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1748
Forte crue de la Dronne.
Cf. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.

Robert Petit, Regards sur le Passé, I / Au temps de la Révolution, épreuve dactylographiée, Archives - Bibliothèque du Val de Dronne et Association Initiatives-Patrimoine, Brantôme.

(Ils sont encore les seuls à fournir cette date.)
175o
Edition des cartes de Belleyme et de Cassini, mentionnant Brantôme.
Cf. I .G.N., Paris. En ligne.
1757 – 1841
Dom Jean-Baptiste Richard naît à Brantôme le 2 mars 1757. Profès le 3 mars 1778 à La Chaise-Dieu, il est un temps cellérier à l’abbaye de Brantôme. On ignore ce qu’il devient à la Révolution, mais à près de 8o ans, vers 1834-1835, il contacte et encourage Dom Prosper Guéranger qui tente au départ de Solesmes une renaissance de l’ordre de Saint-Benoît. Dom Richard, le 14 mai 1836, répond à une lettre de Dom Guéranger. Un Brantômais denaissance présent à la renaissance bénédictine de France après la Révolution… Leurs relations n’eurent guère de suite, en raison certainement de son grand âge. Il meurt le 1er juin 1841 ; il est alors chanoine de Périgueux.
Cf. Marcel Berthier, L’abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Brantôme : d’une réforme à l’autre, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome CXXXI, Périgueux, 2oo4.

Or. Répertoire « Matricula monachorum professorum Congregationis S. Mauri in Gallia Ordinis S. patris Benedicti », matricula n° 8286, Dom Jean-Baptiste Richard.
1757
Louis Auguste Bertin, né le 11 et baptisé le 17 septembre 1717, dixième enfant et troisième fils de Jean Bertin, comte, baron de Bourdeilles, qui est plus connu sous le nom de l’abbé Bertin, devient titulaire de l’abbaye de Brantôme qui a perdu son prieur.

« C’est une place importante, car de nombreuse rentes sont dues aussi bien à l’abbaye qu’au seigneur de Bourdeilles […]. »

Très proche de son plus jeune frère, ministre de Louis XV puis de Louis XVI, il est en quelque sorte son intendant pour tourt ce qui concerne les possessions familiales. Il n’est pas un simple curé de campagne car il accède à diverses charges et nominations : son père, puis son frère étaient tous deux très bien placés en cour. En 1739, il est prieur de Palaiseau. En 1747, il est Conseiller clerc au Parlement de Bordeaux, « pretre docteur en Sorbonne, grand archidiacre et chanoine de l’Eglise cathedrale dud. Perigueux et prieur des prieurés de Palaiseau et de Saint-Beat. » En 1759, on le retrouve Conseiller et président aux Enquêtes de la cour du Parlement de Bordeaux, office dont il se démet en 1761 lorsqu’il est nommé au Conseil d’Etat. Son office de Conseiller clerc à Bordeaux est supprimé en 1764. En 177o, il est le supérieur de la commonauté des Carmélites de Saint-Deznis et aumônier de Mesdames de France. 
Cf. Archives départementales de la Gironde, Dast Le Vacher de Boisville, Liste générale des Membres du Parlement de Bordeaux, BIB B 11 ; 2 MI 662 R1 (3 E 12679) ; 2 MI 497 (1 B 50), - fol. 33 et 1o3 v ; 2 MI 498 (1 B 52), - fol. 8 v ; 2 MI 5oo (1 B 55), - fol. 69.

Archives départementales de la Dordogne, Georges Bussière, Henri Bertin et sa famille, IIIème partie, p. 185.

Michel Cabanac, Retour sur les origines d’une famille périgourdine, La véritable généalogie d’Henri Bertin, ministre de Louis XV, de la noblesse consulaire à la noblesse de cour, Bordeaux, juillet 2o1o.

