Programme Lundi 20 Octobre 2014








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O13 – differenciation génétique entre populations natives et invasives du Chêne rouge d’Amérique (Quercus rubra L.)

SESSION 1


SESSION 1

Notre objectif est de comprendre le rôle de l’évolution rapide des populations dans le succès des arbres invasifs. Une étude précédente a permis de montrer, par exemple, que les populations européennes de Acer negundo présentent une croissance plus élevée et une durée de saison de croissance plus longue expliqué par un débourrement plus précoce par rapport aux mêmes caractères observés chez les populations natives des États-Unis. Ceci a été observé dans un test de provenance au sein de l’aire invasive, ces tests comparatifs formant des outils appropriés pour l'étude de la différenciation génétique entre populations d'origines différentes via l’analyse de leurs caractères phénotypiques. Introduit des Etats-Unis vers la France comme une espèce ornementale, le chêne rouge (Quercus rubra) a représenté un fort potentiel sylvicole dès la fin du XIXe siècle; cet intérêt a incité l'installation d'essais comparatifs afin d'établir un programme de sélection génétique au cours des années 80-90. Récemment, les gestionnaires forestiers européens (France, Belgique, ) déplorent son caractère invasif et cherchent maintenant à limiter son expansion naturelle qui empêche la régénération des chênes sessile ou pédonculé. Un test de provenances a été installé dans le Sud-Ouest de la France, contenant 66 provenances américaines et 60 provenances européennes recouvrant l’ensemble des aires natives et invasives (environ 40 000 arbres), qui a été suivi entre 1982 et 2011 sur des caractères proxy de la fitness. Les analyses statistiques ont montré l'existence d'une différenciation génétique, les populations européennes envahissantes démontrant une croissance supérieure à celle des populations indigènes. En ce qui concerne la phénologie, les arbres invasifs semblent démontrer une précocité en terme de fructification comparés aux natifs. Cependant compte tenu de la forte variabilité inter-annuelle des caractères phénologiques et la disponibilité d'une seule mesure, le suivi du débourrement et de la fructification sont donc nécessaires.

Robin C1,2, Dutech C 1,2

1 INRA, UMR1202 BIOGECO, F-33610, Cestas, France

2 University Bordeaux, BIOGECO, UMR 1202, F-33400, Talence, France


O14 – Expansion d’aires d’un parasite et son hyperparasite : routes d’invasions et changements adaptatifs
Les échanges intercontinentaux d’espèces vivantes ont souvent comme conséquence l’introduction accidentelle et la dissémination de parasites dans de nouvelles aires. Ces phénomènes de spill-over peuvent provoquer des épidémies très dommageables du fait de l’absence de co-évolution entre ces parasites et les nouvelles espèces hôtes qu’elles infectent, dites « naïves ». L’interaction châtaignier- Cryphonectria parasitica- CryphonectriaHypoVirus1 (CHV1) fournit l’exemple d’un double phénomène de spill-over: celui d’un champignon parasite (C. parasitica) et celui de son mycovirus hyperparasite (CHV1). Deux questions concernant ces invasions sont étudiées et discutées : i) quelles ont été les routes d’invasions de ces deux parasites ? ii) ces expansions d’aires se sont-elles accompagnées de changements adaptatifs? A l’instar de plusieurs champignons pathogènes, l’expansion de C. parasitica en Europe est clonale, l’origine de ces lignées clonales a pu être en partie révélée. Le scénario d’introduction le plus probable fait intervenir effets de fondations, introductions multiples et successives. Cependant, le succès invasif de ce champignon ne s’explique pas par des événements d’admixture. Malgré la forte variation génétique de plusieurs traits d’histoire de vie, nous n’avons pas détecté d’augmentation de la virulence du parasite dans les aires où il a été introduit . A l’échelle de la France, une adaptation thermique est mise en évidence au cours de la colonisation de nouvelles aires. L’analyse de séquences de deux régions génomiques nous a permis de retracer l’histoire évolutive du CHV1. Une forte diversité virale et l’introduction en Europe de multiples lignées ont été ainsi mises en évidence. Des recombinaisons homologues pourraient expliquer le succès invasif de certaines lignées clonales


SESSION 1


SESSION 1



Colloque de lancement du GdR
‘INVASIONS BIOLOGIQUES’


Session ‘Evaluation Socio-économique et Gestion’


Dutartre A.

