Atelier d’Histoire mmx








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qui de Brantôme conduit au dolmen et à Fosses ou qui passe au bas des quartiers des Reclus… »


Cf. Paul Dubuisson, Brantôme, éd. O.R.i.E.N.T., Toulouse, 2oo6.


« La légende des origines remonte au Nouveau Testament. Saint Sicaire, sous les ordres d’Hérode, participa au massacre des Innocents et tua son propre fils. Terrorisé, il s’enfuit et trouva refuge dans une grotte près de Bourdeilles. Un légionnaire de Vésone lui apprit le destin et les miracles du Christ. L’ermite devint un saint. Histoire et légendes sont impossibles à démêler. »

Cf. Claire Delbos, « Vu de mon clocher, Brantôme », interview de Paul Dubuisson, in Le Journal du Périgord, n° 3, décembre 1989.

Période romaine

« Les Romains comprirent certainement très vite l’importance de cette cité de Brantôme, non seulement en raison de son agrément, mais aussi pour son importance stratégique, au carrefour d’une voiue naturelle de communication suivant la Dronne du nord-est au sud-ouest et d’une autre voie venant des Charentes (Angoiulême) et de la région nord, vers Périgueux, avec le passage iobligé par les gués de la boucle de la Dronne, vieille cité celte installée là depuis déjà si longtemps, et le cheminement des Fontaines noires.

(…) il ne subsiste pas beaucoup de restes de la période romaine à Brantôme, qui a pourtant duré cinq siècles.

(…) à Brantôme, la tradition dit qu’il y avait un temple à Mercure vers la Fontaine, de belles villas avec des jets d’eau, des entrepôts pour le stockage du matériel, des auberges, et des animaux nécessaires aux liaisons du monde nouveau. »

Cf. Paul Dubuisson, Les Romains changent l’aspect de Brantôme, Histoires sur Brantôme, in Bulletin municipal (de Brantôme), n° 1o, 1986.
Si comme l’indique en souriant Paul Dubuisson certains auteurs se plaisent à évoquer un passé gallo-romain pour Brantôme, l’auteur de l’inventaire archéologique de cette période, Hervé Gaillard, ne retient quasi rien qui conforterait cette idée, sinon une lampe à huile trouvée avant 1752 sur le territoire de Brantôme1.


  1. Mentionnée dans un inventaire des curiosités du comte de Caylus à cette date.


Cf. Hervé Gaillard, Carte archéologique de la Gaule, Pré-inventaire archéologique, La Dordogne, 24/1, coordination de Claudine Girardy-Caillat, Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Paris, 1997.

« Avant la conquête romaine, et même l’installation des Celtes, de nombreuses pistes traversaient le Périgord. Sous le règne d’Auguste, elles convergent toutes vers Vésone. Ce sont de nouvelles voies de passage, solidement empierrées, réutilisant parfois des tronçons anciens. […] La toponymie est plus révélatrice (fréquence des noms en -ac, -as, -an, ou -at). Des découvertes de monnaies […], les vestiges d’une villa romaine au sud de Brantôme, des nécropoles d’Argentine près de La Rochebeaucourt, une statue de notable dédiée aux divinités, près de Nontron,… Tels sont les principaux témoignages de l’occupation romaine dans une région où certains auteurs, imaginatifs, se plaisent à évoquer somptueuses villae, jardins et escaliers d’eau. » (1)


« … Les conduites d’eau descendant des Fontaines noires dans le jardin de la maison Lafont1 sont faites de dalles de pierre à la façon des aqueducs romains (et l’intérieur de la maison Lafont n’évoque-t-il pas le patio d’une villa romaine, avec ses galeries à colonnes et sa pièce d’eau ?). Jusqu’au milieu du présent siècle XXème siècle], l’eau des Fontaines noires arrivait encore par simple gravité dans les maisons du centre de Brantôme². […] Du côté nord le pont et le faubourg des Barris évoquent un nom qui signifie « fermé », la substructure de la belle maison qui jouxte ce pont comporte des ruines qu’il serait intéressant de fouiller ; les cours intérieures de certaines maisons le long de l’ancienne voie romaine ont parfois des aménagements curieux dans le rocher ; les moines ont transmis le souvenir d’un temple à Mercure dont certains voient un vestige dans la colonne de marbre rouge de la salle basse du clocher ; une autre petite colonne semblable existe au château de La Hierce, qui recèle dans ses rochers des habitations troglodytes et même un établissement piscicole ; d’autres indices ne nous avertiraient-ils pas que là se trouvait une riche demeure gallo-romaine ? Enfin, ne peut-on pas évoquer ici cette construction, difficile à interpréter, se trouvant à Pierre-Levée près du dolmen, qui aurait pu être quelque construction religieuse ou un tombeau, selon la mode romaine des tombeaux le long des voies suburbaines et dont la coupole aurait pu donner le nom au hameau voisin « la Coupelle » de « Cupola », la petite coupole ? » (2)