Le 1o juin 178o, le Saint-Siège accorde à l’abbé Bertin un indult1 :

« Indult accordé par N.S.P. le Pape VI en faveur du Sieur Louis-Augustin Bertin abbé commendataire des abbayes de Saint-Pierre et Saint-Paul de Brantôme, dioceze de Perigueux et de Saint-Mausny (Saint Mansuy), Dioceze de Toul de l’ordre de saint Benoit, qui lui permet de conférer en commende pendant quinze ans consécutifs tous les bénéfices qui sont ou seront a sa nmination et dependant des dictes abbayes. »

Le roi lui accorde une « lettre sur Indult », signée à Versailles le 3o juillet de la même année. Ces deux documents sont enregistrés à Bordeaux le 12 février 1781².


  1. Indult, mot masculin : toute faveur accordée par le Saint-Siège, soit au bénéfice d’une communauté, soit pour le bien d’un particulier, et qui dispense du droit commun de l’Eglise.

  2. Archives départementales de la Gironde, 2 MI 5oo (1 B 55) – fol. 69.


Cf. Michel Cabanac, Retour sur les origines d’une famille périgourdine, La véritable généalogie d’Henri Bertin, ministre de Louis XV, de la noblesse consulaire à la noblesse de cour, Bordeaux, juillet 2o1o.
Vers 176o
Brantôme compte 171 feux.
Cf. Abbé Expilly, Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France.

Monique Bouthier, Brantôme, Etude sociale démographique, Fin XVIIIème – XIXème siècles, Université de Paris IV – Sorbonne, Institut d’Histoire, 1991-1992.
1761 – 1764
L’état des fabriques de textiles à Brantôme.

« … les sergeurs de Brantôme ne travaillent point pour leur compte, ils s’occupent l’été à aller carder la laine des particuliers. (…) il y a deux teinturiers, on trouve aussi trois mailleries pour fouler les étoffes, mais tout cela a un air languissant et, sans quelques fabricants de Bourdeilles qui entretiennent les filatures ainsi que les personnes aisées de la campagne, tout cela serait d’une inertie affreuse dans cette ville… »

Or. Remarques de M. Demarest, de l’Académie des Sciences, sur la géographie physique, les productions et les manufactures de la généralité de Bordeaux, lors de ses tournées depuis 1761 jusqu’en 1764, Archives départementales de la Gironde.

Cf. Monique Bouthier, Brantôme, Etude sociale démographique, Fin XVIIIème – XIXème siècles, Université de Paris IV – Sorbonne, Institut d’Histoire, 1991-1992.
XVIIIème siècle
L’intendant du Périgord, Bertin, fait édifier les bâtiments abbatiaux qu’on voit encore aujourd’hui.
Cf. F. Deshoulières, Brantôme, p. 34o.

1763
Naissance, à Brantôme de (Jean) Sicaire Dardan, qui restera un précurseur méconnu de Pasteur, qui pourtant lui rendra cet hommage : « Sans Sicaire Dardan, l’étude des agents d’infection serait encore dans les limbes. » Dardan vient à la biologie à 33 ans, et meurt à 51 des suites d’une chute de cheval.
Cf. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.
1766
Brantôme ne figure pas dans la liste des 24 monastères mauristes (sur 191) supprimés par la Commission des Réguliers pour nombre insuffisant de moines ou faiblesse des revenus.
Cf. Marcel Berthier, L’abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Brantôme : d’une réforme à l’autre, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome CXXXI, Périgueux, 2oo4.
1769
L’ « Etat des paroisses du Département de Périgueux » ne reprend pas celle de Brantôme (car sans doute exemptée de taille), mais bien celles de Saint-Laurent-de-Gogabaud, où sont signalés 4o feux, et de Saint-Pardoux-de-Feix, 3oo.
Cf. Monique Bouthier, Brantôme, Etude sociale démographique, Fin XVIIIème – XIXème siècles, Université de Paris IV – Sorbonne, Institut d’Histoire, 1991-1992.
1771
Evaluation de la population.

