelques provisions indispensables et repris la route vers sa destination première, celle du Pic du Midi !

Moins de deux semaines plus tard, il arrivait au pied de cette montagne, prêt à en tenter l’ascension. Il se dit que sa mésaventure ne représentait qu’un coup pour rien ! Son seul regret venait de ce que ce délai supplémentaire pouvait représenter un danger de plus pour des voyageurs tournant depuis un an et un trimestre autour de la Terre ?

Dans la dernière ville, au passage, il se munit de tout l’équipement nécessaire à une telle expédition. La route lui permit de monter assez haut en camionnette, puis il prit son U.L.M., décolla sur une section de route assez droite et réussit à se poser sur un plateau d’où il repartirait aisément. Cet endroit se trouvait à moins de huit cents mètres de dénivellement, par rapport aux installations de l’Observatoire. Ensuite munis de son sac à dos, par un temps magnifique, il commença à grimper. La chance lui sourit, les circonstances climatiques se montrèrent favorables et il exécuta aisément cette ascension. Parti à cinq heures du matin, il ne bivouaqua pas en route. Le soleil touchait l’horizon lorsqu’il arriva à destination, fatigué et surtout très essoufflé car son poumon, insuffisamment remis, le handicapait. Il remit au lendemain la visite détaillée des lieux et chercha où passer la soirée le plus confortablement possible. Les installations électriques ne fonctionnaient plus depuis la catastrophe et seuls des panneaux solaires fournissaient un peu d’électricité, pour la lumière des veilleuses et ce, à un bas voltage. Il ne pouvait penser tirer d’eux de quoi chauffer, même une seule petite pièce ! Heureusement il portait des vêtements très isolants et ramassa de nombreuses couvertures dans les appartements des techniciens. Il choisit le plus petit des locaux qu’il put trouver et s’y construisit un véritable nid en s’emmitouflant. Malgré une température extérieure de moins dix-huit degrés, il s’endormit comme un bébé. Lorsqu’il se réveilla le soleil se montrait déjà haut.

Cette visite lui donna satisfaction car il trouva les documents qu’il recherchait. Il put savoir, avec précision, quels astronautes se trouvaient en orbite au moment du cataclysme, et ce, pour des vols de longues durées. Il trouva même les enregistrements de certaines conversations échangées entre ces satellites et planète. Mais, à l’analyse, un seul engin correspondait à sa recherche ! Il s’agissait d’un Mir russe à bord duquel un équipage international participait à des expérimentations scientifiques et dont le personnel se renouvelait tous les six mois. Un engin américain servait de navette et assurait simultanément le ravitaillement et le changement des équipes. En permanence, ils restaient quatre à bord. Daniel ne put obtenir plus de renseignements sur les personnes qui tournaient au moment fatidique. Mais il trouva les coordonnées lui permettant de chercher et de vérifier l’actuelle présence ou l’absence de ce satellite dans le ciel. Il ne possédait aucune expérience de la manipulation des télescopes et resta trois jours occupé à de vaines tentatives avant de pouvoir pointer son appareil dans la bonne direction, juste à l’heure du passage.

Mais, soit par ce qu’il ne réussit pas vraiment dans sa manoeuvre, soit par faute d’un accident arrivé à l’engin, il ne trouva aucune trace dans le ciel et s’en sent particulièrement déçu. Il se rabattit sur l’écoute des bandes sons et finit par trouver une pile de disques compacts qui devaient les avoir contenus. Mais, hélas, le grand flux avait tout démagnétisé et il n’en restait rien ! Par contre, l’un des techniciens avait pris des notes manuscrites pendant qu’il se trouvait en écoute et Daniel put glaner quelques informations précieuses : Le dernier ravitaillement, et changement d’équipage, s’effectua vingt-neuf jours avant la catastrophe. Le satellite signala les explosions atomiques aussitôt qu’elles se produisirent et l’homme, sur sa lancée, décrivit ce qui se passait sur la planète ! Il nota l’embrasement général et la destruction totale. Donc, les astronautes, s’ils vivaient encore, savaient ! Ces gens, techniciens des plus sérieux et les mieux entraînés purent prendre des mesures de sauvegarde. Daniel essaya de se mettre à leur place et pensa que la première des mesures se rapporterait à un sévère rationnement alimentaire afin de tenir le plus longtemps possible. La seconde des questions qu’ils devraient résoudre concernait le retour sur le sol ! Or, ils ne pouvaient rien espérer sans l’intervention d’une navette. S’ils voulaient survivre, ils savaient, comme tout un chacun sur terre, que les bombes atomiques, dites propres, exigeaient un délai de un an avant la disparition des radiations nocives. Ils ne pouvaient donc entreprendre quoique ce soit avant un an, sauf si leurs provisions ne suffisaient plus à les maintenir en vie jusque là ! Par ailleurs ils disposaient de cette année entière pour trouver comment revenir sur la Terre sans navette. Joli problème ! Daniel imaginait des lignes de réflexions : les fusées latérales, qui servaient à rectifier la position de satellite, lorsqu’il déviait de la trajectoire idéale, pouvaient, les aider à descendre à la limite de la zone où l’attraction terrestre pouvait les attirer dans une chute vers le sol. Mais, compte tenu de l’altitude et de l’échauffement dû aux frottements avec l’atmosphère, ils brûleraient avant même d’atteindre leur but ! Pouvaient-ils concevoir un moyen pour ne pas brûler et aussi ne pas se trouver pulvérisés au contact du sol, à l’arrivée ? Daniel ne pouvait répondre que négativement. Autre ligne de ses pensées : Se pouvait-il que les Américains, au su de la grande catastrophe, aient pensé spécialement à envoyer une navette pour les secourir ? La chose pouvait se concevoir et appartenait au domaine du possible. Pourtant, ils durent se préoccuper de fouetter d’autres chats, par exemple de sauver le Président, sa famille, quelques huiles sélectionnées parmi les savants, les militaires ou les riches possédants. Daniel refusa de tabler là dessus et se dit que ces gens, là-haut, décidèrent sans doute de finir leurs provisions et d’accepter la belle fin qui les attendait et les transformerait en météorite. Cela restait plus logique !
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