Declaration de politique generale du premier








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Honorables Députés,
En matière d’infrastructures de transport, le Gouvernement prévoit d’assurer l’entretien de 14 500 km de route par an ; de construire ou réhabiliter 1 400 km de route ; de redémarrer les travaux de voiries urbaines suspendus du fait de l’insécurité ; de construire des ponts sur le Bafing et le Baoulé à Bafoulabé ; d’assurer le développement des autres modes de transport à travers la réhabilitation de la voie ferrée Dakar-Bamako, de construire des quais dans les escales fluviales, d’acquérir deux bateaux à faibles tirants d’eau, d’améliorer les capacités des aérodromes du pays.
La route joue pour un pays le même rôle crucial que les veines pour le corps humain. Elle permet la circulation des hommes et des biens, favorise le commerce, les rencontres sources de créativité et de richesse, intègre les populations, les brasser pour former peu à peu une nation. Faire des routes n’est pas un luxe mais une nécessité économique et sociale de premier ordre. Cela sera une de nos priorités.
Honorables membres du parlement,
S’agissant du Secteur de l’Energie, le Gouvernement mettra un accent particulier sur la résorption de nos déficits de production estimés à environ 111 MW en 2013. Pour ce faire il faut s’engager dans l’augmentation des capacités de production d’énergie électrique.
A cet effet, au titre de l’année 2014, le Gouvernement dotera EDM-SA d’une subvention de 30 milliards de FCFA (bientôt porté à 35 milliards de FCFA) auquel s’ajoute la contribution de la CEDEAO de 15 milliards de FCFA pour lui permettre d’assurer un équilibre financier conséquent, réviser et louer des groupes, acheter de l’énergie électrique et réaliser des travaux d’urgence et de réhabilitation de ses installations. A terme, la mise en œuvre de ces mesures contribuera à réduire significativement les charges d’exploitation, à baisser le coût de revient du prix du KWh/h et à endiguer ostensiblement le délestage fréquent consécutif aux problèmes liés à l’approvisionnement en carburants et lubrifiants, au déficit de production et aux insuffisances des réseaux de transport et de distribution d’électricité.
A court et moyen termes, le Gouvernement accompagnera et facilitera la réalisation des grands projets en cours ou en préparation à savoir, entre autres, les Projets :


  • d’extension de la centrale hydroélectrique de Sotuba (6 MW) et de celle de la centrale thermique au fuel lourd de Balingué (45 MW) de 23 MW supplémentaires ; de réalisation de la centrale hydroélectrique de Markala (10 MW) ; de la centrale hydroélectrique de Kénié (42 MW) ; de l’Aménagement de Taoussa (25 MW), de Gouina (140 MW) dans le cadre de l’OMVS, pour une capacité totale supplémentaire de 109 MW

  • la poursuite du projet PASE pour le renforcement du transport et de la distribution d’électricité ; d’interconnexion des réseaux électriques du Burkina, de la Guinée en plus de celui de la Côte d’Ivoire vers un potentiel de 330 MW avec une baisse d’au moins 10% du coût de revient de l’électricité; 

  • la poursuite du projet « Promotion de la production et de l’utilisation de l’huile de jatropha comme agro-carburant durable au Mali » et de manière générale du soutien aux énergies renouvelables.