1 La maison Lafont a été spectaculairement restaurée en 2oo9-2o1o.

² N.D.L.R. Où l’on se baissait littéralement pour plonger le seau dans la cavité encore décelable dans les rez-de-chaussée au niveau pourtant souvent surhaussés de nos jours… D’aucuns les confondent avec des espèces de puits perdus…
Cf. Marie-Claire Ricard, Le Triangle magique du Périgord, Aquitaine, éd. Syndicat intercommunal du Pays de Dronne et Belle, Brantôme, s.d. (1)

Paul Dubuisson, Brantôme, éd. O.R.i.E.N.T., Toulouse, 2oo6. (2)

Précision de Paul Dubuisson : parmi les trouvailles (tuiles, tessons de poteries, dalles…), une monnaie du IIIème siècle (d’Antonin-Sévère, nous précise Robert Naboulet, qui détient d’autres fragments retrouvés là par les actuels propriétaires qui, eux, n’ont pas hésité à passer des engins mécaniques pour aplanir leur terrain…).
Une voie romaine passe par Brantôme ?

« … Presque à la verticale de nos têtes1, le village de La Pouge (= vieille route) rappelle une voie dont on suit encore un peu le tracé (embranchement du Petit-Saint-Pardoux)… »

1 Le colloque se tenait dans la grotte du Jugement dernier, et il est avéré que les grottes-carrières de Brantôme se prolongent bien loin sous la garenne, jusqu’à plus de six cent mètres pour certaines…
Cf. Jean-Louis Dubuisson, Des Romains au roman ou du IVème au Xème siècles, IIème colloque de Brantôme, Grotte du Jugement dernier, Brantôme, août 1986.

« Une voie provenant de Périgueux traverserait Brantôme et, au-delà du bourg, se séparerait en deux branches, l’une vers Poitiers par les lieux-dits La Roque et Puylaurent1, l’autre vers Angoulême par La Pouge et Croix-de-Beaupuy et se poursuivrait sur la commune de La Gonterie-Boulouneix². En dépit de la fondation précoce par Charlemagne d’une abbaye bénédictine³, sans doute en relation avec le chef-lieu du diocèse, et malgré un toponyme La Pouge, on n’a aucune preuve archéologique d’un passage de voie antique. »

Cf. Hervé Gaillard, Carte archéologique de la Gaule, Pré-inventaire archéologique, La Dordogne, 24/1, coordination de Claudine Girardy-Caillat, Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Paris, 1997.
Or. 1 A.-F. Lièvre, Les chemins gaulois et romains entre Loire et Gironde, les limites des cités, la

lieue gauloise, 2ème éd., Niort, 1893, pp. 94-95.

P. Ducourtieux, Les voies romaines en Limousin, éd. Ducourtieux & Gout, Limoges, 19o9, p. 1o2.

P. Barrière, Vesunna Petrocoriorum, Histoire d’une petite ville à l’époque gallo-romaine, impr. Ribes, Périgueux, 193o, p. 198.

P. Barrière, Les voies antiques du Périgord et leurs rapports avec les limites de cités, in Bulletin du Comité des Travaux historiques et scientifiques, Section de Géographie historique et descriptive, 1939, p. 3.

² Dr Trassagnac, Le réseau d’Agrippa dans le département de la Dordogne, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, t. 64, Périgueux, 1937, pp. 183-184.

P. Barrière, 1939, pp. 5-6.

³ « Brantosma », en 769, in A. de Gourgues (vicomte), Dictionnaire topographique de la Dordogne, Impr. nationale, LXXXVIII, Paris, 1873, p. 52.

« On retrouve, au nord-ouest de Brantôme, près de « Lapouge » dont la dénomination perpétue l’emplacement des anciennes grandes routes, des traces de substructures de l’ancienne voie gallo-romaine reliant Périgueux à Angoulême, encore en usage au siècle dernier [XIXème s.] avant la construction de l’actuelle nationale. »

Cf. Jean Secret, Brantôme en Périgord, Les éditions du Périgord Noir, Montignac, 1962.

« On suit facilement la trace de la voie romaine qui traversait Brantôme et sortait vers Angoulême par la rue Pierre de Mareuil et La Pouge avec bifurcation sur Nontron (vieille cité celte comme Brantôme). Les anciens chemins gaulois furent aménagés pour desservir les nombreux villages qui conservent encore des noms de cette époque : Vigonac, Subreroches, Fosses, la Coupelle, Pomarède (la « Maison des Fruits », d’où proviennent les meules de pierre du Musée). »

Cf. Paul Dubuisson, Brantôme, éd. O.R.i.E.N.T., Toulouse, 2oo6.
A proximité du dolmen de la Pierre-Levée, Léo Drouyn a relevé un lieu-dit « Camp de César »1.
Cf. Hervé Gaillard, Carte archéologique de la Gaule, Pré-inventaire archéologique, La Dordogne, 24/1, coordination de Claudine Girardy-Caillat, Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Paris, 1997.