« Brantôme, bourg du haut Périgord (…) à quatre lieues au septentrion de Périgueux [compte] près de 1ooo habitants. »

Cf. Monique Bouthier, Brantôme, Etude sociale démographique, Fin XVIIIème – XIXème siècles, Université de Paris IV – Sorbonne, Institut d’Histoire, 1991-1992.
1773
Un prof de latin interpellé à Brantôme… Bavure es lettres ?
Le 9 avril, un brigadier et un cavalier de la maréchaussée de Brantôme, pendant leur « tournée ordinaire pour la sécurité publique dans les faubourgs de la ville, », repèrent un « particulier habillé de noir fort déguenillé ». Ils l’accostent et l’interrogent. Il s’appelle Jean-Baptiste Boulay, est natif de Sens et a habité en dernier lieu à Bordeaux. Il a un certificat daté de 1772, et visé à Angoulême le 1er avril 1773. Mais voyant « que le susnommé était dans un pitoyable état nous l’avons arrêté comme errant et vagabond ». Le lendemain, il est transféré à Périgueux pour qu’il soit statué sur son sort. Le 16 avril, il déclare lors de son interrogatoire : « qu’il venait pour se plasser dans la presente ville en qualité de repetiteur de la langue latine chez le sieur Sapply maître de pension de la presente ville sur une lettre de recommandation que lui avait donné le sieur Forest, professeur en rethorique (sic) au collège d’Angoulême »… Cette lettre attestant ses dires avait bien été trouvée sur lui lors de sa capture. Il est remis en liberté à une condition : « a ce que toutefois il se fixera à l’avenir dans une province ». Nihil sub sole novi ?
Cf. Miton Gossare, Chroniques de la Misère en Périgord au XVIIIème siècle, éd. L’Hydre, Cahors, 2oo3.

Or. Archives départementales de la Dordogne, B 648.
1775
Restauration du Pont Coudé à dix arcades entre le monastère et le Grand Jardin ou Jardin des Moines ou Jardin des Pères.
Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.
1776
Lettre de l’intendant de Guyenne sur le traitement des maniaques…
Cf. Archives départementales de la Dordogne, sous-section IV E 17 - Brantôme.
1776-1783
Instructions du subdélégué Eydely sur les grains et marchés.
Cf. Archives départementales de la Dordogne, sous-section IV E 17 - Brantôme.
1776-1786
Logement de troupes de passage à Brantôme ; convois militaires passant par Brantôme…
Cf. Archives départementales de la Dordogne, sous-section IV E 17 - Brantôme.
1778 (17 mai)
Le dimanche 17 mai, Paul Latapie arrive à Brantôme avec sa sœur… Il tient son journal.

« Cette petite ville gothique, une des plus jolies du Périgord, n’a de monuments intéressants que l’abbaye des Bénédictins qui date de Charlemagne, son fondateur ; il reste encore quelques parties du temps de la fondation même comme le clocher…

[…] On fabrique à Brantôme des étamines assez belles, des serges drapées, de gros cadis. Il y a treize fabricants, la plupart pauvres et travaillant point pour leur compte… »

Cf. R. Baudry, Subsistances et population en Périgord, 174o – 1783, TER, Université de Bordeaux, 197o.

Or. Journal de tournée de François de Paule Latapie, Inspecteur des Manufactures, Archives départementales de la Gironde, 8o8/39.

Re. Monique Bouthier, Brantôme, Etude sociale démographique, Fin XVIIIème – XIXème siècles, Université de Paris IV – Sorbonne, Institut d’Histoire, 1991-1992.
1778-1781
Caserne de la maréchaussée de Brantôme.
Cf. Archives départementales de la Dordogne, sous-section IV E 17 - Brantôme.
178o
Le 1o juin, le Saint-Siège accorde à l’abbé Bertin un indult1 :
« Indult accordé par N.S.P. le Pape VI en faveur du Sieur Louis-Augustin Bertin abbé commendataire des abbayes de Saint-Pierre et Saint-Paul de Brantôme, dioceze de Perigueux et de Saint-Mausny (Saint Mansuy), Dioceze de Toul de l’ordre de saint Benoit, qui lui permet de conférer en commende pendant quinze ans consécutifs tous les bénéfices qui sont ou seront a sa nmination et dependant des dictes abbayes. »
Le roi lui accorde une « lettre sur Indult », signée à Versailles le 3o juillet de la même année. Ces deux documents sont enregistrés à Bordeaux le 12 février 1781².


