Programme national d’investissement agricole et de securite alimentaire








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Méthodologie


L’approche méthodologique a été basée sur le concept d’une approche participative, en concertation avec l’ensemble des acteurs et partenaires concernés par le PNIASA. Cette méthode de travail a permis d’intégrer au fur et à mesure les avis et arguments des différents acteurs. Le plan de travail a été articulé autour des axes d’intervention majeurs suivants :

  • Analyse des documents du projet et d’autres documents stratégiques et de planification au niveau national ou local (le CGES a capitalisé les études environnementales réalisées, notamment celles relatives aux projets agricoles) ;

  • Rencontres avec les acteurs institutionnels et socioprofessionnels principalement concernés par le projet : Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de l’hydraulique (MAEH) et ses différentes structures, Ministère délégué auprès du MAEH chargé des infrastructures rurales, les ministères partenaires; Ministère de l’environnement et des ressources forestières (MERF) ; Institut de conseil et d’appui technique (ICAT) , Institut togolais de recherche agronomique (ITRA) ; les organisations et groupements des producteurs (organisations paysannes) ; etc. ;

  • Analyse des informations et études environnementales déjà réalisées au niveau des secteurs de l’environnement et de l’agriculture.

Les informations collectées ont permis de mettre à jour le CGES qui comprend plusieurs volets, notamment l’analyse initiale, l’identification des impacts, le processus de sélection des sous-projets, le Plan de gestion environnementale et sociale qui englobe les dispositifs de mise en œuvre, les procédures de sélection environnementale et sociale des activités des projets, les besoins en renforcement des capacités environnementales et le suivi-évaluation.
  1. DESCRIPTION DU PNIASA

    1. Objectifs du PNIASA


le Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire (PNIASA) s’est fixé comme objectif « d’accroître le revenu des exploitations agricoles et de contribuer à l’amélioration de la balance commerciale et des conditions de vie des ruraux dans des conditions de développement durable avec une attention particulière sur les populations les plus pauvres et les plus vulnérables ». Pour atteindre cet objectif, cinq axes prioritaires ont été définis. Ils portent sur les orientations suivantes : (i) intensification et le développement durable des systèmes de production agricole de manière à accroître le revenu des exploitants agricoles et améliorer les conditions de vie des ruraux ; (ii) promotion des filières de diversification et développement de l’agrobusiness ; (iii) structuration du monde rural et professionnalisation des producteurs agricoles ; (iv) renforcement des capacités institutionnelles des services (publics et privés) ; (v) promotion du droit à l’alimentation et de la bonne gouvernance autour de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Le PNIASA qui ambitionne de faciliter la réalisation d’une croissance d’au moins 6% pour le secteur est structuré comme suit.


    1. Les sous programmes du PNIASA


Le PNIASA est structuré en 5 sous programmes et 14 composantes décrits comme suit :
      1. Sous-programme « Promotion des filières végétales »


Ce sous-programme est structuré en quatre composantes : gestion durable des ressources naturelles, mise en place d’infrastructures rurales, développement des filières vivrières et développement des filières d’exportation.

La première composante met l’accent sur la lutte contre la dégradation des ressources naturelles, la restauration des terres et autres ressources dégradées et la promotion de la sylviculture à travers la responsabilisation des producteurs dans des organisations de base autour d’opérations de Gestion intégrée de la fertilité des sols.

La deuxième composante est structurée autour des actions de maîtrise de l’eau, d’aménagement des bas-fonds, de développement des infrastructures de désenclavement, de conservation et de commercialisation de la production agricole. La maîtrise d’ouvrage des petites infrastructures sera assurée par des comités locaux; et les travaux seront réalisés par des prestataires de service, sous la supervision des services publics.

Dans la troisième composante, le GdT est engagé à développer des actions et des mécanismes d’amélioration d’accès aux moyens de production et de développement des chaînes de valeurs afin d’accroitre la production des céréales (maïs, riz, sorgho…), des racines et tubercules (manioc et igname…), des légumineuses à graines (haricot, arachide et soja…) et des cultures maraîchères en développant des partenariats avec le secteur privé.

Enfin, les actions de la quatrième composante sont axées sur : l’accès aux facteurs de productions, la promotion de la transformation des produits de rente (coton, café, cacao), la promotion des cultures de diversification (ananas, anacarde, pomme de terre …), la dynamisation de la structuration du monde rural et la mise en place d’un fonds compétitif de promotion de l’exportation.
      1. Sous-programme « Promotion des filières animales »


Le GdT est engagé à réduire sensiblement son déficit en produit carné à travers les deux composantes de ce sous-programme : (i) développement des filières d’élevage traditionnel et (ii) la promotion des petites et moyennes entreprises d’élevage. Il interviendra dans l’appui au développement des espèces à cycle court en élevage traditionnel qui ont le plus fort impact sur la réduction de la pauvreté en milieu rural : petits ruminants (ovins et caprins), porcins (où le rôle des femmes est prépondérant) et aviculture traditionnelle.

Le GdT vise à accompagner les éleveurs dans : le développement des infrastructures d’élevage, la production et la diffusion des géniteurs améliorés, le développement de la couverture sanitaire des animaux, l’amélioration de l’habitat des animaux et le développement des unités de production de provende.

