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Le loir

Avec sa grosse queue touffue et son petit museau de hamster, ce rongeur fait tantôt penser à un petit écureuil, à un hamster géant, ou bien à un muscardin qui aurait un peu trop gonflé ! Le loir est bien connu de nom, mais l’observer dans la nature relève d’un véritable défi pour un naturaliste. Une nuit de pleine lune – pour la lumière – en forêt est nécessaire, et encore faudra-t-il rajouter un destin favorable.

Peut-être qu’après avoir lu ce document, vous tenterez vous aussi l’aventure et aurez la chance d’observer l’animal dans son milieu naturel. Qui sait ?

LES ESPECES

Mais d’où vient ce petit animal au pelage grisonnant, qui fait partie de l’immense famille des rongeurs ? Pas facile de s’y retrouver dans chez les gliridés.

qui ronge, qui ronge…

Eh oui, le loir fait partie de l’immense ordre des Rondentia – les rongeurs – qui regroupe vingt-neuf familles, trois cents nonante-cinq genres et, tenez-vous bien, mille sept cents trente-huit espèces, parmi lesquelles on trouve aussi bien les cochons d’Inde, les hamsters, les castors, les écureuils, les marmottes, les rats, les souris, les gerbilles, les lièvres, les campagnols, les porcs-épics, les taupes et j’en passe ! Les rongeurs doivent leur succès planétaire à leur petite taille, leur rapide prolifération et surtout leur apparition précoce – ils étaient déjà là il y a plus de cinquante millions d’années.

Les rongeurs ont subi diverses évolutions au cour des millénaires qui se sont succédés, et les familles se sont diversifiées. Aujourd’hui, leur point commun à tous est bien sûr la mâchoire qui trahit leur passe-temps favoris : ronger. Ils possèdent une paire d’incisives aiguës, à croissance continue, puis un espace libre (diastème), qui permet aux lèvres de se rejoindre ou de rejeter du matériel indésirable. Ils n’ont pas de canines, mais quelques fois une rangée de molaires ou prémolaires dont le nombre est très variable.

mâchoire, dis-moi tout !

On classe les rongeurs en trois groupes distincts, suivant la forme de leur mâchoire (voir dessin de la mâchoire typique) et la façon dont le muscle pair des joues (le masséter profond et le masséter latéral) élève la mâchoire inférieure : il existe alors les sciuromorphes (le masséter latéral pousse la mâchoire inférieure vers l’avant et le masséter profond ferme les mâchoires), les caviomorphes (le masséter latéral ferme les mâchoires en le masséter profond pousse la mâchoire inférieur en avant) et les myomorphes (les deux masséters agissent ensemble pour la mâchoire en avant). Chez les rongeurs sciuromorphes, on retrouve par exemple les castors et les écureuils, chez les caviomorphes, les porcs-épics ou cochons d’Inde, et enfin chez les myomorphes, aux côtés des souris, des rats et des campagnols, on a affaire à notre petit loir.

Le loir et le lérot possèdent, en tout, quatre incisives (deux en haut et deux en bas), quatre pré-molaires et douze molaires. Ils usent leurs longues incisives en les frottant sans arrêt. Les deux du haut sont jaunes et celles du bas sont blanches.

Cousin du muscardin

Le loir fait partie de la famille des gliridés, dans laquelle on répertorie neuf espèces, divisées en sept genres.

  • Glis glis : c’est notre loir, appelé habituellement loir commun, ou loir gris.

  • Muscardinus avellanarius : c’est le muscardin, le seul représentant du genre Muscardinus.

  • Eliomys quercinus : c’est un lérot qui vit en Europe.

  • Eliomys melanurus : c’est aussi un lérot, mais asiatique cette fois.

  • Dryomys nitedula : voici le lérotin, appelé, depuis la découverte de la deuxième espèce, lérotin commun, qui ressemble beaucoup au lérot.

  • Dryomys laniger : deuxième espèce de lérotin, découverte récemment : le lérotin laineux.

  • Glirulus japonicus : même s’il n’est pas du même genre que le premier muscardin, il est nommé : « muscardin du Japon ».

