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Brantôme, à la fin du XIXème siècle

« Je ne connais pas de plus jolie petite ville que Brantôme, ni où l’on puisse trouver des impressions d’art et de nature plus exquises. On y arrive par un tramway à vapeur qui, avec sa petite machine trottinante, ressemble à un joujou. Il chemine vivement, sur le côté de la route, s’arrêtant dans les villages, sifflant comme un vrai chemin de fer, cornant comme un vélocipède, écrasant parfois un cochon, parfois un cheval de meunier, faisant danser les vaches et les bourriques, et suit une vallée capricieuse et verte, toute en grandes roches et en prairies, où coule une rivière à truites, coupée d’écluses dormantes et de moulins qui battent.

Le pays, il y a une douzaine de siècles, se trouvait partagé entre les Druides et les Romains. Des moines s’y établirent, se logèrent dans les rochers, et, deux cents ans plus tard, Druides et Romains n’existaient plus. Il y avait un monastère où l’on n’avait vu d’abord que quelques ermites, et l’abbaye de Brantôme était désormais fondée, reconnue par les conciles, honorée de visites royales, pendant que toute une population croissait et bâtissait à son ombre.

Puis vinrent les périodes de guerres et d’invasions, de sièges, de sacs, des alternatives de ruine et de relèvement, des reprises de prospérité et de nouvelles dévastations, et le Brantôme d’aujourd’hui est le fantôme et le souvenir de ces mille années d’art et d’histoire. Il commerce et vivote dans les restes de cintres, de frises et d’architraves, avec des échoppes de bourreliers et de marchands de tabac dans les murs des anciens abbés, un marché dont le vaisseau est celui d’une ancienne église, un clocher qui a sonné l’office à Charlemagne, un pont tournant qui a l’air d’un jubé sur l’eau, et des multitudes d’escaliers, de logettes, de treilles, de passerelles, de filets et de jardins reflétés dans la rivière qui entoure la petite ville comme une ceinture.

L’une des curiosités de la ville se trouve dans les grottes dont il y a tout un faubourg. Des gens s’y sont maçonné des cases et les habitent, avec des fleurs et des loques à leurs lucarnes. Ces grottes, autrefois, formaient une véritable abbaye souterraine, et l’une d’elle était une chapelle…

Qui a vu Brantôme ne peut plus l’oublier ! Il en revoit toujours la vallée, le vieux clocher, les grottes, le pont tournant, la rivière, les jardins lacustres ; il a toujours dans le regard cette petite Venise de verdure et d’eau douce. »

Cf. Maurice TALMEYR, article publié dans la Revue hebdomadaire, 1898.

1899
Article consacré à Brantôme.
Cf. Aublant, Brantôme, in Le Républicain de Périgueux, 13 & 14 mai 1899.
Début du XXème siècle
Le docteur André Devillard est maire de Brantôme, et fait volontiers à ses hôtes l’honneur de « son » clocher, de « son » musée, de « sa » Dronne… Un de ses aïeux, Sicaire Devillard, fut notaire royal sous Louis XV, un autre, Marie-Quitterie de Villars, avait des liens de parenté avec Montaigne…
Cf. Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.

