Les evolutions sociologiques de la famille








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Question

Vous avez tenu quelques propos qui m’ont dérangée, notamment lorsque vous parliez d’autorité, qu’il ne fallait pas trop d’autorité, ce que j’ai perçu comme s’il ne fallait pas d’excès d’autorité.

Or, je travaille avec des adolescents qui vont mal mais je peux dire aussi qu’avec des adolescents qui vont bien, il est également important pour eux d’avoir un cadre, avec un certain nombre de règles qui sont posées par « l’autorité » des adultes, parents, grands-parents etc, des règles qui permettent à l’enfant de retrouver un espace où il peut éventuellement se poser lorsqu’il est en difficulté et qui lui rappellent qu’il n’est pas tout puissant. La liberté ce n’est pas tout faire : ne pas rentrer la nuit. Il faut respecter un certain nombre de règles dans le milieu familial.

Vous avez également énoncé qu’il n’ y a pas de crise d’adolescence : d’accord !

Maintenant l’adolescent est quand même dans une période particulière parce qu’il y a des grands mouvements et psychiques et physiques qui s’opèrent chez lui  du fait de la puberté, de la pensée, du positionnement : il s’agit d’une période de passage.
Michel FIZE

Je ne suis absolument pas d’accord avec vous sur la dernière partie.

Le problème, qui est parfois une monumentale imposture d’un certain nombre de psychiatres et de psychanalystes, c’est de nous faire prendre une partie pour le tout. Quand je parle avec eux, je leur dis : « cela ne me gêne pas que vous disiez ce que vous dites. Mais ce qui me gêne, c’est que vous considériez que le schéma ou les observations que vous constatez chez vos patients, parce que ce sont quand même des patients, des adolescents un petit peu particuliers, sont valables pour tous les adolescents. »

Or ceux que je vois, c’est à dire la grande masse de tous les autres, sont des adolescents ordinaires : ils ne sont ni en thérapie, ni en prise en charge judiciaire, sociale et ils représentent la grande majorité des adolescents : sur 6 à 7 millions il y a 500000 qui sont en traitement.

Par ailleurs, tout ce que vous dites serait valable si on partait de l’idée que ces bouleversements étaient soudains et immédiats : le gamin qui se couche enfant et qui se réveille le lendemain adolescent avec un corps et un esprit différents !

Cela ne sa passe pas comme cela : tous les changements s’étalent dans le temps et je vous donne la réponse de ce groupe d’adolescents qu nous avons suivi pendant six ans. Ils nous disaient : « c’est agréable de changer ! » Les garçons : « quand on commence à avoir un corps sinon d’athlète qui nous dégage du statut d l’enfant maigrichon, c’est agréable ! ».Les jeunes filles : «  pouvoir s’habiller comme des jeunes filles, c’est agréable ! »
Cela a été le résultat de notre étude : renversons la perspective et regardons la puberté non pas comme un handicap mais comme un atout.

La deuxième chose aussi sensée qu’ils nous ont dite  à propos de la transformation soudaine : « la puberté ça s’étale dans le temps. On a le temps de se familiariser. La puberté, on la vit comme quelque chose de positif ! »
Par ailleurs, quand vous ouvrez des vieux manuels de psychologie des années cinquante, et qu’on y on parlait de crise d’adolescence, on évoquait paradoxalement deux situations et pas trois : la puberté difficile, c’était soit la précocité pubertaire soit le retard pubertaire ! Quand on parlait d’âge critique (qui qualifie les adolescents aujourd’hui) les infortunées qui avaient ce label d’âge critique étaient les femmes ménopausées : la ménopause était appelée « l’enfer de la femme » ! Certes tout passage d’un âge à l’autre se fait avec une certaine difficulté, quand on passe de l’âge adulte, à la vieillesse puis au grand âge mais on a le tort de grossir la difficulté du passage à cet âge de l’adolescence.
Question

Ces tensions relationnelles peuvent se manifester après 15 ans. Elles expriment l’affirmation de la personne. Comment les intégrez-vous face au monde adulte alors que la crise de l’adolescence n’existerait pas ?