Or. A. de Gourgues (vicomte), Dictionnaire topographique de la Dordogne, Impr. nationale, LXXXVIII, Paris, 1873, p. 52.
Dans le clocher de l’abbaye seraient remployés des fûts de colonnes antiques en marbre.
Cf. Hervé Gaillard, Carte archéologique de la Gaule, Pré-inventaire archéologique, La Dordogne, 24/1, coordination de Claudine Girardy-Caillat, Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Paris, 1997.

Or. F.-G. Audierne, Sur les églises du département de la Dordogne offrant quelqu’intérêt à la Société française d’Archéologie pour la Conservation des Monuments, in Bulletin monu-mental, 1, 1834, p. 191.

Jean Secret, L’Art en Périgord, éd. Office départemental de Tourisme de la Dordogne, av. illustr. et cartes, 1976, p. 49.
Lampe à huile gallo-romaine.

Trouvée dans la commune avant 1752, une lampe globulaire en bronze est dessinée dans le Recueil du comte de Caylus. Elle présente un bec, une anse, deux appendices de suspension, trois pieds et une tige cylindrique sur le fond, permettant la fixation sur un lampadaire.

[Un exemplaire voisin existe au Musée de la Civilisation gallo-romaine à Lyon.]
Cf. Hervé Gaillard, Carte archéologique de la Gaule, Pré-inventaire archéologique, La Dordogne, 24/1, coordination de Claudine Girardy-Caillat, Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Paris, 1997.

Or. A.-C.-P. de Caylus, Recueil d’Antiquités égyptiennes, étrusques, grecques, romaines et gauloises, 1752-1767 [1752], éd. Desaint & Saillant (en 7 vol.), Paris, I, pl. XCIII, n° 3.

F. Villepelet, procès-verbal, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 8, 1881, p. 299.

P. Barrière, Vesunna Petrucoriorum. Histoire d’une petite ville à l’époque gallo-romaine, impr. Ribes, Périgueux, 193o, p. 2o4, n° 13.

Ch. Higounet, Recherches sur l’Histoire de l’occupation du sol du Périgord, C.N.R.S., Paris, 1978.

A. Tobie, Occupation antique et carte archéologique : l’exemple de la région à l’ouest de Périgueux, in Ch. Higounet, 1978, pp. 7-42, carte p. 36.

St. Boucher, G. Perdu, M. Feugère, Musée de la Civilisation gallo-romaine à Lyon, Les bronzes antiques, II, Instrumentum, Aegyptiaca, éd. de Boccard, Lyon, 198o, n° 279 et n. 2.

A l’origine de l’abbaye …

« Il est vraisemblable qu’à l’origine les moines s’installèrent dans les grottes qui creusent les rochersOn retrouve encore, dans l’une d’elles, quelques fragments de sculpture romane, frise ou bandeau. Plus tard, ces grottes devinrent des celliers et des dépendances diverses de l’abbaye…»

Cf. F. Deshoulières, Brantôme, p. 349.

« A bien considérer la falaise calcaire et ses abris sous roche, on peut supposer que, dès l’époque préhistorique, des hommes choisirent, pour les habiter, des grottes naturelles, bien exposées, protégées par une rivière poissonneuse. Plus tard, il n’eût point été surprenant que des solitaires y installassent leurs ermitages et, plus tard encore, qu’on y passât de la vie érémitique à la vie cénobitique : la succession est logique. Nous ne connaissons pas l’importance du premier monastère bénédictin : il est cependant probable qu’au XIème siècle, il était déjà important, puisque les moines furent capables d’élever le remarquable clocher que l’on admire encore, ancré sur le roc, à côté de l’église. »

Cf. Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.


« Brantôme n’entre réellement dans l’histoire qu’au début de l’ère chrétienne. Une communauté souterraine aurait vécu dans les abris de la Fontaine du Rocher, et saint Front y aurait, dit-on, détruit une statue de mercure vénérée « din le crô de la Boboïo » (trou de la statue). »

Cf. Claire Delbos, « Vu de mon clocher, Brantôme », interview de Paul Dubuisson, in Le Journal du Périgord, n° 3, décembre 1989.
Antiquité
Les fondements de l’abbatiale et du clocher remonteraient à cette époque…

« Tout indique, dans la tour1 de Brantôme […] une origine latine […] ; la rudesse de la partie inférieure qui rappelle les constructions romaines… »


1 Le campanile, bien sûr.
Cf. Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné de l’architecture française, 1854-1868.

