Atelier d’Histoire mmx








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1469
Confirmation des « coutumes » de 1271 (émanant d’Edouard Ier d’Angleterre) par Louis XI.
Cf. Claire Delbos, Vu de mon clocher : Brantôme, interview de Paul Dubuisson, in Le Journal du Périgord, n° 3, décembre 1989.
1469 (4 février)
Charles, duc de Guyenne, comte de Xaintonge, fils et frère des rois de France, donne à l’abbé de Brantôme permission de faire rétablir murailles et fortifications de la ville, ruinées par les guerres anglaises. Les privilèges communaux sont confirmés cette fois par le roi de France.
Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.

Re. Jean Secret, Brantôme en Périgord, Les éditions du Périgord Noir, Montignac, 1962.

Paul Dubuisson, Brantôme, éd. O.R.I.E.N.T., Toulouse, 2oo6.

Cf. Monique Bouthier, Brantôme, Etude sociale démographique, Fin XVIIIème – XIXème siècles, Université de Paris IV – Sorbonne, Institut d’Histoire, 1991-1992.

« L’accès à la ville fortifiée était commandé par deux portes aujourd’hui détruites : la porte Rivière protégeait l’entrée sud et la porte de l’Angélie l’entrée nord. Un gué franchissait la Dronne devant la porte des Réformés qui défendait l’entrée nord de l’abbaye. Le mur d’enceinte de la cité, relevé en 1469, était flanqué de plusieurs tours cylindriques ; la base de l’une d’entre elles est encore visible à l’extrémité orientale du bourg. »

Cf. Line Becker et Vincent Marabout, Visages du patrimoine en Aquitaine, Dordogne, Val de Dronne, Inventaire régional d’Aquitaine, éditions Confluence, 2oo8.

Paul Dubuisson, Brantôme, éd. O.R.I.E.N.T., Toulouse, 2oo6.
Deuxième moitié du XVème siècle

« C’est probablement de la deuxième moitié du XVème siècle que datent les étonnants ^panneaux sculptés dans la grotte du Jugement dernier. Celui de droite, postérieur à l’autre, représente une crucifixion, où l’on peut reconnaître des restes de dessins et de peintures ; celui du centre, qui s’étend sur plus de sept mètres et dont le relief est très important, reste celui qui pose le plus de questions… Il semblerait qu’il ait été exécuté vers le XVème siècle (peut-être à une époque où, avant la reconstruction de l’abbaye, les moines pouvaient vivre encore en troglodytes) et qu’il représente la méditation d’un moine bénédictin entrant dans la vie monastique considérant, selon la règle de saint Benoît, « que les vies de ce monde et les honneurs de la Terre sont soumises au « Triomphe de la Mort » mais qu’en regardant vers le Christ, promis après les trompettes de la résurrection, on est assuré des vraies réalités définitives qui, elles, triomphent de la Mort »

.
Cf. Claire Delbos, Vu de mon clocher : Brantôme, interview de Paul Dubuisson, in Le Journal du Périgord, n° 3, décembre 1989.

Or. Actes du Colloque des Amis de Brantôme, entièrement consacré à ces reliefs en 1985.
148o
Construction du cloître par Pierre de Piédieu. Son unique accès se fait par la galerie sud-ouest, face à un pont de bois sur la Dronne. Il comprend quatre galeries et vingt travées.
Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.

Pierre Pommarède, Brantôme et Bourdeilles oubliés, éd. Fanlac, Périgueux, 198o.

N.B. P. Pommarède fournit la date de 154o, fruit d’une évidente distraction.
Réalisation, dans l’épaisseur du mur de façade de l’église abbatiale, d’un escalier en spirale, qui règne dans toute la hauteur de ce mur, jusqu’à l’entablement, et conduit au clocher.
Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.
Existence d’un pont de bois jeté sur la Dronne, entre le cloître et le bourg.
1482
Mention de la chapelle de Notre-Dame-des-Reclus.
Cf. Alexis de Gourgues, Dictionnaire topographique (date relevée dans les documents du Fonds d’Archives Lespine.

Re. Pierre Pommarède, Le Périgord des églises et des chapelles oubliées, Une grotte qui n’est jamais visitée : Notre-Dame-des-Reclus (Brantôme), éd. , Périgueux, .
XVIème s.
Dans la vaste grotte de l’abbaye, « sculpture d’un bas-relief dont le sujet a été identifié par M. le marquis de Fayolle »
Cf. François Deshoulières, Cinquième excursion, Brantôme, Congrès archéologique de France, XCème session tenue à Périgueux en 1927 par la Société archéologique française, édition Picard, Paris, 1928, p. 35o.