  1. Indult, mot masculin : toute faveur accordée par le Saint-Siège, soit au bénéfice d’une communauté, soit pour le bien d’un particulier, et qui dispense du droit commun de l’Eglise.

  2. Archives départementales de la Gironde, 2 MI 5oo (1 B 55) – fol. 69.


Cf. Michel Cabanac, Retour sur les origines d’une famille périgourdine, La véritable généalogie d’Henri Bertin, ministre de Louis XV, de la noblesse consulaire à la noblesse de cour, Bordeaux, juillet 2o1o.

1757.

Vers la fin du XVIIIème s.
Nouvelles dévastations de l’église abbatiale, antérieures à la Révolution de 1789.
Cf. E. Vauthier, Explication de la gravure [du clocher de l’abbatiale, par Léo Drouyn], in Annales archéologiques de Didron, 1854, p. 24.
1781
Régie des droits réservés.
Cf. Archives départementales de la Dordogne, sous-section IV E 17 - Brantôme.
1782
A Brantôme, Jean Labresse, un laboureur de vingt-sept ans s’engage. On l’a fait boire et après avoir signé il se retrouve avec neuf sols, une paire de souliers et un engagement1. Mais « il s’est repenti lorsque le vin lui est passé et se retira chez lui sans rien dire ». Il est arrêté six mois plus tard comme déserteur.
1 Certains jeunes se laissaient enrôler pour échapper à la misère et trouver de quoi subsister. Pour séduire, les racoleurs employaient le vin et l’argent.
Cf. Miton Gossare, Chroniques de la Misère en Périgord au XVIIIème siècle, éd. L’Hydre, Cahors, 2oo3.
1783 (6 mars)
Terrible crue de la Dronne, occasion d’une dispute mémorable entre la ville et les religieux de l’abbaye. Mémoire adressé à M. de Vergennes par les consuls et d’’autres habitants de Brantôme : supplique écoutée.
Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.

Re. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.

Robert Petit, Regards sur le Passé, I / Au temps de la Révolution, épreuve dactylographiée, Archives - Bibliothèque du Val de Dronne et Association Initiatives-Patrimoine, Brantôme.

Cf. Monique Bouthier, Brantôme, Etude sociale démographique, Fin XVIIIème – XIXème siècles, Université de Paris IV – Sorbonne, Institut d’Histoire, 1991-1992.
1786
Reconstruction du pont de Brantôme (route de Périgueux).
Cf. Archives départementales de la Dordogne, sous-section IV E 17 - Brantôme.
1786-1789
Droits d’amortissements : difficultés avec l’administration des Domaines au sujet d’un échange de maisons à Brantôme.
Cf. Archives départementales de la Dordogne, sous-section IV E 17 - Brantôme.
1787
Réparation des murs de ville et de la maison commune ; fortifications…
Cf. Archives départementales de la Dordogne, sous-section IV E 17 - Brantôme.
Plan de nivellement de la ville de Brantôme. Une carte est établie, peu de temps après la grande inondation de 1783 et la construction du nouveau pont Porte-Rivière.
Cf. Archives municipales de Brantôme.
A la veille de la Révolution
Ambiance à Brantôme, selon Fournier Verneuil, contemporain…

« Quelle distraction peut-on se donner dans la partie du Périgord où je suis né ? Des rochers nus, des vallons qui ont à peine une portée de fusil de largeur, quelques châtaigners et l’absence de toute communication. Les habitants sont presque aussi tristes que le sol qui les vit naître ; un sol ingra exige de grands soins, et chaque habitant, même le plus aisé, ne peut se dispenser de consacrer sa vie à la culture… »

Cf. Georges Bussière, La Révolution en Périgord, PLB éditions, collection Fleur de Lys, tome I, 1989, p. 63.

Or. Mémoires de Fournier Verneuil.