  • Graphiurus murinus : le graphiure, qui est aussi appelé : « loir africain » en raison de son habitat.

petite bête dans les arbres

Le loir est un animal nocturne, pas facile de l’observer. Son pelage gris ne nous permet pas de le repérer rapidement, même si ses petites crottes constituent un précieux indice.

grands yeux noirs

Le loir, en apparence, ressemble à un petit écureuil. Cinq fois plus gros que son cousin le muscardin, il mesure une quinzaine de centimètres et pèse deux cents grammes. Il est recouvert d’un pelage laineux, velouté, très doux, teinté de gris, tirant sur l’argenté qui se fait plus sombre sur les flancs, tandis qu’on distingue un peu de blanc sur le ventre. Il arbore une jolie queue grise et touffue, de la même longueur que son corps, et dont l’utilité est concentrée sur l’équilibre – il lui faut un balancier lors de ses escapades. Lorsqu’il déguste une petite graine ou un fruit, debout sur une branche, il la laisse alors pendre, ou la ramène sur le côté. Cependant, c’est une partie de son corps qui est très vulnérable et qui est souvent amputée.

Son museau est rond et garni, comme la plupart des rongeurs, de poils courts et plus durs, laissant apparaître des narines et des lèvres. Ses longues moustaches noires ornent son visages. Ses oreilles sont arrondies et bien visibles ; mais sa fierté reste quand même ses grands yeux noirs et cernés.

Les pattes antérieures du loir se composent de quatre doigts et d’un pouce si peu développé qu’on ne le comptabilise pas. Les pattes arrières sont plus grandes et ressemblent beaucoup, pour comparaison, à celle des cochons d’Inde, mise à part qu’on peut voir un petit pouce sur le côté. Elles sont pourvues de petites griffes. La plante des pieds est faite de callosités en forme de coussinets.

coquet

Peut-on être paresseux et coquet ? La réponse est oui, en tout cas chez les animaux, puisque cet hibernant qu’est le loir aime à la fois paresser et faire sa toilette : installé sur une branche ou juché sur un muret, il frotte de ses petites « mains » son visage, ébouriffe ses poils, puis les recoiffe. Si vous avez déjà vu un cochon d’Inde ou un hamster se nettoyer, imaginez le même petit rituel et vous ne serez pas loin de la réalité.

sortie de nuit

Le loir est un animal qui vit essentiellement la nuit. C’est à la tombée du jour, si ce n’est pas une ou deux heures après, que notre ami s’éveille et quitte son nid afin d’aller trouver quelque chose à se mettre sous la dent.

Le loir est parfaitement adapté à la nuit. Ses yeux sont de véritables détecteurs de lumières. Un petit rayon suffit à dilater ses pupilles, ce qui lui donne une bonne vision dans une obscurité presque complète.

Ses oreilles lui fournissent également des informations utiles. Plus développées que celle de l’homme, elles entendent mieux les mouvements suspects. Son odorat est aussi un atout pour trouver de la nourriture, dont il repère l’odeur de loin. Enfin, ses moustaches, appelées vibrisses, le renseignent sur les objets qu’il rencontre. Il possède d’autres zones tactiles, par exemple sur le menton ou sur les avants-bras, auxquelles il se fie plus que tout autre sens.

habitant des arbres

Le loir vit dans les forêts. S’il dédaigne les conifères, c’est parce qu’il préfère nettement les feuillus. Là, il élit domicile dans les trous de ces arbres. On le trouve aussi dans les fentes de rochers ou dans les nichoirs.

Il est capable de se faufiler entre les branches d’épais buissons, fait de l’escalade sur les hêtres, et, comme un écureuil, peut sauter de branches en branches sans le risque de se retrouver aplati sur le sol – le loir peut faire des bonds de plus d’un mètre de long. En Crète, ce sont ses prouesses qui lui ont permis d’obtenir le surnom de « chat gris des arbres ». Mais comment parvient-il à effectuer ces splendides acrobaties ? Eh bien la nature a doté notre petit loir de coussinets plantaires, qui contiennent de nombreuses glandes secrétant une substance collante qui l’aide à bien se cramponner lorsqu’il exécute ses chorégraphies.

Cependant, malgré cette facilité de déplacement, le loir n’aime pas tellement s’aventurer loin de son chez-soi. C’est pourquoi il constitue une réserve de provisions et exige de pouvoir trouver ses aliments à une portée de deux cents mètres à la ronde.

répertoire musical

Le loir est réputé pour avoir mauvais caractère. C’est peut-être à cause de son répertoire de cris variés. A son réveil de printemps, il gazouille et sifflote gaiement – on le prendrait pour un oiseau. Puis il pousse de longs sifflements, alternant avec des plus brefs, et terminant par des soupirs.