« Sur la paroi qui forme le fond d’une des carrières utilisées par les religieux, on aperçoit dans une demi-obscurité un bas-relief d’une sculpture grossière, mais qui tire de son sujet et de son emplacement un caractère énigmatique qui depuis longtemps a intéressé les archéologues.

Monsieur de Cumont pendant le Congrès de 1858 jugea que cette sculpture représentait le Jugement dernier et que la figure centrale portant un diadème de plumes pouvait symboliser la découverte de l’Amérique et de ses trésors. Le dégagement de cette caverne a permis de la photographier et d’en donner une explication différente en y reconnaissant, non le Jugement dernier tel que le comprenaient les imagiers du moyen âge, mais le Triomphe de la Mort représenté par son blason et couronné de fémurs et de tibias.

Le bas-relief, haut d’environ 5 mètres, large d’autant, a été grossièrement taillé dans le rocher calcaire d’un grain rude et raboteux que l’humidité a rendu presque noir ; la sculpture n’en a jamais été terminée, excepté peut-être au centre ; la partie supérieure n’est qu’épannelée et le personnage qui devrait se trouver à droite du Père éternel n’est même pas indiqué. Seul le soubassement qui simule un tombeau et dont l’ornementation accuse le commencement du XVIème siècle permet de le dater.

La composition se divise en trois zones : au sommet le Père éternel assis, ayant à sa droite un personnage agenouillé qui l’implore, sans doute la sainte Vierge. Un second personnage devait lui faire pendant à gauche si l’œuvre avait été terminée. Au-dessous deux anges agenouillés sonnent dans de longues trompettes dont les pavillons laissent échapper des phylactères qui portent à l’étage inférieur l’appel pour faire sortir les morts de leurs tombeaux. Les têtes seules de ces morts, quatre à droite et quatre à gauche, dont les conditions sociales sont reconnaissables à leur coiffure, reposent sur une sorte de bahut décoré de besants qui figure les tombeaux. A droite et à gauche, deux moines sont agenouillés au pied de leurs anges protecteurs ; l’un des anges semble méditer accoudé, l’autre montre du doigt le Père éternel. Au centre de la composition, un tombeau plus élevé que les bas-côtés et divisé en trois compartiments décorés de gâbles à choux et à crochets supporte une tête vue de face ; ses longs cheveux sont couronnés d’un cercle gemmé retenant, en guise de fleuron, des os de morts, fémurs ou tibias, d’où émerge comme un cimier, une mort ricanant et tenant des deux mains une massue, ou peut-être le manche d’une faux dont la lame a disparu. Deux autres morts soutiennent de leurs bras cette tête qui porte à son cou un bijou en forme de brûle-parfum ; cet arrangement se combine avec les phylactères pour figurer un écusson avec sa couronne, ses supports, son ordre, son cimier et ses lambrequins ; il est impossible de ne pas y voir une intention de représenter le blason de la mort avec ses attributs, car nous n’y voyons ni l’enfer, ni le paradis, ni le pèsement des âmes, ni aucune des scènes du jugement dernier, mais bien plutôt un de ces blasons très à la mode au XVIème siècle, comme les danses macabres, et qui montrent le triomphe de la mort à laquelle tout aboutit et que domine la Divinité dont la colossale figure trône dans la partie supérieure de la composition. »

Cf. Note manuscrite du Marquis de Fayolle à F. Deshoulières, 1927.

François Deshoulières, Cinquième excursion, Brantôme, Congrès archéologique de France, XCème session tenue à Périgueux en 1927 par la Société archéologique française, édition Picard, Paris, 1928,, pp. 349-353.
Datation évoquée pour les étranges bas-reliefs sculptés des grottes de l’abbaye de Brantôme…

« … Tout cela est si maladroitement taillé qu’on hésite à le dater ; telle ligne, archaïque et hiératique, ferait penser au XIème siècle, telle autre d’un dessin plus habile, évoquerait le XVIème siècle. Mérimée, qui dessina ce bas-relief [du Jugement général ou du Triomphe de la Mort]

, n’osa ni le dater, ni le décrire. Nous imiterons sa prudence. »

Cf. Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.
15o1
Il faut un successeur à Pierre de Piédieu ; les treize moines de l’abbaye ne s’entendent pas : sept votent pour Pierre de Sandalesse, six pour Hugues d’Abzac de La Douze (abbé des Alleuds, en Poitou), frère de l’archevêque de Narbonne, Pierre d’Abzac, ancien bénédictin de Saint-Jean-d’Angély et abbé de Lagrasse…

Le conflit dure plus de trois ans.
Cf. Marcel Berthier, L’abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Brantôme : d’une réforme à l’autre, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome CXXXI, Périgueux, 2oo4.
15o4
Mise en commende de l’abbaye. Le successeur de Pierre de Saint-Symphorien est nommé par Louis XII.
Cf. François Deshoulières, Cinquième excursion, Brantôme, Congrès archéologique de France, XCème session tenue à Périgueux en 1927 par la Société archéologique française, édition Picard, Paris, 1928, pp. 34o & 355.