Re. Monique Bouthier, Brantôme, Etude sociale démographique, Fin XVIIIème – XIXème siècles, Université de Paris IV – Sorbonne, Institut d’Histoire, 1991-1992.
Du 1er au 1o mars 1789
Les cloches sonnent à Brantôme pour appeler à la rédaction des « Cahiers de Doléances » : ce sont actions de grâce au Roi, puis plaintes contre les privilèges comme contre la nature. On récrimine « contre les débordements de la Dronne, contre les Receveurs, les Huissiers… » mais pas contre les moines. On pense faire de l’abbaye une maison d’éducation, car cet immense logis avec toutes ses dépendances n’abrite plus que sept religieux, dont le Père Rousseau, voltairien affirmé…
Cf. Claire Delbos, Vu de mon clocher : Brantôme, interview de Paul Dubuisson, in Le Journal du Périgord, n° 3, décembre 1989.

Or. Copies des « Cahiers de Doléances » de Brantôme, de Saint-Pardoux-de-Feix et de Saint-Laurent-de-Gogabaud, in Archives d’Initiatives-Patrimoine, à l’ancienne abbaye de Brantôme, provenant des Archives départementales de la Dordogne, et reconnus « propriété publique ».
Révolution française

1789
Acensement des anciens fossés de la ville.
Cf. Archives départementales de la Dordogne, sous-section IV E 17 - Brantôme.
Du 1er au 1o mars, les cloches sonnent pour la rédaction des cahiers de doléances. La Révolution est partout et la communauté des moines est dissoute.
Cf . Syndicat d’Initiative, Brantôme, Venise du Périgord, éd. Virmouneix, Thiviers, 1979.
Mémoire sur les dépenses militaires.
Cf. Archives départementales de la Dordogne, sous-section IV E 17 – Brantôme.
La Révolution persécute les Sœurs de Charité de la Miséricorde, rue Joussen.
Cf. Pierre Pommarède, Brantôme et Bourdeilles oubliés, éd. Fanlac, Périgueux, 198o.
Disparition des reliques de saint Antime, naguère conservées à l’autel principal de l’abbatiale.
Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.
Les reliques de Brantôme sont sauvées à la Révolution par le coutelier Martel.
Cf. Pierre Pommarède, Brantôme et Bourdeilles oubliés, éd. Fanlac, Périgueux, 198o.
Demande de rétablissement des Etats particuliers de Périgord.
Cf. Archives départementales de la Dordogne, sous-section IV E 17 - Brantôme.
L’antique pèlerinage de saint Sicaire à Brantôme est supprimé.
Cf. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.
L’abbaye devient Collège à la Révolution.

Pierre-François Chabaneau, l’inventeur de la fusion du platine en est quelques années le directeur.
Cf. Pierre Pommarède, Brantôme et Bourdeilles oubliés, éd. Fanlac, Périgueux, 198o.

« La Révolution est partout, même chez les dames de Brantôme qui enseignaient : « Cessons de ramper devant les hommes infectés de préjugés, ils cesseront de s’élever ; ainsi, quand on cesse d’adorer il n’est plus besoin d’idole ». »

Cf. Claire Delbos, Vu de mon clocher : Brantôme, interview de Paul Dubuisson, in Le Journal du Périgord, n° 3, décembre 1989.
179o
Dom Jean-Baptiste François Romme (+ 1814, Serbannes, dans l’Allier) est le dernier prieur de Brantôme. Il sera ensuite curé constitutionnel à Gimeaux (Puy-de-Dôme), puis, réconcilié lors du Concordat curé de Serbannes.
Cf. Marcel Berthier, L’abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Brantôme : d’une réforme à l’autre, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome CXXXI, Périgueux, 2oo4.

Or. Répertoire « Matricula monachorum professorum Congregationis S. Mauri in Gallia Ordinis S. patris Benedicti », matricula n° 7971, Dom Jean Baptiste François Romme.
Le décret du 13 février interdit les établissements à voeux solennels : le monastère de Brantôme est donc fermé et les huit moines se dispersent.

