Programme national d’investissement agricole et de securite alimentaire








télécharger 1.11 Mb.
titreProgramme national d’investissement agricole et de securite alimentaire
page8/30
date de publication31.03.2017
taille1.11 Mb.
typeProgramme
b.21-bal.com > loi > Programme
1   ...   4   5   6   7   8   9   10   11   ...   30

CADRE BIOPHYSIQUE ET SOCIOECONOMIQUE

  1. Présentation et analyse

    1. Situation géographique du Togo 


Pays de l’Afrique de l’Ouest, le Togo est situé entre les 6ème et 11ème degrés de Latitude Nord et le méridien 0° et 1°40 de Longitude Est. Il couvre une superficie de 56 600 Km² et s’étire sur une bande étroite d’une longueur de 650 km entre l’Océan Atlantique au Sud et le Burkina Faso au Nord et d’une largeur variant de 50 km à 150 km, entre le Bénin à l’Est et le Ghana à l’Ouest. Son relief est peu accidenté, excepté la chaîne montagneuse de l’Atakora qui traverse le pays en écharpe du Sud-ouest au Nord-est.

Sa population est estimée selon la Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité Nationale à   6 191 155 habitants en 2010 avec 51,4% de femmes et 48,6% d’hommes. Avec un taux d’accroissement moyen de 2,48%, la densité de la population est passée de 48 habitants au km² en 19811981 à 82 habitants/ km² en 2000 puis à 109habitants au km² en 2010. En 1981, 74,8% de la population totale vivait en milieu rural et 25,2% en milieu urbain contre respectueusement 62,3% et 37,7% en 2010. Les jeunes de moins de 15 ans représentent 42% de la population totale.

Le pays est caractérisé par un climat tropical soudanien au Nord à régime uni modal avec en moyenne 850 à 1400 mm de pluie/an et le climat tropical guinéen au Sud, à régime bimodal de 1000 à 1600 mm de pluies/an. La température moyenne est 28°C dans les zones septentrionales, 27°C dans la zone côtière et varie entre 24 et 26°C dans les autres zones. L’humidité relative moyenne est également élevée dans les zones méridionales (73 à 90%), mais faible dans les régions septentrionales (53 à 67%). La vitesse moyenne du vent est de 1,93 m/s et la durée moyenne de l’insolation est de 6 heures 37 minutes par jour. L’évapotranspiration moyenne est de 1 540 mm/an. Au cours des 45 dernières années, il est constaté une diminution de la pluviométrie et du nombre de jours de pluies, ainsi qu’une augmentation de la température. En outre, le ratio Pluviométrie/Évapotranspiration Potentielle (P/ETP) qui est l’indice d’aridité est également en baisse, témoignant de la tendance à l’assèchement du climat (TCN, 2015).
      1. Types de sols et terres agricoles


Les études effectuées par Levêque en 1981 signalent cinq grandes classes de sols au Togo :

  1. les sols ferrugineux tropicaux : ils sont soit lessivés sur faible ou grande profondeur. Dans les deux cas, ces sols sont concrétionnés, mais à faible profondeur, ils peuvent être également indurés ou hydromorphes ;

  2. les sols peu évolués sont soit d’apport, soit d’érosion. De tels sols sont utilisés pour de maigres cultures vivrières qui finissent par les dégrader;

  3. les vertisols sont bien représentés dans la dépression de la Lama, dans les secteurs d’Anié, de Kara. Ils sont riches en argile gonflante et en éléments minéraux, mais leurs propriétés physiques limitent leurs potentialités agricoles ;

  4. les sols ferralitiques caractérisés par la persistance du fer et de l’aluminium, et le lessivage des autres cations, ce sont les meilleurs sols du pays. En dehors du caféier, du cacaoyer et des agrumes qui y sont cultivés, ces sols donnent également de bons rendements pour les cultures vivrières ;

  5. les sols hydromorphes à gley se rencontrent en bordure des embouchures des cours d’eau et dans certaines dépressions. Ce sont des sols très argileux, mal drainés. Non seulement ils sont difficiles à travailler, mais aussi leur excès d’eau n’offre pas toujours de conditions favorables à certaines cultures.

Par rapport aux caractéristiques des sols, le Togo est subdivisé en six zones agro-écologiques à savoir : la zone des savanes sèches du Nord, la zone de l’ensemble hydro-morphologique de l’Oti, la zone montagneuse sèche de l’Atakora septentrional, la zone montagneuse sub-humide de l’Atakora moyen et méridional, la zone de l’ensemble hydro-morphologique du Mono, la zone sèche littorale et pré littorale.

