Region martinique








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Programme Opérationnel FEDER

Objectif Convergence France - Région Martinique


PROGRAMME OPERATIONNEL

FEDER 2007-2013

OBJECTIF CONVERGENCE
REGION MARTINIQUE









SOMMAIRE


PREAMBULE 4

Introduction 4

Les réunions d’arbitrage des partenaires du programme 7

Entretiens individuels réalisés par le cabinet DELOITTE en complément des groupes de travail 10

Présentation synthétique de la Martinique 11

La stratégie de Lisbonne fixe en matière d’emploi un double objectif à atteindre d’ici 2010 : un taux d’emploi de 70% et un taux d’emploi des femmes de 60%. 13

A mi-parcours, la Martinique reste en retrait des moyennes nationales, mais la situation de l’emploi dans l’île connaît une amélioration significative. Le taux de chômage est ainsi passé de 26,4 % en 2000 à 25,2 % en 2006 (en comparaison 8,3% pour la France hexagonale). 13

En décembre 2006, la Martinique compte 167 014 actifs. La Martinique se distingue en effet par l’importance du secteur public dans le marché de l’emploi, avec environ 36 500 emplois, 18 500 dans la fonction publique d'Etat, 12 000 dans la fonction publique territoriale et environ 6 000 dans la fonction publique hospitalière. Le secteur public concentre ainsi près du quart de la population active salariée occupée. 13

29,19% des demandeurs d’emploi ont un niveau de formation supérieur ou égal au baccalauréat (niveau IV à niveau I-II) 13

39,73% d’entre eux ont un niveau de formation de type CAP- BEP (niveau V) 13

76,3% des demandeurs d’emploi sont inscrits dans une qualification de type Employés 13

11,3% inscrits dans des emplois de Techniciens, agents de maîtrise  ou Ingénieurs et Cadres 13

8% inscrits dans la qualification « manœuvres ». 13

Des phénomènes de précarité sont assez marqués pour différents publics, notamment les jeunes et les femmes pour lesquels le taux de chômage reste particulièrement élevé. 13

Le taux d’emploi des femmes, qui marquait une légère progression en 2004, se dégrade en 2005 et en 2006 pour atteindre 35,8 %. Parallèlement, on constate que le chômage des femmes dépasse sensiblement celui des hommes (27,3 % pour les femmes et 25,2 % pour les hommes en 2006) en dépit d’un niveau de qualification généralement plus élevé, et que 61% des demandeurs d’emploi de longue durée sont des femmes (2005). 13

La situation des jeunes reste également préoccupante, puisque le chômage des moins de 30 ans atteint en Martinique 48%. Ce chômage a des causes multiples, mais les analyses convergent sur un déséquilibre entre une offre de main d’œuvre non-qualifiée importante et des entreprises dont la demande en la matière reste très limitée. Relevons que si près de la moitié des jeunes sans diplôme sont au chômage, cette proportion tombe à 4% lorsqu’il s’agit de jeunes sortis de l’enseignement supérieur. 13

En 2005, les offres d’emploi concernaient principalement des activités de services à faible niveau de qualification : des emplois de jardiniers espaces verts (629 offres), des agents d’entretien et de nettoyage urbain (567 offres), des agents d’enquête et de sécurité (465 offres). On remarque cependant des métiers qualifiés en tension, notamment dans le secteur de la santé et de l’action sociale (1290 offres d’emploi), dans le secteur de l’intervention sociale (527 offres d’emploi d’animateur spécialiste d’activités culturelles et techniques) et dans le secteur du bâtiment (452 offres d’emploi de maçons sur un total de 1 476 offres dans le secteur). 14

Ces constats mériteraient néanmoins d’être nuancés à la lumière, d’une part, des difficultés à apprécier globalement l’offre d’emploi (l’ANPE ne capte que 40% des offres d’emploi), et d’autre part, des circuits économiques informels, particulièrement développés sur le territoire puisqu’il est évalué que 7,7 % des emplois sont non déclarés en Martinique (9 700 emplois) et que 44% des Martiniquais ayant un emploi informel se déclarent chômeurs. 14

1 Diagnostic territorial 15

Diagnostic territorial thématique 16

Caractéristiques géographiques : Région Ultra-Périphérique de l’Union européenne, la Martinique est caractérisée par : 16

son insularité : un seul port commercial international et un seul aéroport international par lesquels transitent la grande majorité des biens et des personnes entrant et sortant de l’île ; 16

sa faible superficie : 1080 Km2, la plus petite des régions ultra périphériques, d’une longueur de 64 Km et d’une largeur de 24 Km. 16

L’exploitation de l’ensemble de la superficie de l’île est limitée par la couverture végétale (43% de la superficie de l'île est boisée) et par une proportion importante des surfaces dont la pente moyenne est supérieure à 30% ; 16

son éloignement : l'île se situe à 7000 Km du continent européen et à 2 000 Km de la Floride ; 16

son relief accidenté : la morphologie du territoire martiniquais est caractérisée par des zones montagneuses d’origine volcanique où les pentes abruptes, les zones d’effondrement et les ravines sont importantes. 16

Le relief montagneux représente plus de 60 % du territoire. Cette morphologie territoriale complexe limite l’accessibilité intérieure et contraint l’aménagement et le développement économique de l’île ; 16

son climat se traduit par une extrême variabilité climatique dans le temps, l’espace, l’échelle et la fréquence des perturbations. Le climat difficile est caractérisé par des périodes de sécheresse, de forte pluviométrie et de cyclones (Cf. l'ouragan DEAN du 17/08/2007) ; 16

des risques naturels élevés : la Martinique est fortement exposée à des risques naturels qui provoquent régulièrement des dommages importants et qui imposent une vigilance continue. Ces risques sont de plusieurs natures : 16

les risques cycloniques et risques côtiers liés au passage des cyclones (marées de tempêtes, houles cycloniques), 16

les risques volcanologiques (Cf. l’éruption de 1902 qui a fait 28 000 victimes et celle de 1929), 16

les risques sismiques, de glissements de terrain et de raz de marée, 16

les risques érosifs et de crues. 16

La Martinique est le seul département de France, avec la Guadeloupe, classé en zone sismique III. Entre 200 et 500 séismes sont enregistrés par an, dont 10 ressentis par la population. Le séisme de référence est de magnitude 7,5 avec une période de retour d’environ 175 ans. Le dernier événement connu de cet ordre de grandeur remonte à 1839, il y a donc 166 ans, et on estime qu’il était de magnitude supérieure ou égale à 7,5. 17

En outre, l'éloignement et l'isolement de l'île sont accentués par un décalage horaire qui, selon les périodes de l'année, varie entre –5h et -6h par rapport à la métropole. 17