 1724 – 176o.
Vers 19oo
Ouverture de l’école communale pour jeunes filles. Auparavant, elles ne pouvaient fréquenter que l’Institution des Dames de la Foi, rue de la Miséricorde (actuelle rue Joussen).
Cf. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.
19oo
Publication de ce qui paraît être un ex libris, ne mentionnant pas de nom d’auteur (si ce n’est « des touristes charmés d’une visite à Brantôme »), ni de référence précise à quelque société d’archéologie ou de tourisme. Elle est à la gloire de l’édilité brantômaise et particulièrement du Dr Guillaume Puyjoli de Meijounissas, et le profit en est réservé aux pauvres de « Brantôme et autres lieux »... Le ton est assez ronflant et volontiers disert.
Cf. Des touristes charmés d’une visite à Brantôme (= auteurs !), Une journée à Brantôme, à l’édilité brantômaise, à l’édile accompli, au Dr Puyjoli de Meijounissas, se vend un franc au profit des pauvres de Brantôme et autres lieux, Imprimerie D. Joucla, Périgueux, 19oo.
Des vestiges archéologiques – peut-être carolingiens – subsistent, visibles, dans la localité à cette époque.
« Des fragments de colonnes latines en beau marbre des Pyrénées se rencontrent dans les terrains vagues et les carrefours de la ville. Je puis vous montrer le chapiteau d’une de ces colonnes, au tournant d’une rue où il fait office de chasse-roue. Un autre semblable a trouvé asile dans une salle de l’abbaye. Nous verrons d’ailleurs dans le clocher deux fûts intacts de même matière, incorporés à l’édifice, ainsi que de nombreux sujets d’ornementation en pierre du pays, qui proviennent assurément d’ouvrages antérieurs… »
Cf. Des touristes charmés d’une visite à Brantôme, Une journée à Brantôme, à l’édilité brantômaise, à l’édile accompli, au Dr Puyjoli de Meijounissas, se vend un franc au profit des pauvres de Brantôme et autres lieux, Imprimerie D. Joucla, Périgueux, 19oo.
19o1
Sculpture du Massacre des Saints-Innocents, à l’abbatiale de Brantôme.
« Depuis 19o1, la souscription des fidèles et le sens artistique relatif du curé ont doté l’abbatiale d’un […]monument lequel « voudrait dépasser en valeur matérielle et artistique ce que les Anciens ont laissé à Brantôme ». Qui « voudrait » ! Les quarante quintaux de pierre, les personnages sculptés par Victor Zan (de l’atelier Sacreste) permettent de conserver – et de renforcer ! – le conditionnel du journaliste… »
Cf. Pierre Pommarède, Brantôme et Bourdeilles oubliés, éd. Fanlac, Périgueux, 198o.
Début du XXème siècle
Des murs entourent le Grand Jardin, divisé encore en seize carrés ; un des reposoirs a toujours son étage ; une fermette jouxte encore le petit reposoir fermé. Y vit M. Lacruche, jardinier cultivant ledit jardin public. Il vend légumes et lait dans son magasin de primeurs, rue Puyjoli, entre la quincaillerie Flourez (Porcherie) et l’ancienne charcuterie Baylet.
Cf. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.
« Château Puymarteau » est un vin célèbre de Dordogne. La propriété produit en ce début de siècle soixante-cinq tonneaux de vin rouge et douze de vin blanc. Sa réputation est grande et on le connaît dans beaucoup de villes de France sous l’appellation de « Petit Bordeaux ». Comme tous ceux du coin, il souffrit et périt de l’attaque du phylloxera…
Cf. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.
19o4 (17 février)
Les murs ceignant le Grand Jardin sont emportés par une inondation des plus forte et remplacés par des balustrades à l’instar de celles qu’on rencontre un peu partout dans Brantôme.
Cf. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.
19o6
Fouilles du vallon des Rebières par E. Pittard. Un dossier administratif sur une fouille des Rebières de 1959 à 1962, est établi par Jean-Jacques Pittard et de Saint-Perrier.
Cf. Jean-Luc Aubarbier & Michel Binet, Chemins de la préhistoire en Périgord, coll. Itinéraires de découvertes, éd. Ouest-France, Rennes, 1997.

Avant l’Histoire.

1959-1962.
19o7
Etude des clochers romans de type limousin, dont Brantôme.
Cf. René Fage, Le clocher limousin à l’époque romane, in Bulletin monumental, 19o7.
191o
Le Pavillon Renaissance, près de la Porte Saint-Roch, est restauré. Il conserve, parmi ses colonnettes et pilastres, les armes de Pierre de Mareuil : le lion d’azur.
Cf. Pierre Pommarède, Brantôme et Bourdeilles oubliés, éd. Fanlac, Périgueux, 198o.

Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.
1911
Inventaire de documents manuscrits, entre autres relatifs à Brantôme (la ville).
Cf. Philippe Lauer, Inventaire des collections manuscrites sur l’histoire des provinces de France (Périgord-Véxin), éd. Leroux, Paris, 1911.
1912
Description des monuments de Brantôme. Dessin de la clef de voûte aux armes de la Maison d’Albret, par R. Dessal. Dessin du château abbatial au XVIème siècle.
Cf. Georges Bussière, Brantôme et ses monuments, Les constructeurs de la résidence abbatiale, Amanieu d’Albret et Pierre de Mareuil, in Bulletin de la S.H.A.P., t. XXXIX, 1912, pp. 6o-85, 212-236, 376-396, ill.
1912 (13 janvier)
Classement par arrêté du Pont coudé et des trois reposoirs Renaissance, situés dans le Grand Jardin de l'ancienne abbaye au titre des Monuments historiques.
Cf. Base Mérimée.

Cf. Line Becker et Vincent Marabout, Visages du patrimoine en Aquitaine, Dordogne, Val de Dronne, Inventaire régional d’Aquitaine, éditions Confluence, 2oo8.

(Ils indiquent la date du 24 juillet.)
1913
L’Administration des Beaux-Arts fait disparaître murailles et parpaings surajoutés aux reposoirs et murs du Jardin des Pères ou Grand Jardin, et restaurer les rinceaux abîmés par les jardiniers qui y accrochaient filets de pêches et autres instruments de travail…
Cf. Pierre Pommarède, Brantôme et Bourdeilles oubliés, éd. Fanlac, Périgueux, 198o.
Visite de M. Poincaré, président de la République, en septembre. C’est alors qu’il surnomme Brantôme la « Venise du Périgord ».
Cf. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.

Syndicat d’Initiative, Brantôme, Venise du Périgord, éd. Virmoiuneix, Thiviers, 1979.

Claire Delbos, Vu de mon clocher : Brantôme, interview de Paul Dubuisson, in Le Journal du Périgord, n° 3, décembre 1989.

Matrices cadastrales.
Cf. Archives municipales de Brantôme.

Le dernier siècle de Vie traditionnelle en Brantômais (Ouvrage collectif), Projet d’action éducative, Collège de Brantôme, Brantôme, octobre 1986.

1914 -1918
Des Brantômais tombent nombreux au front, à Verdun en particulier.
Cf. Syndicat d’Initiative, Brantôme, Venise du Périgord, éd. Virmouneix, Thiviers, 1979.
1917
Dessins à la mine de plomb du côté sud-ouest et du côté sud-est de l’église abbatiale par Jean Trouvelot (ACMH), avec la mention « Brantôme 1917 ».
Dp. Ministère de la Culture, Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine (Charenton-le-Pont), cote 4° Doc o423/T.o5, P. o5 & o6, C. ooo1, 2oo1.
1918
La Vierge de la chapelle Notre-Dame-du-Reclus, offerte par un commissaire de la Révolution à l’hospice de Brantôme la quitte alors pour être placée dans l’église paroissiale.
Cf. Pierre Pommarède, Le Périgord des églises et des chapelles oubliées, Une grotte qui n’est jamais visitée : Notre-Dame-des-Reclus (Brantôme), éd. , Périgueux, .
Oooo
La chapelle Notre-Dame-des-Reclus est désaffectée, devient propriété particulière et est transformée en cave à vin.
Cf. Audierne, p. 69.

Re. Pierre Pommarède, Le Périgord des églises et des chapelles oubliées, Une grotte qui n’est jamais visitée : Notre-Dame-des-Reclus (Brantôme), éd. Pilote 24, Périgueux, 2oo .
Après la guerre de 1914-1918
Disparition du petit chemin de fer, remplacé par des autobus.
Cf. Claire Delbos, Vu de mon clocher : Brantôme, interview de Paul Dubuisson, in Le Journal du Périgord, n° 3, décembre 1989.
1925
La Félibrée se tient à Brantôme. Président du Bournat : Robert Benoît, « Felibre Majourau » ; maire de Brantôme : André Devillard ; reine de la Félibrée : Melle Dubesset.
Cf. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.
1927
« Aujourd’hui la nef a ses deux travées couvertes de voûtes angevines reposant sur huit nervures et qu’une voûte semblable surmonte le chœur terminé par un mur plat percé de trois fenêtres en tiers-points. » « Le portail occidental désaxé est un placage du cloître élevé au XVIème s. ».