En termes de disponibilités en terre, le Togo dispose de 3,4 millions d’hectares de terres cultivables partiellement mises en valeur. Le problème de disponibilité en terres cultivables ne se pose donc pas à l’échelle nationale ; toutefois, il existe des difficultés réelles d’accès à la terre liées à l’existence d’un régime dualiste de la propriété foncière (droit coutumier et droit moderne), l’accaparation des terres au détriment des petits producteurs.
      1. Les ressources en eau


Le pays est traversé par de nombreux cours d’eau et rivières dont les eaux peuvent être affectées par les activités des projets. Les bassins versants concernés sont : le bassin de l’Oti qui couvre près de 45% du territoire, le Mono avec une longueur de 560 km (PNAE Togo), un bassin versant de 21 300 km2, le Zio, avec une longueur de 176 km et un bassin versant de 2800 km2, le Haho (140 km) qui développe une petite plaine d’inondation non loin de son embouchure dans le Lac Togo.

Les eaux de surface sont estimées entre 8 et 12 milliards de m3 en moyenne par année, réparties entre trois grands bassins: le bassin de la Volta, 26.700 km², soit 47,3% du territoire, le bassin du Mono avec 21.300 km² et le bassin du Lac Togo, 8.000 km². Les eaux souterraines représentent, selon les estimations, plus de 9 milliards de m3 par an pour une consommation annuelle estimée à 3,4 milliards de m3.
      1. L’environnement biologique


Le Togo dispose de trois grandes catégories de formations naturelles : la formation forestière dense (10% du territoire national), la formation ouverte et savane boisée (83% de la superficie totale du pays), la formation riveraine située dans les vallées plus ou moins inondables des principaux fleuves (2% de la superficie totale du pays).

Les formations végétales du Togo sont situées dans une zone de transition entre la forêt dense semi-décidue et la savane et comprennent : (i) la forêt soudano-guinéenne, actuellement dégradée et essentiellement localisée dans les zones montagneuses, notamment dans l’Ouest de la Région des Plateaux ; (ii) la forêt galerie qui borde les axes de drainage des principaux cours d’eau ; (iii) la forêt sèche ou savane arborée dense constituée d’un peuplement d’espèces décidues, essentiellement au centre et au Nord du pays ; (iv) la Savane arborée au Sud et au Centre du pays jusqu’au 9ème parallèle et au Nord des Monts du Togo dans les bassins de l’Oti et de la Kara, et dans les Plateaux de Danyi, de l’Akposso et de l’Akébou ; et (v) le bush arbustif se retrouve essentiellement sur les plateaux de terre de barre et dans les bas-fonds humides des dépressions de la Lama.

L’ensemble des formations végétales ci-dessus décrites est fortement dégradé dans les zones à fortes activités rurales. L’érosion grandissante des formations végétales y compris les forêts de montagne est très inquiétante quand on sait le rôle prépondérant qu’elles jouent dans la régularisation des eaux, rivières et fleuves et aussi dans la protection des bassins-versants.

La diversité climatique du Togo se traduit du Nord au Sud par une diversité d’écosystèmes avec leurs espèces caractéristiques. Ces zones de ressources floristiques et fauniques comportent des écosystèmes terrestres et des écosystèmes aquatiques.
        1. Les écosystèmes et la flore terrestres


Le domaine littoral : Le domaine littoral est constitué d’écosystèmes très dégradés, suite aux diverses pressions humaines. Les écosystèmes sont constitués de formations basses parfois entrecoupées de fourrés denses appelés fourrés littoraux. Ces pelouses sont constituées d’herbacées d’au moins 50 cm de hauteur avec comme espèces caractéristiques, Sporobolus maritimus, Ipomoea brasilensis, Cyperus maritimus, etc. Les fourrés littoraux sont des buissons pouvant atteindre 4 m de hauteur avec comme principales espèces, Uvaria chamae, Chrysobalanus icaco, etc. De nombreux îlots forestiers constitués de Milicia excelsa, Antiaris africana, y sont aussi fréquents. Le paysage du littoral togolais est aussi caractérisé par une importante pratique agroforestière (Cocos nucifera, Elaeis guineensis).