Par rapport à la différenciation selon les sexes, la jeune fille et le jeune garçon, je ne reviens pas sur le lien avec la puberté. Et quand la jeune fille est réglée cela change soudainement. On est aussi dans la représentation sociale et culturelle mais n’y a-t-il pas une différenciation à effectuer ?
Michel FIZE

Non le réglage ne se fait pas soudainement, surtout quand il se fait à l’âge normal. Par contre on revient à l’idée de précocité, on a vu dans notre groupe une enfant de 9 ans qui était déjà dans cette puberté. Elle la vivait très mal parce que les autres ne l’étaient pas, d’autant qu’elle avait une corpulence qui la handicapait fortement.

Pourquoi cela peut-il être également douloureux ? Quand les parents n’ont pas informé …. Les mères ont un devoir d’informer sur ce qui signifie le réglage avec ses désagréments.
Quant à la relation puisque le problème est relationnel, il faut être lucide. Toute relation implique du conflit, des désaccords, dans n’importe quel milieu : dans une situation de face à face, il peut y avoir des divergences possibles….

Quand vous échangez avec un collègue et que vous êtes foncièrement en désaccord, vous ne lui dites pas : « Ah ! mais t’es en crise ! » Alors pourquoi, le fait-on vis-à-vis de l’adolescent ?
Question

Je reviens sur le propos de la responsabilité. Je suis assez séduite avec votre attitude qui consiste à dire que l’on est avec mais pas contre l’adolescent. J’ai une jeune adolescente à la maison, elle m’apporte plein de choses : c’et une relation riche. Mais en même temps à propos de la responsabilité, quand on parle des limites et du rôle des parents, l’adolescent est aussi dans la recherche de cette responsabilité alors que l’enfant lui n’est pas encore responsable.

En tant qu’adulte on est censé respecter un minimum du contrat social : il s’agit de droits et de devoirs. Or l’adolescent est dans l’apprentissage de cette responsabilité : il y a des conflits quand le contrat n’a pas été respecté.

En tant que parent ou intervenant auprès des adolescents, on est censé partager ce contrat avec eux. Qu’en pensez-vous ?
Michel FIZE

J’en pense beaucoup de bien. Vous avez employé le bon terme : contrat ! Mais ce n’est pas toujours le cas ! Dans un certain nombre de familles, il n’y a pas de contrat.

C’est encore : « je décide ( avec parfois de bonnes intentions ) parce que moi je sais, j’ai l’expérience. »

Avec le contrat on est dans un cadre démocratique où il peut y avoir violation de contrat.

Une anecdote. Un proviseur me dit : « on a élaboré le règlement intérieur avec les élèves de A à Z, on a regardé les meilleures règles pour vivre ensemble, on l’a signé… » Un jour il y a une violation du contrat par un élève, et je reviens à l’idée de crise, et quand le proviseur lui a demandé : « pourquoi avez-vous violé le contrat ? » le garçon, un élève de troisième, lui a répondu : « mais c’est normal puisqu’on est en crise ! » L’argument est pervers et peut se retourner contre les adultes : les adolescents sont tout autant convaincus, comme la majorité des français, du principe selon lequel : qui dit adolescence, dit période délicate, conflictuelle !

Je reviendrai sur le vocabulaire. Il y a tout un vocabulaire à changer.
Question

13% des enfants américains sont sous médicaments. Selon la manière dont la société aborde les questions, ( et c’est le débat avec l’INSERM qui a cherché à classifier les enfants potentiellement à risque selon certains critères ) qui détermine les critères de bon comportement social sinon les adultes, la société et comment faire la distinction entre les enfants qui ont réellement de réels problèmes comportementaux et les autres dont les attitudes comportementales sont désormais considérées comme problématiques : je pense à l’hyperactivité ?
Michel FIZE

Bien sûr qu’il y a une pathologie de l’adolescence chez ceux qui sont en souffrance. Il ne faut pas tomber dans cette illusion que tout serait de la faute d’un relationnel pas à la hauteur lorsqu’il y a une réelle pathologie. Mais quand on pense qu’un adolescent qui s’enferme dans sa chambre, qui a envie de rester seul, est un adolescent en souffrance, pas forcément ! Il est comme nous quand on a envie de prendre un peu de recul, de rêver. Je pense qu’il ne faut pas stigmatiser systématiquement.
Question écrite 

J’ai remarqué que les jeunes filles au collège étaient, pour un certain nombre, à la recherche du grand frère. Comment expliquer cette recherche, qu’elles soient issues d’une famille mono parentale ou pas ?
Michel FIZE

Cela permet de répondre à la remarque de tout à l’heure. Ce qui est en

question aujourd’hui, c’est moins les limites que les références.