Ces caractéristiques géographiques constituent des handicaps pour le développement de la région : 17

L'éloignement de la Martinique des principaux centres d'approvisionnement de marchandises en Europe induit des coûts de transport élevés dont les entreprises locales doivent s'acquitter pour assurer leur activité. L'économie de la Martinique est ainsi pénalisée par des surcoûts d'approvisionnement, de transport et par une forte dépendance vis-à-vis de l'extérieur. Ceci se traduit par un déséquilibre commercial persistant, avec un volume d'importations huit fois supérieur au volume d'exportations en 2005. 17

Par ailleurs, l'éloignement entre la Martinique et le continent européen représente des surcoûts dans le transport de certains déchets qui doivent être traités dans des centres agréés en Europe. 17

L'économie de la Martinique est caractérisée par l'étroitesse de son marché intérieur, tout comme l'ensemble des Régions ultrapériphériques. L'étroitesse du marché local résulte de la combinaison de plusieurs facteurs que sont l'éloignement, l'isolement et la taille réduite de l'île. Il en résulte une demande intérieure faible du fait de la faiblesse du nombre de consommateurs locaux finaux et intermédiaires. 17

La région Martinique représente moins de 1% de la population française. La demande intérieure des ménages est d'autant plus limitée que le PIB régional par habitant est inférieur à celui des autres régions européennes. 17

S'agissant des entreprises, la Martinique compte une très grande majorité de micro-entreprises (76% des entreprises n'ont pas de salarié en 2004 contre 56 %en France) 17

Cette étroitesse du marché local se manifeste par : 17

la limitation des débouchés des activités productives ainsi que de certains types de services 17

l'absence d'économie d'échelle interne et externe 17

L'exiguïté de l'île et le relief du territoire sont à la source de la saturation du système de transport terrestre. Le trafic journalier est de 60 000 véhicules dans l'agglomération Centre avec une concentration moyenne de 96 000 véhicules sur 4 Km d'autoroute. 17

Afin de faire face au risque sismique très préoccupant, la Martinique ne possède pas assez de bâtiments publics susceptibles d'accueillir le public suite à un séisme majeur. En cas de grave séisme, le plateau technique du CHU de la Meynard, construit aux normes des années 1980, ne résisterait pas. Ainsi dans l’optique du Programme National de Prévention du Risque Sismique, élaboré en 2005, la réhabilitation aux normes para-sismiques de bâtiments publics tels le CHU de Fort de France ou encore les écoles primaires, bâtiments de classe D (bâtiments permettant d'accueillir le public en cas de séisme majeur), permettra d’assurer la continuité des secours et de la présence de l’Etat en cas de séisme grave. La maîtrise des dispositifs d’alerte et l’information préventive des populations restent des préoccupations majeures sur lesquelles il convient de mobiliser les efforts. 17

Le climat difficile se traduit par des crues de type torrentiel dont le temps de montée des eaux est inférieur à 1 heure en raison des fortes pentes. Le risque d'inondation concerne plus de 80 ravines et cours d'eau tels que la rivière Lézarde qui, en cas de forte crue pourrait couper l'autoroute principale desservant l'axe nord-sud caraïbe, l'aéroport ainsi que le CHU de la Meynard. 17

Spécificités démographiques : Au 1er janvier 2005, la population de la Martinique est estimée à 395 000 habitants. Elle augmente de 2 000 habitants par rapport à 2004, malgré un solde migratoire (entrées - sorties) négatif d'environ 500 personnes et un solde naturel (naissances - décès) en baisse. La croissance démographique se replie légèrement par rapport à 2003 et ceci pour la sixième année consécutive. Elle s'élève à un peu moins de 0,5%, soit un niveau comparable à celui de la métropole. La population reste globalement jeune mais elle connaît un vieillissement croissant, le plus rapide des DOM en 2002. 18

Spécificités sociales : La Martinique enregistre un taux de chômage deux fois supérieur à la métropole, favorisant les phénomènes d’exclusion et l’émergence de conduites addictives. La toxicomanie dans l’île se différencie par les produits consommés, avec une prédominance du cannabis et du crack (le développement rapide du crack a été fortement ressenti par la société martiniquaise en raison de la délinquance qu'il génère). Parallèlement, la Martinique présente une surmortalité et une surmorbidité pour les psychoses alcooliques et l’alcoolisme. Le poids de l'alcool sur la mortalité prématurée est particulièrement net chez les hommes, puisque 10% des décès masculins survenant avant 65 ans sont imputables à l'alcool. Ces phénomènes sont d’autant plus préoccupants dans un contexte où le lien familial traditionnel est bousculé (multiplication des familles monoparentales, baisse de la solidarité intergénérationnelle, etc.) 18

Spécificités sanitaires : La Martinique est exposée à des pathologies régionales particulières et à des pathologies communes mais à prévalence élevée. En matière d’offre de soins, si le territoire dispose d’infrastructures hospitalières de qualité comparable à la métropole, les densités médicales et paramédicales sont inférieures de moitié à celle de la France métropolitaine et l’accessibilité aux soins est hétérogène. Plus particulièrement, on constate un déficit en matière de prise en charge des personnes âgées et des personnes handicapées, dont le besoin est pourtant croissant. Le milieu associatif et la solidarité familiale permettent de compenser ces manques, mais la situation se fragilise au regard des difficultés rencontrées par les réseaux à trouver des ressources financières pérennes ainsi que du personnel qualifié. 18

Par ailleurs, subsistent en Martinique des risques sanitaires spécifiques liés aux pollutions rémanentes des sols, dont la maîtrise est un enjeu majeur, c’est notamment le cas de la Chlordécone. 18

19

DEAL EX DIREN de Martinique – Novembre 2004 19

Après 50 mois de mise en œuvre de l’arrêté préfectoral, on estime à plus de 98 % la probabilité d’achat de légumes sains, sur les circuits de mise en marché normaux. 19

Forces 21

Faiblesses 21

Démographie : Une population jeune poursuivant les études après le baccalauréat à 42% (contre 43% en métropole) 21

Qualité des infrastructures hospitalières : Un patrimoine hospitalier modernisé ou en voie de modernisation (opérations de reconstruction et de rénovation des locaux) 21

Une capacité importante de lits de soins de courte durée (Médecine – Chirurgie - Obstétrique) : 1 783 lits de court séjour, soit 4,6 lits pour 1000 habitants contre 4,3 lits pour 1000 habitants en Métropole 21

La Martinique dispose d’un réseau associatif extrêmement dense et dynamique permettant de pallier en partie les manques de dispositifs de traitement de l'urgence sociale notamment au titre de l'accueil des plus démunis 21