21, avenue du Médoc, 3311, LE BARP, France


O1 - De la relation entre recherche et gestion et des relations entre chercheurs et gestionnaires

SESSION 2


SESSION 2

Si les rythmes des dynamiques intrinsèques de la recherche (mise en œuvre de programmes pluriannuels, réflexions à moyen ou à long terme, temps d'acquisition des informations, de publications, etc.) et de la gestion (pressions sociales, nécessité d'actions rapides et efficaces) sont très différents, ils n'expliquent pas, à eux seuls, les difficultés d'échanges entre ces deux mondes, pourtant d'obligatoires partenaires. D'autres difficultés proviennent de la permanence d'une sectorisation poussée de la recherche, des pressions de publications exercées sur les chercheurs et de la sous-évaluation des liens interdisciplinaires réduisant les capacités de réponses scientifiques aux besoins de gestion intégrant de larges objectifs. D'autres encore sont des conséquences des évolutions sociales pour lesquelles l'attente d'une satisfaction sans cesse croissante dans la pratique de divers usages exercés sur les milieux naturels engendre des pressions importantes à la fois sur les milieux concernés par ces usages et sur les gestionnaires jugés garants de cette satisfaction. D'autres, enfin, reposent sur des troubles de communication, quelquefois de compréhension entre les deux parties, troubles pouvant être progressivement éliminés par la création d'un climat de confiance, d'une écoute partagée et durable, entre les membres de ces deux mondes. Un tel dialogue permanent est possible mais il nécessite, de part et d'autre, d'importants efforts de réflexions et de négociations qui restent encore à développer.


Claeys C1 , Thian-Bo Morel M2
1Aix-Marseille Université, LPED UMR 151, France

2Université de la Réunion, DIMPS EA 4075, France


O2 - L’apport de la sociologie à la gestion des invasions biologiques :

Retour d’expériences et pistes de recherche pour dépasser déceptions méthodologiques et irritations épistémologiques

SESSION 2


SESSION 2

Au cours de ces dernières décennies, les sciences humaines et sociales (SHS) en général et la sociologie en particulier ont été sollicitées de façon croissante par les sciences de la vie (SV) et les gestionnaires d’espaces naturels afin de se saisir de la problématique des invasions biologiques. Implicitement ou explicitement, la commande addressée aux SHS tendait à viser la modification des représentations et des pratiques des acteurs socio-économiques, jugées erronées et préjudiciables à la conservation de la nature. Plusieurs types de réponses ont été formulées par les SHS, de l’acceptation docile d’une telle mission à sa critique accérée, de la mise en œuvre d’une pluridisciplinarité timorée à l’investissement dans une interdisciplinarité volontariste.
A partir de la littérature scientifique et des expériences de recherche des auteurs, menées sur le littoral méditerranéen français (Claeys 2010, 2013) et à l’île de la Réunion (Thiann-Bo Morel 2011, 2012), cette communication propose un bilan réflexif concernant le rôle des SHS en général et de la sociologie en particulier dans la gestion des invasions biologiques. Il s’agira dans un premier temps de proposer une lecture critique des guerres et paix interdisciplinaires qui ont accompagné la problématique des invasions biologiques au cours de ces dernières décennies. L’accent sera en particulier mis sur les satisfactions et les déceptions méthodologiques ainsi que sur les dialogues et les tensions épistémologiques. Ce retour d’expérience permettra dans un second temps de formuler des propositions concrètes de conduite de recherches interdisciplinaires associant SV et SHS.