« Les murs latéraux, très refaits, » présentent « une belle arcature qui semble remonter au XIIIème ou au XIVème s, ainsi que peuvent le prouver se chapiteaux aux crochets fleuris. »
Cf. F. Deshoulières, Brantôme, pp. 348-349.
1927 ou 1928
Démolition du tunnel du tramway pour laisser passer la route (avenue André Maurois, ancienne route de Thiviers ou de Limoges).
Cf. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.
193o
Publication relative à l’ordre bénédictin, en ce compris Brantôme.
Cf. Dom Henri Leclercq, L’ordre bénédictin, éd. Rieder, Paris, 193o (ill.).
1931 (12 janvier)
Inscription par arrêté de la Fontaine Médicis et de la Porte des Réformés au titre des Monuments historiques.
Cf. Base Mérimée.
1939
Arrivée nombreuse de réfugiés alsaciens.
Cf. Claire Delbos, Vu de mon clocher : Brantôme, interview de Paul Dubuisson, in Le Journal du Périgord, n° 3, décembre 1989.
1939 – 1945
Le maire, André Devillard, cache le buste convoité de la Fontaine Médicis (Pierre de Bourdeille / Brantôme, en bronze) et livre aux Allemands à la place… une cloche baptisée « Buste ».
Cf. Pierre Pommarède, Brantôme et Bourdeilles oubliés, éd. Fanlac, Périgueux, 198o.
Située près de la ligne de démarcation, Brantôme est un centre actif de la Résistance.
Cf. Claire Delbos, Vu de mon clocher : Brantôme, interview de Paul Dubuisson, in Le Journal du Périgord, n° 3, décembre 1989.
1942
Sommé de livrer aux Allemands tout le métal possible, le maire de Brantôme, le Dr Devillard cache le buste de Brantôme et sacrifie l’unique cloche de l’église du bourg, depuis restée sans cloche.

Le secret est si bien gardé qu’au sortir du conflit, le Ministère des Beaux-Arts offre à la ville un nouveau buste…
Cf. Fascicule réalisé par l’Ecole primaire de Brantôme.
1943 – 1944
Occupation allemande de Brantôme. La Résistance s’organise.
Cf. Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.
25 mars 1944
Les « maquis », embusqués aux Fontaines-Noires, à la sortie nord de Brantôme, tirent sur une voiture allemande : un soldat blessé s’enfuit, deux officiers supérieurs, dont un de la Gestapo, sont abattus dans le véhicule, et portés ensuite à l’hôpital de Brantôme. Dans la nuit, faisant irruption dans le bourg, les Allemands malmènent le maire, arrachent aux religieuses leurs cornettes, et le lendemain le bourg est mis à sac : coups de feu, pillage de certaines maisons, exécution d’un juif alsacien devant la croix au carrefour des Reclus… En guise de représailles, vingt-cinq Limousins amenés en car et un jeune Brantômois de vingt ans sont fusillés aux Fontaines-Noires. Le surlendemain, une partie de la Division Brenner achève le pillage, incendie plusieurs maisons au Reclus, fusille et brûle un père de huit enfants, puis assassine quatre réfugiés alsaciens. Les environs ne sont pas épargnés : trois morts au « Trou de la Louve » près du pont de Verneuil, trois à Cantillac, quatre à Saint-Crépin-de-Richemont, un à Quinsac, à Condat, à Villars et cinq à Saint-Pancrace.

La résistance armée à l’occupant s’intensifie ; les miliciens de Brantôme, démasqués, sont abattus.
Cf. Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.