« Il n’existe point de légende sans un fond historique. Un ancien récit de la vie de saint Front fait état du «  Crô de lô Babôio » (« le trou (ou la grotte) de la statue »), cette grotte de Brantôme où on aurait jadis vénéré une idole. Quant à ces colonnes de marbre rouge que l’on retrouve en divers lieux, dans le clocher notamment, ne sont-elles pas les vestiges d’un temple dédié à quelque divinité protectrice locale, à l’époque gallo-romaine ? »

Cf. Jean Secret, Brantôme en Périgord, Les éditions du Périgord Noir, Montignac, 1962.

« Ce grand architecte archéologue [E. Viollet-le-Duc] a bien posé la véritable énigme de cette construction en la désignant sous le nom de « tour » et en dénonçant l’antiquité de ses bases. »

Cf. Paul Dubuisson, Brantôme en Périgord « Le plus vieux clocher de France… », A.G.i., 2ooo.
Vème - VIIIème siècles
Création des paroisses, de monastères et prieurés…

« Héritées de l’occupation antique du sol, les premières paroisses se mettent en place entre le Vème et le VIIIème siècle, parallèlement à un essor démographique intense. Ces paroisses matrices se sont constituées principalement à partir d’anciennes villae. […] La précocité de l’assise paroissiale n’a pas jugulé le développement monastique en val de Dronne, comme en témoigne l’abbaye bénédictine de Brantôme, fondée par Pépin Ier d’Aquitaine autour de 814-817. Parallèlement, de nombreux prieurés, dépendants ou non d’abbayes périgourdines, ont essaimé sur le territoire… »

Cf. Line Becker et Vincent Marabout, Visages du patrimoine en Aquitaine, Dordogne, Val de Dronne, Inventaire régional d’Aquitaine, éditions Confluence, 2oo8.
VIème siècle
Origine de l’abbaye de Brantôme, sur de simples inductions de l’abbé Audierne, précise l’abbé Pradier.
Cf. François-Georges Audierne (Abbé), Notice sur l’abbaye de Brantôme, son église et son antique clocher, Périgueux, 1842.

Id., réédition à l’identique, Les Amis de Brantôme, 1991.

Re. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.

« Saint Benoît […] était en grande vénération dans l’Occident ; […] à cette époque les pays les plus agrestes de France se peuplaient d’ermites. C’était vers l’an 54o. […] La situation de Brantôme offrait à des solitaires le double avantage de détruire l’erreur et de se maintenir dans la retraite. […] La présence d’un autel érigé par les druides dans les environs de Brantôme, aujourd’hui connu sous le nom de pierre-levée, constate cette vérité1, et les nombreux débris de monuments romains disséminés sur le sol, nous font penser que le culte du peuple-roi y était aussi en honneur… »


  1. L’abbé Pradier d’ajouter :


  1. « Aujourd’hui, les archéologues regardent comme erronée l’assertion donnant les dolmens pour des autels druidiques. Ils ne sont, d’après eux, que de simples tombeaux. »





² « Dans une visite à Brantôme, saint Front, évêque de Périgueux, y trouva une statue de Mercure, que les habitants avait placée dans une grotte où ils allaient l’adorer. D’un signe de croix, l’apôtre la réduisit en poudre ; puis il ressuscita un enfant dont la mère éplorée s’était jetée aux genoux du saint, le conjurant de lui rendre son fils. Ces miracles déterminèrent un grand nombre de païens à embrasser la religion chrétienne. »

Cf. V. Pergot, Vie de saint Front, p. 25o.
Ces faits seraient confirmés par une tradition locale :

« Il existe dans les carrières voisines de l’abbaye une grotte appelée lu crö dé lo Boboïou. […] ce n’est que sous la domination romaine […] qu’on commença à représenter des dieux gaulois, dont on latinisa le nom ; la Boboïou ne peut remonter au-delà des premiers siècles de l’ère chrétienne.1» La Boboïou (mot patois qui signifie statue) est l’épouvantail des enfants. Il n’y a pas une mère à Brantôme qui ne menace quelquefois ses petits de les porter din lu crô dé lo Boboïou.



  1. Cf. Docteur Machenaud, manuscrit, Brantôme, 1864.



« Les grottes de Brantôme, célèbres pendant le gentilisme par la vénération des faux dieux, furent depuis célèbres par l’habitation de plusieurs personnes qui les changèrent en ermitages ; ces lieux étaient aussi propres pour la demeure et pour le dessein de telles personnes, qu’ils l’étaient, comme nous l’avons dit, pour faire des sacrifices aux idoles ; et de l’un et de l’autre, il en reste quelques marques. »

Cf. Lettre de Gérard Frinel à dom Gérard Quatremaire, au XVIIème siècle.

François-Georges Audierne (Abbé), Notice sur l’abbaye de Brantôme, son église et son antique clocher, Périgueux, 1842.

Id., réédition à l’identique, par Les Amis de Brantôme, 1991.