Je me suis amusé dans mon travail de substituer à un vocabulaire négatif ou stigmatisant un vocabulaire positif ou neutre.

Quelques exemples :

- Plutôt que de parler de crise, qui est une terme fortement négatif, je reprendrais volontiers le terme utilisé par les adolescents : désaccords ! On revient à la question de l’enjeu de pouvoir.

- Plutôt que de parler d’opposition, en fonction de cette idée qui traîne que l’adolescent a besoin de s’opposer, non ! Jamais personne n’a besoin de s’opposer : l’opposition est toujours la sanction de quelque chose qui ne marche pas….

je reprendrais d’une manière plus positive le terme : affirmation.

Le besoin fondamental de l’adolescent est de s’affirmer dans une personnalité plus riche. Or, comme il ne le peut pas, il s’oppose ! Et je reviens à la crise d’adolescence : c’est parce qu’il ne peut pas s’affirmer qu’il s’oppose. Donc l’opposition est une conséquence : elle est évitable !

- Puberté : dans les manuels de psychologie, à puberté vous avez : violence pubertaire, cataclysme pubertaire, dérèglement hormonal. Non ! Parlons de modification pubertaire. C’est plus neutre. Cela veut dire qu’il y a un changement qui n’est pas forcément cataclysmique.
On en revient à la question : il faut poser des limites. Je pense que le mot limite est aussi dangereux que le mot autorité parce qu’il n’y a pas de limite qui, quelque part, ne réveille, un moment ou un autre, l’instinct de domination qui est naturel chez ceux qui ont le pouvoir. Les limites cela veut dire : «  mois je sais ce qui est bon pour toi. Donc je vais t’interdire ce qui est mauvais pour toi ! »

A la place de limites, il faut mettre référence. Quand une jeune fille cherche à avoir un dialogue, une relation avec plus âgé qu’elle, elle cherche en réalité une référence, une expérience de vie, un capital en plus qu’elle n’a pas encore. Elle cherche à grandir par la connaissance de l’autre.
Question

On rencontre beaucoup de difficultés avec des collégiens qui sont en échec scolaire, qui sont vraiment en opposition et qui ne respectent absolument pas la règle du jeu de la bibliothèque. On n’arrive toujours pas à trouver la relation que l’on voudrait établir avec eux. On a beaucoup de mal : on n’est pas éducatrices, ce n’est pas notre métier. On n’arrive pas à trouver comment essayer d’améliorer les relations qu’ils refusent : ils ne veulent pas qu’elles soient bonnes….Comment faire ?
Michel FIZE

En faisant malheureusement ce que vous dites ne pas pouvoir faire parce que ce n’est pas votre métier mais, quelque part, c’est ce qui est demandé !

Derrière tout enseignant il y a nécessité d’avoir aussi un éducateur. Je rappelle toujours que l’on n’a pas un ministère de l’Instruction publique mais un ministère de l’Education nationale.

Il y a un tel sentiment de vide chez beaucoup d’adolescents. Avoir 15 ans aujourd’hui est évidemment beaucoup plus difficile qu’il y a 50 ans, parce qu’il y a une difficulté d’insertion professionnelle, de réussite à l’école …

Je repends un exemple qu’on oublie : l’école que l’on dit de plus en plus démocratique, est de plus en plus élitiste. Un chiffre : il y a 30 ans, vous aviez 30 % de fils d’ouvriers qui accédaient aux grandes écoles, il y en a 6 % aujourd’hui.

…. Ces jeunes vous disent qu’ils ne vont pas bien. Quelque part, ce que vous pourriez faire, en débordant le cadre de votre fonction, c’est de leur permettre d’exprimer leurs difficultés.

Sous l’angle du conseil : «  Tu as quelques problèmes : est-ce que je peux t’aider d’une manière ou d’une autre ? » Qu’ils sentent que vous leur manifestez un certain intérêt et que vous n’êtes pas là uniquement pour distribuer des livres, comme si vous vous moquiez de tout le reste.
On ne peut plus être seulement des professionnels, enfermés dans nos petites cases et là, ce qui justifie le mot personne, je pense qu’il faut oublier qu’on a en face de soi des gens qui correspondent à un âge particulier !