A ce titre, le Gouvernement soutiendra l’installation de kits, de systèmes de pompage, de lampadaires et de centrales solaires ; la poursuite de la réhabilitation des installations endommagées pendant le conflit au nord du pays et l’extension du réseau vers de nouvelles localités (Kita, Tombouctou, Gao, Kidal…).
S’inscrivant dans une dynamique de diminution du coût de revient de l’énergie, mon Gouvernement s’inscrira dans une démarche permanente visant à assurer l’augmentation de la part de l’hydroélectricité et des autres sources d’électricité dans le mix énergétique ; le développement des interconnexions pour remplacer la production thermique locale onéreuse par des importations d’énergie électrique aux coûts compétitifs ; le raccordement progressif des centres isolés au réseau interconnecté sur la base de considérations technico-économiques ; l’accroissement de l’efficacité de gestion des réseaux électriques et la limitation des pertes techniques et commerciales ; l’amélioration du recouvrement des coûts, la généralisation du fuel lourd en lieu et place du gasoil comme combustible thermique, quelques ajustements tarifaires modérés en vue de restaurer la viabilité financière de la société Energie du Mali SA sur le moyen terme ; la réduction des coûts de l’électrification rurale par l’adoption de systèmes de production hybrides (petites centrales solaires de 5 MW) ; la recapitalisation à moyen terme d’EDM-SA en vue de restaurer sa capacité à mobiliser des ressources sur le marché pour une couverture partielle de ses charges d’investissement. Un cadre contractuel définira les engagements d’EDM en contrepartie des subventions perçues pour aller progressivement vers un dispositif pérenne et ajustable en fonction de la situation.
Nous assurerons une desserte régulière de l’énergie pour les ménages et les opérateurs économiques, dans des conditions de plus en plus améliorées pour faciliter l’essor économique qui est conditionné par cela. Nous ferons en sorte qu’il n’y ait plus de délestage dans notre pays.

Mesdames et Messieurs honorables membres du parlement,
Durant la décennie passée, le Mali a nourri l’ambition de devenir une puissance agricole capable de produire suffisamment pour assurer la sécurité alimentaire de ses populations et contribuer à celle des populations de la sous-région et éventuellement d’autres pays du monde.

Au terme du délai précédemment fixé, à savoir l’année 2012, cet objectif n’a pas été atteint mais il n’en demeure pas moins essentiel, et de nouvelles ambitions doivent être affichées pour mener à terme les efforts déjà fournis. C’est pourquoi nous ambitionnons de faire du Mali une puissance agricole exportatrice à l’horizon 2018. Cela suppose très clairement que la production agricole va augmenter de façon substantielle pour permettre à notre pays de régler la question de l’autosuffisance alimentaire des populations Maliennes, mais également d’exporter vers d’autres contrées.

Durant les deux dernières décennies, la production agricole a été soutenue essentiellement par la libéralisation des marchés céréaliers et l’extension des aménagements hydro-agricoles.

Ces efforts seront poursuivis par :

  • l’intensification et la diversification agricoles ;

  • une meilleure organisation des marchés céréaliers au profit de nos populations et dans le respect de nos engagements internationaux ;

  • une extension plus grande de nos aménagements hydro-agricoles, notamment grâce à des projets/programmes d’irrigation dont le volet Infrastructures d’irrigation du Projet Accroissement de la Productivité Agricole au Mali, le Programme de Développement d’Irrigation du Bassin du Niger et à Sélingué et le programme de développement de l’irrigation de proximité.

Aujourd’hui, il convient de s’atteler à l’accroissement de la productivité qui va nous permettre d’exploiter durablement nos ressources naturelles et à la maîtrise de l’eau qui va nous garantir une exploitation judicieuse de l’atout que représente pour notre pays l’abondance de terres irrigables et de bas-fonds inondables. Le renforcement de nos capacités de maîtrise de l’eau se fera à travers la création d’une Agence d’Aménagement des Terres et de Fourniture de l’Eau d’irrigation, la promotion de la recherche-développement et de la vulgarisation. Un effort sans précédent d’investissement sera consacré à ce sous secteur pour nous permettre de nous rapprocher de notre potentiel irrigable.

Certaines mesures de réalisation de nos ambitions au plan du développement rural, mesures déjà en cours, seront renforcées. Il s’agit entre autres :

  • de la mise en œuvre de la Loi d’Orientation Agricole et des grands programmes nationaux et internationaux de mise en valeur des terres agricoles, pastorales et halieutiques ; du plan national de résilience à partir des projets et programmes existants ; du programme national de pistes rurales et d’infrastructures de stockage ; de la politique nationale d’intensification de l’embouche et de l’empoissonnement des plans d’eau ;

  • de l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique transparente de subvention vers un accroissement significatif de l’utilisation des engrais et autres intrants agricoles;

  • et enfin de l’élaboration et de la mise en œuvre de la nouvelle politique foncière.

