De l’invention du racisme








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vigilants de la subvention n’ont pas droit à la parole. S’ils sont les seuls à l’avoir, c’est par imposture, comme entre 1940 et 1944, seuls avaient droit à la parole en France les collabos genre Mitterrand, Hernu, Tasca (père), Védrine (père), Bousquet (l’ami très cher de la femme M.), etc.

Antiracistes de subvention, en déblatérant à tort et à travers du racisme, vous le légitimez comme un commissaire politique couvre ses subordonnés qui mènent à la mort des millions de zeks, vous le justifiez, vous vous en faîtes les complices. Que les cabots restent dans leurs niches. La chaîne que Mitterrand leur a mise au cou engraisse leurs comptes courants et leurs comptes titres. Qu’ils plongent leurs mains cupides dans les caisses, qu’ils s’offrent du bon temps, qu’ils prospèrent, en priant le ciel que tout ça dure. Mais qu’ils se taisent. Leurs tapages impudiques couvrent la timide voix des victimes. Qu’ils nous laissent les écouter. Qu’ils laissent s’exhaler ces plaintes inouïes qu’en complices zélés, ils étouffent. On verra alors ce qu’est la bête, où elle gîte, comment elle prospère, grâce à qui elle se répand partout. Et si, dans la poitrine, sous la carte American Gold Visa Premier Express qui leur tient lieu de coeur, ils font un peu de place à la pitié, ils accéderont à l’humanité et, cessant d’être des nervis, ils deviendront peut-être des hommes.

Le racisme occulté


Le racisme est la plus vile des pulsions qui ait jamais fait agir les hommes, plus vile que la haine, l’envie, la cupidité. Il n’est rien qui avilisse autant. Quand il professe le racisme, l’homme, qui qu’il soit, se rabaisse au-dessous des animaux – puisque les animaux, eux, ne sont pas racistes. La bassesse est source de dangers. Les racistes mettent en péril – un péril qui n’est pas que moral - leurs proches, leurs amis, leurs compatriotes et surtout le pays où ils vivent. L’Allemagne a payé son racisme en sombrant dans le néant en 1945. Les malheureux pays qui ont émergé du naufrage de cet empire colonial et raciste qu’était l’URSS - heureusement disparue et depuis 1989, « nettoyée, comme le préconisait Lénine en janvier 1918, de tous les insectes nuisibles » – n’en finissent pas d’agoniser à leur tour – et cela risque de durer des décennies. Pendant quelque temps, les racistes vivent dans l’illusion d’être quelqu’un. L’illusion se dissipe vite, quand il leur faut payer leur démesure. Le groupe social auquel ils appartiennent, leur pays, leur civilisation pâtissent alors du discrédit que le racisme charrie avec les flots de crimes qu’il commet ou entraîne à commettre.
Racisme : il n’est pas d’accusation plus grave. Si la France est raciste, elle doit être mise au ban des nations. Il faut que l’Union européenne l’exclue de son sein, que les pays du monde la boycottent, que l’ONU décide un blocus, non pas un embargo : tout navire, tout avion, tout camion, tout train, toute voiture doivent être empêchés d’entrer en France ou d’en sortir. On n’échange rien avec les racistes, on ne commerce pas avec eux, on ne va pas chez eux, on ne les accepte pas chez soi, on n’entretient pas de relations diplomatiques avec eux. Il convient de leur appliquer les mêmes sanctions qu’à l’Afrique du Sud du hideux apartheid. Si les Français sont racistes, c’est leur être - ce qu’ils sont et les définit - qui est anéanti. D’eux-mêmes, ils se placent au-dessous des animaux, couvrant d’une honte éternelle leurs ancêtres. Raciste, un pays souille les siens, mais aussi toute l’humanité. Il ne peut pas continuer à exister. Accuser la France de racisme, c’est souhaiter qu’elle soit rayée de la carte du monde en tant que pays libre, indépendant, souverain et c’est engager l’humanité tout entière à user des moyens pas trop inhumains pour le faire disparaître, lui et ses ressortissants.
L’accusation raciste ne peut donc pas être portée à la légère. Elle n’est recevable que si elle est avérée, prouvée, étayée. Les hommes éclairés, les honnêtes gens, les philosophes, les vrais intellectuels se fondent sur les faits, les textes, les lois, les réalités pour établir le racisme. Ils n’ont pas d’autre horizon que ce qui est tangible, attesté, vérifiable, quantifiable et mesurable. Les faits, les textes, les lois, les réalités, les chiffres existent. Il suffit d’aller les chercher là où ils sont consignés, de lire les textes, d’additionner les chiffres, de consulter les lois et les règlements, de saisir les réalités, de prendre connaissance des statistiques des Etats, des journaux officiels, des constitutions, de les sortir de l’ombre, de les porter à la lumière, de les communiquer à l’humanité tout entière. Ces faits n’ont même pas besoin d’être interprétés. Bruts, tels quels, ils parlent d’eux-mêmes. C’est l’éloquence pure, qu’aucun parasite ne brouille. L’arithmétique n’est ni hâbleuse ni verbeuse. Elle élude les ruses, les détours, les ornements de la rhétorique. Y recourir, c’est éviter les pièges. On ne se leurre pas, la raison n’est pas dévoyée.
Appelons indicateurs ces faits. Il y en a plusieurs. Je ne les énumérerai pas tous, n’ayant pas la phobie de la nomenclature. Les lecteurs ne sont pas des crétins. Eux aussi, ils sont en mesure, avec un peu de patience et à condition qu’ils soient honnêtes, de compléter la brève liste que voici.

