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Brantôme sous le vocable : « Monasterium Sancti Petri atque Innocentis Sikarii, quod Brantolma vocatur ».
Cf. Alexis de Gourgues, Dictionnaire topographique du département de la Dordogne, comprenant les noms de lieux anciens etc…, Société d’Agriculture, Sciences et Arts de la Dordogne, Périgueux, Imprimerie nationale, 1873.

Or. Charte de Bernard, surnommé Grandin, comte de Périgord, par laquelle, du consentement de Garsinde sa femme, il restitue à l’abbé Martin et à ses religieux, le monastère de Brantôme, fondé par Charlemagne, sous l’invocation de saint Pierre, et du saint innocent Sicaire, « dont cet empereur avoit apporté les reliques des pays d’outremer », Bibliothèque nationale de France, Fonds Périgord, tome 77, Lespine, Chartes du Périgord (36o-12o6), f° 23 r°, 937.

Re. Dom Estiennot, III, 289.
95o
Il n’est guère question de Brantôme dans les anciens auteurs avant 95o.
Cf. Dom Estiennot, op. cit.

René du Cher, op. cit.
Xème siècle encore
Autre mention « Abbatia de Brantholmio ».
Cf. Alexis de Gourgues, Dictionnaire topographique du département de la Dordogne, comprenant les noms de lieux anciens etc…, Société d’Agriculture, Sciences et Arts de la Dordogne, Périgueux, Imprimerie nationale, 1873.

Or. Ancien pouillé, Bibliothèque nationale, Fonds Lespine, 27.
975
Pillage du bourg et de l’abbaye par les Normands… [Sans la moindre citation ou référence.]
Cf. Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.
994
Mention «  Monasterium Brantosmense, Brantosme » par Ademar de Chabannois, « ad annum 994 ».

« Hic [Pippinus, rex Aquitanie, filius imperatoris], jussu patris, fecerat […] monasterium Brantosmense… »

Cf. Alexis de Gourgues, Dictionnaire topographique du département de la Dordogne, comprenant les noms de lieux anciens etc…, Société d’Agriculture, Sciences et Arts de la Dordogne, Périgueux, Imprimerie nationale, 1873.

Or. Ademari Cabanensis Chronicon Aquitanum (Annales d’Aquitaine d’Ademar de Chabannes ou Chabannois), I, 1, 132.
Fin du Xème s.
Les luttes entre le comte de Périgord et celui de Limoges « éclaboussent de sang » l’abbaye de Brantôme.
Cf. Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.
Grimoard de Mussidan devient abbé de Brantôme. Second fils du vicomte Aimeric et frère d’Islon, évêque de Saintes, il est né au milieu du Xème siècle au château de Mussidan. L’évêque de Périgueux le fait siéger dans son conseil comme chanoine puis lui donne l’abbaye de Brantôme, qui aurait été complètement ruinée par les Normands. Grimoard aurait reconstruit cloître et église grâce à une sage administration. Il se bat avec énergie contre le comte Guy de Limoges. Celui-ci lui demande d’abandonner Brantôme au profit d’un de ses parents, mais l’abbé refuse. Guy le fait incarcérer. Libéré, Grimoard va à Rome (Pâques 1oo2) demander protection au pape Sylvestre II (Gerbert d’Aurillac). Menacé d’excommunication, Guy fait amende honorable et se réconcilie avec Grimoard.

Les branches Taillefer d’Angoumois et de Périgord s’entredéchirent avant de signer un traité de paix ; le comte d’Angoulême fait don à l’abbé « du plus important monastère du Périgord » « de la plus riche abbaye de l’Angoumois » : Grimoard devient abbé de l’abbaye royale de Saint-Cybard vers 982. En 991, il succède à Hugues de Jarnac (démissionnaire) comme évêque d’Angoulême. Il en reconstruit la cathédrale incendiée le 18 février 981 et la consacre. Evêque, Grimoard conserve néanmoins les abbatiats de Brantôme et Saint-Cybard.
Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.

Mallat, Notice historique sur Grimoard de Mucidan, abbé de Brantôme et de Saint-Cybard d’Angoulême (991-1o18), Périgueux, 1887.

Or. Manuscrit anonyme de Verteuil ; il précise que Grimoard conserve les abbatiats de Brantôme et Saint-Cybard pour continuer à en percevoir la mense abbatiale, ce qui lui permet de reconstruire sa cathédrale terminée vers 1o15.

Re. Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.

Paul Dubuisson, Brantôme, éd. O.R.i.E.N.T., Toulouse, 2oo6.

Cf. Marcel Berthier, L’abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Brantôme : d’une réforme à l’autre, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome CXXXI, Périgueux, 2oo4. (Lui le situe au milieu du Xème siècle.)
Grimoard de Mussidan porte le titre abbatial. C’est lui qui aurait reconstruit église et cloître.

« C’est de cette longue période de paix que dataient certaines constructions [de l’abbaye de Brantôme] - malheureusement rasées lors de la restauration du XIXème siècle… »

Cf. Jean secret, Brantôme en Périgord, Les éditions du Périgord Noir, Montignac, 1962.