Nous prendrons de nouvelles mesures au nombre desquelles :

  • la promotion d’agropoles qui sont des pôles de développement intégré connectés aux marchés extérieurs (UEMOA, CEDEAO, UA, UE, Moyen-Orient) permettant de développer les capacités exportatrices de l’agriculture et d’accroître ses performances liées à l’accroissement des revenus ainsi collectés;

  • la promotion de l’agro-industrie par le développement des infrastructures, la création de nouvelles zones industrielles et la restauration, la protection et l’agrandissement de celles qui existent déjà (Dialakorobougou, Ségou, Kayes, Sanankoroba).

Les résultats déjà atteints et les perspectives qui s’annoncent en matière de production sont encourageants. La maitrise de l’eau nous rendra moins tributaire de la pluie et accroitra de manière décisive nos capacités de production agricole.

Par un appui conséquent aux producteurs agricoles et avec une vulgarisation plus accrue des résultats de la recherche, nous poursuivrons les efforts sur la production céréalière, évaluée à près de 6 millions de tonnes en 2013-14. Il en sera de même pour les cultures de rente comme le coton dont la production avoisine les 450 000 tonnes en 2013-14 et qu’on peut porter à moyen terme à 800 000 tonnes.

L’Etat ne se dérobera pas, avec 9,6% des ressources budgétaires orientés sur l’agriculture, notre pays respecte d’ores et déjà les engagements de Maputo. Le Chef de l’Etat a décidé de les dépasser, nous allons poursuivre les efforts pour qu’à terme 15% des ressources budgétaires soient orientées sur le secteur de l’agriculture. La poursuite de cet effort va contribuer à éradiquer la pauvreté et jeter les bases d’une croissance économique solide et durable au bénéfice de nos compatriotes.

Mesdames et Messieurs honorables députés,

Dans le domaine de l’Elevage, l’intensification des productions animales sera engagée. Ainsi, à l’horizon 2018, les productions de viande contrôlée vont dépasser les 70 000 tonnes toutes espèces confondues et la quantité de lait disponible avoisinera le million de tonnes. Cette tendance sera observée pour les effectifs de volaille, la production avicole et la quantité de cuirs et peaux mis sur le marché. Ces objectifs seront atteints grâce à un programme vigoureux d’action vétérinaire, notamment en matière de vaccination, de production et contrôle des aliments bétail. La transformation de la production, porteuse de valeur, sera notre priorité.

S’agissant des Productions halieutiques et piscicoles, l’Etat s’engage à promouvoir rapidement ce nouveau secteur et la production des captures atteindra plus de 85 000 tonnes dès l’année prochaine.

Le nombre croissant d’acteurs du secteur privé présents sur ce segment comme on l’a remarqué lors du dernier salon d’agriculture la semaine dernière, augure de bons résultats.

Sur le plan de la Sécurité Alimentaire, l’Etat attache une importance toute particulière à l’offre d’aliment en quantité et qualité suffisantes et à un prix accessible aux populations. Aussi, la reconstitution du stock national de sécurité, celles du stock d’intervention de l’Etat et du Fonds de Sécurité alimentaire demeurent-elles des priorités du Gouvernement que nous maintiendrons. Cette année par exemple, le stock de sécurité est en cours de reconstitution pour 38 000 tonnes. Il le sera de manière permanente, au fur et à mesure de son utilisation et, dans la mesure du possible, à partir de la production nationale.

L’Etat continuera, chaque fois que de besoin, à approvisionner les régions en difficulté par des distributions alimentaires gratuites, des activités de résilience locales et à réguler le marché céréalier à partir des stocks constitués. Nous sommes actuellement entrain de distribuer près de 80 000 tonnes à plus d’un million de personnes, au nord comme au sud du pays, avec l’aide de certaines organisations internationales. Ces actions se poursuivront chaque année et nous nous efforcerons de les rendre inopportunes avec les efforts de développement de l’agriculture décrits ci dessus. Mais nous serons prêts à intervenir chaque fois que cela sera nécessaire.