La solidarité familiale, malgré sa progressive remise en question caractérise la société martiniquaise et permet également de pallier les difficultés de prise en charge par les institutions médicales ou paramédicales 21

L’offre de soins médico-sociale pour les enfants handicapés (ouverture en 2005 d’un S3AIS au bénéfice des enfants déficients visuels) 21

Des municipalités s’investissant dans le champ de la santé publique 21

Mobilisation nationale au sujet des pathologies spécifiques (Drépanocytose et Dengue) et prévalantes (diabète) 21

Accès à l’enseignement/ formation : 21

- Un parc d’établissements scolaires en cours de rénovation 21

- La mise en place par le Conseil Général de prêts d’études supérieures et de bourses co-financées par le FSE favorisant la poursuite des études 21

- La mise en place par le Conseil Régional d’un partenariat avec les organismes chargés de la collecte des fonds mutualisés (AREF-BTP, FAFSEA) pour pallier le fait que la plupart des entreprises locales n’ont pas les moyens d’assurer la mise en œuvre de la formation continue 21

- Le développement des filières professionnelles 21

- 21

Obstacles à la compétitivité de l'économie (spécificités RUP) 21

- Etroitesse du marché local 21

- Surcoûts liés à l'éloignement avec le continent européen dans l'approvisionnement des biens et des intrants ainsi que dans le domaine du transport 21

- Obstacle à la compétitivité des entreprises de production due à l’éloignement du territoire 21

- surcroîts liés au transport de certains déchets vers des centres de traitement européens 21

Démographie : Vieillissement de la population (en 2030, la Martinique sera le deuxième département le plus vieux de France), et solde migratoire important dans la population jeune 21

Exclusion : Persistance d’un taux de chômage élevé chez les jeunes (40%, INSEE 2005) et accroissement de la toxicomanie 21

Santé : 21

- Déficit de l’offre de soins lié à la vétusté ou à l’inadaptation des infrastructures hospitalières : Hôpital du Lamentin en voie de reconstruction, Hôpitaux du François, du Saint Esprit, de Saint Joseph, de Colson et des Trois Ilets 21

- Déficit de soin lié à la concentration des équipements au centre du territoire 21

- Déficit de l’offre régionale de lits et de soins longue durée ; un sous-équipement très net pour les soins de suite et de réadaptation (moyen séjour)  21

- Un déficit des structures de prise en charge des personnes âgées et handicapées 21

- Une offre médicosociale sous équipée pour les personnes âgées : un taux d’équipement de 45,92 lits contre 134,3 au niveau national 21

- La filière de soins gériatriques est pratiquement inexistante. Il n’y a pas d’accueil d’urgence spécialisée, il n’existe qu’un seul service de court séjour gériatrique de 17 lits au CHU 21

- Le réseau associatif vit en grande partie grâce aux subventions des Collectivités et on constate des signes de retrait de l’implication familiale 21

La montée de phénomènes d’exclusion : 21

- Un taux d’illettrisme préoccupant 21

- Taux de chômage trois fois supérieur à la métropole à 25,2% 21

- Le taux de chômage des moins de 30 ans s’est dégradé 21

- 59% des demandeurs d’emploi sont des femmes. La distinction des genres montre en outre que près de 31% des femmes demandeurs d’emploi ont un niveau de formation supérieur ou égal au baccalauréat contre seulement 22% des hommes 21

Opportunités 21

Menaces 21

CONSOLIDATION DES ATOUTS 21

Développer certaines filières de soins afin de désengorger les structures existantes et d’anticiper le vieillissement de la population 21

Une répartition harmonieuse sur l’ensemble du territoire des établissements de santé de proximité inscrits dans une dynamique de reconversion. 21

Assurer le renforcement de la densité médicale au regard des prévisions démographiques et pathologiques 21

Mise en place d’une politique de reconstruction, d’adaptation et de construction d’établissements d’hébergement de personnes âgées (Maisons de retraite publique du Robert, du Pêcheur, des Trois Ilets en reconstruction, construction d’une maison de retraite associative à Ducos, ouverture fin 2006 d’une maison de retraite au Lamentin) 21

Entreprendre un travail spécifique pour renforcer le réseau associatif médico-social 21

ENDOGENES  21

Caractéristiques démographiques : Les perspectives démographiques (accroissement et vieillissement de la population martiniquaise) sont préoccupantes au regard des moyens sanitaires disponibles à court terme et d’un phénomène de délitement des liens familiaux 21

Caractéristiques environnementales : Dégradation accélérée des matériels et des équipements due aux conditions climatiques ; Surcoûts des projets de construction et des dépenses médicales et hôtelières 21

Caractéristique géographique : risque de crues torrentielles (en raison du climat difficile et du relief accidenté), notamment de la rivière Lézarde pouvant couper l'accès à l'hôpital de la Meynard et à l'aéroport 21

EXOGENES 21

Pollutions rémanentes du sol et des cours d’eau par les pesticides (organochlorés) 21

Une baisse de l’engagement de l’Etat au niveau national et local (diminution du personnel chargé de la lutte contre le Sida) 21

Déficit de bâtiments publics, tels que les constructions scolaires, répondant aux normes para-sismiques en vigueur 21

Plateau technique de la Meynard construit aux normes des années 1980 : continuité des secours non assurée en cas de grave séisme 21

L’économie martiniquaise connaît depuis 1999 une croissance rapide, tirée notamment par le développement des activités de services, majoritairement de la sphère privée, mais aussi par un secteur public dont le périmètre d’action et les commandes ont un effet de levier considérable sur l’emploi. 22

ENTREPRISES-ETABLISSEMENTS 23

Si la Martinique enregistre un taux de création d’entreprise important (12,5%), elle est également frappée d’un niveau de mortalité particulièrement élevé. Les entreprises martiniquaises sont ainsi fragilisées par de fortes incertitudes en matière d’activité tenant à la conjonction de difficultés structurelles : l’étroitesse du marché domestique, la faible structuration du tissu productif, le manque d’accès au crédit bancaire et les surcoûts liés à l’ultrapériphérie. 23

La richesse et la diversité naturelle de la Martinique ont très tôt favorisé l’implantation d’organismes publics de recherche concernés par les milieux tropicaux. Mais sans dialogue avec les partenaires établis sur place, ils ont déployé des activités de recherche en suivant des logiques qui leur étaient propres, sans véritable intégration dans le milieu ambiant. 24