Haury J1, Coudreuse J1, Bozec M1

1AGROCAMPUS OUEST, UMR ESE, Rennes, France


O3 - Réflexions sur l’aide scientifique à la gestion des végétaux invasifs

SESSION 2


SESSION 2

Les relations entre scientifiques et gestionnaires sont parfois ambigües, allant d’une ignorance mutuelle jusqu’à une demande de prise de décision de gestion par le scientifique. Dans cette communication illustrée par des études de cas sur les Renouées, les Jussies et l’Egérie dense, une analyse de la place des différents acteurs dans le processus de gestion est présentée, vue par un scientifique. Les actions du scientifique sont : l’accueil d’une demande d’aide à la gestion avec si possible une visite de site, puis la transcription en question de recherche, une synthèse des connaissances sur la biologie, l’écologie des espèces fondée sur la bibliographie et, si nécessaire, des recherches en laboratoire ou in situ, l’élaboration de protocoles rigoureux d’expérimentation puis de gestion, une quantification et un traitement des résultats qui sont remis en perspective. Le retour vers les gestionnaires, le partage d’expérience, et le transfert sont importants (réunions de restitution, formation, écriture d’ouvrages pour, voire avec des gestionnaires). La prise de distance du scientifique est souvent difficile face aux enjeux de gestion, avec deux écueils : se retirer des implications aux côtés des gestionnaires ou se substituer à eux. Or souvent on observe un décalage entre le temps scientifique d’élaboration de connaissances et le temps des gestionnaires pressés par l’urgence des actions, les contraintes de ces deux types d’acteurs devant toutefois converger pour une action fructueuse.



Tassin, J. 1

1CIRAD, UPR BSEF, Montpellier, France


O4 - Pesticides et espèces invasives : mise en vis-à-vis

SESSION 2


SESSION 2

Les pesticides et les espèces invasives ont des effets avérés sur l’environnement, notamment sur la biodiversité et la santé humaine. Comparer et quantifier ces effets permet dans un premier temps de clarifier, mais aussi de hiérarchiser ces deux types de menaces pesant sur l’environnement sensu lato. Il est en particulier informatif de quantifier leurs effets respectifs sur la chute des populations d’insectes et d’oiseaux en Europe continentale. Mais les pesticides et les espèces invasives ne demeurent pas sans liens directs : le second volet de cette communication vise à évaluer les dangers de l’utilisation de pesticides dans le contrôle des espèces invasives. Les pesticides représentent un moyen de contrôle privilégié des pullulations d’insectes et de plantes en milieu rural, mais aussi au sein d’espaces publics, y compris dans des programmes de restauration écologique. Ce recours aux pesticides n’est pas sans dommages « collatéraux » sur l’environnement. Ces effets indésirables, souvent inattendus, sont loin d’être rares, mais il en est peu rendu compte dans la littérature des invasions biologiques. Sur un plan éthique, il y a lieu de s’interroger sur des pratiques substituant un impact biologique jugé indésirable par un impact d’origine chimique, toléré mais mal évalué, voire inévaluable. Les pesticides utilisés pour le contrôle d’espèces invasives sont-ils un mal nécessaire, un remède pire que le mal, ou plus simplement une commodité séduisante ? La communication s’appuie sur des exemples concrets.


Chapuis J-L1, Gerriet O, Dozières A et Pisanu B


O5 – Plan national de lutte relatif à l’écureuil à ventre rouge (Callosciurus erythraeus) dans les Alpes-Maritimes : mise en place et premiers résultats

SESSION 2


SESSION 2

Ecureuil à ventre rouge, Callosciurus erythraeus, Sciuridé originaire d’Asie introduit à la fin des années 1960 par un particulier sur le Cap d’Antibes. Expansion de la population (1800 ha en 2010, environ 3000 ind., avec localement de fortes densités (8 ind./ha), avec comme conséquences :

- impact sur la biodiversité : compétition avec l’écureuil roux, écorçage d’arbres et arbustes….