J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.

« Il est très probable que, dès le VIème ou VIIème siècle, des hommes se soient regroupés près de la vallée de la Dronne, dans ces nombreuses grottes et cavernes exposées au sud-est où l’eau ne manquait pas, et qu’ils y vécurent en ermites. Malheureusement nous n’avons aucun nom connu de l’un ou l’autre de ces ermites, contrairement à bien d’autres cas semblables. »

Cf. Marcel Berthier, L’abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Brantôme : d’une réforme à l’autre, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome CXXXI, Périgueux, 2oo4.

« Le schéma classique évoque l’abbaye fondée à l’époque carolingienne, ruinée par les invasions normandes, en décadence avant d’être reprise […] par l’abbaye de La Chaise-Dieu. Sans remonter à l’antiquité, la réalité apparaît différente de ce cliché classique[…] ce lieu est certainement un lieu propice à l’héroïsme des pionniers du christianisme. […] Saint Front, né, d’après sa « Vita » au bord de la Dordogne, à Lanquais, aurait mené une vie érémitique à Nojals ; c’est ici [à Brantôme] qu’il aurait délivré la région d’un énorme dragon (riche iconographie) : il s’agit évidemment du démon du paganisme. La plus ancienne version nous est parvenue dans deux manuscrits du IXème siècle (ce sont des manuscrits prestigieux1 !). Une version « moderne » évoque le « Trou de la Statue » (« Cro de la Baboio »), peut-être la grotte de Brantôme, où était honoré un culte celtique. De toute façon, dans la région il y a des lieux-dits « Le Reclus », donc certainement une place pour la vie érémitique […] Elle ne comprend pas la partie la plus orientale de la légende, démarquée et adaptée : on a pris une légende orientale pour la plaquer à saint Front, ce qui fait qu’il y a une partie orientale qui s’adapte mal : en particulier l’exil de saint Front par le juge Squirius, lequel, pris de remords, envoya pour celui-ci et ses disciples du ravitaillement – tenez-vous bien – sur septante chameaux ! 

Le culte de saint Front est attesté et certain par le témoignage d’une « Vita » postérieure, celle de saint Géry, évêque de Cambrai au VIIème siècle, écrite peu d’années après sa mort. L’église du nord possédait des terres en Aquitaine, données à l’occasion des conquêtes. Elles furent l’occasion d’une tournée d’inspection dans la région même de Brantôme, […] attestée par des toponymes […] la toponymie est la mémoire de l’histoire… »

1 Mais malheureusement non cités… (N.D.L.R.)
Cf. Jacques Foviaux, La personnalité juridique de l’abbaye de Brantôme, Des Romains au Roman ou du IVème au Xème siècles, IIème Colloque de Brantôme, Grotte du Jugement dernier, Brantôme, 1986.
VIIIème s.
Les invasions arabes passent près de Brantôme…

«  … le Périgord était sur la route de l’Espagne où s’engouffraient Vandales et Wisigoths, et lorsque les Arabes à leur tour empruntèrent cette même route en remontant vers le nord pour aller se faire battre à Poitiers, c’est encore par là qu’ils passèrent (le nom du petit village de « Sarrazignac1 », à trois kilomètres au sud de Brantôme, n’en conserve-t-il pas le souvenir ?). »

1 « Bost de Sarrazignac », pour être plus précis…
Cf. Jean Secret, Brantôme en Périgord, Les éditions du Périgord Noir, Montignac, 1962.

Paul Dubuisson, Brantôme, éd. O.R.i.E.N.T., Toulouse, 2oo6.

« Une vie communautaire s’est donc installée très rapidement dans ces lieux, que troublèrent seulement les expéditions venant d’Espagne vers Poitiers et vers Tours. Le Bost de Sarrazignac est à deux lieues à peine des grottes et garde le souvenir de l’expédition d’Abd el Rahman. Sur une route qui portera le nom de « chemin de Charlemagne » seront édifiées ou relevées deux places fortes : Castrum Franciacum (Fronsac) et Castrum Leuci (Châlus). Ces efforts déployés pour la pacification du pays sont à mettre en rapport avec les travaux poursuivis alors pour éloigner le cours de la Dronne des roches, afin de créer un terre-plein favorable à la sédentarisation d’une commune. »

Cf. Jacques Foviaux, La personnalité juridique de l’abbaye de Brantôme, Des Romains au Roman ou du IVème au Xème siècles, IIème Colloque de Brantôme, Grotte du Jugement dernier, Brantôme, 1986.