Marcel Berthier, L’abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Brantôme : d’une réforme à l’autre, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome CXXXI, Périgueux, 2oo4.

« La magnifique explosion de la civilisation romane à partir du Xème siècle transforma certainement Brantôme en un chantier extraordinaire possédant sur place, dans ses carrières, les pierres qui allaient permettre de construire des maisons avec des escaliers et des cheminées monumentales ou des cintres remarquables. »

Cf. Claire Delbos, Vu de mon clocher : Brantôme, interview de Paul Dubuisson, in Le Journal du Périgord, n° 3, décembre 1989.
XIème – XIIème siècles
Vie rurale et constitution des bourgs en Périgord…

« Hérité de l’occupation antique du sol, l’habitat dispersé cohabite aux XIème et XIIème siècles avec des regroupements de plus en plus importants autour d’une église paroissiale ou d’une abbaye comme à Brantôme. »

Cf. Line Becker et Vincent Marabout, Visages du patrimoine en Aquitaine, Dordogne, Val de Dronne, Inventaire régional d’Aquitaine, éditions Confluence, 2oo8.
XIème siècle…
On connaît les prières et leçons chantées à l’anniversaire de la Dédicace de saint Sicaire.

« … aucun livre liturgique n’est parvenu de l’abbaye de Brantôme. Mais l’on sait par d’anciens manuscrits, notamment un sacramentaire du XIème siècle, peut-être copié dans le prieuré voisin de Saint-Aignan de Chalais au diocèse de Périgueux, et qui atteste saint Sicaire, dans un missel de l’abbaye de Saint-Sauveur de Villeloing au diocèse de Tours, fondée vers 85o, dans un missel de Bordeaux de la deuxième moitié du XVème siècle, enfin dans un bréviaire de Notre-Dame de Pébrac, un monastère de chanoines réguliers fondé en 1o62 suivant l’Ordo antiquus de Saint-Ruf dans le diocèse de Clermont, nous savons les leçons qui étaient chantées au moment de l’anniversaire de saint Sicaire. Le manuscrit le plus ancien avait été acheté par le bibliothécaire de Saint-Martial de Limoges, Bernard Ythier, en 121o. 

La collation du texte le plus ancien, la confrontation des deux textes : le plus proche de la source avec le plus récent, ne fait apparaître que des interpolations de détail. […] La leçon est neutre, elle ne révèle pas évidemment l’existence d’une « Vita », mais le texte vaut ce qu’il vaut, et la version la plus ancienne, je le répète, remonte au XIème siècle et atteste véritablement d’un culte à saint Sicaire. Dans les mentalités du temps un culte populaire s’était rapidement établi, fondé sur les ossements de l’enfant martyr…»

Cf. Jacques Foviaux, La personnalité juridique de l’abbaye de Brantôme, Des Romains au Roman ou du IVème au Xème siècles, IIème Colloque de Brantôme, Grotte du Jugement dernier, Brantôme, 1986.
1oo1 (29 décembre)
Edouard, roi d’Angleterre, « en considération de la pauvreté occasionnée par les guerres et des fréquentes inondations qui ravageaient les murs, les ponts et les fossés de Brantôme », lui donne « pleine puissance d’imposer ou faire imposer sur toutes les vinades et autres marchandises qui se vendraient et débiteraient dans ladite ville de Brantôme. »
Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.
1oo8 (4 juillet)
Existence certaine de l’abbaye de Brantôme… L’abbaye Santa Maria de Ripoll lui adresse un « rouleau des morts » à l’occasion de la mort de son Abbé, Seniofredus, le 4 juillet.
Cf. Marcel Berthier, L’abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Brantôme : d’une réforme à l’autre, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome CXXXI, Périgueux, 2oo4.

Or. Rouleau des Morts de l’abbaye Santa Maria de Ripoll, 4 juillet 1oo8.
1o5o
Les parties les plus anciennes de l’abbaye de Brantôme ne remontent pas au-delà de cette date.
Cf. E. Vauthier, Explication de la gravure [du clocher de l’abbatiale, par Léo Drouyn], in Annales archéologiques de Didron, 1854, p. 24.
« Ce clocher, Viollet-le-Duc l’a daté de 1o5o. »
Cf. Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.

« En même temps que leur clocher, il est certain que les moines bâtirent une église sur l’emplacement de l’église actuelle. Mais de cet édifice, il ne reste rien ou presque rien, sinon peut-être des fondations de murs et des amorces de voûtes d’arêtes sous le rocher, contre l’église actuelle. »

Cf. Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.

Brigitte et Gilles Delluc, Remplois antiques et médiévaux dans l’architecture de Dordogne, dans notre iconothèque, in Bulletin de la Société d’Histoire et d’Archéologie du Périgord, 3ème livraison, Périgueux, 2oo9
Les quinze gros chapiteaux de la chambre des cloches (1er étage) du clocher de l’abbatiale, dont certains à entrelacs carolingiens, très anciens aussi1, sont rapportables au XIème siècle ou antérieurs. (Ceux des étages supérieurs sont très sommaires.)