Or. Collect. Périgord, cit.

Cf. Paul Dubuisson, Brantôme, éd. O.R.i.E.N.T., Toulouse, 2oo6.
Vers 15o4 ou 15o5
Amanieu d’Albret devient abbé de Brantôme. Cardinal et évêque de Bazas, selon les uns, de Pamiers, de Comminges, puis de Pampelune, selon d’autres : il est le premier abbé commendataire de l’abbaye de Brantôme.

Il est le fils d’Alain d’Albret et de Françoise de Blois. Son frère Jean, roi de Navarre, a épousé Catherine de Foix qui lui apporte le royaume de Navarre et est le grand-père de Jeanne d’Albret ; sa sœur Charlotte a épousé César Borgia, duc de Valentinois et… fils du pape Alexandre VI. Le pape - frère de son beau-frère - lui avait offert la pourpre cardinalice ! Parent des Borgia par alliance, il connaît fort bien les styles italiens dont il usera dans ses constructions. Pour l’abbatiat de Brantôme, ses deux « concurrents », Pierre de Sandalesse et Hugues d’Abzac de La Douze… ne font pas le poids… Il meurt à Casteljaloux.
Cf. Georges Bussière, Recherches d’art et d’histoire sur l’abbaye de Brantôme, Les moines et le curé de Brantôme au XVIIème siècle, in Bulletin de la S.H.A.P., Périgueux, tome …

Re. Marcel Berthier, L’abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Brantôme : d’une réforme à l’autre, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome CXXXI, Périgueux, 2oo4.

Or. Gallia Christiana, 172o, tome II, Abbayes du diocèse de Périgueux, p. 1494.
«  Amanevus d’Albret, cardinalis et episc. Vasatensis1, Petro cedente, factus est abbas an. 15o4 vel 15o5. Aedes abbatiales construxit, ecclesiamque parochialem hucusque in ecclesia abbatiali extantem alio transtuilit fundis suppeditatis. »


  1. « Le Chroniqueur du Périgord », 1856, p. 263, traduit erronément Vasati par Vaison, alors que c’est Bazas. Brantôme lui-même (tome X, p. 113, Edition de l’Histoire de France) écrit : « le cardinal de Perigord, archevesque de Pampelune ». Et l’éditeur note : « Amanieu d’Albret, évêque de Pamiers, de Comminges, puis de Pampelune, mort en 152o. »

 

Cf. Georges Bussière, Recherches d’art et d’histoire sur l’abbaye de Brantôme, Les moines et le curé de Brantôme au XVIIème siècle, in Bulletin de la S.H.A.P., Périgueux, tome … O
15o5 - 1519 ou 2o
Abbatiat d’Amanieu d’Albret.
Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.

Georges Bussière, Recherches d’art et d’histoire sur l’abbaye de Brantôme, Les moines et le curé de Brantôme au XVIIème siècle, in Bulletin de la S.H.A.P., Périgueux, tome … O

Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.

Vers 15o4 ou 15o5, ci-dessus.
1516
L’abbé Amanieu d’Albret rebâtit le monastère. Il fit construire un logis abbatial, « transporta un peu plus loin1 l’église paroissiale qui, jusqu’alors, était confondue avec celle des moines ». A ses propres frais.

Edifice à nef unique terminé par un chevet plat, divisé en trois travées voûtées d’ogives prismatiques à pénétration, éclairé par de hautes fenêtres au remplage flamboyant. Des chapelles, voûtées comme la nef, aux nervures reposant sur des culots, se nichent entre les contreforts (dont l’un est surmonté d’une échauguette posée sur des consoles). Son plan est irrégulier, sans doute dû à l’espace alors disponible entre les constructions urbaines…



  1. A l’entrée du bourg, face à l’abbaye.



« Les hommes commercent et vivotent, les bourgeois s’enrichissent et font construire une église, face à l’abbaye, et du haut de la « guette » narguent les moines. »

Cf. Claire Delbos, Vu de mon clocher : Brantôme, interview de Paul Dubuisson, in Le Journal du Périgord, n° 3, décembre 1989.
Confirmation : entre le bourg et l’abbaye, un pont de bois.
Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.

. François Deshoulières, Cinquième excursion, Brantôme, Congrès archéologique de France, XCème session tenue à Périgueux en 1927 par la Société archéologique française, édition Picard, Paris, 1928, pp. 34o & 355.