« L’église appartenait à l’abbaye de Brantôme, célèbre dans le VIIIème siècle. »

Cf. François-Georges Audierne (Abbé), Notice sur les églises du département de la Dordogne, offrant quelqu’intérêt à la Société française, pour la conservation des monuments, in M. de Caumont, Bulletin monumental, Ier volume, Paris-Rouen-Caen, 1834.
Epoque carolingienne (carlovingienne)

« C’est à Pépin le Bref que Brantôme devrait la fondation de son abbaye bénédictine ; quant à lui, dom Estiennot parle de la fondation par Charlemagne d’une « basilique » à Brantôme : les deux choses, loin d’être contradictoires, sont complémentaires : c’était une façon pour le fondateur d’asseoir son influence d’une manière pacifique et plus durable, en apportant à la région un élément important de dynamisme et de modernité. »

Cf. Paul Dubuisson, Brantôme, éd. O.R.i.E.N.T., Toulouse, 2oo6.

Dom Estiennot de la Serrée, In pago Petragoriorum et Salvelatantium, B.N., ms f. lat. 12759 f°1 et 83.
Le clocher de Brantôme, un campanile carolingien ?

« Le « plus ancien clocher de France », celui de Brantôme, est un campanile carolingien, une tour construite à côté de l’église, aménagée pour la défense. »

Cf. Paul Dubuisson, Brantôme en Périgord « Le plus vieux clocher de France… », A.G.i., 2ooo.


« Sa maçonnerie irrégulière, les structures de ses arcs et ses chapiteaux très rustiques en font un monument qu’on ne devrait pas hésiter à qualifier de carolingien. »

Cf. Claire Delbos, « Vu de mon clocher, Brantôme », interview de Paul Dubuisson, in Le Journal du Périgord, n° 3, décembre 1989.

 

Une vaste basilique franque ? 
(N.B. Les Carolingiens sont des Francs, mais succèdent à peine aux Mérovingiens, et le VIIème siècle mérovingien est souvent dit « Siècles des Saints », saints souvent fondateurs, ou protecteurs, ou même titulaires d’églises et de chapelles.)

« Au cœur du Périgord, après les invasions vandales et les reconstructions wisigothiques s’érige une vaste basilique, pour abriter les reliques de saint Sicaire1 offertes, dit-on, à Charlemagne par le khalife Haroun-al-Rachid. Ces reliques octroyées par l’empereur vont être à l’origine de l’extension fabuleuse de l’abbaye de Brantôme à partir du Xème siècle et de son rayonnement… »

1 Un humérus et un fragment d’os pariétal, précise le Père Pommarède (+ en 2o1o).
Cf. Pierre Pommarède, Brantôme et Bourdeilles oubliés, éd. Fanlac, Périgueux, 198o.

Marie-Claire Ricard, Le Triangle magique du Périgord, Aquitaine, éd. Syndicat intercommunal du Pays de Dronne et Belle, Brantôme, s.d. (Années 2ooo…).

Paul Dubuisson, Brantôme, éd. O.R.i.E.N.T., Toulouse, 2oo6.
753
Date proposée pour la Dédicace, le dépôt des ossement de saint Sicaire à Brantôme.
Cf. Martyrologe.

Ctra. Jacques Foviaux, La personnalité juridique de l’abbaye de Brantôme, Des Romains au Roman ou du IVème au Xème siècles, IIème Colloque de Brantôme, Grotte du Jugement dernier, Brantôme, 1986.
769
Mention de « Brantosma », in Reginon, Chronicon, lib. 2, ad annum 769.
Cf. Alexis de Gourgues, Dictionnaire topographique du département de la Dordogne, comprenant les noms de lieux anciens etc…, Société d’Agriculture, Sciences et Arts de la Dordogne, Périgueux, Imprimerie nationale, 1873.
Charlemagne fonde une basilique à côté de la Dronne, en l’honneur de saint Pierre, prince des Apôtres, dans laquelle il dépose, peu de temps après, la relique d’un des saints innocents donnée naguère à son père, pour ses mérites et son aide, par le pape de Rome. L’endroit où est fondée cette basilique s’appelle Brantôme.
Cf. Annales Laurissenses et Eginhardi, in Migne, 0387D, 0387C, 0390B.

« DCCLXIX. […] Inde Carlomannus se revertendo Franciam […] iter arripiens, domnus Carolus benignissimus rex ivit ad Aequolesinam1 […] iter procedens ad Petrogoricum². Cujus partibus constituit basilicam iuxta flumen nomen Dronam in honore beati Petri apostolorum principis, in qua post non multum temporis unum de innocentibus collocavit datum patri suo a domno papa Romano, cuius meritis et auxiliis dicebat se victorem bello fuisse multoties. Locus autem quo basilica fundata est, Brantosmis dicitur… »

1 Angoulême

2 Périgueux
Mabillon cite ce passage de Duchesne (tome II, p. 28), :

« L’an 769, Charlemagne, s’avançant de nouveau vers Périgueux, jeta les fondements d’une église près de la rivière de Dronne, en l’honneur du bienheureux Pierre, prince des apôtres. Peu de temps après1, il y déposa un des innocents, que le pape romain avait donné à son père. Le lieu où cette église fut construite s’appelle Brantôme (Bartholoma). »

1 Probablement lorsqu’il se rendit en Espagne pour rétablir dans Saragosse l’autorité d’Ibinaralabi, et peu de jours avant la défaite de Roncevaux… (Cf. Abbé Audierne).
Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.