Claire Delbos, Vu de mon clocher : Brantôme, interview de Paul Dubuisson, in Le Journal du Périgord, n° 3, décembre 1989.
6 juin 1944
Des jeunes Brantômais de l’A.S. partent, sur des camions pavoisés, en plein jour, au nez et à la barbe des Allemands…
Cf. Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.
15 août 1944
Les Allemands attaquent à Puy-de-Fourches un observatoire installé par un groupe de résistants. Il y a des morts et des blessés. Des renforts arrivent de Nontron et Piégut : journée confuse avec coup de main, embuscades, escarmouches. Le soir les maquis se replient sur l’Etanchou, près de Brantôme, où l’ennemi ne les suit pas, mais est redescendu sur Périgueux, avec ses morts, et après l’exécution d’un fermier à Puy-Loriol, brûlé comme sa ferme.
Cf. Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.
1944 (décembre)
Inondation catastrophique, qui emportent les balustres qui avaient remplacé les mur du Grand Jardin. Elles ne sont pas rétablies.
Cf. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.
1945
A la Libération, le ministre français des Beaux-Arts, ignorant que le maire de Brantôme a dissimulé à l’occupant le buste de Brantôme (échangé contre une cloche… !) commande au sculpteur Muguet un autre buste, en pierre cette fois (au titre des dommages de guerre). Brantôme se retrouve avec deux bustes sur les bras !
Cf. Pierre Pommarède, Brantôme et Bourdeilles oubliés, éd. Fanlac, Périgueux, 198o.
11 novembre 1945
Citation de Brantôme « vieille cité périgorde, symbole du plus pur patriotisme… » à l’ordre de la division, avec attribution de la croix de Guerre avec Etoile d’argent.
Cf. Décision n° 4o, Secrétariat d’Etat aux Armées « guerre », 11 novembre 1945, s. Lejeune.

Re. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.
1946
Archives, casier archéologique ; documents graphiques ; dessin des vestiges de l’église Saint-Pardoux-de-Feix (Faix) ou du Petit-Saint-Pardoux, sur papier original, s.n., s.d., photograpphie de Windels.
Cf. Ministère de la Culture, Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine (Saint-Cyr),

Casier archéologique, Architecture / Archives, cote de conservation : 1996/o25/o273 [fiche n° 67].
Oooo
Robert Dessales-Quentin, illustrateur de Brantôme. Aquarelliste, il évoque Brantôme sous tous les angles, toutes les saisons, tous les instants du jour… Abbaye, ponts, toits, berges de Dronne, tout y passe.

Il crée à Brantôme une « ambiance d’art », et lui offre son « Salon » annuel dans le dortoir des Moines de l’abbaye, sous la charpente en carène de vaisseau. Il contribue à la création du Musée de Brantôme, avec un choix éclectique d’œuvres, dont les eaux-fortes du peintre officiel et médiumnique Fernand Desmoulins, autre Périgourdin.

Le Salon lui survit un temps, présidé par le peintre Robert Martrinchard.
1947
Domaine, / Protection : photographies du dolmen de Peyrelevade, La Pierre Levée.
Cf. Ministère de la Culture, Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine (Saint-Cyr),

Archéologie : Dossiers de sites archéologiques, Archéologie, Archives, cote de conservation : oo8o/o68/o547 (anc. réf. 24/oooo/oo3o/oo162) [fiche n° 57].
1947 (27 décembre)
Classement de la Vierge de Notre-Dame-du(des)-Reclus, à l’initiative de Jean Secret.
Cf. Arrêté du 27 décembre 1947, S. R., 1948, p. 52.
1948
Première édition de « Brantôme et sa région », par Jean Secret, aux éditions Floury, réédité par les Editions de l’Office départemental du Tourisme de la Dordogne, en 1969, réédité encore en août 2oo2, dans la collection Monographies des villes et villages de France, dirigée par M.-G. Micberth.
Cf. Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions de l’Office départemental du Tourisme de la Dordogne, Périgueux, 1969.
1952
Ecroulement de la chapelle Saint-Anthime, dite aussi salle du chapitre, donnant sur le cloître de l’ancienne abbatiale. Mort de la mère de l’abbé de Saint-Martin, curé de Brantôme.
Cf. Rapport, in Archives du Ministère de la Culture, Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine (Charenton-le-Pont), cote de conservation 0081/024/0010.
Remarque acerbe et postdatée du Père Pommarède en 198o, rappelant qu’en 1897 un précédent curé de Brantôme avait rebaptisé une salle (alors débarras du presbytère) en « chapelle Saint-Antime » :
« Heureux temps où les gens étaient honnêtes et ne profitaient pas trop de l’incurie d’un desservant et de l’insouciance d’une municipalité laissant à l’abandon d’un cloître boiseries et statuettes1 ! »


  1. Certaines pièces manquent en effet à l’appel depuis lors…


Cf. Pierre Pommarède, Brantôme et Bourdeilles oubliés, éd. Fanlac, Périgueux, 198o.