Se sont parallèlement installés des centres techniques de recherche plus orientés vers une recherche appliquée de proximité et donnant lieu à une expérimentation dans certains domaines notamment dans l’agro-alimentaire. Peu reconnus cependant au niveau national, ces centres n’ont jamais pu bénéficié de moyens humains et financiers à la hauteur des enjeux et cumulant des difficultés à mobiliser des fonds concurrentiels, ils n’ont jamais pu développer une recherche d’envergure. 24

La Martinique n’a pu non plus profité des opportunités normalement induites par l’implantation d’une université. La structure tripolaire de l’Université des Antilles-Guyane (UAG) avec une spécialisation martiniquaise en sciences littéraires et en sciences sociales, et l’éclatement des équipes de recherche sur trois sites n’a pas généré la masse critique nécessaire au développement de certaines activités de recherche. 24

Les entreprise ont très peu contribué à la recherche ou pour le moins, ont développé en interne des recherches limitées : la structure économique fragile caractérisée par l’étroitesse du marché, l’absence de structuration des filières, la dépendance des marchés extérieurs et la petite taille des entreprises qui, s’il peut constituer un facteur attractif pour l’expérimentation, reste synonyme de limitations en termes de satisfaction des seuils de rentabilisation d’infrastructures ou de développement des activités de recherche. 24

L’offre de formation insuffisante susceptible d’attirer de potentiels chercheurs est couplée à la difficulté de fixer les ressources humaines hautement qualifiées et la faible mobilisation des chercheurs internationaux. 24

le transfert de technologie 27

l'élaboration de cahiers des charges : produits, process... 27

l'assistance à la mise en place de démarches qualité, appui technique 27

l'assistance à l'innovation 27

la veille technologique, la réglementation et l'innovation produits, l'information scientifique et technique des professionnels. 27

En premier lieu, le constat peut être fait que les secteurs d’activités progressent en maturité et montrent un fort potentiel de création d’emplois, notamment les services aux entreprises, les services aux personnes, le commerce et les métiers du tourisme. Des données précises sur les offres d’emploi non-pourvues sont disponibles et permettent de cibler les actions à mener en matière de formation et d’accompagnement. Ainsi, une étude récente sur les besoins en main-d’œuvre a été menée en 2005 et met en lumière les tendances fortes du marché : 32

Malgré une tendance à la baisse de la fréquentation touristique, le secteur touristique enregistre une croissance soutenue proposant en 2004 environ 13 000 emplois (3850 emplois dans le domaine de l’hébergement et plus de 3000 emplois dans celui de la restauration) et mobilisant 8% de la population active au sein de 1653 entreprises touristiques. En 2005, le secteur du tourisme, vente et service annonçait des projets de recrutement à hauteur de 2645 emplois, soit une progression de 1000 emplois par rapport à 2004. 32

Les projets de recrutements dans les métiers associés aux fonctions sociales et médico-sociales connaissent une forte augmentation. Parmi les activités de services, l'éducation, l'action sanitaire et sociale et les services collectifs, sociaux, personnels et domestiques affichent des intentions d'embauche supérieures à la moyenne. La question du financement des structures et des emplois reste posée. 32

Dans le secteur de la construction, 33% des établissements se déclarent potentiellement recruteurs en 2005 contre 38,1% en 2004. Si le secteur du bâtiment et des travaux publics a pu trouver des relais de croissance dans les projets d’infrastructures et la demande de logements, les perspectives de reprise sont mitigées au regard du volume de licenciements prononcés ces dernières années dans le cadre de plans sociaux. 33

Le secteur "Agriculture, sylviculture, pêche" présente en 2005 une propension à recruter nettement inférieure à la moyenne, avec un recul de près de 9 points par rapport à l'année précédente. 33

34

En 2005, seules 11 des 2644 entreprises industrielles répertoriées emploient plus de 50 salariés. Celles-ci sont concentrées dans les secteurs agroalimentaires et des biens intermédiaires. 34

L’industrie agroalimentaire reste positionnée comme le secteur de référence de l’industrie locale en regroupant 24 % des entreprises, soit une cinquantaine d’entreprises industrielles, et de nombreuses petites entreprises relevant de l’artisanat. Ce secteur contribue pour plus de 35% à la valeur ajoutée de la branche et en est le premier employeur avec près de 25% des établissements et plus du tiers des emplois. Les IAA constituent par ailleurs 20% des exportations enregistrées en 2006. 34

Ce secteur constitue donc le sous-secteur industriel le plus productif. L’activité se concentre principalement autour de l’industrie des boissons, de la transformation des fruits et de l’industrie laitière. 34

Les filières représentatives du secteur sont : 34

sucre/rhum (qui est la filière réalisant la plus forte valeur ajoutée sur un an, soit 25M€) 35

boissons : punch, liqueurs, eaux boissons gazeuses 35

transformation de fruits et légumes : condiments, entremets, confitures, confiseries, jus de fruits, plats cuisinés et produits surgelés 35

produits charcutiers 35

produits de boulangerie/viennoiserie 35

produits laitiers 35

découpe et transformation de produits carnés (volaille, porc …) 35

aliments du bétail 35

35

Source : Insee – Enquête annuelle d’entreprises 2004 35

2/ Le secteur des services 36

Les services aux entreprises ont bénéficié sur la période 2000 – 2006 d’une croissance soutenue avec le développement de niches d’activités, correspondant au mouvement de diffusion de l’économie numérique et des technologies de l'information et de la communication Les services aux entreprises constituent l’activité économique qui a la plus progressé au cours des trente dernières années notamment sous l’impulsion de l’externalisation de fonctions naguère assurées au sein des entreprises (1493 offres d’emploi ont notamment été recensées dans le secteur des services opérationnels en 2005). 36

L’action sanitaire et sociale est le secteur dans lequel le plus grand nombre d’offres d’emplois qualifiés a été enregistré en 2005 (1290 offres). 37

En effet, le phénomène de vieillissement de la population que connaît la Martinique et l’accélération des départs en retraite sont porteurs d’opportunités et créent de nouveaux besoins qu’il s’agit d’anticiper. 37

L’évolution démographique, l’évolution des pratiques en matière de soins et l’évolution de l’offre en matière d’accueil spécialisé des personnes dépendantes (personnes âgées, handicapées, familles en difficultés, …) confortent l’hypothèse selon laquelle la population aura de plus en plus recours à l’assistance de tiers au quotidien pour trois types de besoins : les besoins de caractère médico-social avec le maintien à domicile des personnes dépendantes (aide à domicile, auxiliaire de vie) ; les besoins en matière d’intervention sociale et familiale (TISF), les besoins d’aide à domicile pour la vie pratique (employé de maison, jardinier, ...). Les personnels salariés sont aujourd’hui très peu diplômés : il s’agit principalement de femmes (94%) dont 84% sont sans diplôme. On notera que des efforts ont récemment été entrepris pour leur favoriser l’accès à une formation qualifiante. 37