On n’a pas des adolescents devant soi, mais des personnes qui ne vont pas bien, qui souffrent et auxquelles on doit s’adresser comme à des personnes souffrantes, sans faire le lien avec un âge particulier. Mais ce n’est pas facile !

COMMENT LES PARENTS DOIVENT-ILS COMMUNIQUER AVEC LEURS ENFANTS ADOLESCENTS ?
EXPOSE DE MICHEL FIZE
Je vais commencer par quelque chose que je voulais vous donner en fin de matinée : je vais vous donner mon adresse email parce que je sens bien, c’est le risque de l’exercice, qu’on aborde certaines questions et pas d’autres et que l’on est superficiel sur certains sujets et je suis prêt à ce que le dialogue se poursuive sous des formes de face à face ou avec des structures.

michel.fize @club-internet.fr

Quelque soit le temps dont on dispose, on ne dit jamais les choses avec toute la rigueur voulue.

Aussi je vous cite trois livres que l’on trouve dans les CDI, dans les collèges.

  • « Les adolescents » ( édition le cavalier bleu collection idées reçues ) 2002

  • « L’adolescent est une personne » ( édition le seuil ) L’exercice que l’on m’avait demandé était de faire un travail concret. Mon intervention va porter sur toute la deuxième partie du livre.

  • « Le livre noir de la jeunesse » ( édition petite renaissance ) 2007


Comment répondre aux difficultés que l’on rencontre dans la relation avec les plus jeunes ? Pour nous sortir de la difficulté, il nous faut identifier les besoins essentiels de l’adolescent.

On connaît tous les sept péchés capitaux, j’ai essayé d’inventer les sept besoins capitaux. Evidemment il y en a d’autres mais je pense que l’on a là les plus importants.

Dans le désordre mais ils se tiennent les uns les autres : la confiance, le dialogue, la sécurité ( pas entendue au sens du Ministère de l’Intérieur mais au sens sécurité familiale, scolaire, professionnelle, sociale, ) l’autonomie, les responsabilités, l’affection ( on peut y mettre amour et amitié ) et enfin l’espoir.

Vous le constatez, je ne mentionne pas le besoin d’autorité parce que je crois que c’est un besoin d’adulte et pas d’adolescent. La réponse est en terme de sécurité.
La confiance

En rappelant ce qu’elle n’est pas : si un adolescent ou un jeune s’entend dire par une adulte : «  je te fais confiance »,  il peut être très inquiet. Parce que c’est exactement la négation même de la confiance.

Car, prenons un exemple bien connu : celui de l’adolescent qui part en boîte, lorsque la maman commence à lui dire : « je te fais confiance » mais lorsqu’elle s’empresse d’ajouter «  Je te rappelle : fais attention à ce que tu bois… » cette maman ne lui fait pas confiance du tout ! ( Tandis que le papa lit son journal. Je suis assez sévère avec les pères en général qui se défilent beaucoup de leurs responsabilités. )
Pourquoi la confiance est-elle importante ? Quand un adolescent sent qu’on a confiance en lui, il va retrouver l’estime de soi parce que l’un des problèmes majeurs des adolescents, quelque soit leur comportement, c’est la confiance en soi.

D’ailleurs plus les adolescents sont violents, plus ils paraissent jouer les gros durs, plus ils sont en déficit d’estime d’eux-mêmes : ils ne s’aiment pas, même si tout laisse à penser le contraire. Il y a carence d’image de soi et on fait d’ailleurs tout pour ne pas leur renvoyer la meilleure image.

Donner la confiance, c’est prendre un risque lorsque justement nous la jouons, cette carte de la confiance ! C’est prendre le risque que les choses ne se passent pas comme on l’entendait ou comme on l’aurait imaginé soi-même. En clair un parent attend d’un enfant qu’il se comporte comme lui, parent, pense qu’il est bon qu’il se comporte.

La confiance, c’est renoncer à la maîtrise des choses, ce qui suppose préalablement un certain nombre d’informations : «  je te rappelle qu’il y a des choses interdites. Fumer un joint est dans la loi française interdit. » Il ne faut pas essayer de se prémunir de tout. Les parents ont un devoir d’information, d’explication et d’engagement de responsabilité personnelle parce que beaucoup d’adolescents ne connaissent pas la loi.

La confiance de la part de l’adulte est un retrait de soi et une confiance à l’autre : sans faire de la fausse psychologie et vous me corrigerez, si on reçoit de la confiance, on est capable de la donner à l’autre.
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