Il peut aussi grogner, murmurer ou bien émettre un cri toussé, enflammant l’imagination de certaines personnes, qui se sont mises à raconter que leur grenier était hanté, alors qu’il était simplement habité par un loir – ce qui ne leur aurait peut-être pas non plus plu.

Le loir est un bavard. Lorsqu’il saute de branches en branches, il pousse divers cris, du plus doux au plus fort. Le silence ne s’installe que lorsqu’il dévore son repas – on ne peut pas tout faire en même temps !

Quand on le dérange dans son sommeil, il émet un bourdonnement, comme un essaim de frelons, en grinçant des dents.

A la saison des amours, le mâle zézaye pour attirer la femelle.

dormir comme un loir

Lorsque l’hiver commence à montrer son nez, c’est-à-dire dès septembre ou octobre (en dessous de 14°), le loir n’a plus qu’une seule envie : se trouver un petit coin à l’abri et dormir. Il se rapproche alors des granges ou des greniers, souvent mieux chauffés qu’un arbre. Parfois, il creuse un trou dans le sol, qui mesure entre cinquante et cent centimètres de profondeur. Il arrive facilement à s’y entasser avec quelques congénères.

Avant de se plonger dans une totale léthargie, le loir fait des provisions. Il se nourrit de nourriture riche et diminue ses mouvements afin de devenir gras – jusqu’au double de son poids. C’est sur ces réserves qu’il va vivre pendant près de huit mois, de septembre-octobre à avril. Il abaisse sa température à quelques dixièmes de degrés au-dessus de zéro – sa température normale est fixée à trente-huit degrés.

Le loir hiberne normalement en famille, parfois en plus grande communauté, les membres roulés en boule les uns contre les autres pour ne pas laisser le froid s’infiltrer. Ce sont le plus souvent les mâles qui vont se coucher en premier, rejoints par les femelles, et enfin par les jeunes, qui ont mis plus de temps pour se constituer une couche de graisse qui leur permette de tenir l’hiver. En effet, tous les animaux qui hibernent possèdent une sorte de « chaudière » qui doit être constamment alimentée pour pouvoir fonctionner, d’où le besoin de constituer une bonne réserve.

Le long sommeil du loir est ponctué de brefs réveils (parfois parce que la température est tombée trop bas, alors le loir doit s’éveiller, bouger pour se réchauffer), pendant lesquels le loir grignote quelques graines, fait sa toilette, arrange son nid. Mais il se rendort très vite.

Pendant le sommeil, tout fonctionne au ralenti : la circulation du sang, les battements de cœur, la respiration.

A son réveil, au printemps, il est très amaigri. Mais en l’espace de deux heures à peine, il reprend sa vivacité et par à la recherche de nourriture.

L’hibernation des loirs est l’une des plus longues, et c’est pour cela que l’on utilise l’expression : « dormir comme un loir ». D’ailleurs, savez-vous comment on dit « loir », en allemand ? « Siebenschläfer », ce qui signifie : « qui dort sept mois ». Comme quoi sa réputation est même ancrée dans la linguistique.

quant vient le printemps…

C’est entre mai et juillet que se situe la période de reproduction du loir. Le mâle courtise la femelle (on peut entendre ses sifflements aigus lorsqu’il est en quête d’une partenaire) s’accouple, puis la laisse à ses affaires, tandis que lui cherche de nouvelles femelles à féconder.

Madame Loir doit en effet s’occuper de bien des choses. Une fois enceinte, il faut construire le nid confortable pour accueillir les jeunes, qui arriveront au bout d’un petit mois. Elle part alors à la recherche d’un arbre creux, ou d’un ancien nid de pic-vert ou d’écureuil, voire même un coin de grenier. Elle le tapisse ensuite de feuilles, de branches mortes et de mousse, puis le recouvre avec de belles feuilles vertes.

La femelle met bas de deux à dix petits encore peu développés : leurs yeux sont fermés, ils sont tous nus et roses. Elle les allaite pendant trois semaines et les couvre avec sa grosse queue pour leur tenir chaud. A la moindre alerte, elle se couche sur eux pour les protéger.

Les jeunes grandissent vite. Un fin duvet apparaît sur le corps, bientôt remplacés par un joli pelage. La mère s’autorise alors de brèves sorties, durant lesquelles elle recouvre ses petits de paille et de brindilles.

Parfois, au bout de quinze jours, la femelle a l’agréable surprise de voir venir son compagnon qui s’incruste alors dans la vie familiale : il prend soin des petits en les lavant, en montant la garde durant les escapades de la mère. Bientôt, les jeunes feront leur première sortie et à six semaines, ils sont indépendants. Mais ils ne quitteront pas leur mère avant l’arrivée du printemps suivant.