Le domaine des plaines du Sud et du centre : Il est constitué de savanes guinéennes avec quelques îlots forestiers et de nombreuses zones inondables. Les savanes guinéennes sont caractérisées par la principale Poaceae, Andropogon gayanus, mais aussi de Panicum maximum, dans lesquelles se rencontrent des arbustes comme Lonchocarpus sericeus, Acacia campylacantha, Parkia biglobosa, Adansonia digitata, etc. Les îlots de forêts sont dominés par Ceiba pentandra parfois en peuplement presque pur par endroits. Des parcs agroforestiers sont fréquents, dominés par Parkia biglobosa. Les zones inondables sont des formations savanicoles caractérisées par un ligneux, Mytragina inermis, espèce inféodée à ces milieux sur tout le territoire togolais. Les savanes qui s’étendent de Notsè aux environs de Sokodé sont dominées par divers ligneux en peuplement pur ou non, dont les principales espèces sont Combretum spp., Terminalia spp., Daniellia oliveri, Pterocarpus erinaceaus. Les parcs agroforestiers à Vitellaria paradoxa ou à Parkia biglobosa ou des parcs mixtes sont très répandus sur le parcours.

Le domaine des montagnes septentrionales des monts Togo : Il correspond à la partie septentrionale de la chaîne d’Atakora et est constitué de savanes soudaniennes, de forêts claires à Isoberlinia doka, ou à Isoberlinia tomentosa sur les flancs des montagnes. Il comporte en son sein une aire protégée, la Réserve de Faune d’Aledjo dominée par ces formations à Isoberlinia mais aussi, une formation forestière semi –décidue et des forêts ripicoles. Les parcs agroforestiers à Vitellaria paradoxa et Parkia biglobosa y sont bien représentés. Dans les plaines plus humides de Kara, de Tchitchao, de Niamtougou, etc., se distinguent de belles plantations d’Elaeis guineensis (palmiers à huile).

Le domaine des plaines du Nord : Ce sont généralement des savanes soudaniennes à épineux formées de Acacia spp., mais aussi par endroits, des savanes à Combretaceae et des plantations forestières dominées par Tectona grandis (teck).

Les forêts-galeries, ripicoles et marécageuses : Les forêts galeries et les forêts ripicoles sont des formations forestières dont la présence, la composition floristique et la dynamique sont étroitement liées à la présence d'un cours d'eau. Les forêts galeries sont des bandes de formations végétales le long des cours d’eau et traversant les savanes, les forêts ripicoles étant les mêmes types de formations en pleine forêt. Ces forêts sont caractérisées par Pterocarpus santalinoides, Cola gigantea, Cynometra megalophylla, etc. Les formations marécageuses sont dominées par Mitragyna inermis.
        1. Les écosystèmes et la flore aquatiques


Les prairies inondables : Dans les différentes zones écologiques, se retrouvent des formations périodiquement inondées dont la composition floristique est spécifique. En effet, Cyperus articulatus, Paspalum distichum, Leptochloa caerulescens, Eleocharis mutata et Eleocharis dulcis constituent les principales espèces de ces dépressions inondables. On peut signaler dans les zones à inondation permanente, Typha australis, Echinochloa pyramidalis, etc.

Les écosystèmes et la flore fluviaux et lacustres : Ces écosystèmes sont constitués de cours d’eau temporaires ou permanents et des fleuves. Les espèces végétales de ces écosystèmes sont essentiellement des Ptéridophytes inféodées aux berges des cours d’eau, mais aussi quelques rares Algues et Cyanophycées. La composition floristique des mares temporaires ou permanentes et des lagunes est dominée par des Algues. Néanmoins, des végétaux supérieurs y sont bien représentés. Dans les mares du sud-est du Togo, plusieurs espèces d’Algues y ont été recensées. Il s’agit de Diatomophycées  de Chlorophycées, de Zygophycées, de Cyanophycées, etc.

On notera également les zones humides (en relation avec la convention Ramsar) et les formations de mangroves notamment au Sud-Est du Togo.
        1. Les ressources fauniques


La faune est très diversifiée en raison de la diversité des habitats aquatiques et terrestres concernés.

La faune des milieux aquatiques. Ces milieux constitués par les cours d’eau, les lagunes et les marécages hébergent une importante quantité d’espèces constituées de Protozoaires unicellulaires de Vers, de Mollusques, d’Insectes, de Crustacés, de Poissons, d’Amphibiens, de Reptiles, d’Oiseaux d’eau et de Mammifères (Hippopotames, Lamantins).