(Dom Yves Chaussy traduit et publie la Matricula monachorum de la congrégation de Saint-Maur, source essentielle sur les moines dont la vie s’est déroulée plus ou moins longtemps à Brantôme…)
Cf. Marcel Berthier, L’abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Brantôme : d’une réforme à l’autre, in Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome CXXXI, Périgueux, 2oo4.

Or. Répertoire « Matricula monachorum professorum Congregationis S. Mauri in Gallia Ordinis S. patris Benedicti », traduction et publication de Dom Yves Chaussy (Sainte-Marie-de-la-Source, à Paris.

Robert Petit, Regards sur le Passé, I / Au temps de la Révolution, épreuve dactylographiée, Archives - Bibliothèque du Val de Dronne et Association Initiatives-Patrimoine, Brantôme.
Loi du 26 mars supprimant les congrégations religieuses en France.
Le curé constitutionnel de Brantôme s’installe « sans autorisation et sans payer de loyer » dans l’ancienne infirmerie de l’abbaye.
Cf. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.
Du 17 juin 179o au 18 avril 1791, suite ininterrompue d’enquêtes, d’inventaires, de perquisitions, d’interrogatoires, menés par trente fonctionnaires désignés par le district de Périgueux. On inventorie entre autres calices, croix, chandeliers, encensoirs, châsses d’argent enrichies de pierreries de saint Sicaire, bibliothèque de 1o51 volumes, 5 tableaux, 225 ooo livres de revenus annuels…
Cf. Robert Petit, Regards sur le Passé, I / Au temps de la Révolution, épreuve dactylographiée, Archives - Bibliothèque du Val de Dronne et Association Initiatives-Patrimoine, Brantôme.

Claire Delbos, Vu de mon clocher : Brantôme, interview de Paul Dubuisson, in Le Journal du Périgord, n° 3, décembre 1989.

Au 15 septembre 179o, Brantôme compte 1232 habitants, « y compris quinze maisons attenantes au faubourg appartenant à la paroisse de Saint-Pardoux-de-Feix ».
Cf. Délibération municipale de la commune de Brantôme, le 15 septembre 179o : Etat des instructions demandées à la municipalité par Messieurs du District de Périgueux.

Monique Bouthier, Brantôme, Etude sociale démographique, Fin XVIIIème – XIXème siècles, Université de Paris IV – Sorbonne, Institut d’Histoire, 1991-1992.
Le 17 décembre, suppression de la communauté de Brantôme : sept moines, dont trois adhèrent aux idées révolutionnaires, ou plutôt six, car le prieur1 est mort le 26 octobre au Châtenet – Fournier Verneuil précise, dans ses « Mémoires », « D’un violent accès d’emportement ». C’est plutôt de vieillesse et de maladie….


  1. Ce moine suscite d’autant l’intérêt de conseil communal composé en 1789 (Camus-Duvigneaus, maire, et cinq conseillers municipaux : Dupeyroux, Bézenac, Rabier, Laborie et Bagouet ; « vrai colosse, un roc d’orthodoxie », selon G. Bussière, il est l’un des principaux organisateurs du déménagement de l’abbaye avant sa vente. Outre Sigean, il y a le candide père Lestrade, le père J.F. Romme « un de ces gais humains que rien ne peut attrister », frère du futur conventionnel du Puy-de-Dôme auquel il fournit d’ailleurs les matériaux du calendrier républicain ; le père Blois (parmi les premiers adhérents de la Société brantômaise des Amis de la Constitution ; le père Ducheyron (assermenté après le 1o août) et le père Rousseau, « le voltairien de l’Abbaye » (toujours selon G. Bussière), qui fait proclamer à son jeune élève, Fournier Verneuil :



« Sortez de vos couvents

Plus de monastères

Allez tous gaillardement

Vous marier à présent. »

Plus, inattendu, le pauvre frère Buer, découvert enfermé dans une tour de l’abbaye, sous prétexte de folie. On lui laisse la malle des guenilles, hardes et vieux linges du prieur décédé ; suite à une délibération municipale (le 21 avril 1791) il sera hospitalisé par charité au château du Châtenet par M. de Puycomteau.
Cf. Georges Bussière, La Révolution en Périgord, tome II, 1989.

