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IXème s.

Règne de Pépin, roi d’Aquitaine (8o3-817-838)
Fondation de l’abbaye de Brantôme.
Cf. F. Deshoulières, Brantôme, p. 338.

Re. Mabillon.

Gallia Christiana.

Chronique de saint-Maixent, dite aussi « de Maillezais ».

Ademari Cabanensis Chronicon Aquitanum (Chronique aquitaine d’Adémar de Chabannes ou de Chabanais),132 (Fondation du monastère de Brantôme par Pépin [Ier] d’Aquitaine, sur l’ordre de son père Louis le Pieux).

Ctra. Léon Dessales, Histoire du Périgord, qui démolit cette hypothèse et acte pour une création de Charlemagne en 769. 769.

Farnier (Abbé), Autour de l’abbaye de Ligueux, Pages d’histoire régionale, t. II, Le livre d’Histoire, Paris, 1931.

« Post alios duos annos, Pipinus, rex Aquitanie, filius imperatoris, obiit sepultus Pictavis apud Sanctam Radegundem1. Hic, jussu patris, fecerat monasterium Sancti Johannis Baptiste Angeriaco2, monasterium Sancti Cipriani Pictavis, monasterium Brantomense3, et transtulit canonicalem habitum in monasticum in monasterio Sancti eparchii engolisme, quibus monasteriis prefecit abbatem Martinum4. Tunc eclipsis solis fuit, et domnus Ludovicus imperator…”



  1. Passage tiré des Annales d’Aquitaine, I, 1.

  2. Saint-Jean-d’Angély (Charente Inférieure).

  3. Brantôme, arrondissement de Périgueux, Dordogne.

  4. Martin I, abbé de Saint-Cybard, Cf. Chronicon Malleacense.


Elle existait vers le commencement du IXème s. et appartenait aux bénédictins de Saint-Maur. Il n’existe plus rien des bâtiments de cette époque.
Cf. E. Vauthier, Explication de la gravure [du clocher de l’abbatiale, par Léo Drouyn], in Annales archéologiques de Didron, 1854, p. 24.
8o4
Consécration (entre autres) de la basilique de Brantôme par le pape Léon III (protégé de Charle-magne qu’il avait sacré empereur en 8oo).
Cf. Dom Estiennot, Gallia Christiana.

René du Cher.

Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.

Paul Dubuisson, Brantôme, éd. O.R.i.E.N.T., Toulouse, 2oo6.

« […] une légende comme bien d’autres. Il en est probablement de même de la prétendue consécration de l’abbatiale par le pape Léon III en 8o4. Celui-ci avait couronné Charlemagne en 8oo, il vint en 8o4 à Reims, à Soissons et à Chelles, et il repartit en janvier 8o5 par A ix-la-Chapelle, Cologne et la Bavière. Nulle trace donc d’un passage à Brantôme. C’est un phénomène bien connu que l’introduction dans les textes anciens de noms prestigieux destinés à maintenir des privilèges douteux ou à en obtenir de nouveaux

Ctra. Marcel Berthier, L’abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Brantôme : d’une réforme à l’autre, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome CXXXI, Périgueux, 2oo4.

Jacques Foviaux, La personnalité juridique de l’abbaye de Brantôme, Des Romains au Roman ou du IVème au Xème siècles, IIème Colloque de Brantôme, Grotte du Jugement dernier, Brantôme, 1986.

« Les archéologues s’efforcent d’en [de la première église] retrouver quelques vestiges. On montre au Musée du Périgord un autel de l’époque carolingienne qui proviendrait de Brantôme. C’est une table rectangulaire de marbre noir, creusée en cuvette. »

Cf. Farnier (Abbé), Autour de l’abbaye de Ligueux, Pages d’histoire régionale, in Monographies des villes et des villages de France, t. II, Le Livre d’Histoire, Paris, 1931, p. 143.

Or. Lettre de Lutger (dit de Munster).
Texte latin (à recopier)
Règne de Louis le Débonnaire
Selon d’aucuns1, Louis le Débonnaire aurait fondé le monastère de Brantôme à son avènement au trône d’Aquitaine. Il restaura ou créa vingt-six monastères, mais Brantôme n’apparaît pas dans la liste.
1 Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.

Selon l’abbé Audierne, « on ne peut avec raison en attribuer à ce prince la fondation ».
817*
Première mention de l’abbaye de Brantôme dans un texte : dans les Actes du synode d’Aix-la-Chapelle, tenu à l’instigation de Benoît d’Aniane, en 817 : « Mon. Brantosmii apud Petrocorios ». 
Cf. Alexis de Gourgues, Dictionnaire topographique du département de la Dordogne, comprenant les noms de lieux anciens etc…, Société d’Agriculture, Sciences et Arts de la Dordogne, Périgueux, Imprimerie nationale, 1873.

