I avant-propos








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Le Congrès spiritualiste international de 1889


Tel était le bagage, en vérité léger, de ses oeuvres écrites quand s'ouvrit, en septembre 1889, les pre­mières assises mondiales du Spiritisme. Déjà la ré­putation de l'orateur et de l'auteur était grande.

Il y avait là, réunies les principales écoles spiri­tualistes : les Kardécistes, les Swedenborgiens, les Théosophes, les Kabalistes et les Rose-Croix.

La séance générale d'ouverture fut présidée par J. Lermina assisté du philosophe Ch. Fauvety, de la duchesse de Pomar, de Marcus de Veze et d'Eu­gène Nus. C'était, on le voit, un aéropage de gens célèbres. Le rapporteur n'était autre que le Dr Encausse (Papus), un occultiste marquant qui, à cette époque, dirigeait la revue hermétique l'Initiation.

La 1re commission s'occupait de spiritualisme en général ; la seconde avait en vue la philosophie et les questions sociales ; la 3e, l'occultisme ; la 4e, la propagande. Léon Denis présidait la dernière. Il s'imposa de suite à l'attention des congressistes et son premier discours fut haché d’applaudissements.
« Le regard fixé sur nos aînés, disait-il, nous avancerons à notre tour et leur exemple nous aidera à supporter l’outrage. N’allez pas croire que nous ayons l’ambition de les égaler, d’acquérir leur gloire. Oh ! Non, telle n’est pas notre pensée. Peu nous importe le cas que l’avenir fera de nous. Périssent nos noms, nos personnalités, notre mémoire, notre honneur même s’il le faut, pourvu que la vérité triomphe, pourvu qu’elle s’élève au-dessus des embûches qu’on lui dresse et qu’un jour, elle éclaire de ses rayons, elle réchauffe de ses feux ceux-là même qui la renient et l’insultent. »

Il y avait là, certes, des hommes d'un grand savoir et d'un haut mérite, mais aucun d'eux ne parlait une langue si ardente et ne brûlait d'une telle conviction. Déjà Léon Denis se révélait le magnifi­que entraîneur d'âmes qu'il devait rester toute sa vie. Ce premier congrès ne fut pas exempt d'escar­mouches assez vives sur certains points de la doc­trine spirite.

C'est au cours de ces discussions que le jeune maî­tre apparut pour la première fois comme le plus sûr mainteneur de la thèse Kardéciste. L'éminent Prési­dent du Congrès ne s'y était pas rallié sans résistance. Il ne voyait en elle qu'une hypothèse de transition entre la conception chrétienne et la conception future de l'avenir. A la fin de son discours du 11 septembre, toutes sections réunies, il avait émis l'idée que si chaque âme, en particulier, est une émanation de la pensée éternelle, une âme universelle et divine les réunit toutes. C'était la conception panthéiste opposée à celle du Dieu chrétien, et il insistait :

« Vous ne voulez pas croire, disait-il à ses auditeurs, à un Dieu que vous ne pouvez pas connaître ».

Ici une indisposition subite empêcha l'orateur de continuer son discours. Léon Denis demanda sur le champ à présenter ses observations. Après un court préambule, il avançait carrément au vif du sujet.

Faisant allusion aux petites écoles dissidentes qui déjà critiquaient l'oeuvre du Maître.
« On s'est efforcé, disait-i1, de vulgariser en Franco un Spiritisme dit positiviste, une doctrine sèche et froide n'ayant rien de commun avec le Kardécisme. »

Alors prenant la défense de celui-ci avec un tact et une vigueur admirables :
« Allan Kardec a, dit-on, trop ménagé, laissé trop de place en son œuvre aux idées mystiques et catholiques. C'est inexact. Le Maître a ménagé le Christianisme, non le catholicisme. Allan Kardec a maintenu la morale évangélique parce qu'elle n'est pas seulement la morale d'une religion, d'un peuple, d'une race, mais parce qu'elle est la morale supérieure, éternelle qui refit et re­fera les sociétés terrestres comme les sociétés de l'es­pace23. »

Un tel langage, on en conviendra, ne manquait pas de fermeté devant des Kabalistes et des Rose-Croix.

Dans son compte-rendu de la revue l'Etoile que dirigeait alors René Caillé, le secrétaire général de cette publication, l'abbé Rocca, âme ardente, cœur brûlant de foi christique, s'exprimait sur l'orateur en ces termes : « Je dois mentionner les chaleureu­ses improvisations de M. Denis, de Tours, qui a pris la parole plus de trente fois, toujours avec le même entrain et le même bonheur. Je me rappelais, en l'écoutant, cette promesse de Jésus-Christ : « Quand vous aurez à rendre témoi­gnage de moi, ne vous préoccupez pas de ce que vous devez dire : l'Esprit sera là qui vous suggérera tous vos discours ».

L'abbé Rocca avait vu juste.
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