Monique Bouthier, Brantôme, Etude sociale démographique, Fin XVIIIème – XIXème siècles, Université de Paris IV – Sorbonne, Institut d’Histoire, 1991-1992.

Délibération du Conseil municipal, 21 avril 1791.
1791
La porte principale de l’abbaye, venant du bourg, est saccagée un jour de marché par une foule en délire : la statue de saint Pierre qui la surmontait est confondue avec un bénédictin, et les clefs qu’il tenait firent son malheur : prises pour un symbole de tyrannie et de cupidité monacales, la statue fut abattue, mutilée et ses débris échouèrent dans la Dronne.
Cf. J. Pradier (Abbé), Visite aux Monuments de Brantôme et Glane dans son histoire, Imprimerie de la Dordogne, Périgueux, 1898.
Après, entre autres, ouverture du tabernacle et saisie générale, tous les objets du culte présentant valeur (calices, ostensoirs, bâtons de chantre et de bedeau, châsse de saint Sicaire enrichie de pierreries…) placés dans une malle par Jean Bourgoin, du Châtenet, membre du Directoire de Périgueux, sont transportés sous escorte de la Garde nationale à l’auberge Laborie (autre conseiller municipal).
Cf. Robert Petit, Regards sur le Passé, I / Au temps de la Révolution, épreuve dactylographiée, Archives - Bibliothèque du Val de Dronne et Association Initiatives-Patrimoine, Brantôme.
1791 (18 mars)
Le même convoi est dirigé sur Périgueux.
Cf. Robert Petit, Regards sur le Passé, I / Au temps de la Révolution, épreuve dactylographiée, Archives - Bibliothèque du Val de Dronne et Association Initiatives-Patrimoine, Brantôme.
1791 (18 avril)
Après annonce légale les jours de marché, l’huissier Bagouet vend aux enchères publiques tous ces objets mobiliers. (On laisse au pauvre frère infirme, Dom Gabrice Bruel, hospitalisé au Châtenet, les derniers effets du prieur Sigean, y décédé plus tôt.
Cf. Robert Petit, Regards sur le Passé, I / Au temps de la Révolution, épreuve dactylographiée, Archives - Bibliothèque du Val de Dronne et Association Initiatives-Patrimoine, Brantôme.
A remarquer : la bibliothèque de l’abbaye, renfermant quelque 12oo volumes, et les tableaux qui ornaient les appartements de l’abbaye et de l’église, sont seuls retirés de la vente… et on ne sait où ils sont passés…
Cf. Robert Petit, Regards sur le Passé, I / Au temps de la Révolution, épreuve dactylographiée, Archives - Bibliothèque du Val de Dronne et Association Initiatives-Patrimoine, Brantôme.
Non désignée par la soumission restrictive déposée par la municipalité, l’acquéreur Lavigerie en fait enlever toiture et charpente. Ainsi mutilé, le bâtiment subira pendant un demi-siècle les assauts du temps…
Cf. Robert Petit, Regards sur le Passé, I / Au temps de la Révolution, épreuve dactylographiée, Archives - Bibliothèque du Val de Dronne et Association Initiatives-Patrimoine, Brantôme.
1791 (2 juillet)
Cf. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.

Robert Petit, Regards sur le Passé, I / Au temps de la Révolution, épreuve dactylographiée, Archives - Bibliothèque du Val de Dronne et Association Initiatives-Patrimoine, Brantôme.
Vente officielle de tous les biens de l’Abbaye de Brantôme, en vertu de la loi du 26 mars 179o sur la suppression des congrégations religieuses en France,  en la salle des audiences du district de Périgueux, en présence des citoyens Labraud et Hillaire Rousseau (ancien moine adhérant sans réserve aux idées révolutionnaires, agissant comme officiers municipaux, en qualité de commissaires délégués de la Commune de Brantôme.