Georges Bussière, Recherches d’art et d’histoire sur l’abbaye de Brantôme, Les moines et le curé de Brantôme au XVIIème siècle, in Bulletin de la S.H.A.P., Périgueux, tome … O

Or. Collect. Périgord, cit.

Re. Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.

Pierre Pommarède, Brantôme et Bourdeilles oubliés, éd. Fanlac, Périgueux, 198o.

Marcel Berthier, L’abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Brantôme : d’une réforme à l’autre, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome CXXXI, Périgueux, 2oo4.
1519
Mort du cardinal d’Albret, abbé commendataire de Brantôme. Le désordre s’installe dans l’abbaye : cinq abbés se disputent sa succession…
Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.
Un état de ses dettes est établi, qui est conservé aujourd’hui à Pau.
Cf. Etat des dettes du Cardinal d’Albret, 1ooo livres pour les travaux de Brantôme et de Montignac, Archives départementales des Pyrénées Atlantiques, site de Pau, pièce E 1o8.

« Sa succession donna lieu, semble-t-il, à une compétition entre plusieurs candidats. Qui étaient-ils ? Pourquoi le roi n’intervint-il pas ? Jugeait-il les candidats trop médiocres ou les moines si peu nombreux et l’abbaye si pauvre qu’il ne songeait qu’à l’abandonner ? (…) Pendant dix-neuf ans le siège de Brantôme semble donc être demeuré vacant… »

Cf. Marcel Berthier, L’abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Brantôme : d’une réforme à l’autre, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome CXXXI, Périgueux, 2oo4.
152o-1538
Abbatiat controversé de Pierre VII Saunier de la Borie.
Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.

Jean Secret, Brantôme en Périgord, Les éditions du Périgord Noir, Montignac, 1962.
1528 (3 mai)
A l’abbaye, chapitre général présidé par Antoine de Baune, prieur de Saint-Julien (le siège abbatial étant vacant ?) : Jean des Landes du Puy, Jean Saint-Marcel, aumonier du couvent, Pierre de Salignac, Gilbert de Beauregard, Guillaume de Vagartia et Louis d’Estrans, tous religieux de Brantôme sont désignés à diverses charges1.


  1. Et de préciser :



« anciennement, 2o moines résidaient au couvent et 3o dans les prieurés.

Dans le couvent, chacun recevait par jour un pain et demi, du vin et en monnaie 4 deniers.

Pour son habillement, tout moine qui n’ était pas ni administrateur ni bénéficiaire, recevait 4o sols (sans préciser si c’est annuel ou…) ».

Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.

Or. René du Cher.
1533
On loge, entre les contreforts de l’église paroissiale Notre-Dame, quatre chapelles barlongues, sous des croisées retombant sur des culs-de-lampe ; une des clefs porte : « Spes mea, Jesus et Maria, 1533 ».
Cf. Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.
Vers 1533 - 1614
Naissance de Pierre de Bourdeille, dit plus tard Brantôme, à Bourdeilles ou à La Tour-Blanche.

Son père, Messire François de Bourdeille fut page d’Anne de Bretagne, soldat en Italie (le pape Jules II sourit de sa faconde et de ses « Chadieu » !), compagnon de chasse d’Henri VIII en Angleterre (auquel il amena des chiens). Il épouse à La Tour-Blanche une jouvencelle de treize ans, Anne de Vivonne, damoiselle de corps de Marguerite de Valois, reine de Navarre, et en a six enfants : André, vicomte de Bourdeille, qui devient sénéchal du Périgord, Jean, dit le Capitaine de Bourdeille, Pierre, l’Abbé, dit Brantôme, Jean, dit le Baron d’Ardelay, tué comme colonel-général en 1568 devant Chartres (inhumé d’ailleurs en son église Notre-Dame), Madeleine et Françoise (les cadettes ?) …

Pierre passe sa petite enfance en Périgord et à Nérac chez sa grand-mère, Louise de Daillon de Lude, veuve d’André de Vivonne, sénéchal du Poitou, dame d’honneur de la reine Marguerite de Navarre.

Il fait sans doute ses études dans quelque collège parisien. Vers 1552, il étudie le droit à l’Université de Poitiers.

En 1553 ses aînés André et Jean se battent contre les Impériaux devant Hesdin : l’un a la tête emportée par un boulet, l’autre est fait prisonnier. En échange du sang et de la liberté des Bourdeille, le roi, Henri, accorde à Pierre l’abbaye de Brantôme, alors que son cousin, Pierre de Mareuil est encore en poste. « Les bulles furent donc reçues en 1554 ». En attendant son abbaye, il rejoint la cour et sa sœur Madeleine, fille d’honneur de Catherine de Médicis… Chaque fois qu’il revient au pays, il s’occupe à la construction de son château de Richemont.