Les difficultés financières du secteur liées aux insuffisances des modalités de financement et à une concurrence accrue. 40

La concurrence accrue des pays voisins 40

L’absence de diversification de la clientèle touristique 40

un patrimoine hôtelier obsolète 41

L’absence de dynamisme du tourisme international 41

(en millions d’euros et en %) 42

l’absence de coordination des acteurs 42

Le faible niveau de formation et de professionnalisation 42

L’isolement aérien 42

Les enjeux en termes d’aménagement touristique 42

Forces 47

Faiblesses 47

Une économie dynamique : 47

- Une forte dynamique de créations d’entreprises et un secteur du service très développé (62% des emplois et 80 % de la valeur ajoutée de l’économie) 47

- Un marché comportant des niches porteuses avec une progression forte constatée pour les secteurs de l’énergie, les services aux entreprises, les services à la personne (domaines social et médico-social), la vente et le tourisme 47

Recherche : 47

5 domaines de recherche d’excellence organisés autour de pôles fédérateurs : "biodiversité, l’agroenvironnement et l'agro transformation", "sciences de l'Homme et de la société", "santé", "risques naturels" et "ressources halieutiques et aquacoles" 47

Une position privilégiée et stratégique à l'entrecroisement de flux économiques et culturels de la Caraïbe et des Amériques, susceptible d'offrir des débouchés importants pour la recherche et le développement technologique ainsi qu’une base européenne de rayonnement dans la zone 47

Un laboratoire naturel caractérisé notamment par sa situation tropicale, son insularité et ses écosystèmes marins, ses caractéristiques géologiques et climatiques, sa diversité biologique 47

Une volonté politique forte et la montée en puissance des acteurs de l’innovation 47

Grandes expertises sectorielles et capitalisation de savoir faire au sein des filières 47

Création d’infrastructures éducatives, sanitaires, techniques et de compétences de pays développé et un réservoir humain jeune, formé et multiculturel 47

Gains de productivités soutenus grâce à une modernisation des équipements de production 47

Dynamisme de l’économie et investissements publics 47

Mise à niveau des réseaux de télécommunication martiniquais 47

Bonne couverture du réseau de téléphone mobile 47

La création du Pôle de recherche agronomique de Martinique (PRAM) et du Pôle agroalimentaire régional de Martinique (PARM) 47

Attractivité touristique : 47

Une économie peu compétitive : 47

- Etroitesse du marché local et coûts sociaux élevés par rapport à la région 47

- Faible compétitivité des entreprises de production due à l’éloignement du territoire et faible compétitivité sur les marchés régionaux en raison notamment de l’absence d’organisation du fret maritime 47

- Fort développement de circuits économiques informels (44% des Martiniquais ayant un emploi informel se déclarent chômeurs) 47

- Difficultés de gestion et difficultés financières des entreprises 47

- Faible mobilisation des acteurs économiques sur le marché caribéen 47

Enseignement, formation, accès à la culture : 47

- Dévalorisation auprès des jeunes de certains secteurs d’activité où les offres d’emplois sont réelles (agriculture, bâtiment, etc.) 47

- La formation des actifs reste très en retrait de la moyenne nationale : 38 % sans diplôme, contre 16 % en métropole 47

- Manque de lisibilité sur les initiatives régionales en matière de formation aux métiers du tourisme 47

- Insuffisance des équipements de lecture par rapport aux besoins 47

- Déficit de place en halte-garderie pour les enfants de – de 6 ans 47

Recherche 47

Absence d’organe de coordination de la recherche au niveau régional / Manque de lisibilité sur la stratégie de recherche et de valorisation par rapport aux besoins du territoire 47

Les faibles capacités de recherche/ d’investissement dans des outils de production innovants des entreprises locales liées au profil de l'entreprise martiniquaise : la plupart d'entre elles sont des petites ou des moyennes entreprises, voire des micro-entreprises 47

Insularité du territoire : la Martinique est placée au carrefour de liaisons maritimes intercontinentales, mais les liaisons aériennes et maritimes sont peu développées, incomplètes et onéreuses 47

Manque de visibilité et d’information sur les opportunités liées à la recherche et manque de centres techniques 47

Pression foncière importante 47

Déficit d’infrastructures 47

Difficultés d’articulation entre recherche et entreprise 47

Retard en matière de pénétration du haut débit (coût des abonnements et faible pénétration du haut débit) 47

Faible mobilisation des investisseurs privés 47

Tourisme : 47

- Concurrence de plusieurs îles de la Caraïbe et tarifs aériens prohibitifs, insuffisance des dessertes aériennes directes avec la Caraïbe, vers l’Europe et le continent américain 47

- Insuffisance au niveau de la structuration et de la politique de l’offre 47

Opportunités 48

Menaces 48

CONSOLIDATION DES ATOUTS 48

Améliorer les dispositifs de formation professionnelle sur la base des évaluations récemment menées 48

Améliorer la compétitivité des entreprises en renforçant le soutien aux investissements de capacité ou de modernisation de l’outil de travail et en améliorant l’environnement des entreprises en matière de TIC 48

Exploiter le capital touristique très important de l’île en diversifiant l’offre de services et en professionnalisant les prestations proposées 48

Recherche 48

Assurer une adaptation locale de la stratégie nationale pour l’innovation en s’appuyant sur les domaines d’excellence :"biodiversité, l’agroenvironnement et l'agro transformation", "sciences de l'Homme et de la société", "santé", "risques naturels" et "ressources halieutiques et aquacoles" 48

Profiter de la concentration géographique des activités économiques pour créer des pôles spécialisés 48

Mise en place de conventions de recherche interentreprises 48

Renforcer la démarche de mise en réseau initiée 48

Renforcer le capital risque pour le financement de l’innovation 48

VALORISATION DES ATOUTS 48

Risques naturels propices à la création de nouveaux marchés en matière d’ingénierie et de technologie (Hydrologie…) 48

Possibilité de valoriser les spécificités climatiques, géographiques et humaines de la région 48

Valoriser la recherche et l’enseignement supérieur et assurer qu’ils soient au service du développement économique et social régional autant que de l'ouverture internationale 48

Rayonnement d’un savoir faire en matière de développement, de nature à favoriser l’élargissement du marché et l’élaboration de programmes de portée régionale 48

Renforcement de la recherche en informatique et en nouvelles technologies 48

Rayonnement caribéen du système de soins et lancement de projets de recherche de portée régionale (ex : entomologie médicale), organisation des flux de population pour se faire soigner en Martinique pour solvabiliser la demande de soin 48