Il est aisé d’isoler deux indicateurs. C’est à la portée du premier Beauf venu, même s’il se coiffe de l’horrible béret noir et qu’il tient une baguette de pain et une bouteille de rouge sous le bras. Il est inutile d’avoir suivi des formations diplomantes. Etre Bac + 8 en sociologie de l’EHESS n’est pas nécessaire, le niveau CM2 suffit. Si on sait compter, on pose les chiffres à la craie sur une ardoise d’écolier, on additionne, on n’oublie pas les retenues, on divise. Si on a vraiment le niveau CM2, on fait la règle de 3 et on confirme ses calculs en recourant à la preuve par 9. L’arithmétique d’école primaire est tout à l’opposé des très aristocratiques Bac + 8 en sociologie. Elle est égalitaire, ouverte à tous, populaire : c’est la démocratie en action. Si l’on dispose d’une calculette, on n’a pas besoin de poser les chiffres. On est sûr de ne pas se tromper.
On peut qualifier ces indicateurs de basiques (si on parle franglais) ou, si on préfère parler français, de fondamentaux ou de primaires ou d’élémentaires - comme la formation qui, naguère, était dispensée à l’école communale. Ce sont a) le nombre d'étrangers vivant dans un pays donné et b) le pourcentage de ces étrangers dans la population du pays. Autrement dit, ce sont des chiffres, absolus ou relatifs.