Farnier (Abbé), Autour de l’abbaye de Ligueux, Pages d’histoire régionale, in Monographies des villes et des villages de France, t. II, Le Livre d’Histoire, Paris, 1931, p. 143.


« Quant à l’abbaye bénédictine adossée aux falaises caverneuses qui bordent la Dronne, sa fondation remonterait à 769. Charlemagne aurait fait don au monastère tout neuf des reliques de saint Sicaire, exhumées par ordre de sainte Hélène, mère de Constantin, au début du IVème siècle et qui lui avaient été offertes par le khalife de Bagdad, Haroun Al Rachid. Légende ? Peut-être pas. »

Claire Delbos, « Vu de mon clocher, Brantôme », interview de Paul Dubuisson, in Le Journal du Périgord, n° 3, décembre 1989.
L’abbaye de Brantôme, de l’ordre de Saint-Benoît, a pour origine une fondation due à Charlemagne, et elle fut enrichie, à la même époque, des reliques de saint Sicaire, un des Innocents.
Cf. F. Deshoulières, Brantôme, p. 338.

Or. Robert (dom) de Quatremaire, lettre, B.N., ms, Collection Périgord, n° 33, f° 18o-2.

Re. Gallia Christiana, t. II, col. 149o.

Estiennot (dom), In pago Petragoriorum et Salvelatantium, B.N., ms f. lat. 12759 f°1 et 83.

« Passant pour la seconde fois par cette province, Charlemagne jetta (sic) l’œil sur un lieu fort solitaire, nommé Brantholme et choisit une place entre les rochers et la rivière de Dronne pour y fonder une abbaye de l’ordre de Sainct Benoict… »

Cf. Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.

Or. Père Dupuy, Estat de l’église du Périgord.

« Charlemagne, repassant par le Périgord, « constituit basilicam iuxta fluvium Dronam… ».

Cf. Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.

Or. Chronique de Réginon, année 769.

« Cette supposition rentre plutôt dans le domaine de la légende que dans celui de l’histoire… cette base est plutôt byzantine que latine ; et les débris carlovingiens que l’on y trouve doivent provenir d’un

autre monument. Quant aux parties supérieures, c’est du roman pur, mais barbare…»

Cf. E. Vauthier, Explication de la gravure (du clocher de l’abbatiale, par Léo Drouyn), in Annales archéologiques de Didron, 1854, p. 24.

«  Il est certain qu’aucun scrupule pourtant n’arrête dans la démolition délibérée des traditions les plus respectables, que Charlemagne est le véritable fondateur de l’abbaye de Brantôme ; Pépin travailla à son agrandissement et à son embellissement ; il en fut le bienfaiteur, non le fondateur. »

Cf. Abbé Farnier, Autour de l’abbaye de Ligueux, Pages d’histoire régionale, in Monographies des villes et des villages de France, t. II, Le Livre d’Histoire, Paris, 1931, p. 143.

« Charlemagne (…) eut-il un rôle dans la fondation du monastère ? Un rôle indirect par les réformes qu’il imposait à tous, c’est certain, mais son intervention personnelle dans la fondation n’est sans doute qu’une légende comme bien d’autres. »

Ctra. Marcel Berthier, L’abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Brantôme : d’une réforme à l’autre, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome CXXXI, Périgueux, 2oo4.
Le clocher, du VIIIème s. ?

« A quelle époque remonte ce clocher ? La tradition et l’histoire en attribuent la fondation à Charlemagne, et son soubassement, sinon le reste de l’édifice, paraît bien être du VIIIème siècle. Il est certain que cette tour est antérieure au Xème siècle1 ; l’absence de l’ogive le démontre. La forme de quelques arcades en tiers-point pourrait faire présumer qu’elle est antérieure à l’architecture romane. L’appareil de la voûte, des soubassements, dont les voussoirs n’ont que douze ou treize centimètres de largeur ; les colonnes qui supportaient les pendentifs, ; les chapiteaux, dont le style imite le faire bysantin de l’époque la plus ancienne ; quelques ornements rappelant la décadence du Bas-empire ; le goût arabe de quelques entrelacs ; des palmettes et les bases dont le profil est une corruption de la base attique, sembleraient même reculer la date de cette construction aux premiers siècles du christianisme. Mais l’irrégularité que l’on remarque dans la proportion des chapiteaux et des colonnes, quelques fûts en marbre mêlés par hasard aux fûts en pierre, font penser ou que ces chapiteaux et ces colonnes appartenaient à quelque monument antérieur au clocher, et qu’on les ajusta dans cet édifice, ou bien que le clocher, tout comme l’église, fut détruit par les Normands et réédifié avec ses débris. »



  1. Georges Bussière ne la fait remonter qu’au XIème siècle.


Cf. François-Georges Audierne (Abbé), Notice sur l’abbaye de Brantôme, son église et son antique clocher, Périgueux, 1842.