Accompagner les coopérations vers les pays de la zone Caraïbes en favorisant l’exportation de services et de savoir-faire dans les secteurs porteurs (eau, énergie, déchets, télécom) 48

Accompagner les entreprises en matière de veille stratégique et d’analyse du marché, notamment pour le marché caribéen 48

Niche d’emplois futurs en matière de services aux personnes notamment liée au phénomène de vieillissement de la population 48

Accompagner les transmissions d’entreprises avec le départ à la retraite des chefs d’entreprise 48

Accompagner les entrepreneurs TPE pour le développement et la pérennisation de leur activité 48

ENDOGENES  48

Persistance de conflits sociaux et professionnels d'une durée supérieure à la moyenne nationale 48

Vieillissement de la population (en 2030, selon les projections de l'INSEE, la Martinique sera le deuxième département le plus vieux de France) : risques économiques liés au départ à la retraite d’une part importante de la population active dont près du quart sont des artisans et des chefs d’entreprise 48

Recherche 48

Manque de coordination régionale des acteurs de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation 48

Absence de valorisation des fruits de la recherche et de l’enseignement supérieur 48

Manque d’attractivité pour les étudiants lié au déficit d’infrastructures 48

EXOGENES 48

Recherche 48

Poids de la conjoncture internationale sur l’attractivité du territoire : rapport €/$, prix des hydrocarbures, baisse du trafic aérien, hausse du prix des billets d’avion 48

Eloignement des centres de décision des groupes métropolitains implantés en Martinique et faible intérêt pour le développement de projets de R&D sur l’île 48

Déclin du soutien financier public à l’enseignement supérieur et à la recherche locale, tournée vers les intérêts régionaux 48

Nécessité d’adaptation aux normes (anglo-saxonnes) / contraintes techniques entraînant des surcoûts 48

Dégradation du patrimoine naturel 48

Concernant la sécurité maritime, le Centre Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage Maritimes aux Antilles Guyane (CROSS AG/MRCC Fort de France), coordonne l'ensemble des opérations de sauvetage en mer, sur une zone élargie en mai 1999 à l'étendue océanique située entre l'ancienne zone Antilles et l'ancienne zone Guyane (près de 3 millions de km²). Cependant, si les petites Antilles sont un carrefour maritime présentant des eaux resserrées parfois très dangereuses, la connaissance des trafics de produits dangereux est très imparfaite. La Martinique reste ainsi soumise à des risques maritimes mal maîtrisés, appelant au renforcement des conditions de sécurité, en particulier par le renforcement du réseau de communications maritimes mais aussi de prévention et de lutte contre les pollutions. 51

Forces 54

Faiblesses 54

Transport intérieur terrestre 54

Réalisation de l’infrastructure de TCSP 54

Amélioration des infrastructures routières 54

Couverture étendue des services des taxis collectifs sur le territoire 54

Restructuration de la profession de taxico, accompagnement de la cessation d’activité, 54

Mise en place d’une délégation de service public pour le transport urbain sur le périmètre de la CACEM 54

Restructuration de l’offre de service de taxi deux places 54

Réalisation d’études relatives au transport intermodal 54

Transport intérieur maritime 54

Développement du parc des équipements maritimes : construction d’appontements et réalisation d’une gare maritime à Fort-de-France. 54

Réalisation d’études relatives au transport maritime de matériaux 54

Développement de la petite et grande plaisance favorisé par la défiscalisation 54

Transport extérieur 54

Accueil aéroportuaire de qualité (mise aux normes du parc aéroportuaire : Réhabilitation de l’ancienne aérogare passagers de Fort-de-France) 54

Nouveau terminal à la Pointe des Grives 54

Infrastructures existantes pour l’accueil de navires de croisières et dispositif de sécurité maritime coordonné par le CROSS AG 54

Transport collectif 54

Prépondérance du transport individuel et insuffisance des alternatives au transport routier dans un contexte de concentration géographique des services et activités économiques 54

Abondance du parc automobile privé, congestion du réseau routier et fragilisation de la circulation des biens et des personnes 54

Pollutions environnementales et sonores 54

Absence d’autorité organisatrice pour le transport maritime interurbain de passagers 54

Insuffisances de l’organisation du transport collectif interurbain et la disponibilité du service demeure aléatoire 54

Fragmentation du marché du transport collectif liée à la multiplicité des entreprises individuelles 54

Fragmentation du marché du transport terrestre de marchandises liée à la multiplicité des entreprises individuelles entraînant une surcapacité des services de transport de marchandises terrestres et la précarisation de la situation des transporteurs. 54

Transport extérieur 54

Difficultés d’adaptation aux trafics de transbordement 54

Déficit de lignes aériennes régionales desservant la Caraïbe 54

Insuffisances du transport aérien (concentration des vols sur l’aérogare d’Orly mal adaptée à la clientèle européenne, prix élevés) 54

Insuffisance de la couverture radio en matière de sécurité maritime 54

Opportunités 54

Menaces 54

CONSOLIDATION DES ATOUTS 54

Plan de modernisation du transport interurbain et développement du transport en commun : réduction des pollutions atmosphériques (gaz à effet de serre ou facteurs d’acidification et d’eutrophisation de l’environnement) et réduction des pollutions sonores 54

Aménagement de gares maritimes à Port-Cohé et Vatable 54

Etude sur l’organisation du transport maritime et fluvial de passagers qui précisera les cadres juridiques et financiers pour le développement du secteur, avec des propositions concrètes à court et moyen terme 54

Partenariat envisagé entre la CACEM et la CAESM sur le transport maritime de passagers dans la baie de Fort-de-France 54

Réalisation d’études d’opportunité (étude sur les modalités de développement du fret maritime, étude sur le transport intermodal, étude sur le transport transrade) 54

Mesures d’accompagnement en faveur des transporteurs publics routiers de marchandises 54

Etudes relatives aux infrastructures de croisière touristique 54

Valorisation de la petite et de la grande plaisance 54

VALORISATION DES ATOUTS 54

Harmonisation de l’octroi de mer 54

Création d’une autorité organisatrice des transports interurbains pour le Sud (CAESM) 54

Potentiel en matière de transport maritime intérieur, notamment dans la baie de Fort de France 54

Potentiel en matière de transport maritime et aérien sur les liaisons inter-caraïbes 54

Dispositif d’armement des navires du Registre International Français (RIF), facteur de compétitivité actuellement bloqué par son classement en pavillon de complaisance par ITTF 54

Endiguer la perte de trafics de passagers de croisière en développant les infrastructures d’accueil des navires et en organisant la prise en charge des passagers (offre d’excursions motivantes pour les croisiéristes) 54