Il succède à Pierre de Mareuil (décédé en 1556) en 1557.

En 1559, il est à La Tour-Blanche auprès de son aîné enfin libéré, et rattache son abbaye à la congrégation de Chézal-Benoist.

En 156o, il est en Italie, auprès du Maréchal de Brissac. A Rome il a une aventure avec Faustina, une célèbre courtisane jadis aimée d’Olivier de Magny et de Joachim du Bellay. Il est aussi à Amboise.

En 1561, il suit Marie Stuart en Ecosse, après le décès de son époux, François II… (Les pages qu’il consacre à cette histoire sont des plus belles).

De retour en France, il combat François de Guise à Bourges et à Dreux, devient gentilhomme de la chambre d’Henri d’Anjou.

En 1564, il participe à l’affaire du Penon de Velez sur la côte du Rif marocain ; il reçoit l’habito del Christo à son retour, des mains du roi du Portugal (et s’en enorgueillira jusqu’à sa mort).

En 1565, il guerroie contre Soliman et les Turcs. Il revient par la Savoie où le reçoivent le duc et sa cour ; il y rencontre Marguerite de France, duchesse de Savoie. A Péronne, il est contre les ennemis du roi.

En 1568, il est gentilhomme de la chambre de Charles IX. Il est là lors de l’affaire de Jarnac. Il songe à organiser avec le Maréchal de Strozzi une expédition au Pérou, et étudie les portulans. La Saint-Barthélémy le surprend. Il prend part au siège de La Rochelle.

En 1577, il surveille le Périgord…

« Nous avons l’ennemy ici sur le bras qui nous visite souvent et luy rendrons aussi la pareille… Je vous puis bien asseure qu’ils sont une bonne troupe dans Périgueus et que ce sera une place malaysée à forcer…1 »

1 Lettre de Pierre de Bourdeille / Brantôme au duc de Nevers, 1577.
Le Sénéchal du Périgord, André de Bourdeille, frère de Pierre, ne parvient à prendre Périgueux qu’en 1581. Jaloux de lui, Pierre rêve du sénéchalat, dont André se défait en 1581… au profit de M. d’Aubeterre, ce dont Brantôme ne décolère pas, et s’en plaint amèrement à Henri III :

« J’avais par cas à la saincture pendue la clef dorée de la chambre du Roy ; je l’en oste, je l’en detasche et la jecte, du quay des Augustins, où j’estoy, dans la rivière en bas… ».

« Gasconnade de plume », écrit Jean Secret : dans un inventaire on retrouve la clef dorée1. Il se replie sur son abbaye qu’il confie à des confidentiaires (Jean Lespinasse et Pierre Petit). Il rumine une vengeance, projette de servir Philippe II et l’Escurial…

1 « Inventaire du château de Brantôme [] le détail [de ce] que possédait Brantôme […] : […]

44. Plus une clef dorée attachée avec ung cordon my soye et my argent, estant pour merque de gentilhomme de la Chambre du Roy… »
Cf. Succession de Pierre de Bourdeille, sieur de Brantôme, Inventaires et partage de ses biens (1614 – 1615).

(Extrait de l’Annuaire-bulletin de l’Histoire de France, 1897.)

Re. Georges Bussière, Bulletin de la S.H.A.P.
En 2o1o encore, lors du Colloque des Amis de Brantôme consacré à « La Disgrâce », Anne-Marie Cocula ne parle pas de l’épisode, qu’elle (re)découvre grâce à des intervenants qui lui en donnent acte à Brantôme et le soir même au château des Saint-Crépin-de-Richemont…
En 1584, une chute de cheval l’en dissuade, le laissant estropié. « Claudicant et rageur, Brantôme rejoint son abbaye. » Il se consacre à l’achèvement de son château de Richemont et à son abbaye.

Le 2o avril 1594, il demande à Henri IV la permission de donner un successeur à son confidentiaire Pierre Petit, en se plaignant de son domaine brantômois  :

« … le bien est beau, c’est tout, mais la beauté sans revenu ne peut nourrir la personne… »

Il se jette à corps perdu dans l’écriture : « Des grands capitaines estrangers et français », « Des hommes illustres et grands capitaines », « D’aucunes belles rodomontades espaignolles », « D’aucunes retraites de guerre », « Des dames illustres, françaises et estrangères », « Des Dames galantes », « Recueil d’aulcunes rymes de mes jeunes amours » … Et « un Recueil de crayons », qui, depuis lors, selon Jean Secret, est passé en Angleterre… Il écrit aussi son testament, surchargé de codicilles révélateurs… « Un monument d’orgueil féodal […]. Il n’est pas de legs ni de donation qui ne s’accompagne d’une restriction, d’une critique, d’une piqûre, voire d’une morsure ! » précise Jean Secret.
Le 5 juillet 1614, il meurt, sans doute dans son château de Richemont. Son enterrement, qu’il a prévu, se déroule le 7 en l’abbaye de Brantôme. Il est inhumé dans la chapelle de son château de Richemont.