[Pour rappel, le pauvre abbé de Saint-Martin, alors curé de Brantôme, y a perdu sa mère…]

Oooo
Georges Bonnet est maire de Brantôme. Tour à tour conseiller d’Etat, député, ambassadeur à Washington, ministre des Finances, de la justice, des Travaux publics ou des Affaires étrangères, président du Conseil, écrivain, historien, il ne cesse d’œuvrer pour Brantôme, où il organise un festival de la danse dans la vaste grotte de l’abbaye qui devient annuel avant de disparaître dans le dernier quart du siècle.
Cf. Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.
Oooo
La « mère Roy »…
Cf. Jean Secret, Brantôme et sa région, éditions Floury, 1948.
1955
La Félibrée se tient à Brantôme. Président du Bournat : Marcel Fournier, « Felibre Majourau » ; maire de Brantôme : …  ; reine de la Félibrée : Melle Rosinac.
Cf. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.
1955 – 1962
Fouille du site préhistorique du vallon des Rebières.
Cf. Jean-Jacques Pittard & de Saint-Perrier, Dossier administratif : Fouilles : Les Rebières.

Ministère de la Culture, Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine (Saint-Cyr),

Archéologie, Dossiers de sites archéologiques, Archéologie / Archives, cote de conservation : oo8o/o68/o547 (anc. réf. 24/oooo/oo3o/oo163) [fiche n° 79].

1956
L’hiver particulièrement rude gèle bambous et palmiers de la « Cour des Bambous » de l’abbaye. Ils ne seront pas replantés.
Cf. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.
1957
Photographie des lucarnes de la façade sur la cour du pavillon nord-est du grand corps de logis de l’ancienne abbaye (école, mairie / 1675 – 17oo) par Aimée Neury.
Cf. Ministère de la Culture, Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine (Charenton-le-Pont),

Fonds de prises de vue du Centre de Recherches des Monuments historiques, Architecture, photographie, cote de conservation : 1996/o96/--- (anc. réf. MHo253o48) [fiche n° 52].
1957 (19 février)
Classement par arrêté du cloître du XIVème siècle et des salles du rez-de-chaussée donnant sur le cloître ; des façades et toitures, charpentes et escalier intérieur du bâtiment monastique du XVIIème siècle (cad. J2 3o6, 3o5).
Cf. Base Mérimée.
1957 (26 juillet)
Inscription par arrêté de l'ensemble des grottes, des vestiges du Moulin de l'Abbé, du sol des cours, du sol du Jardin de l'Abbé, des Jardins des reposoirs (cad. J2 3o3, 294, 3o5, 663).
Cf. Base Mérimée.
1958
Rencontre de Jacqueline Rayet et Odette Bonnet : création d’un Festival international de danse classique, dans la Grotte du Jugement dernier, aménagée pour la circonstance. La grotte fut nivelée par les engins de l’armée américaine basée à Châteauroux, commandée par le colonel Raftery.

A l’occasion, on lui fait faire le stade, et chacun des militaires reçoit en échange « quelques boîtes de foie gras », l’oie du Périgord remplaça le « singe » (surnom du traditionnel « corned beef »)
Cf. Claire Delbos, Vu de mon clocher : Brantôme, interview de Paul Dubuisson, in Le Journal du Périgord, n° 3, décembre 1989.
1958 (25 octobre)
Inscription par arrêté de l’ancienne église Notre-Dame (cad. J 645) au titre des Monuments historiques. : XVIème & XIXème siècles.
Cf. Base Mérimée.
Archives & plan de l’ancienne église Notre-Dame : correspondance : demande de subvention ; aménagement d’une salle des fêtes.
Cf. Ministère de la Culture, Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine (Charenton-le-Pont), Restaurations d’édifices de la Dordogne, série générale, Architecture / Archives,, cote de conservation : oo81/o24/oo11 (anc. réf. oo81/o24/oo84) [fiche n° 65].
1959-1994
Archives : correspondance : construction d’un immeuble aux abords du castel de la Hierce ; accord de subvention pour travaux ; divers.
Cf. Ministère de la Culture, Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine (Charenton-le-Pont), Restauration d’édifices de la Dordogne, série générale, cote de conservation : oo81/o24/oo11 (anc. réf. oo81/o24/oo83) [fiche n° 56].
1959
Brèves concernant les moines mauristes ayant eu des rapport avec Brantôme (naissance, décès, fonction…).
Cf. Marcel Berthier, L’abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Brantôme : d’une réforme à l’autre, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome CXXXI, Périgueux, 2oo4.