Réalisation d’un hub marin pour le transbordement 54

Réalisation d’un hub aérien justifié par la qualité des infrastructures existantes 54

Coopération régionale en matière de transport inter-Caraïbes 54

ENDOGENES  54

Aggravation de l’asphyxie économique et environnementale: augmentation de la dépendance énergétique, coûts d’entretien des routes, augmentation des charges liées à l’automobile dans le budget des familles 54

Poids économique prépondérant du marché de l’automobile dans l’économie martiniquaise 54

Poids du lobby des transporteurs routiers face au développement du transport maritime interne 54

Capacité à maintenir l’offre énergétique face aux besoins croissants 54

EXOGENES 54

Concurrence des équipements portuaires et aéroportuaires d’autres pays pour la construction de « hub » caraïbes 54

En cas de sinistre maritime d’ampleur, la situation économique de la Martinique peut rapidement se dégrader, d’autant plus que le Pôle de Sécurité Maritime a validé l’imparfaite connaissance des trafics de produits dangereux 54

Déficit en lignes de transport et prix élevé des liaisons aériennes 54

Perte de la clientèle touristique 54

La pollution urbaine : La moitié seulement de la population est raccordée à un réseau collectif, les eaux usées étant traitées par 35 stations de capacité > 2 000eh et un certain nombre de micro-stations. Plus de 60% du traitement réalisé par ces ouvrages ne satisfait pas aujourd’hui aux normes européennes. Parmi les neuf stations > 10 000eh , deux n’ont pas encore un traitement conforme. Un important programme de remise à niveau, de remplacement d’ouvrages obsolètes et d’amélioration du réseau est en cours de finalisation par les collectivités. 55

L’assainissement individuel quant à lui se réduit le plus souvent à une fosse septique sans dispositif de traitement associé, la vidange de ces ouvrages étant par ailleurs épisodique. La mise en place de services de suivi et de contrôle de cet assainissement autonome est à peine entamée. Enfin, le faible taux de raccordement au réseau collectif est lié tout à la fois à l’historique de l’urbanisation, aux conditions topographiques souvent difficiles et à l’habitude ; un important travail de contrôle et de mise aux normes de ce réseau reste à mener. La pollution, diffuse ou ponctuelle, entraînée par ces eaux domestiques dans les rivières est responsable de plus de la moitié de la mauvaise qualité des masses d’eaux tant terrestres que côtières. 56

La pollution agricole : L’usage ancien de produits phytosanitaires spécifiques de la culture de la banane, abandonné depuis 1992 (chlordécone) est responsable de la mauvaise qualité de nombreux bas de bassins-versants et de sources sur le versant nord atlantique. Aujourd’hui, l’usage de produits phytosanitaires reste à l’origine de pollutions modérées mais patentes de plusieurs cours d’eau. Les traitements pour les éliminer sont très efficaces, l’eau distribuée étant parfaitement potable sur l’ensemble de l’île, mais coûteux. L’érosion des sols lors des pluies, amplifiée par de mauvaises pratiques culturales, est également très préjudiciable pour le milieu et menace même à terme l’usage agricole de certaines parcelles. 56

La pollution industrielle : La pollution organique, moins notable en termes d’impact général par rapport aux deux autres sources de pollution mais bien réelle, en particulier pour les industries agroalimentaires (distilleries) et les activités industrielles de la zone de Fort de France sont responsables de la dégradation ponctuelle de zones côtières et des baies. Par ailleurs, les extractions de matériaux en carrières, malgré de récents efforts de mise aux normes, restent responsables d’une importante pollution des eaux côtières ou terrestres par leurs rejets de matières en suspension qui asphyxient la vie aquatique, algues, coraux, faune, etc. 56

Le littoral : Le littoral qui abrite une forte activité économique (pêche, tourisme…) est le réceptacle de toutes les pollutions terrestres. Les activités littorales sont mal connues et l’on constate que les espaces naturels du littoral sont en régression constante du fait de l’urbanisation ou de la pollution. En baie de Fort de France, et malgré un développement naturel de la mangrove, c’est 10% de ces milieux humides qui a disparu depuis 40 ans. Plus généralement, les récifs coralliens ont régressé depuis cinquante ans d’environ 50 à 80% sur la côte caraïbe, tandis que les récifs de la côte atlantique accusent également un taux de dégradation de 20 à 40%. 56

Les eaux souterraines : Les ressources souterraines qui sont encore mal connues et peu exploitées peuvent constituer une opportunité pour faire face aux problèmes rencontrés dans l’exploitation des eaux de surface. 56

Les eaux de baignade : 57

Forces 62

Faiblesses 62

- Insuffisance de la régulation des activités touristiques dans certaines zones fragiles 62

Opportunités 62

Menaces 62

Recours à la reforestation pour la reconversion des sols pollués et la production de biocombustibles 62

Les espaces urbains et ruraux sensibles ; 63

Les communes rurales isolées ou enclavées ; 63

Les espaces d’aménagement touristiques ; 63

Les zones agricoles 63

La rénovation des centres bourgs : Il s'agit de revitaliser ces centres -villes dans le respect de leur identité et de mieux réguler le rapport à leurs périphéries. Il s'agit aussi de maîtriser le mouvement autour d'une armature urbaine à structure polycentrique, en opposition à l'étalement actuel en « tâche d'huile » peu propice à une véritable diffusion du développement à l’ensemble du territoire. 64

Les aménagements urbains dans les quartiers prioritaires : L‘amélioration des dessertes internes, les équipements de proximité culturels et sportifs, ainsi que la réhabilitation des immeubles, constituent des pistes privilégiées pour favoriser la diversification de leurs fonctions dans le tissu urbain. 64

L’intégration sociale : Les dispositifs de développement social doivent faire partie intégrante de la réorganisation des territoires, notamment sur les volets emploi et formation. 64

Favorisant la connexion des territoires aux grands espaces d’échanges et offrant des leviers puissants pour surmonter leurs handicaps structurels, les TIC se présentent comme une solution à l’isolement caractéristique des régions ultrapériphériques. 66

Dans le contexte martiniquais, les TIC doivent constituer un outil d'aménagement du territoire face à des contraintes géographiques difficilement surmontables et participer ainsi au désenclavement des territoires. Sur le plan social, elles offrent de nouveaux vecteurs d’information auprès des habitants et élargissent le champ des pratiques en matière de santé, d’éducation et de formation. Il s'agit de garantir à toutes les classes de la population, quelles soient défavorisées socialement ou éloignées des points de raccordement, l'accès à Internet et à ses ressources, en toute équité vis à vis des autres couches de la population. C’est ainsi que sur la période 2000-2006, une politique volontariste d’implantation d’une vingtaine de cyberbases sur tout le territoire a été initiée. Sur le plan économique, elles permettent de nouvelles formes de travail (notamment le travail à distance), de renforcer les filières traditionnelles et d’ouvrir la voie à de nouvelles activités de service à forte valeur ajoutée. 66