Honorables membres de l’assemblée nationale,

Le débat sur le choix manichéen entre agriculture familiale et agro-business n’a pas de raison d’être : la Loi d’Orientation Agricole (LOA) est claire sur la nécessité de promouvoir les deux formes d’agriculture au profit des populations maliennes. Nous veillerons à la promotion des deux en répartissant entre elles et de façon équitable les ressources que l’Etat consacre au secteur rural.

Ce qui importe pour nous, c’est que la politique de développement rural, ici définie, ait un impact positif réel en matière d’amélioration des conditions de vie des populations maliennes en général et rurales en particulier. Ceci est parfaitement possible !

L’adoption de la Politique de Développement Agricole (PDA) et la mise en œuvre de cette politique à travers le Programme National d’Investissement du Secteur Agricole (PNISA) permettent de garantir durablement la sécurité alimentaire et nutritionnelle et d’améliorer les revenus des populations.
Mesdames et Messieurs les députés,
En matière de gestion des ressources naturelles et de l'Environnement, la politique et les stratégies nationales s’inspirent de l’article 15 de notre Constitution qui dispose que « Toute personne a droit à un environnement sain. La protection, la défense de l'environnement et la promotion de la qualité de la vie sont un devoir pour tous et pour l’Etat ».
Il faut reconnaître que la croissance démographique et l’accroissement des besoins qui en découle, la persistance des conditions climatiques défavorables et les systèmes d'exploitation inadaptés ont entraîné une forte dégradation des ressources naturelles et ont accéléré le processus de désertification. Cette situation a conduit, en de nombreux endroits, à une rupture de l'équilibre entre les usages pour la satisfaction des besoins des hommes et des animaux et la conservation des ressources de l'environnement.
Au Nord, on observe une progression alarmante de la désertification, avec un ensablement continu du fleuve Niger, des mares, des terres agricoles, des pâturages et des voies de communication. Au Sud, la pression sur les ressources naturelles s'accentue de manière inquiétante à travers, entre autres, l’exploitation abusive de bois qui compte pour 81% dans la satisfaction des besoins énergétiques des ménages.
Les populations Maliennes aspirent légitiment à vivre dans un environnement sain. Les ressources naturelles constituent le capital premier du développement du Mali. Par conséquent, les défis environnementaux majeurs seront au centre de la problématique du développement durable du pays.

Pour ce faire, nous nous engageons à promouvoir un développement durable inclusif pour tous les Maliens à travers une gestion prudente des ressources naturelles, la protection de l’environnement et la promotion d’une qualité de vie meilleure.
Notre défi, dans le contexte actuel de changements climatiques, est de parvenir à valoriser le capital naturel productif tout en conservant l’environnement et le stock des ressources naturelles dans le but d’améliorer les conditions et cadre de vie des populations Maliennes.
La gestion rationnelle des ressources naturelles se fera à travers une gestion intégrée et durable des ressources forestières, fauniques et aquatiques, le renforcement de la compétitivité des filières de production et la satisfaction des demandes relatives à ces ressources.
Les actions prioritaires porteront notamment sur le reboisement, la préservation des fleuves et de leurs bassins versants (dans le cadre de l’OMVS, l’ABN,…) la lutte contre la désertification, la mise en œuvre de la « Grande Muraille Verte », la lutte contre l’ensablement du fleuve Niger (une priorité pour le Président de la république), la conservation de la biodiversité et de la faune sauvage, l’intégration des aires protégées existantes au sein d’un réseau coordonné, la prise en compte des mesures d’adaptation et d’atténuation aux changements climatiques dans les plans de développement locaux et dans les projets et programmes, la promotion du Partenariat Public-Privé en matière de gestion des ressources forestières et fauniques, l’utilisation des énergies nouvelles et renouvelables comme alternative à la consommation de bois énergie et la mise en place des règles de bonne gouvernance environnementale.
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