La faune des milieux terrestres. En ce qui concerne la faune terrestre, on peut distinguer globalement trois grands ensembles constitués par les zones de savanes guinéenne et soudanienne et les forêts riveraines. La faune des savanes regroupe de nombreuses espèces d’ongulés et de singes. La faune herpétologique est également bien caractérisée. On y recense des lézards, des geckos, des caméléons, des tortues, des serpents, etc.) . L’avifaune des savanes constitue, parmi les Vertébrés, le groupe systématique le plus diversifié. Plusieurs espèces de rapaces, de Passereaux et des autres groupes sont recensés dans les différents types d’habitats savanicoles. Parmi les insectes, on y trouve ceux des formations herbeuses soudaniennes et guinéennes dominés par les Acridiens (Orthoptères), les Coléoptères, les Dictyoptères et les Lépidoptères. Les vers de terre appartenant aux familles des Acanthodrilidae et des Eudrilidae sont nombreux dans les sols humides, riches en humus. A l’instar des forêts tropicales humides, la grande faune forestière togolaise est très riche en espèce mais pauvre en individus. Parmi les espèces mammaliennes les plus caractéristiques, il faut citer les céphalophes, les civettes et les nandines et plusieurs espèces de Primates. Les insectes sont représentés par les Lépidoptères somptueux. Les Coléoptères sont représentés par les Scarabaeidae etc. Plusieurs de ces espèces sont très menacées.
        1. Les aires protégées


Les aires protégées abritent d’importants écosystèmes avec une flore et une faune très diversifiée. On peut trouver dans ces aires protégées des ligneux comme Pterocarpus erinaceus, Daniellia oliveri, Terminalia laxiflora, Isoberlinia doka, Burkea africana, Pseudocedrela kotchii, Entada africana, Anogeissus leiocarpus, Combretum glutinosum, Combretum sericeum, Piliostigma thonningii, Pteleopsis suberosa, Raphia sudanica, Mitragyna inermis, Ficus congensis, Diospyros mespiliformis, Milicia excelsa, Voacanga Funtumia, Pentadesma butyracea, Breonadia sp., Berilinia grandiflora, etc. Par endroits, les écosystèmes sont interrompus par des plantations de tecks.

D’une superficie d’environ 801 443 ha en 1992, les aires protégées couvraient 14,2% du territoire national

Selon le PAFN, (2011), la superficie des aires protégées non occupées par les populations est estimée à environ 27%, soit 578 246 ha de terres viables correspondant à 50 aires protégées. Parmi elles, on dénombre 48 aires protégées composées des formations végétales naturelles et artificielles à fort potentiel de régénération et 2 forêts sacrées (Assévé et Godjinmé).

La faune des aires protégées du Togo est relativement riche et diversifiée avec la présence d’éléphants, de buffles, d’hippotragues, de bubales, de waterbuck, de Reduncas, d’Ourébis, de Pangolins, d’Oryctéropes, de Chacals, de Civettes, de mangoustes, de babouins, de phacochères, de cob de buffon, de cob redunca, de Guib harnaché, de Céphalophe de grimm, d'Aulacode, de rat de Gambie, d'écureuil, de lièvre d’Afrique, de Cynocéphale, de singe vert, de Patas, etc. On y rencontre également divers reptiles, notamment le python royal, le python de sebae, le varan du Nil, le varan des savanes, la couleuvre, le Naja, la vipère. L’avifaune est essentiellement constituée de pintades sauvages, de francolins communs, des outardes, des tourterelles, des touracos, des calaos et de plusieurs passériformes.
      1. Le secteur agricole


Le secteur rural constitue le moteur de l’économie Togolaise avec une contribution de près de 40% au PIB. Il est dominé par la production agricole qui en représente 70% du PIB de ce secteur.

Le Togo dispose de riches terres cultivables. Elles sont estimées à 3,6 millions d’hectares. Pour le compte de la campagne agricole 2014-2015, la superficie des terres emblavées est évaluée à 2 273 877 ha, toutes spéculations confondues, (dont 2 127 878 ha de cultures vivrières [céréales, tubercules et légumineuses] ; 130 000 ha de coton ; 9 997 ha de café et 6 002 ha de cacao), soit 63,13% des terres cultivables.

La crise sociopolitique que le pays a traversée au cours des années passées a profondément affecté la performance du secteur qui est actuellement caractérisée par croissance annuel moyen progressant de 2,4%, en 2008, à 4,9% en 2011 et à 5,9 % en 2012. Le taux de croissance du PIB en 2013 est estimé à 6%. Il occupe déjà une part relative du PIB de 29,4% en 2012 et 29,6% en 2013, contribuant ainsi, de manière déterminante à la croissance économique, à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à la création des emplois, à l’accroissement des revenus des pauvres, à la balance commerciale et au développement de l’agro-industrie. Ce qui montre que des progrès significatifs peuvent être rapidement réalisés si des actions décisives sont menées.