- impact économique : rongement des câbles téléphoniques, des réseaux d’arrosage, des structures en bois des bâtiments et consommation des fruits.

Ces impacts (et surtout la consommation des fruits) sont à l’origine du contrôle de cette espèce par des particuliers, excédés par les dégâts causés => intervention par piégeage (pièges non sélectifs), par tir (risque de confusion avec l’écureuil roux, espèce protégée) et par empoisonnement (avec des conséquences potentielles sur un grand nombre d’espèces non cibles).

L’aire de répartition encore limitée de cette espèce dans les Alpes-Maritimes, son impact et l’intervention des particuliers par des méthodes non adaptées sont à l’origine du lancement d’un plan national de lutte par le Ministère en charge de l’écologie. Cet écureuil est également considéré comme invasif dans les différents pays où il a été introduit : Japon, Belgique, Hollande, Italie et Argentine. Déroulement du plan. Etape 1 : recherche (biologie, écologie, impact) et communication auprès du public (2010-2012). Etape 2 : Arrêté préfectoral du 30 mars 2012 autorisant la destruction de ces rongeurs (tir, piégeage) par un nombre limité d’intervenants (piégeurs agréés, lieutenants de louveterie, gardes-chasse particuliers), formation des intervenants (ONCFS, MNHN). Etape 3 : intervention sur le terrain, notamment en limite de son aire de répartition de l’espèce (=>limiter son expansion).

En mars 2014, environ 800 individus prélevés.

Chapuis J-L1, Pisanu B1, Gerriet O1,2

1Muséum national d’Histoire naturelle, Paris, France

2 Muséum d’Histoire naturelle, Nice, France


O6 – Contrôle des écureuils exotiques et acceptation par le public
De nombreuses espèces d’écureuils ont été très introduites à travers le monde, trois d’entre elles ayant le statut d’invasive : l’écureuil gris (Sciurus carolinensis), l’écureuil à ventre rouge (Callosciurus erythraeus) et l’écureuil de Corée (Tamias sibiricus). Les deux premières font l’objet de programmes de contrôle, contrairement au tamia, encore en vente dans les animaleries en Europe. En Grande-Bretagne et en Irlande, où la lutte contre l’écureuil gris a débuté dans les années 1980, les ruraux ne s’opposent pas à leur contrôle par tir, piégeage et empoisonnement alors que les citadins préféreraient des méthodes contraceptives. Toutefois, peu d’oppositions ont été observées dans ces pays où le public regrette la disparition de l’écureuil roux, leur espèce préférée. En Italie par contre, en relation avec un effort de communication peut-être insuffisant (et la présence encore d’écureuils roux), un programme de contrôle a été stoppé sous la pression d’une association de défense des animaux. Au Japon et en France, l’écureuil à ventre rouge est contrôlé, en Belgique et aux Pays-Bas, leur éradication a été effectuée ou est en cours. Dans ces pays, il n’y a pas eu de manifestation du public. Toutefois, aux Pays-Bas, l’action a été menée en procédant par capture, stérilisation, et placement des individus dans des centres pour animaux sauvages. En Argentine (absence d’écureuils natifs sur le site d’introduction), malgré un effort important de communication, son contrôle a été un échec, des individus piégés sur les zones de contrôle ayant été déplacés à plusieurs centaines de km. Pour T. sibiricus en France, une enquête réalisée en 2010 a révélé que son contrôle serait accepté par le public s’il menaçait l’écureuil roux ou en cas de rôle avéré dans l’accroissement du risque de contracter la maladie de Lyme. Pour ces espèces, l’adhésion du plus grand nombre à de telles actions est un gage de réussite, mais pas seulement, et tous les moyens doivent être mis en œuvre en ce sens.

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