A ces égards, les enjeux du développement des TIC sont multiples en Martinique : installer l’entreprise martiniquaise dans l’économie régionale, consolider les réseaux d’information et d’échanges indispensables à la recherche et à l’innovation, élargir le marché de l’emploi, étendre l’offre de formation et, plus globalement, développer l’attractivité du territoire et sa compétitivité au sein de la zone Caraïbes. C’est ainsi que récemment plus d’une centaine d’entreprises ont pu bénéficier d’aides à l’équipement qui ont contribué à la sécurisation de leurs données informatiques et également permis de passer d’un système informatique à un système d’information. 66

Outre l’implantation de cyberbases, de nombreux points d’accès publics ont été développés afin de permettre la formation de toutes les catégories de la population aux enjeux et à l’utilisation des TIC. Des actions visant l’intégration et l’acquisition des outils, tant logiciels que matériels, tout au long de la vie scolaire des jeunes martiniquais, ont été soutenues. 66

Cependant, si des évolutions majeures sont intervenues ces dernières années en termes d’équipement et d’infrastructure, la qualité de l’offre d’accès à l’Internet et la pénétration du haut débit restent problématiques : d’une part, les réseaux accusent des défaillances occasionnant des dérangements réguliers ; d’autre part, le coût des infrastructures rejaillit sur les abonnements dont les tarifs restent prohibitifs ; enfin, les services de télécommunications échappent au principe de la continuité tarifaire. La conséquence est immédiate : alors que le taux de pénétration de l’Internet haut débit dépasse les 10% en métropole, il se situe à 5,4% en Martinique : le centre voit sa population bien couverte, le Sud a certaines collectivités locales couvertes, le Nord Atlantique est couvert à minima et le Nord Caraïbe est sinistré. 66

Forces 68

Faiblesses 68

Société de l’information : 68

- Marché domestique très demandeur 68

- Campagnes de sensibilisation soutenues (Fête de l’Internet, festival des arts numériques…) 68

- Dynamisme des projets 68

- Mise en place d’un Système d’information géographique sur la région 68

- Inscription du développement de réseaux à large bande 68

passante dans un schéma directeur de haut débit, arrêtant 68

une stratégie de développement des infrastructures locales. 68

Equipement : 68

- Niveau d’équipement des foyers supérieur au niveau métropolitain 68

- Pénétration importante des technologies Internet dans les PME au regard de leur niveau d’équipement 68

- Développement des Points d’Accès Publics à Internet (ex : Cyberbases) 68

Infrastructures : 68

- Mise en place d’un schéma directeur du haut débit, arrêtant une stratégie de développement des infrastructures locales et notamment le développement de réseaux à large bande passante 68

- La Martinique fait figure de région privilégiée par rapport à son environnement immédiat grâce à des infrastructures développées 68

- La Martinique est bien couverte en téléphonie mobile malgré la persistance de quelques zones blanches 68

Contenu : 68

- Présence forte du secteur public et du milieu associatif sur l’internet martiniquais 68

- Présence forte des contenus relatifs à l’emploi et à la formation 68

Société de l’information : 68

- Retard en matière de pénétration des TIC (coût des abonnements élevé et faible pénétration du haut débit) 68

- Manque de fonds propres des entreprises locales retardant la mise en œuvre de projets 68

- Mauvaise pénétration des PME/TPE par le haut débit 68

- Le Comité de la Société de l’Information n’a pas de base juridique et n’arrive pas à créer une dynamique concertée 68

Infrastructures : 68

- Pénurie de répartiteurs dégroupés (4/51), l’ADSL ne couvre que 40 % du territoire et ne compte que 21 100 abonnés avec de fortes distorsions sur le territoire 68

- La mauvaise réputation du service ADSL (défaillance des réseaux) conduit à une faible adhésion à cette technologie 68

- Insuffisance des investissements de l’opérateur historique, aucun projet de couverture haut débit malgré les promesses d’un taux de couverture de 95 % du territoire pour fin 2006 68

- Prix de la bande passante en sortie de Martinique décourageant les FAI d’étendre la couverture de l’offre existante en matière de haut débit (actuellement 1 500 € le Mégabit/seconde) 68

- Faible interconnexion des opérateurs et manque d’infrastructures régionales (réseau filaires en fibre optique et hertzien) 68

- Manque de technologies alternatives (Wimax, CPL, WIFI…) 68

Contenu : 68

- Faible présence des entreprises martiniquaises sur la toile (30% des PME ont un site Internet ; 19 sites de commerce en ligne référencés) 68

- Tourisme : Faible présence de la destination sur l’Internet 68

Opportunités 68

Menaces 68

CONSOLIDATION DES ATOUTS 68

Mise en place d’un véritable comité de pilotage de la société de l’information réunissant les collectivités locales et les acteurs socio-économiques du territoire 68

Développer les technologies complémentaires qui peuvent constituer un moyen efficace d’accès au haut débit 68

Effet de levier possible de la commande publique sur le développement des offres de services des opérateurs sur le territoire 68

VALORISATION DES ATOUTS 68

Valorisation régionale du CRI-M qui dispose d’un savoir faire en matière d’ingénierie et d’une expertise unique dans la zone 68

Mise en place d’un observatoire TIC 68

Favoriser l’appropriation des technologies 68

Réaliser un réseau haut débit par le Conseil Régional sur l'ensemble du territoire par une délégation de service public 68

ENDOGENES  68

- Elargissement de la fracture numérique compte tenu du poids croissant des contenus et des télé-services, et de la faible capacité de la bande passante déployée 68

- Capacité réduite de travail en réseau 68

- Faible visibilité de l’île sur la toile nuisant à l’attractivité du territoire 68

- Faible exploitation du potentiel offert par les technologies de l’information 68

- Faiblesse de la concurrence 68

EXOGENES 68

Perte de l’avantage concurrentiel par rapport à l’émergence de pays de la zone Caraïbes en matière de services dans le domaine des TIC (Barbade notamment) 68

Attractivité territoriale de régions portant des projets d’infrastructure de réseau à large bande passante et à faible coût de main d’œuvre 68

Développement de l’avantage concurrentiel des pays voisins à défaut du renforcement des forces et des opportunités 68

Matrice récapitulative 70

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