De Brantôme à Richemont, le cercueil chemine sur une mule…

« … sans aucune pompe ni magnificence funèbre, et surtout ni festin, ni mangeailles, ni convoy, ni assemblée de parents et d’amys, sinon d’une vingtaine de pauvres, avecques les escussons de mes armoiries, habillés en deuil de gros drap noir… ».
Cf. Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.

Or. Pierre de Bourdeille.

Re. Marie-Claire Ricard, Le Triangle magique du Périgord, Aquitaine, éd. Syndicat intercommunal du Pays de Dronne et Belle, Brantôme, s.d.
1538 - 1556
Abbatiat de Pierre VIII de Mareuil, aumônier et conseiller1 de François Ier, évêque de Lavaur. Il est à l’aise à Rome comme à Fontainebleau et sa famille est assise dans le pays de Brantôme, où il réside volontiers. On lui « doit une grande partie des embellissements qui font de Brantôme une des localités les plus séduisantes du Périgord ». Il restructure littéralement le site abbatial.

Acquisition et aménagement des jardins (il achète un arpent de chènevière pour le transformer en jardin), avec lesquels l’abbaye est reliée par un curieux pont coudé, agrémentés de reposoirs dont deux seuls subsistent au début du XXème siècle. Pavillon Renaissance dit Pavillon de l’Abbé, dont la porte est blasonnée à ses armes : « de gueules au chef d’argent, au lion d’azur lampassé, armé et couronné d’or brochant sur le tout… ».

Pierre de Mareuil repose sous les dalles de l’église, devant l’autel principal.
1 C’est sans doute ce rôle auprès du roi qui lui permet d’évincer d’autres prétendants à l’abbatiat de Brantôme : François de Montagrier, Gaston de La Marthonie (évêque de Dax, bâtisseur de l’église de Champagnac-de-Bélair) et Pierre Saulnier de la Borie…
Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.

Re. François Deshoulières, Cinquième excursion, Brantôme, Congrès archéologique de France, XCème session tenue à Périgueux en 1927 par la Société archéologique française, édition Picard, Paris, 1928, pp. 34o & 355-356.

Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.

Line Becker et Vincent Marabout, Visages du patrimoine en Aquitaine, Dordogne, Val de Dronne, Inventaire régional d’Aquitaine, éditions Confluence, 2oo8.

Base Mérimée.

Marcel Berthier, L’abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Brantôme : d’une réforme à l’autre, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome CXXXI, Périgueux, 2oo4.
N.B. Le Pont coudé est aussi appelé Pont du Couvent.
1538
Dès cette date, pierre de Mareuil fait édifier un pont coudé à angle droit sur la Dronne, un élégant pavillon Renaissance et plusieurs reposoirs dans le Jardin des Moines. 
Cf. Claire Delbos, Vu de mon clocher : Brantôme, interview de Paul Dubuisson, in Le Journal du Périgord, n° 3, décembre 1989.
1539 (août)
Lettres patentes de François Ier à son « amé et féal conseiller » maître Pierre de Mareuil qui établit le marché de Brantôme « pour chacun jour de vendredy de chacune semayne de l’an, pourvu toutefois que à 4 lieues à la ronde n’y ait ledit jour de vendredy, aucun autre marché ».
Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.

Claire Delbos, Vu de mon clocher : Brantôme, interview de Paul Dubuisson, in Le Journal du Périgord, n° 3, décembre 1989.

Or. Ordonnance de François Ier datée de Vilhers-Côterays (Villers-Cotterêts) au mois d’août 1539.
1541
Pierre de Mareuil fait adhérer à la congrégation de Chezal-Benoît (avec Jumièges, Sens, Lyre, Lagny et Lendevennec), rejoignant Saint-Germain-des-Prés, Saint-Sulpice de Bourges, Saint-Vincent du Mans et Saint-Alyre de Clermont.
Cf. Marcel Berthier, L’abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Brantôme : d’une réforme à l’autre, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome CXXXI, Périgueux, 2oo4.
XVIème siècle
Edification du Pavillon Renaissance, attribuée à Pierre de Mareuil, dont il porte les armes.
Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.