Une fois ces indicateurs établis, la loi que l’on en tire est simple, directe, éloquente : elle s’apparente à un théorème. C’est le (a+b)² = a²+2ab+b², que nous savions par coeur quand nous avions douze ou treize ans. La voici : plus le nombre d’étrangers vivant dans un pays donné est élevé, plus leur proportion dans la population est forte, moins le pays est raciste. Inversement, moins il y a d’étrangers dans un pays, plus leur proportion dans la population est faible, plus le pays est raciste. Un pays peut être peuplé d’individus que l’on accuse d’être racistes et ne pas être raciste : l’accusation, dans ce cas, est dépourvue de fondement. C’est une insulte, raciste à n’en pas douter. Inversement, il peut être habité par des individus qui se disent « purs » et croient appartenir à une race supérieure et être raciste. Dans l’ordre raciste du monde, il est normal qu’une race supérieure n’accepte pas que vivent à ses côtés des inférieurs.
Ces indicateurs n’ont pas besoin d’être commentés. Ils parlent d’eux-mêmes. C’est l’éloquence des chiffres. Eclairée par le faisceau lumineux de ces indicateurs, surgit une mappemonde qui redessine le monde. Le monde est divisé. Qu’il le reste. Les pays qui le composent se répartissent, non pas en cinq ou six continent, mais en deux continents : les racistes et les autres. C’est binaire certes, mais la division a le mérite d’être claire. Les pays racistes sont ceux où il n’y a pas d’étrangers, parfois pas un seul. Les autres, pays normaux, sont ceux où les étrangers sont autorisés à vivre. Le Luxembourg, qui compte 30% d’étrangers dans sa population, n’est pas raciste. L’Algérie, où les étrangers sont menacés de mort et d’où ils ont été quasiment tous chassés, est raciste : c’est même un des centres du continent raciste. La France n’est pas raciste. Les chiffres l’attestent, même si, selon les antiracistes de subvention, y pullulent les Beaufs. Le Maroc, qui s’est purifié en trois décennies des trois-quarts des étrangers qui vivaient sur son territoire au début de la décennie 1960, est raciste. La Suisse ne l’est pas, l’Egypte l’est. L’Allemagne n’est plus raciste, la Turquie l’est. La Grande-Bretagne ne l’est pas, l’Afghanistan, le Pakistan, l’Iran le sont, etc. L’Algérie, le Maroc, l’Egypte, la Turquie, l’Iran sont cinq pays, où l’islam a force de loi. Qu’ils soient au cœur du continent raciste n’étonne pas les habiles qui savent comment va le monde.
Les autres indicateurs relèvent des mêmes lois de la vieille arithmétique. Il en va ainsi pour ce qui est des immigrés et des réfugiés. Les immigrés sont des étrangers qui s’installent dans un pays, qui y cherchent du travail ou qui en ont trouvé un, qui exercent une activité libérale, qui acquièrent ou ont acquis des biens, qu’ils peuvent vendre sans contrainte. Parfois, les immigrés cessent d’être des étrangers, quand, à leur demande, ils demandent la nationalité du pays où ils travaillent : de même, les réfugiés ont aussi la possibilité de devenir des naturels.

Là encore, pour établir le racisme, il n’est pas nécessaire d’avoir obtenu un doctorat ès sciences sociales sous la direction éclairée d’un crétin. Il suffit de s’être assis quelque temps sur les bancs de l’école primaire. On compte, on additionne, on divise ou, si on est fatigué de poser les chiffres, on se contente d’appuyer sur les touches de sa calculette. Plus il y a d’immigrés et plus leur proportion dans la population est forte, moins il est raciste. Inversement, le pays raciste par excellence est celui qui ferme ses frontières, qui interdit l’immigration ou fait tout pour dissuader les immigrés de s’installer sur son territoire, qui refuse d’accueillir des réfugiés. Qui est assez fou pour demander l’asile à l’Algérie, au Maroc, à l’Egypte, à l’Iran, à la Turquie ? Des pays ne comptent pas d’immigrés dans leur population, soit qu’ils les aient chassés comme l’Egypte, le Maroc, l’Iran, l’Algérie, soit qu’ils aient interdit l’accès de leur territoire aux immigrés. Ces pays qui sont dotés de lois racistes et où pullulent les racistes sont les mêmes que ceux où les étrangers sont indésirables, à savoir l’Algérie, le Maroc, l’Egypte, la Turquie, l’Afghanistan, la Birmanie, l’Iran, etc.
Aux chiffres, s’ajoutent les lois, les pratiques, les règlements, qui sont plus éloquents peut-être que les chiffres, bien qu’ils paraissent moins objectifs. Ce sont les lois et les règlements. En voici quelques-uns. Les immigrés et les réfugiés ont-ils la possibilité, s’ils le désirent, d’obtenir la nationalité du pays où ils vivent, à certaines conditions fixées par la loi et acceptées ou admises par l’ensemble des nations ? Si oui, le pays n’est pas raciste. Il ne se rêve pas comme pur. Il accepte l’Autre ou autrui, il est ouvert, il respecte les différences, etc. Des pays, comme l’Algérie, le Maroc, l’Arabie, réservent la nationalité à ceux qui sont de sang algérien, marocain, saoudien, et qui, bien entendu, professent l’islam. Ils interdisent à leurs ressortissantes d’épouser des infidèles, qui pourraient leur injecter dans le sang - pur, comme il se doit - le sida de l’incroyance. Au regard de ces indicateurs, la France n’est pas raciste. L’Algérie, le Maroc, l’Arabie le sont.