Vente réalisée au premier feu pour un prix global de 2o 1oo livres (moitié à 2o% denuméraire et le reste en assignats) : église, abbaye, maison, jardin, vigne et garenne entourant les bâtiments sont adjugés au citoyen Nicolas Dieumegard, architecte de la ville de Brantôme. Cette vente est annulée.


  1. Il s’avère que celui-ci n’est qu’un simple maçon, tailleur de pierre, et assujetti à la patente sous cette rubrique. En fait, il agit pour le compte de J.B. Ducluzeau, prétendument négociant à Angoulême, mais plutôt officier municipal à Brantôme ; leur projet, démolir les constructions et revendre les matériaux.


Cf. Robert Petit, Regards sur le Passé, I / Au temps de la Révolution, épreuve dactylographiée, Archives - Bibliothèque du Val de Dronne et Association Initiatives-Patrimoine, Brantôme.
An II (5 pluviôse)

1792 (24 janvier)
Nouvelles enchères pour la vente de tous les biens de l’abbaye, à 22ooo livres, aux conditions expresses que l’acheteur fera démolir les grands murs du jardin, dont la hauteur et l’épaisseur sont de nature à submerger la ville lors des inondations ; que le passage, tel qu’il est devant la maison, venant de Bourdeilles, sera maintenu, jusqu’au rétablissement le plus solidement possible du pont en bois appelé « Pont Coupe-Gorge » ; qu’il sera tenu de faire sonner la cloche qui est dans le clocher chaque fois qu’il y sera requis par les autorités de la ville… ce qui oblige de facto à maintenir les bâtiments.

Adjudication à Marc Lavigerie, propriétaire aisé signant suivi de trois points, inscrit dans la commune de Saint-Julien, pour 25.6oo livres.
Les enchérisseurs de 1791 et ceux de 1792 doivent avoir partie liée, et siègent côte à côte comme électeurs, élus, scrutateurs et bénéficiaires aux enchères des biens de l’abbaye.
Cf. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.

Robert Petit, Regards sur le Passé, I / Au temps de la Révolution, épreuve dactylographiée, Archives - Bibliothèque du Val de Dronne et Association Initiatives-Patrimoine, Brantôme.
1792
L’abbatiale est vendue, dépouillée de ses toitures et complètement dévastée.
Cf. F. Deshoulières, Brantôme, p. 339.

Or. Abbé Audierne, Rapport d’inspection des monuments historiques, 2o janvier 1846.
1792 (14 janvier)
Municipalité et Justice de Paix s’installent à leur tour dans l’ancienne abbaye, toujours « sans autorisation et sans payer de loyer ».
Cf. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.
La « Société des Amis de la Liberté et de l’Egalité » occupe aussi un local de l’ancienne abbaye dans les mêmes conditions.
Cf. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.
Une manufacture de cordes s’installe dans l’ancienne abbaye avec, elle, l’assentiment du Comité révolutionnaire de Brantôme.
Cf. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.
Des commerçants de Brantôme utilisent l’église abbatiale comme entrepôt et dépotoir.
Cf. Marianne Duché, Brantôme à jamais, éd. Virmouneix, Thiviers, 1982.
1793 (26 février)
Un rapport officiel fixe la destination des locaux abbatiaux brantômais dont on n’a pu tirer un profit immédiat. (Dès 179o, le curé constitutionnel s’est logé sans autorisation ni paiement de loyer dans l’infirmerie – 14o louis - ; le 14 janvier 1792, municipalité et Justice de Paix squattent le grand bâtiment  - 12o louis - ; en 1792, la Société des Amis de la Liberté et de l’Egalité font de même – 15 louis - ; les citoyens Gouzon et Pouyade-Cordiers établissent une manufacture de cordes dans l’abbaye, avec l’accord du Comité révolutionnaire, dont… Pouyade est l’un des plus chauds partisans ; d’autres commerçants locaux se servent de l’église comme entrepôt et dépotoir…).
Cf. Robert Petit, Regards sur le Passé, I / Au temps de la Révolution, épreuve dactylographiée, Archives - Bibliothèque du Val de Dronne et Association Initiatives-Patrimoine, Brantôme.
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