Cette amélioration remarquable de la croissance agricole est essentiellement due à des actions multiformes entreprises et menées, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire (PNIASA), conjuguées à une pluviométrie régulière et bien répartie dans le temps et dans l’espace sur toute l’étendue du territoire national, malgré quelques poches de sécheresse relevées par endroit.

La grande majorité de cette population constituée de petits producteurs, vit d’une agriculture faiblement monétarisée tournée vers la minimisation des risques et l’autoconsommation. D’où leur faible productivité et leur incapacité de profiter des opportunités du marché (national ou international) pour augmenter leur revenu et pouvoir accéder à un certain nombre de services susceptibles d’améliorer leurs conditions de vie.

Au niveau des différents sous-secteurs, les performances suivantes sont enregistrées.
        1. Sous-secteur production végétale


L’agriculture vivrière demeure la principale source de croissance réductrice de la pauvreté aussi bien au niveau national que rural pour la décennie à venir. Les principales spéculations végétales regroupées en: (i) cultures vivrières (maïs, sorgho, mil, riz…), tubercules (igname, manioc…) et légumineuses (arachides, haricot…) ont contribué au cours de ces dernières années pour 2/3 à la formation du PIB agricole et ; (ii) cultures d’exportation telles que le coton, le café et le cacao ; qui contribuent en moyenne à 9% du PIBA.

Les productions vivrières ont ainsi passée de 2 980 862 tonnes en 2013 à 3 600 522 tonnes en 2014, soit une progression de 20,8%. Concernant la production cotonnière, elle a connu un accroissement de 41%, tandis que celle du café-cacao a augmenté de 5,7%.

Alors que les céréales constituent le principal aliment de base de la population, le bilan céréalier a été déficitaire entre 2005 et 2008 avec un taux de couverture par la production nationale compris entre 87% et 97%. Le bilan alimentaire des produits vivriers est excédentaire ces cinq dernières années. Dans une fourchette d’un taux de couverture des besoins par la production nationale de 90% avant l’année 2008, le Togo enregistre des taux de couverture structurellement positifs de plus de 113% jusqu’en 2012 et de 116% en 2015. Aussi, les excédents céréaliers, déduction faite des déficits en riz, sont en nette progression : ils s’élevaient pour les années : (i) 2008, à 32 500 tonnes, (ii) 2009, à 106 500 tonnes, dont 83 000 tonnes pour le maïs, (iii) 2010, à 76 500 tonnes dont 58 600 tonnes de maïs et (iv) 2011, à 116 500 tonnes dont 81 500 tonnes pour le maïs. Cet accroissement des disponibilités alimentaires céréalières a permis à l’Agence Nationale de Sécurité Alimentaire du Togo (ANSAT) de livrer 32 000 tonnes de maïs en 2012 aux pays déficitaires de la sous-région tels que le Niger, le Burkina Faso, le Ghana, le Mali et le Libéria à travers le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et de constituer chaque année des stocks de sécurité à hauteur de sa capacité de stockage. Avec les changements intervenus depuis la mise en œuvre du PNIASA en 2011et avec les efforts déployés par les principaux acteurs du secteur, les résultats en termes de productions sont satisfaisants. Ainsi en 2015, les niveaux de production de céréales s’estiment à 1 238 661 tonnes ; pour les tubercules 1 828 855 tonnes et pour les légumineuses et Oléagineux, 242 112 tonnes. Depuis lors, à travers des mesures incitatives mise en place par le Gouvernement dans le cadre de la Stratégie de la relance de la production agricole (SRPA), a mise à disposition des producteur à prix subventionné de 45 000 tonnes d’engrais (NPK 15-15-15, urée 46%), de même que des semences céréalières améliorées et certifiées. Au total, 1 400 tonnes de semence céréalières sont rendus disponibles.

S’agissant des infrastructures et services de soutien à la production, il a été réalisé la construction de 10 magasins avec le financement UEMOA, et il est constaté également 196 infrastructures de stockage et commercialisation sur financement du PADAT, puis 172 tracteurs acquis et en cours de cession à coût subventionnée aux producteurs. Un projet de construction de 66 magasins (6 de 3000t, 30 de 350t, et 30 de 10t) avec financement UEMOA en cours (rapport MAEH ; 2015).