Des droits sont-ils accordés aux étrangers, immigrés ou réfugiés ? Lesquels ? Combien ? Jouissent-ils des mêmes droits que les autochtones ? Leur attribue-t-on des logements sociaux ? Peuvent-ils acheter des terres ? Peuvent-ils posséder des biens, mobiliers ou immobiliers ? Ont-ils le droit d’inscrire leurs enfants dans des écoles publiques ? Dans les pays islamiques, la discrimination est la règle. Elle touche les infidèles ou dhimmis, considérés comme inférieurs et dont les droits sont limités à celui de respirer sans avoir à en demander l’autorisation. En Egypte et au Maroc, les logements sociaux sont réservés aux nationaux. Ici ou là, dans les pays islamiques, les écoles publiques sont interdites aux étrangers ou aux infidèles.

Y a-t-il des juifs et des tziganes ? Combien ? Sinon, y en a-t-il eu ? Quand sont-ils partis ? Sont-ils partis librement ou en ont-ils été chassés ? Quel est leur statut ? Il n’y a pas de juifs dans les pays racistes. En Turquie, en Algérie, en Egypte, au Maroc, en Iran, en Arabie, ou bien ils ont disparu, chassés, pourchassés, persécutés, expulsés, ou bien ils sont interdits de séjour. En l’espace de quelques années, le Maroc a divisé par 10 le nombre de ses juifs. Tous partis, comme les autres immigrés.
Ces indicateurs, qu’ils soient numéraux ou verbaux, dessinent une géographie nouvelle. Au sud de la Méditerranée, de Rabat à Islamabad, s’étend le continent raciste. Il se confond en grande partie avec le continent islamique, ce qui ne retient pas les dirigeants de ces pays, des espèces de brutes au front étroit, à la panse pleine, ou enturbannés, barbus, arrogants, d’asséner, dès que l’occasion s’en présente, d’interminables sermons antiracistes aux Occidentaux et aux Français. Leur spécialité est l’invective, leur cible, les supposés racistes, qu’ils soient juifs ou Israéliens, Français ou non et qu’ils tiennent pour des inférieurs de sale race. Ainsi, ils se disculpent de tout racisme en accusant des innocents. C’est que, dans le continent raciste, l’accusation est pacsée à l’hypocrisie. Les tartufes y font la loi : il y en a plus qu’en comptait au XVIIe siècle la Compagnie du Saint Sacrement. Quand ils s’établissent en Europe et en France, ils portent la tartuferie et le racisme à la semelle de leurs babouches.

Les pays racistes ont fait de l’accusation raciste une de leurs plus éminentes spécialités. Ils l’exportent dans le monde entier. Il faut tenir le racisme pour familier, le respirer chez soi, en être nourri à l’école, dans sa famille, dans les rues, pour en accuser tout le monde, en particulier ceux à qui le racisme est étranger. La fleur vénéneuse a besoin de fumier pour croître.

De cet examen, on peut tirer les conclusions provisoires qui suivent. En français, le mot racisme existe depuis une date récente certes, mais il existe. Il suit les règles de dérivation du français. L’accusation raciste est donc une réalité (il est avéré que la France et les Français sont accusés de racisme), mais elle n’a ni réalité, ni fondement. Elle est vraie, au sens où elle est énoncée, non pas au sens où elle est juste. Ce que ce mot désigne, à savoir la certitude de quelques hommes d’appartenir à une race, religion, classe, pays, nation, civilisation supérieurs aux autres, existe aussi, à n’en pas douter, mais pas en France. Il n’a aucune consistance chez les Français. Socrate aurait dit que le nom s’est éloigné de la règle de justesse, qui régit naturellement le langage. C’est dans ce sens qu’il faut entendre invention du racisme. Ce qui est faux dans l’accusation raciste, ce n’est pas l’accusation en elle-même, c’est son objet : ce sur quoi elle porte, entités (la France) ou êtres humains (les Français).