Id., réédition à l’identique, Les Amis de Brantôme, 1991.

« Les ornements du clocher commandent une attention particulière : on y voit plusieurs colonnes antiques en marbre. Le clocher est de forme pyramidale : l’on voit des M en relief sur ses faces : on croit généralement que l’époque de sa construction remonte à Charlemagne. »

Cf. François-Georges Audierne (Abbé), Notice sur les églises du département de la Dordogne, offrant quelqu’intérêt à la Société française, pour la conservation des monuments, in M. de Caumont, Bulletin monumental, Ier volume, Paris-Rouen-Caen, 1834.

« On dit qu’il a la forme d’un « A », avec ses étages en retrait les uns par rapport aux autres, terminé par une pyramide de pierre qui culmine à 6o mètres et ses grands triangles appelés « gâbles » qui le flanquent sur trois côtés.

Charlemagne lui aurait fait donner cette forme de « A » par ce qu’il était soin premier clocher… »

Cf. Syndicat d’Initiative, Brantôme, Venise du Périgord, éd. Virmouneix, Thiviers, 1979.
778 (2 mai)
Inauguration supposée de la basilique, de son campanile, de ses « campanes », et réception solennelle des reliques de saint Sicaire (fêtée depuis annuellement le 2 mai, d’où la précision de l’auteur…).
Cf. Paul Dubuisson, Brantôme en Périgord « Le plus vieux clocher de France », A.G.i., 2 ooo.

« Nous avons la fête de la dédicace, le 19 décembre, la fête « du saint Innocent et martyr », le 2 mai, la fête double de sa translation […] le 11 octobre. Nous avons aussi un commentaire dans le recueil des Bollandistes et qui est dû – excusez du peu - au savant Bollandiste Pebroeck, qui avoue que les moines qui ont voulu éclairer la mémoire de saint Sicaire l’ont obscurcie à un point extrême. Mais le pauvre Pebroeck pèche un peu dans du racisme et explique que Sicaire serait la victime de massacres juifs ; à l’époque, c’était de bon ton de manifester ainsi ses sentiments. Une indication supplémentaire est fournie par l’indication de la translation (ou « tradition ») de saint Anthime, premier abbé de Brantôme ; et là encore, une fois il ne faut pas se servir par trop de ce document ; […] les têtes de listes (premiers abbés, premiers évêques) sont considérés comme des saints, sans qu’ils aient fait office de confesseurs ni exercé des miracles ; on considérait aussi les prédécesseurs très anciens comme des saints. »

Cf. Jacques Foviaux, La personnalité juridique de l’abbaye de Brantôme, Des Romains au Roman ou du IVème au Xème siècles, IIème Colloque de Brantôme, Grotte du Jugement dernier, Brantôme, 1986.
779
Date de la fondation de l’abbaye…

« En ce qui concerne la date de la fondation, la fondation par Charlemagne peut être retenue, mais seule l’année 779 peut convenir, puisque le jour de la dédicace tombait un dimanche et coïncidait avec le retour d’Espagne de Charlemagne. […] La date de 779 est confirmée par la Chronique de Reginon, abbé de Prüm au diocèse de Trèves. »

Cf. Jacques Foviaux, La personnalité juridique de l’abbaye de Brantôme, Des Romains au Roman ou du IVème au Xème siècles, IIème Colloque de Brantôme, Grotte du Jugement dernier, Brantôme, 1986.

Or. Chronique de Reginon, abbé de Prüm, op. cit.
795…
Consécration de l’abbatiale par le pape…

« Mais la consécration par le pape Léon III ne peut intervenir qu’à partir de l’année 795 ; l’indication donnée par Dom Claude Estiennot de l’année 8o4, et celle de 753 (il s’agirait alors d’Etienne II) donnée par le Martyrologe, ne peuvent convenir au jour de la Dédicace. Il faut chercher ailleurs et porendre en considération les destructions intervenues en 1348, ouvrant un siècle d’obscurité.  […] La Dédicace, le dépôt des ossements d’un enfant Innocent à qui fut attribué le nom de Sicaire, la consécration par le pape se sont échelonnés dans le temps sans qu’il soit possible de donner plus de précisions. »

Cf. Jacques Foviaux, La personnalité juridique de l’abbaye de Brantôme, Des Romains au Roman ou du IVème au Xème siècles, IIème Colloque de Brantôme, Grotte du Jugement dernier, Brantôme, 1986.
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