Dans le cadre de la mécanisation, il est acquis : cinq (5) Bulldozers, Excavateurs 5, Chargeuses 5, Tracteurs 172 (dont 45 déjà cédés), 10 kits d’irrigation goutte à goutte pour 100 ha et 154 kits d’irrigation goutte à goutte pour le projet PADAT (rapport MAEH ; 2015).

Dans le cadre de la promotion et de la valorisation des produits agricoles, des actions en faveur de la montée en puissance des ESOP se sont poursuivies. Les appuis apportés aux ESOP ont permis à celles-ci de disposer de stocks de matières premières estimés à 2095,525 Tonnes pour le riz, 62 T soja, 540 litres de Miel. S’agissant du riz, 1864 tonnes de riz usiné produits par les ESOP sur les 4000 tonnes prévus soit 46,60 % de réalisation.

Avec le ProDRA GIZ, quatre (4) chaînes de valeur sont promues (anacarde, ananas, soja, café et cacao) à travers le renforcement des capacités entrepreneuriales des producteurs avec l’approche Ecole de l’Entreprenariat Agricole ou Farmer Business School (FBS).

Le GdT restaure progressivement le dispositif et les capacités de production de semence par la réhabilitation de la ferme semencière de Sotouboua, la structuration de la filière semencière, la formation des inspecteurs de semences etc.

Les principaux produits de rente exportés sont le coton, le café et le cacao, et leur part dans le PIBA a représenté, en moyenne, 2,10% en 2013. En effet, avec l’intervention du PNIASA, cette production est passée à 114 378 Tonnes en 2015 . Ainsi, la production de café est passée de 10.950 en 2013 à 12.000 tonnes en 2014, soit une progression de 9,6% d’augmentation. Celle du cacao a progressé 7.020 tonnes en 2013 à 7.500, soit 6,8% d’augmentation. La plus grande progression a été observée au niveau de la production de coton qui est passée de 80 5000 tonnes en 2013 à 113500 tonnes en 2014, soit 35,4% d’augmentation. Concernant la production cotonnière, elle a connu un accroissement de 41%. La plus grande progression a été observée au niveau de la production de coton qui est passée de 80 5000 tonnes en 2013 à 113500 tonnes en 2014, soit 35,4% d’augmentation Outre les potentialités agro écologiques dont dispose le pays, le Gouvernement a entrepris d’importantes restructurations pour améliorer les productions de rente. A cet effet, il a mis à la disposition des producteurs 28 500 Tonnes d’engrais coton (NPKSB et Urée) ; 136 998 boutures racinées de café, 24 024 boutures de poivriers et 16 056 plants agroforestiers (Cabosses).

Le gouvernement s’est aussi engagé dans la structuration et l’organisation de la filière anacarde et soja avec l’appui technique de la coopération allemande. Le niveau de production pour les trois premières cultures était à environ 200 000 tonnes trois décennies plus tôt. Il subsiste une marge substantielle pour l’augmentation de niveaux de production. Elles sont en pleine restructuration et une Unité de coordination est mise en place pour resauter le potentiel de production à travers la réhabilitation des parcs à bois (reformuler et préciser), l’appui accompagnement rapproché des producteurs etc.
        1. Sous-secteur production animale


La production animale a contribué en moyenne pour 13,4 % du PIB agricole au cours des années 2005-2010. Une progression de 6,9% est enregistrée en 2014. Les principales espèces élevées au Togo sont : les bovins, les ovins, les caprins, les porcins et la volaille (poulets, pintades, dindons, canards).Les tendances d’évolution annuelles calculées sur la base d’une moyenne lissée des effectifs de 2009 à 2011, comparés à ceux de 2000 à 2002, donnent des taux d’accroissement moyen annuel de 1,3% pour les bovins, 5,5% pour les caprins, 5,3% pour les ovins, 1,5% pour les porcins et 7,9% pour les volailles..

Malgré cette croissance, le Togo est structurellement déficitaire en produits carnés. La production nationale ne couvre que les 2/3 des besoins nationaux en 2015 et ce déficit est comblé par les importations des animaux vivants des pays sahéliens et de la viande de l’Europe. Concernant le troupeau transhumant, le Togo a accueilli 104 716 têtes de bovins originaires de Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad et Nigéria. A travers le PNIASA, le Gouvernement vise à couvrir les besoins carnés par la production nationale.