Le loir n’a qu’une portée par an, contrairement au lérot, qui peut en avoir deux. Ses mœurs reproductifs se rapprochent plus de ceux du muscardin (à qui il arrive quelques fois de « chasser » ses petits et d’avoir une deuxième portée dans la même saison, en juillet-août). D’ailleurs, il n’est pas rare de voir des nids de loirs et muscardins installés les uns près des autres, à tels points qu’il forment des colonies. Au moindre danger, ils se chargent de s’avertir les uns les autres, prennent les petits dans leur gueule et vont les glisser dans une nouvelle cachette.

Le loir vit entre trois et cinq ans, donc plus longtemps que son cousin le lérot, qui ne dépasse que rarement sa quatrième année, et le muscardin, dont la durée de vie varie de deux à trois ans.

petits gourmets

Les rongeurs, et vous avez sûrement pu le remarquer si vous hébergez chez vous des cobayes, sont des animaux très gourmands. Le loir particulièrement. On en a déjà vu un ouvrir un pot de verre pour se gaver des prunes qui étaient conservées à l’intérieur !

Le loir s’attaque aux arbres, particulièrement aux chênes et aux hêtres, dont il ronge l’écorce, les bourgeons, les pousses – il aime sucer la sève si elle est sucrée.

Mais ce mammifère ne se contente pas de si peu. Il lui faut un régime varié et c’est pourquoi, lors de ses « promenades », il ramène toute sorte de nourriture : glands, châtaignes, noix, noisettes, baies, champignons… Un tantinet chasseur, on le voit déguster insectes, œufs et jeunes oiseaux. Il aime beaucoup les fruits du hêtre, que l’on appelle faines, tout comme le lérot et le muscardin. Seul ennui : cet arbre ne donne des fruits que tous les quatre ou cinq ans… L’occasion de se régaler une fois dans leur courte vie.

Notre ami a aussi ses préférences saisonnières. A la période de reproduction, il consomme fruits mûrs et insectes en grande quantité, et la femelle, une fois enceinte, marquera une préférence pour les fruits secs.

Une patiente observation a permis de tirer le constat suivant : en dix semaines, trois loirs ont consommés à eux seuls 272 cerises, 92 poires, 64 pommes, 42 abricots, 58 prunes, 25 grains de raisin, 526 groseilles et plusieurs centaines de graines de potiron. Comme quoi on pourrait aussi dire : « Etre gourmand comme un loir ».

attention demandée

Il n’y a pas que les Romains qui se nourrissaient de loirs – voir « Protection ». De petits rongeurs nocturnes, c’est tentant pour bien d’autres animaux. Si le muscardin, par son agilité, est souvent à l’abri, il n’en est pas de même pour le lérot et le loir.

Martres, belettes, hermines, renards et chats guettent ce petit mammifère juché sur sa branche, qui doit garder une attention omniprésente pour éviter de finir dans la gueule d’un prédateur.

Mais si le danger ne venait que du sol ! N’oublions pas non plus les grands ducs, les hulottes, les hiboux et les chouettes, qui fondent silencieusement sur le loir, n’ayant pas vu le péril venir du ciel. Saisi entre les serres, amenés dans le nid puis déchiqueté du bec, le loir termine tristement sa vie.

Il lui arrive aussi de se faire attaquer par un corbeau ou une pie. Bref, on peut comprendre, qu’avec une pareille épée de Damoclès, on ne puisse pas vivre plus de quelques années.

les cousins du loir

On nomme souvent les gliridés « la famille des loirs », sans doute parce que le loir est le plus connu. Voici donc une brève présentation de ses cousins.

Le lérot

Il existe deux espèces de lérots : le lérot d’Europe, qu vit en Europe et dans les pays méditerranéens jusqu’au Proche-Orient, et le lérot asiatique, que l’on trouve dans le sud-ouest de l’Asie.