Le GdT assurera la qualité sanitaire des produits carnés, notamment, par le développement des parcs et des marchés à bétails, la construction d’abattoirs modernes, l’acquisition de camions frigorifiques et des caisses isothermes.

Le GdT compte accorder une attention particulière à la gestion durable de la transhumance à travers notamment l’aménagement des couloirs, la réhabilitation et l’équipement des postes de contrôle, la dynamisation des comités locaux de gestion de la transhumance dans les préfectures.

Pour soutenir le développement de son élevage, le GdT compte réhabiliter ses centres d’élevage, construire et équiper les laboratoires d’analyse et soutenir l’émergence de fermes modernes.
      1. Sous-programme « promotion des filières halieutiques »


Le développement des filières de production piscicole d’eau douce et la promotion de la pêche maritime et continentale, constituent les principales composantes de ce sous-programme pour lequel le GdT accorde une attention particulière. Le programme agirait sur les contraintes du sous-secteur à travers des actions ciblées associant les pisciculteurs privés et laissant une large place à la formation et à la professionnalisation.

Dans la première composante, le GdT met l’accent sur la construction et l’aménagement des étangs ; la production et la distribution des alevins et provendes pour les pisciculteurs qui seront formés en plus des cadres de la direction des pêches et de l’aquaculture.

Le GdT s’engage, à travers la seconde composante, à accompagner les pêcheurs entre autres, dans l’approvisionnement en équipements et en matériels de pêche, de gestion durable des ressources et information/formation, notamment en matière de la connaissance des règles.

Le GdT est déterminé à donner de la qualité aux produits en construisant les plates formes de transfert des produits de pêche, l’accompagnent des mareyeurs avec des équipements, et la formation pour la transformation, le conditionnement et la commercialisation des produits halieutiques.
      1. Sous-programme recherche et vulgarisation


Ce sous-programme sera mis en œuvre à travers trois composantes : (i) le développement des technologies améliorées susceptibles d’accroitre la productivité et la valeur ajoutée dans tous les sous-secteurs ; (ii) la diffusion des technologies améliorées pour faciliter leur adoption par les acteurs de production du secteur ;(iii) le fonctionnement adéquat des systèmes de recherche et de vulgarisation agricole.

Le GdT est engagé à assurer l’application des textes réglementaires relatifs aux semences et pesticides en harmonie avec les textes régionaux ; la caractérisation et l’établissement de la carte génétique des filières, la construction/réhabilitation des infrastructures de recherche et de vulgarisation, l’équipement des institutions de recherche et de vulgarisation, la formation des chercheurs et des agents de vulgarisation, la dynamisation du dispositif d’appui à la recherche système (DARS).

Le GdT mettra en place un fonds compétitif de financement de la demande du développement et de l'adoption des technologies.
      1. Sous-programme coordination sectorielle et renforcement institutionnel


Composé de trois sous-composantes : renforcement institutionnel, coordination sectorielle et promotion de la gouvernance autour du droit à l’alimentation, ce sous-programme est la matérialisation de la volonté du GdT de mettre en place un environnement institutionnel adéquat pour le développement du secteur. Il est engagé à assurer des actions clés, tant au niveau central que décentralisé, aussi bien au niveau des services publics que de la profession. Il s’agit des actions suivantes : (i) réforme du MAEH et la structuration des OP; (ii) la réhabilitation, la construction, l’équipement des institutions ; (iii) l’instauration du système de gestion axée sur les résultats (GAR) et le renforcement des capacités du personnel à utiliser la GAR; (iv) la promotion des mécanismes de financement agricole ; (v) la mise en œuvre de mesures complémentaires. Celles-ci pourront être des mesures de : sauvegarde environnemental et social (cadre de gestion environnementale et sociale, plan de gestion des pestes et pesticides, politique de réinstallation des populations etc.), transferts publics (subvention directe, garantie de prêts, taxes et autres outils fiscaux…), fourniture de divers services (formation agricole, systèmes d’information agricole, assurance, protection sociale etc.), d’outils réglementaires (lois agricoles, mécanismes adéquats visant à fournir des services financiers aux producteurs etc.) qui incitent les investissement dans le secteur en vue d’assurer son développement.

Des fonds compétitif seront mis en place pour des projets innovants qui chercheront à accroître la productivité, la recherche de débouchés, la fourniture d’appui technique, le développement de la recherche et la vulgarisation.

Déterminé à lutter contre l’insécurité alimentaire, le GdT va mettre en place des filets de sociaux, des stocks de sécurité et développer un système d’alerte précoce (SAP) et des cadres de concertation et de gouvernance autour du droit à l’alimentation. Il publiera annuellement un rapport sur la situation de la sécurité alimentaire.

Le GdT est engagé à améliorer la performance des institutions du secteur à travers la mise en place du Système d’analyse stratégique et de gestion des connaissances (SAKSS) pour l’amélioration de la programmation, la mise en œuvre et le suivi évaluation concertées des opérations d'investissement.

Afin d’assoir le cadre adéquat de suivi évaluation, le GdT est engagé à organiser le recensement national agricole et mettre en place système de suivi évaluation renforcé à différents niveau, inclus une matrice d’actions déterminantes sur la mise en œuvre et l’efficacité de sa politique sectorielle (policy actions matrix).
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