Le continent raciste

En 1865, l’Egypte, dont la population n’excédait pas sept millions d’habitants, comptait environ quatre-vingt mille étrangers, immigrés ou réfugiés, qui représentaient à peine 1% de sa population. C’est peu. Pourtant, le mort d’ordre alors était « L’Egypte aux Egyptiens ». Comment contester aux Egyptiens ce droit ? Au nom de la supériorité de la civilisation sur la barbarie ? Ce serait du racisme. Les Egyptiens sont des hommes. Ils s’expriment. Tant mieux. Alors, l’Egypte végétait sous le joug ottoman, mais ce n’étaient pas les Turcs qui étaient haïs. Ils avaient beau être les maîtres du pays, ils étaient musulmans, ce qui les exonérait de tout crime. Les étrangers haïs étaient des Grecs, des Italiens, deux ou trois mille Français qui avaient émigré là-bas, des Anglais, des Libanais, des grecs catholiques et, bien entendu, des Juifs. En un siècle, la proportion des étrangers dans la population n’a pas changé. En 1900, les immigrés étaient environ l50000, les nationaux environ 12 millions ; en 1920, les chiffres étaient respectivement 200000 et 16 millions, en 1950, 160000 et 25 millions. Le pourcentage d’étrangers dans la population n’a jamais excédé 2%.

En 1952, sous l’égide tantôt bon enfant, tantôt haïssable, du roi Farouk, qui tolérait un parlement, des élections libres, des partis indépendants, un gouvernement qui lui était hostile, une presse critique, vivaient en Egypte moins de deux cent mille étrangers, soit autant qu’aujourd’hui dans le département des Bouches-du-Rhône, PACA, France. Ils étaient Juifs, Arméniens, Syriens et Libanais, Grecs, Italiens, Anglais, Chypriotes. Certains vivaient en Egypte depuis cinq mille ans ; d’autres y avaient trouvé un refuge pour échapper aux pogroms ou pour respirer un peu de liberté dans ce Proche Orient du fanatisme viscéral, où l’Egypte apparaissait comme une oasis de tolérance. Ils étaient marchands, artisans, industriels, ouvriers, techniciens, agronomes, ingénieurs, professeurs, avocats, écrivains, boursicoteurs, journalistes, médecins, dentistes, etc. Sauf sur la corniche d’Alexandrie ou au Gezirah Club de Zamalek, ils formaient une minorité invisible.
Entre 1952 et 1961, l’Egypte n’a plus été peuplée que d’individus appartenant à la même race. Les étrangers en sont partis, chassés ou plus simplement menacés de mort ou des pires exactions, leurs quelques biens ayant été pillés ou mis sous séquestre. En quelques années, leur nombre a été divisé par 10. Les impurs expulsés, l’Egypte a été purifiée. Non pas un sur dix, comme la décimation dans la Rome antique, mais 9 sur 10, comme en Allemagne. Aujourd’hui, on en compte à peine 50000 pour 60 à 70 millions d’habitants. Moins de 1 pour 1000.

Pourtant, en dépit de la purification réussie, ils continuent à être menacés de mort. On les injurie, on leur tire dessus, des bombes explosent au passage des véhicules qui les transportent. Depuis 1978, la purification touche les infidèles. Il ne se passe pas de semaine sans que soient organisées de pittoresques fêtes pyrotechniques contre les biens des chrétiens ou des pogroms, avec mort d’hommes, de femmes, de vieillards ou d’enfants, contre des malheureux promis à l’élimination totale, à la grande joie des Fidèles, qui applaudissent au feu et lumière qui leur est offert gratis. Ce sont les coptes dont on brûle les biens ; ce sont les coptes que l’on tue. Les coptes ne sont pas les seuls chrétiens d’Egypte, mais ils sont plus nombreux que les melkites ou les Arméniens. Leur nom est la déformation du mot grec
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