Face aux épizooties, le GdT met en œuvre des campagnes de vaccination systématique et un système de veille. Des milliers de troupeaux sont vaccinés contre le charbon bactéridien. Des mesures idoines sont prises pour lutter contre l’influence aviaire hautement pathogène. Un réseau de surveillance est mis en place.
        1. Sous-secteur production halieutique


Pour la production halieutique, le Togo est structurellement déficitaire. La production halieutique nationale est d’environ 25 000 tonnes en 2015 couvrant seulement 35% des besoins nationaux. Le sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture emploie plus de 22000 personnes et contribue pour 4% au PIB du secteur primaire. Au-delà du développement de la pisciculture, les interventions dans ce secteur visent aussi la réglementation des pêches pour une gestion durable des ressources halieutiques. Les objectifs de production visés est de 44 900 tonnes en 2017, soit une croissance de 13,7% sur la période 2015 2017

Le taux de couverture de la consommation nationale en produits halieutiques est inférieur à 50% et risque de s’aggraver à l’avenir. Compte tenu de la faiblesse des ressources maritimes et de la surexploitation des ressources lagunaires, les efforts entrepris par le Gouvernement pour réduire ce déficit sont essentiellement axés sur le développement de la pisciculture, et la mise en place de mécanismes adéquats de gestion rationnelle des ressources halieutiques maritime et continentales.
      1. Conflits sociaux agriculture/élevage


Il existe beaucoup de conflits sociaux entres agriculteurs et éleveurs au Togo liés à la divagation des animaux locaux et à la transhumance inter Etats surtout après les récoltes. En général les animaux en divagation proviennent des pays sahélien (Burkina Faso, Mali, Niger, etc.) et du Bénin. Ceci crée beaucoup de problèmes avec les autochtones. Les causes profondes sont que les couloirs de transhumances ne sont pas balisés et le bétail entre n’importe où, détruisant les récoltes stockées. On recense les cas de viols et de vols de bétail ce qui entrainent beaucoup de violences jusqu’à mort d’hommes quelques fois. Des Comités de Gestion de la Transhumance son mis en place, et disposent relativement de moyens et tiennent des rencontres périodiques pour le bilan dans les préfectures.
      1. Environnement socioéconomique du pays


Pays côtier, membre de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Togo a une superficie de 56 600 kilomètres carrés avec sa population est estimée à 6 191 155 habitants en 2010 avec 51,4% de femmes et 48,6% d’hommes. Avec un taux d’accroissement annuel moyen de 2, 8%, la densité de la population est passée de 48 habitants / km² en 1981 à 82 habitants/ km² en 2000 puis à 109 habitants/km² en 2010.Cette population est à dominante rurale (> 62,7%). Les jeunes de moins de 15 ans représentent 42% de la population totale. En dépit de la mise en œuvre de différentes politiques économiques et sociales, les indicateurs de développement du Togo sont loin d’être satisfaisants aujourd’hui.

Le Togo fait partie de la catégorie des Pays Moins Avancés (PMA) avec un revenu per capita de de 432 US$ en 2007 à 574 US$ en 2012 L’économie togolaise dépend traditionnellement du secteur primaire. Celui-ci représente environ 40% du PIB et occupe plus de 70% de la population active. L’analyse des parts relatives des différents secteurs dans le PIB réel révèle qu’entre 1990 et 2011, le secteur primaire est resté dominant avec un poids moyen de 36,8%, suivi du secteur tertiaire marchand pour 26,0% et du secteur secondaire pour 17,4%. La production agricole est principalement tributaire des aléas climatiques et est dominée par des exploitations de petite taille réalisées au moyen des techniques et outils rudimentaires. Le Togo a une économie libérale dont les exportations, portant principalement sur les phosphates, le coton, le ciment, le café, et le cacao représentaient, en moyenne annuelle, 34 % du PIB entre 2002 et 2005, soit un niveau bien en dessous de la moyenne de 45 % qui prévalait dans les années 80. Aussi, la dégradation des activités économiques, suivie par l’aggravation de la pauvreté ont fini par montrer les limites des actions de l’Etat à répondre efficacement aux besoins des populations. En outre, le déficit des compétences touche également le secteur privé et les organisations de la société civile.