Le lérot est un peu plus petit que le loir, ne mesurant que dix centimètres et pesant une centaine de grammes, sa queue fait environ la même taille ; sur le crâne, ses deux longues oreilles (1,6 cm) ressortent bien. Sa fourrure est grise, teintée de roux ou de brun, sur le dos, son ventre est blanc, comme celui du loir, et il possède une troisième couleur : du noir, qui lui cerne les yeux et tache ses joues avec deux jolies bandes – un signe indispensable à connaître si l’on veut le distinguer du loir. Sa queue est bien plus fine, terminée par une touffe de poils blancs. Il vit en altitude – on peut en voir à plus de 2000 m. Il construit des nids de foin, de mousse et de feuilles séchées d’où on le voit surgir, au début de la nuit. Il fait des bonds de plus de trente centimètres ! Peureux, il s’enfuit au moindre bruit ! Vous aurez donc peu de chance de l’apercevoir.

Le lérot est bien plus agressif que le loir. A la saison des amours, les mâles se disputent et le vaincu est souvent dévoré par le vainqueur. Et lors de l’hibernation – il s’endort avec ses compagnons pour l’hiver – les premiers réveillés tenaillés par la faim la soulagent en goûtant à leurs « amis » encore en léthargie.

Son instinct qui n’est pas des plus doux se fait également ressentir dans sa nourriture : s’il partage le goût du loir pour les fruits mûrs et juteux, les grains et écorces des arbres, il est bien plus carnassier que son cousin : limaces, insectes, chenilles, escargots, vers, papillons, araignées ou lézard, chaque animal plus petit que lui remplit un bon repas.

le muscardin

C’est le plus petits représentant de la famille des Gliridés. Son corps mesure sept centimètres, sa queue six. Son nom provient de l’odeur de musc qui émane de son pelage doré.

L
où observer les gliridés ?

Ces animaux ne sont pas des mammifères faciles à observer. Mais si vous avez un peu de patience et de volonté, vous pourrez observer les indices de passage que laissent nos amis.

Le loir habite les arbres, comme le lérot et le muscardin, mais à terre, on peut découvrir la trace de leurs de leurs pattes antérieures – cinq doigts. Les griffes sont assez nettes, et on voit le sillon creusé par la queue.

N’oubliez pas que les gliridés sont très gourmands, et laisseront donc par terre des fruits non terminés (le loir crache les lambeaux de pelures des fruits qu’il consomme), des coquilles de noisette, des glands, des noix... Intéressant à savoir : le muscardin s’attaque aux fruits par la queue, le lérot et le loir par l’autre extrémité. Examinez aussi les arbres et vous y découvrirez peut-être des bracelets d’écorce rongés.

En montagne, le loir habite souvent les pentes sud et marque son territoire en frottant son arrière-train sur différents supports : les sécrétions de ses glandes y laissent des raies humides et odorantes.

e muscardinus avellanarius (le nom savant du muscardin) vit dans les buissons épineux, les taillis, les arbustes ou les haies. Il ne craint effectivement pas les épines, mais déteste l’ombre des forêts, lui préférant la lumière du soleil qui le chauffe pendant son long sommeil de la journée. Il s’y déplace avec aisance et déjoue ses prédateurs moins en confiance dans ce milieu que dans les arbres habituels. Moins sociable que ses cousins, il vit et hiberne seul.

Cette petite « souris rouge » raffole des noisettes. Mais ce n’est pas une grosse mangeuse. Une noix lui suffit pour plusieurs heures de travail. Car dès qu’elle est rassasiée, pas question de faire une sieste, elle se remet au travail, s’attelant à la construction d’un nouveau nid, ou à la réparation de l’ancien, partiellement emporté par le vent. Le muscardin est un grand constructeur de nid, pouvant en construire cinq sur une dizaine de mètres, en les superposant, le plus gros d’entre eux mesurant cinq centimètres de diamètre. Il se réserve ainsi une grande quantité de choix.

Ce petit rongeur a une position très spéciale pour se reposer : sa tête est inclinée vers l’avant, sa queue tombe en arrière, de manière à ce que les deux parties se fassent contre-poids. Un équilibre malgré tout fragile : au moindre mouvement, il se réveille, et se réfugie dans un endroit moins dangereux. Quelques fois, il s’immobilise simplement, espérant qu’il ne sera pas repéré, et un humain passant par là le prendrait pour une petite feuille rousse ou un bois mort.

Le muscardin, plus petit et plus léger que les autres gliridés, est capable de descendre sur le bout des tiges, sans que celles-ci ne succombent sous le poids. Et si vraiment la branche est trop fragile, il s’accroche avec sa queue à une plus solide qui se trouve au-dessus et va quérir les fruits juteux.

Amusant : lorsque deux muscardins se rencontrent sur une même branche, l’un des deux bascule au-dessous afin que l’autre puisse tranquillement continuer son chemin.