Pierre Pommarède, Brantôme et Bourdeilles oubliés, éd. Fanlac, Périgueux, 198o.
Edification du cloître.
Cf. François Deshoulières, Cinquième excursion, Brantôme, Congrès archéologique de France, XCème session tenue à Périgueux en 1927 par la Société archéologique française, édition Picard, Paris, 1928, p. 348.
L’ensemble de l’abbaye est abrité par une enceinte interrompue par deux portes : la porte des Réformés (jadis Porte Saint-Germain ou Portail vert) et la Porte Saint-Roch, défendues par des mâchicoulis à l’entablement droit décoré d’arcatures en tiers-point, et montés sur des corbeaux finement moulurés à double révolution. Des tours et des murs couronnés de mâchicoulis fortifient l’enceinte.
Cf. François Deshoulières, Cinquième excursion, Brantôme, Congrès archéologique de France, XCème session tenue à Périgueux en 1927 par la Société archéologique française, édition Picard, Paris, 1928, p. 355.
Datation proposée pour la statue de Notre-Dame-des-Reclus.

« Dans cette chapelle était vénérée la statue de bois de Notre-Dame-du-Reclus. Jean Secret, qui l’avait vue et fait(e) classer, la décrivait « comme une vierge légèrement déhanchée portant un enfant Jésus qui jouait avec un œuf ; le charmant visage de Marie était entouré de nattes ; l’harmonie du mouvement et la légèreté des draperies portent à croire que cette œuvre est du XVIème siècle ».

Cf. Jean Secret, Bourdeille et Brantôme, éd. Ribès, Périgueux, 1934.

Re. Pierre Pommarède, Le Périgord des églises et des chapelles oubliées, Une grotte qui n’est jamais visitée : Notre-Dame-des-Reclus (Brantôme), éd. , Périgueux, .
1554
Pierre de Mareuil, toujours abbé commendataire, et amoureux des jardins qu’il a favorisés au sein même de son abbaye, continue à les arpenter en boitillant…


« J’ay toujours la goutte1 qui me tourmente merveilleusement… »

1 Un délicieux lapsus de Pierre Pommarède lui fait écrire « Pierre de Mareuil, tourmenté merveilleusement par la grotte » !
Cf. Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.

Pierre Pommarède, Brantôme et Bourdeilles oubliés, éd. Fanlac, Périgueux, 198o.
Le cardinal Augustin de Triulcis, du titre de Saint-Adrien, administrateur perpétuel de l’église et évêché de Périgueux se montre zélé en l’exécution des règlements édictés l’année précédente pour la réformation de l’abbaye de Brantôme.

L’abbé commendataire, Pierre de Mareuil, prie les religieux de la Congrégation de Chezal-Benoît, de l’ordre réformé de saint Benoît, d’annexer son abbaye à leur réformation, mais il meurt en 1556, avant que son vœu n’ait été exaucé.
Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.
1554 (13 juillet)
Lettre de Pierre de Mareuil, abbé de Brantôme, à Monsieur de Lanssac.
Cf. De Cumond, Lettre de Pierre de Mareuil, abbé de Brantôme, à M. de Lanssac (13 juillet 1554), in Bulletin de la S.H.A.P., Périgueux, 19o5, t. XXXII, pp. 3o8-318.
1555
Le neveu de Pierre de Mareuil1, Pierre de Bourdeille, lui succède. Selon d’autres, c’est en 1557.
1 Le grand-père de Pierre de Bourdeille était le cousin germain de Pierre de Mareuil !
Cf. F. Deshoulières, Brantôme, p. 34o.

Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.
Milieu du XVème siècle
Le nombre de moines à Brantôme est d’une vingtaine, «  et il n’a sans doute guère varié ensuite».
Cf. Marcel Berthier, L’abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Brantôme : d’une réforme à l’autre, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome CXXXI, Périgueux, 2oo4.

Or. « Pancarte » de 1556 du diocèse de Périgueux.
1556

« Pancarte de l’Evêché de Périgueux ».

Cf. André Delmas, Pancarte de l’évêché de Périgueux en 1556, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, Périgueux, tome CXIX, 1992, pp. 23-62 &143-184.
1556 (2o mars)
Mort de Pierre de Mareuil.
Cf. Marcel Berthier, L’abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Brantôme : d’une réforme à l’autre, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome CXXXI, Périgueux, 2oo4.

Vers 1533 – 1614.
Pierre de Bourdeille se met à faire prospérer le site abbatial.
Cf. Line Becker et Vincent Marabout, Visages du patrimoine en Aquitaine, Dordogne, Val de Dronne, Inventaire régional d’Aquitaine, éditions Confluence, 2oo8.
1557 - 1614
Abbatiat de Pierre IX de Bourdeille, seigneur de Brantôme.

Il naquit selon les uns (Mérimée…) en Périgord, berceau de sa famille, selon d’autres en Navarre : sa grand-mère, Louise de Daillon, douairière de Vivonne, est dame d’honneur, et sa mère dame de corps de la reine Marguerite. Il passe son enfance à la cour de Navarre, Très tôt on le destine à l’Eglise. A la mort de la reine, en 1549, il va faire ses études à Paris, puis ses humanités à Poitiers.