En clair, les indicateurs de développement humain et social sont peu reluisants. En effet, l’indice de développement humain du Togo est de 0,495 (Rapport du PNUD 2006) et classe le pays au 147ème rang du palmarès mondial. Sur la base des données de l’enquête sur les indicateurs de bien-être (QUIBB, 2015), L'incidence de la pauvreté est passée de 58,7% en 2011 à 55,1% en 2015. : La proportion des ménages ayant eu des difficultés à subvenir aux besoins alimentaires a baissé de 15.6 points passant de 49,5% en 2011 à 33,9% en 2015. La proportion des ménages ayant reconnu que leurs besoins alimentaires sont non satisfaits au cours des douze derniers mois précédent l’enquête a baissé de 62,3% en 2011 à 46,6% en 2015, soit une baisse de plus d’un quart. A l’inverse du reste du pays, l’agglomération de Lomé a enregistré une hausse sensible de la pauvreté avec une incidence qui est passée de 28,5% en 2011 à 34,8% en 2015 de ménages pauvres en 2006 (MED, 2007) contre 35,3% en 1998 (RNDHD, 2004). L’Indice de Pauvreté Humaine (IPH-1) du Togo était de 39,2% en 2006, plaçant le pays au 72ème rang mondial sur 102 Pays en développement (en 2003, l'IPH-1 était de 38,5%).

En termes d’accès aux services sociaux de base, il est noté la présence des établissements humains et santé comprenant le système éducatif et la recherche, l’alimentation en eau potable et assainissement, la santé, l’habitat et l’équité genre. D’après les données d’enquêtes QUIBB, (2011), 26% de la population n’a aucun niveau d’instruction. Le taux net de scolarisation est de 81,8% (hommes, 83,1% et femmes, 65,4%) en 2011 contre 73,4% en 2006. Au plan national, le taux net de fréquentation au primaire excède les 80% excepté dans la région des Savanes où il est de 72,3%. Le taux national de desserte en eau potable est passé de 34% en 2007 à 50% en 2015. Le taux d’accès de la population aux structures sanitaires est passé de 61% en 2006 à 66,8% en 2011. Le taux d’accès de la population aux structures sanitaires est de 66,8%. Ce taux est de 78,0% en milieu urbain et de 53,9% en milieu rural. Selon l’enquête QUIIBB 2015, la proportion de ménages qui utilise le principal mode d’éclairage l’électricité est passée de 39,2% en 2011 à 48,3% en 2015, soit une amélioration de 9.1 point de pourcentage. Dans l’agriculture togolaise, les femmes constituent près de 60% des actifs agricoles et sont présentes à toutes les phases des travaux agricoles où elles sont responsables de 40% des labours, 70% du sarclage et des récoltes, 80% des semis et 90% des activités de transformation agricole et de commercialisation des produits. Elles sont présentes dans bien d’autres activités et leur rôle dans les tâches domestiques est prédominant sur celui des hommes.
1   ...   4   5   6   7   8   9   10   11   ...   30

similaire:

Programme national d’investissement agricole et de securite alimentaire iconProgramme d’urgence d’appui a la securite alimentaire (puasa)

Programme national d’investissement agricole et de securite alimentaire iconProgramme national Hôpital Numérique, et en particulier du programme...
«Axe 1» qui vise à ancrer les systèmes d’information (SI) comme un investissement stratégique et favoriser l’implication des professionnels...

Programme national d’investissement agricole et de securite alimentaire iconRapport d’atelier
«Economie des écosystèmes humides et sécurité alimentaire au Bénin» dans l’amphithéâtre Etisalat de l’Université d’Abomey-Calavi...

Programme national d’investissement agricole et de securite alimentaire iconProgramme de productivité agricole en afrique de l’ouest

Programme national d’investissement agricole et de securite alimentaire iconI. Qu’est-ce que la sécurité sociale ? La sécurité sociale, c’est...
«Toute personne en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale»

Programme national d’investissement agricole et de securite alimentaire iconProgramme national bassins versants perimetres irrigues

Programme national d’investissement agricole et de securite alimentaire iconRapport de l'Observatoire national de la sécurité des établissements (ons)
«près de la moitié des élèves avoue avoir eu mal au ventre parce qu’ils n’avaient pas pu aller aux toilettes», selon ce rapport

Programme national d’investissement agricole et de securite alimentaire iconIngénieur de police scientifique
«institut national de police scientifique», établissement public administratif sous la tutelle du ministère de l’intérieur, de la...

Programme national d’investissement agricole et de securite alimentaire iconUn programme pour les séniors*
«les règles de base» en matière de sécurité dans la pratique (la chute, la blessure) en matière d’alimentation, en matière d’hygiène,...

Programme national d’investissement agricole et de securite alimentaire iconMaster Nutrition, Agro-valorisation et Sécurité des aliments spécialité...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
b.21-bal.com