Re. Marcel Berthier, L’abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Brantôme : d’une réforme à l’autre, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome CXXXI, Périgueux, 2oo4.
Ordonnance de Louis le Débonnaire, par laquelle il fixe les redevances de chaque abbaye de ses Etats, où celle de Brantôme en Périgord est du nombre des abbayes qui « ne devoient que des prières pour la prospérité de l’empereur », etc.
NB. Cette exemption n’est pas banale : quelques décades auparavant, Charles Martel – son ancêtre – avait décrété la confiscation pure et simple des biens d’églises. D’autre part, on peut parfois considérer qu’une telle exemption doit s’appliquer à une fondation si pauvre qu’il est plus raisonnable de ne la point taxer…


Dp. Bibliothèque nationale de France, Fonds Périgord, t. 77, Lespine, Chartes du Périgord (36o-12o6), f° 13 r°(817).

Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.

Farnier (Abbé), Autour de l’abbaye de Ligueux, Pages d’histoire régionale, in Monographies des villes et des villages de France, t. II, Le Livre d’Histoire, Paris, 1931, p. 143.

Re. Line Becker et Vincent Marabout, Visages du patrimoine en Aquitaine, Dordogne, Val de Dronne, Inventaire régional d’Aquitaine, éditions Confluence, 2oo8.

Claire Delbos, « Vu de mon clocher, Brantôme », interview de Paul Dubuisson, in Le Journal du Périgord, n° 3, décembre 1989.
* Jean Secret, Brantôme en Périgord, Les éditions du Périgord Noir, Montignac, 1962), retient la date de 818…

Paul Dubuisson, Brantôme, éd. O.R.I.E.N.T., Toulouse, 2oo6, retient la même date.
819

« L’existence d’une abbaye à Brantôme n’apparaît pour la première fois dans les documents qu’en 819, dans la « Notitia servitii monasteriorum ». Il ne s’agit pas de faire du misérabilisme , il ne s’agit pas d’une abbaye de quatre sous […] qui ne peut collaborer à l’expansion de Charlemagne ou plutôt de son descendant par des prières au succès des armes, il s’agit simplement de mettre à l’unisson les monastères pour le succès de l’empire franc, que ce soit par la prière ou par l’envoi de véhicules […].

Ce document permit à Dom Mabillon de récuser les témoignages de deux chroniques postérieures, celles d’Adhémar de Chabannes, vers 1o2o, et celle de Meyzeray, du XIIème siècle, relatant la fondation par Pépin d’Aquitaine, petit-fils de Charlemagne. Pour se prononcer sur cette question importante, les documents sont fort rares ; aucun document ne nous est parvenu, nous n’avons que des copies d’érudits du XVIIème et du XVIIIème siècles, mais aussi quelques actes qui ont été sauvés, par le fait même que l’abbaye de Brantôme a été rattachée […] à l’abbaye de La Chaise-Dieu, ainsi que des copies extraites du nécrologe, effectuées pare Dom Claude Estiennot et Dom Cotton, qui appréciaient énormément le séjour ici (et évidemment on ne peut pas le critiquer !). »

Cf. Jacques Foviaux, La personnalité juridique de l’abbaye de Brantôme, Des Romains au Roman ou du IVème au Xème siècles, IIème Colloque de Brantôme, Grotte du Jugement dernier, Brantôme, 1986.

Or. Notitia servitii monasterium.

Necrologe.
Règne de Pépin, roi d’Aquitaine, fils de Louis le Débonnaire
Lui aussi aurait été à l’origine du monastère de Brantôme. (Cf. supra.)

« Regnante Pipino rege Francorum, patricio Romanorum, Stephano papa residente in sede apostolica… Construxit quoque idem rex monasterium Sancti Cypriani quod est in prospectu Pictavis, monasterium Brantomense, et transtulit canonicalem habitum in monasterio Sancti Eparchii Engolismae ; quibus monasteriis praefecit Martinum… »

Cf. Chronique de Maillezais, ou de Saint-Maixent.

Paul Dubuisson1, Brantôme en Périgord « Le plus vieux clocher de France… », A.G.I., 2ooo


  1. P. Dubuisson prend position ; en citant la Chronique de Maillezais, il précise :



« malheureusement, ce vénérable texte complique le problème en ajoutant qu’il s’agissait de Pépin « Roi d’Aquitaine ». Or, ce Pépin (deuxième fils de Louis le Débonnaire) ne fut nommé roi d’Aquitaine (il n’avait alors que quatorze ans) qu’à partir de l’an 817 : il ne pouvait donc pas avoir fondé une abbaye qui existait déjà à cette date… Dès le XVIIème s., le savant dom Mabillon a résolu ce problème en constatant qu’il y a certainement confusion de nom à propos de Pépin et qu’il ne pouvait s’agir que du précédent roi ayant porté ce même nom, soit le propre père de Charlemagne […]. L’attribution à Pépin le Bref de la fondation de l’abbaye de Brantôme a le mérite de s’accorder très bien avec les circonstances historiques et avec les textes des autres chroniques… »

849 et/ou 855
Brantôme est saccagée lors d’une incursion des Normands « ou mieux, des Danois ».