Il existe une autre espèce de muscardin, qui vit au Japon, et donc appelé le muscardin du Japon, de son nom scientifique Glirulus japonicus. On le trouve dans des forêts de montagne, entre 400 et 2300 m. Il n’est pas beaucoup plus grand que son cousin européen : il mesure une dizaine de centimètres, dont quatre à cinq centimètres de queue. Les Japonais l’élèvent souvent en captivité.

le lérotin

Le lérotin (Dryomys nitedula), même s’il ressemble beaucoup au lérot, est d’un tempérament bien plus doux que ce cousin. Il possède une queue un peu plus touffue que l’on peut rapprocher de celle du loir et vit dans les forêts et les pentes rocheuses d’Europe centrale et d’Asie Mineure.

C’est dans les buissons qu’il établit un nid qu’il garnit d’herbes sèches, et de feuilles, souvent de forme sphérique, même s’il lui arrive d’aménager une cavité dans un arbre ou sous terre. Il se nourrit ensuite aux alentours, goûtant aux baies, aux fruits et aux graines, avec une tendance prononcée pour les insectes, les œufs et les oisillons. Mais, contrairement aux rongeurs que nous avons vus précédemment, il ne fait pas de réserves.

Le graphiure

C’est en Afrique, au sud du Sahara, que vit le graphiure, une espèce de gliridé (nous n’avons pas pu trouver de photos et nous en excusons). Il règne encore une grande confusion concernant leur classification. Leurs mœurs sont très mal connues. On sait juste que ce sont des animaux arboricoles, qui font leur nid dans des trous ou des terriers. Pendant la saison fraîche, certains tombent en léthargie, tandis que d’autres n’hibernent pas.


pRotection

Même si on ne le voit pas facilement, cela ne veut pas dire qu’il est rare. Le loir est l’un des animaux dont on peut dire gaiement qu’il n’est pas en voie de disparition.

mangés par les romains

La découverte du loir ne date pas d’hier. Les Romains les connaissaient déjà très bien. Etudiaient-ils tant la biologie ? Que nenni ! Ils s’intéressaient plutôt à la gastronomie – vous avez entendu parler des banquets et des fêtes qu’ils donnaient – et le loir constituait pour eux un met de choix.

Pour cela, pas besoin de partir chasser : ils avaient déjà nos méthodes actuelles et élevaient des loirs, en utilisant des méthodes tout aussi cruelles qu’aujourd’hui : ils remplissaient des jarres de blés et y enfermaient les loirs qui, à l’étroit, n’avaient pas d’autre occupation que de manger. Au bout de quelques semaines, les malheureux étaient bien gras, et prêts à être dégustés.

Les loirs dégagent une odeur très forte et les Romains nous parlaient déjà de la puanteur qui émanaient des jarres. Joli parfum pour la maison !

Beaucoup plus tard, dans les années 1950, les recettes antiques réapparurent chez les paysans slovènes. Ils capturaient le loir de nuit en posant leur veste sur le sol. Or, le petit rongeur s’y réfugiait, poursuivi par le grand-duc, croyant ainsi échapper au repas de ce dernier, pour ensuite passer à la casserole d’un nouveau prédateur.

peau consommée

Après ces aventures romaines, le loir a été tué pour sa fourrure, qui a été utilisée pour confectionner chapeaux ou casquettes, et fourrer moufles et gants. Et plus récemment encore, on pouvait manger du loir autant en Sicile ou en Espagne qu’en France.

Le muscardin lui, qui a un caractère beaucoup plus gai et pacifique que ses cousins, a été apprivoisé et souvent élevé et gardé en volière en Angleterre.

ennemis des agriculteurs

Aujourd’hui, le loir et le lérot sont pourchassés par les agriculteurs qui les détestent à cause des dommages qu’ils créent dans les récoltes et les cultures d’arbres fruitiers. Mais cette petite « persécution » n’a pas suffi à faire régresser les populations.

Le muscardin se fait tout de même un tantinet plus rare. Sans doute souffre-t-il de la destruction continue des haies et des traitements chimiques utilisés en zone agricole.

Cependant, actuellement, aucune de ces trois espèces n’est menacée et, par conséquent, aucune non plus ne bénéficie de mesure de protection.

N’oublions cependant pas que le loir, en mangeant des insectes, puis en se faisant déguster à son tour par des rapaces, fait partie du cycle de la vie et est, par conséquent, indispensable à l’équilibre naturel qui règne dans notre faune et notre flore.




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