  1. Jean Secret, Brantôme et sa région, 1968 et 1985.

Jean Secret, Périgord roman, éd. Zodiaque, La Pierre qui vire, 1968.
Cf. Brigitte et Gilles Delluc, Remplois antiques et médiévaux dans l’architecture de Dordogne, dans notre iconothèque, in Bulletin de la Société d’Histoire et d’Archéologie du Périgord, 3ème livraison, Périgueux, 2oo9.

Paul Dubuisson, Brantôme, éd. O.R.i.E.N.T., Toulouse, 2oo6. (Il précise que le moulage de deux d’entre eux est au Musée des Monuments français à Chaillot.)
XIème s.
Reconstruction hypothétique du monastère de Brantôme après sa destruction par les Normands…

« […] il semble s’être relevé de ses ruines1 sur le même emplacement qu’il occupait, et suivant à peu près dans sa forme son plan primitif… »


  1. Au XIème s., d’après Georges Bussière, Brantôme et ses monuments, Bulletin de la S.H.A.P., p. 9. :



« Les deux premières travées, datant de la fin du XIème s., étaient primitivement voûtées en coupoles, et la dernière, servant de chœur, en voûtes d’arêtes assez semblables aux voûtes angevines, était du XIIIème s. Depuis une époque reculée, les deux coupoles avaient été refaites de la même façon et remplacées par des voûtes angevines. »

Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.
Datation évoquée (prudemment) pour l’étrange bas-relief sculpté de la grotte « du Jugement dernier » de l’abbaye de Brantôme…

« … Tout cela est si maladroitement taillé qu’on hésite à le dater ; telle ligne, archaïque et hiératique, ferait penser au XIème siècle, telle autre d’un dessin plus habile, évoquerait le XVIème siècle. Mérimée, qui dessina ce bas-relief [du Jugement général ou du Triomphe de la Mort]

, n’osa ni le dater, ni le décrire. Nous imiterons sa prudence. »

Cf. Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.
Datation des chapiteaux du clocher de Brantôme…

« Et puis, il y a Brantôme. Si on escalade le clocher, dans la chambre inférieure, celle de la coupole, assurément, ce chapiteau à palmette et à astragale dorique est, dirons-nous, de style pré-roman. Dans la chambre des cloches, il en a été dit beaucoup tout à l’heure, quinze chapiteaux, quinze gros chapiteaux sont également très anciens, et probablement antérieurs au XIème, ou du moins de style antérieur au XIème siècle. Je suis repassé tout à l’heure, en abandonnant un peu Monsieur Soubeyran, revoir les deux sculptures, les deux bas-reliefs qui sont au chevet de votre église. L’un est une cariatide, l’autre est un homme ; ils sont très éprouvés, il s’agit peut-être de remplois, je ne sais qu’en dire. Ils sont très anciens d’allure, ou peut-être simplement rendus frustes par les intempéries. »

Cf. Gilles Delluc, Remplois et sculptures archaïques du Périgord (sur une suggestion de Jean Secret), Des Romains au Roman ou du IVème au XIème siècle, IIème colloque de Brantôme, Grotte du Jugement dernier, Brantôme, août 1986.
1o62

« Vers 1o62, un hôte de sang royal1, pèlerin venu d’Angleterre, avait été bien reçu comme hôte à l’abbaye de Brantôme (je ne sais si c’était comme hôte payant ou hôte gratuit). Il avait poursuivi son voyage vers le Rouergue, et là il avait été touché par la beauté de l’église de Clervaux qui apparaît sur la grande carte, sise entre Panat et Cassagnes, qui fut dédiée en l’honneur du saint Sépulcre, de saint Pierre, de saint Thomas et de saint Sicaire, et il l’avait fait réédifier changer de vocable : La Celle (petit prieuré : tous ces termes sont équivalents) changea de titre quand elle fut donnée aux moines de Brantôme, pour celui de Saint-Pierre, mais elle a eu le vocable de Saint-Sicaire, donc avant 1o62, - pour les dates, tout concorde -,. Pourtant, on ne rencontre aucune allusion aux dépendances de l’abbaye dans cet acte avec l’abbé Seguin de La Chaise-Dieu ; ce qui s’explique par le fait que l’objet de l’acte de 1o8o ne concernait que les droits féodaux sur l’abbaye,. Ce serait un changement dans la gestion de Brantôme, puisque le réseau casadéen s’était développé dans un contexte apostolique. »

1 Il nous agréerait de le connaître plus en détails. (N.D.L.R.)
Cf. Jacques Foviaux, La personnalité juridique de l’abbaye de Brantôme, Des Romains au Roman ou du IVème au Xème siècles, IIème Colloque de Brantôme, Grotte du Jugement dernier, Brantôme, 1986.
1o75

« En 1o75, la reconstruction de l’abbaye est achevée. La partie la plus ancienne qui subsiste est l’extraordinaire clocher. »

Cf. Claire Delbos, « Vu de mon clocher, Brantôme », interview de Paul Dubuisson, in Le Journal du Périgord, n° 3, décembre 1989.

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