« Les Normands qui dévastent le pays détruisent l’abbaye vers 849. »

Cf. Jean secret, Brantôme en Périgord, Les éditions du Périgord Noir, Montignac, 1962.

Claire Delbos, « Vu de mon clocher, Brantôme », interview de Paul Dubuisson, in Le Journal du Périgord, n° 3, décembre 1989.

Paul Dubuisson, Brantôme, éd. O.R.i.E.N.T., Toulouse, 2oo6.
v. 918 ou 955
Les Normands auraient saccagé le monastère. (Dates interpellantes…)
Cf. F. Deshoulières, Brantôme, p. 339

Re. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.

« La destruction du monastère de Brantôme par les Normands explique l’absence de documents sur ses premiers abbés. » [Argumentum a vaccuo…]

Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.

Or. Gallia Christiana.

François-Georges Audierne (Abbé), Notice sur l’abbaye de Brantôme, son église et son antique clocher, Périgueux, 1842.

Id., réédition à l’identique, Les Amis de Brantôme, 1991.
Le fait figure aujourd’hui parmi les certitudes désormais acquises et ressassées, comme d’autres …

« Pillards et Normands, Anglais et Huguenots, Frondeurs et Sans-Culottes viendront porter ici le fer et le feu. »

Cf. Pierre Pommarède, Brantôme et Bourdeilles oubliés, éd. Fanlac, Périgueux, 198o.

« Les incursions normandes le long des rivières à partir de l’océan Atlantique en 849 et 855 sont, elles, suffisamment attestées. Le récent monastère de Brantôme n’a pu échapper à leur rage destructrice et c’est peut-être parce que matériellement il n’existait plus qu’il n’a pas été placé dans la dépendance de Cluny. »

Cf. Marcel Berthier, L’abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Brantôme : d’une réforme à l’autre, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome CXXXI, Périgueux, 2oo4.

« Ce n’est pas parce que la destruction de l’abbaye de Brantôme n’est pas mentionnée dans les vieilles chroniques que nous ne pensons pas que celle-ci n’ait pas subi le sort général en même temps que Périgueux, comme on l’avance généralement, en 849 – 855 (moins de cent ans après sa fondation !) pour être reconstruite dès la fin du Xème siècle, moins de cent cinquante ans plus tard. »

Cf. Paul Dubuisson, Brantôme en Périgord « Le plus vieux clocher de France… », A.G.i., 2ooo.

« Des périodes troublées du IXème siècle, qui virent les drakkars remonter la Dordogne, l’Isle et la Dronne, l’abbaye de Brantôme garde le souvenir dans l’organisation de la gestion de ses domaines. En effet, parmi ces domaines qui étaient des prieurés, quatre sont appelés des prévôtés, : ceux de la Chapelle-Montmoreau, de la Chapelle-pommier, de Perduseix (Saint-Pardoux), de Puychambaud. A l’origine il s’agissait d’exploitations confiées à des agents laïcs (prévôts) qui tentèrent à la faveur des événements d’échapper à l’emprise seigneuriale. Cette organisation est bien connue dans le Nord, encore une fois elle dénote une certaine colonisation du Nord établie par le Sud – et je frémis à l’idée de me présenter à vous comme le barbare qui vient goûter les délices du Brantômois. »

Cf. Jacques Foviaux, La personnalité juridique de l’abbaye de Brantôme, Des Romains au Roman ou du IVème au Xème siècles, IIème Colloque de Brantôme, Grotte du Jugement dernier, Brantôme, 1986.
Vers 92o* / 937

Règne de Louis IV d’Outremer (936-954)
Un abbé, du nom de Martin, dirige alors l’abbaye, et à la même époque Bernard de Taillefer, comte de Périgord, restitue à l’église les domaines usurpés « comme el font tant d’autres seigneurs de ce temps ».
Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.

Re. Jean secret, Brantôme en Périgord, Les éditions du Périgord Noir, Montignac, 1962. (*)

Or. Donation, document original des Archives départementales du Puy (Haute-Loire), cote H 182, n° 1. [Le plus précieux des documents relatifs à l’abbaye de Brantôme dans ce fonds d’archives, nous a confirmé un récent courrier en réponse à un nôtre.]

Charte de Bernard, surnommé Grandin, comte de Périgord, par laquelle, du consentement de Garsinde sa femme, il restitue à l’abbé Martin et à ses religieux, le monastère de Brantôme, fondé par Charlemagne, sous l’invocation de saint Pierre, et du saint innocent Sicaire, « dont cet empereur avoit apporté les reliques des pays d’outremer », Bibliothèque nationale de France, Fonds Périgord, t. 77, Lespine, Chartes du Périgord (36o-12o6), f° 23 r° (937).

Re. Paul Dubuisson, Brantôme, éd. O.R.I.E.N.T., Toulouse, 2oo6. (Il précise que c’est l’abbé Martin qui assure la reconstruction de l’abbaye après les destructions normandes.)
Mention de
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