Or. Dom Yves Chaussy, (tecte établi & traduit par), Répertoire « Matricula m

onachorum professorum Congregationis S. Mauri in Gallia Ordinis S. patris Benedictii », Paris, 1959.

Dom Yves Chaussy, Les bénédictins de Saint-Maur, tome I, Aperçu historique de la congrégation ; tome II, Répertoire biographique, supplément à la matricule, Paris, Institut d’études augustiniennes, 1989-1991.
1962
Ouverture d’une école maternelle à Brantôme. Auparavant, les petits devaient fréquenter l’ « Asile », une garderie tenue par les religieuses.
Cf. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.
Oooo
Allusion à l’édification et à la suppression de la statue dominant la grande façade de l’ancienne abbaye.
« Durant deux siècles on a ici démoli, restauré ; enlaidi – jusqu’à cette imposante République, fruit « d’une intelligence toute cantonale1 ».
1 Citation de Curnonski.
Cf. Pierre Pommarède, Brantôme et Bourdeilles oubliés, éd. Fanlac, Périgueux, 198o.
1973
Coupes & plan (calque à l’encre, format F1, échelle o,o2) de l’ancienne abbaye (école, mairie), par Yves-Marie Froidevaux (ACMH)
Cf. Ministère de la Culture, Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine (Charenton-le-Pont), Plans d’édifices de la Dordogne, cote de conservation : oo82/o24/1oo2 (anc. réf. FRo57363) [fiche n° 5o].
1974 ou 1975
Démolition de la sacristie réalisée au-devant du chevet de l’église abbatiale par l’architecte Dubet en 1871.
Cf. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.
1975
Suppression des ajouts de 1876 à la façade de l’abbaye : suppression de la fausse porte centrale, du fronton baroque, de la statue allégorique de la République.
Cf. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.
1975
Archives : correspondance relative à des travaux & subventions àaux vestiges de l’ancienne église de Saint-Pardoux-de-Feix (écrit Faix) ou du Petit-Saint-Pardoux.
Cf. Ministère de la Culture, Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine (Charenton-le-Pont), Restaurations d’édifices de la Dordogne, série générale, Architecture / Archives, cote de conservation : oo81/o24/oo11* (anc. réf. oo81/o24/oo85) [fiche n° 66].
* Curieusement, cette référence est identique à celle des archives & plan de la salle des fêtes établie dans l’ancienne église paroissiale ( 1958).
1977 (29 avril)
Vol de la Vierge des Reclus (ou de Notre-Dame-du-Reclus).
Cf. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.

Re. Pierre Pommarède, Le Périgord des églises et des chapelles oubliées, Une grotte qui n’est jamais visitée : Notre-Dame-des-Reclus (Brantôme), éd. , Périgueux, .
1979
Brantôme organise la Félibrée. André Champarnaud, meunier et poète est de la fête.
Cf. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.
oooo
Le moulin de l’Abbaye, ou de l’Abbé, ou Chausse-Pied / Chaussepied est transformé en hôtel-restaurant, avec adjonction de bâtiments annexes sur chacun de ses flancs. En amont, dans l’ancien déversoir du trop-plein, « une roue factice participe de la mise en scène pittoresque des lieux ».
Cf. Line Becker et Vincent Marabout, Visages du patrimoine en Aquitaine, Dordogne, Val de Dronne, Inventaire régional d’Aquitaine, éditions Confluence, 2oo8.
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