Il reçoit très tôt aussi les bénéfices du doyenné de Saint-Yrieix et les prieurés de Royan et de Saint-Vivien, dont son frère, le capitaine de Bourdeille, s’est démis en sa faveur.
Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.

  • Vers 1533 – 1614


1557
Le roi Henri II nomme Pierre de Bourdeille abbé de Brantôme, en souvenir des bons services du capitaine de Bourdeille et sous les instances de « son bon cousin » M. d’Ausance. Il prend possession de son abbaye le 5 juillet 1558, et l’administre jusqu’en 1583.
Brantôme (ou Pierre de Bourdeille) ne se sent pas de vocation pour la vie ecclésiastique. L’abbé veut voir la guerre et courir le monde : autorisé à faire une coupe dans la forêt de Saint-Yrieix, pour 5oo écus d’or, il s’en va en Italie servir sous les ordres de Charles de Cossé, comte de Brissac, maréchal de France (mort en 1553). Brantôme est blessé à Portofino, près de Gênes, d’un coup d’arquebuse pendant la guerre du Piémont.
Il voyage en Italie : Milan, Rome, Ferrare, Naples…, observe les mœurs, questionne, étudie.
Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.

Re. Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.

Marcel Berthier, L’abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Brantôme : d’une réforme à l’autre, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome CXXXI, Périgueux, 2oo4.
Pierre de Bourdeille / Brantôme apprécie le jardin de son oncle Pierre de Mareuil…

« … ledit jardin [des Moines] fut non moins cher à… Pierre de Bourdeille… lequel aimait tant à s’y promener que ses cousins l’appelaient familièrement « Monsieur du Pont » ou « Monsieur du Verger ». 

Cf. Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.
Période Renaissance

Règne de François Ier
Edification du manoir de la Hierce, Hierse ou Guierche : haut pavillon central accosté d’une tourelle et relié par une galerie à une tour ceinturée de bandeaux accusant les étages, le tout éclairé par des baies à meneaux cruciformes. L’étymologie conduit à l’équivalent de « garce » ou « garçonne »…

« Durant la Renaissance, quelques châteaux de plaisance naissent ex nihilo, comme la Hierce à Brantôme… »

Cf. F. Deshoulières, Brantôme, p. 357.
Re. Line Becker et Vincent Marabout, Visages du patrimoine en Aquitaine, Dordogne, Val de Dronne, Inventaire régional d’Aquitaine, éditions Confluence, 2oo8.

« Adossée à une petite falaise calcaire, la Hierce ( la Guierche, disent les textes anciens) est une délicieuse gentilhommière. Le corps de logis barlong, coupé en son milieu par un pavillon carré, est flanqué d’un côté d’une poivrière, de l’autre d’une loggia à l’italienne, elle-même accostée à l’angle d’une tourelle encorbelée. Fenêtres à meneaux, toits aigus vêtus de tuiles aux ocres pâlis, lucarnes sculptées de coquilles, porte Renaissance : telle est la Hierce dans sa pittoresque dissymétrie et son élégante sobriété.. Nous nous retrouvons au temps de François Ier, alors que la fièvre monumentale poignait les seigneurs et les abbés commendataires, et même ceux des bourgeois dont les bourses avaient grosses apostume ! Mais quel vassal des Bourdeille eut le goût de créer aux portes de la ville un rappel du pavillon du bout du pont ? Encore un mystère que gardent les archives… »

Cf. Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.

« Certains historiens supposent que le château de la Hierce fut construit par Brantôme pour y recevoir les dames célèbres qui venaient lui rendre visite à Brantôme. »

Cf. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.
1558 (15 juillet)
Pierre de Bourdeille prend officiellement possession de son abbaye.
Cf. Marcel Berthier, L’abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Brantôme : d’une réforme à l’autre, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome CXXXI, Périgueux, 2oo4.
1559
Pierre de Bourdeille, de retour de la bataille de Jarnac à laquelle il prit part, demeure désormais à Brantôme.
Cf. F. Deshoulières, Brantôme, p. 34o.
Les réformés de la Congrégation de Chezal-Benoît prennent possession du monastère de Brantôme. Les anciens moines se retirèrent dans les prieurés de l’abbaye. (Cf. 1648, Pouillé général…).

L’abbaye a alors trente religieux, plus le prieur, le sacristain, l’aumônier et quatre autres dignitaires.
Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.

Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.

Marcel Berthier, L’abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Brantôme : d’une réforme à l’autre, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome CXXXI, Périgueux, 2oo4.
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