Évolution et grandes acquisitions de la vie








titreÉvolution et grandes acquisitions de la vie
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Il fallait y penser
Prendre un bâton pour repousser ou attraper. Saisir un caillou pour frapper. Fabriquer un outil… les hommes y ont pensé, c'est vrai. Mais certains singes aussi, même certains oiseaux ! En revanche, mieux s'exprimer et formuler sa pensée, faire du feu pour se protéger, cuire le gibier et se réchauffer, les hommes l'ont fait. Inhumer ses morts pour rappeler leur mémoire et les honorer, les hommes l'ont fait, il fallait y penser. Sublimer la nature dans le fond noir des grottes, les hommes l'ont fait… il fallait y penser.
La forme, la fonction et la technique utilisée pour façonner les outils sont les critères de détermination de périodes chronoculturelles. Les premiers outils sont datés d’environ 2,5 millions d’années et sont attribués à Homo habilis.

Paléolithique inférieur : 2,5 millions à 300 000 ans (1er hublot)


  • Industrie d’Homo habilis (2,5 à 1,6 millions d’années) : les premiers outils apparaissent en Afrique de l’Est, il y a environ 2,5 millions d’années et sont attribués à Homo habilis : ce sont des choppers et chopping tools (de l’anglais « to chop » : « trancher ») ou galets aménagés par enlèvement d’éclats de pierre pour obtenir des bords tranchants. Les choppers ont des enlèvements d’éclats sur une des faces et les chopping-tools présentent deux faces aménagées. Certains de ces outils faisaient office de tranchoirs pour débiter la viande et d'autres permettaient de casser les os, pour récupérer la moelle, ou d’écraser les tubercules.


Spécimens : Nucléus et éclats, Kenya, Moulages ; Biface, Corronsac, Haute-Garonne ; Chopping-tool et chopper, Saint-Clar-de-Rivière, Haute-Garonne.


  • Acheuléen (1,6 millions d’années à 300 000 ans) : cette culture a été définie pour la première fois à partir de l’outillage lithique découvert sur le site de Saint-Acheul (Somme). Les bifaces sont apparus au cours du Paléolithique inférieur avec Homo erectus. Les plus anciens ont été découverts en Afrique de l’Est et sont datés d’environ 1,6 millions d’années.


Spécimens : Bifaces, Saint-Acheul, Somme.

Fin du Paléolithique inférieur (2e hublot)


  • Micoquien : les bifaces et racloirs découverts sur le site de la Micoque sont particulièrement soignés et possèdent des bords convexes.


Spécimens : Racloirs et Bifaces, Site de La Micoque, Les Eyzies-de-Tayac, Dordogne.

Paléolithique moyen (3e hublot)


  • Moustérien (300 000 à 40 000 BP5) : cette culture matérielle a été identifiée sur le site du Moustier (Dordogne). L’homme de Néandertal apparaît en Europe entre 300 000 et 250 000 BP et est à l’origine de cette culture matérielle, marquée par l’apparition de la technique Levallois : façonnement des outils à partir de gros éclats.


Spécimens : Racloirs, Nucléus Levallois, Biface, Outil en silex, Percuteur, Site du Moustier, Dordogne ; Racloirs et Os à impression, Site de La Quina, Charente.

Paléolithique moyen/supérieur (4ème hublot, en haut)


  • Châtelperronien (38 000 à 32 000 BP) : culture dite de transition entre la fin du Paléolithique moyen et le début du Paléolithique supérieur, dont le site éponyme est Châtelperron (Allier). Attribuée aux derniers Néandertaliens, elle se caractérise par le développement du débitage de lames et d’éclats allongés à partir desquels sont façonnés les outils tels que grattoirs et burins, par l’apparition d’outils en matière animale (bois de renne, os) et de parures. L’outil caractéristique est le couteau ou pointe de Châtelperron qui était probablement emmanché.


Spécimens : Racloirs et Biface, Site de Combe-Capelle, Dordogne.

Paléolithique supérieur (4e hublot, en bas) 


  • Aurignacien (35 000 à 22 000 BP) : première culturelle matérielle attribuée aux premiers hommes modernes, l’Aurignacien a été défini à partir de l’industrie lithique de la grotte d’Aurignac (Haute-Garonne). Il se caractérise par la fabrication de grandes lames épaisses à partir desquelles sont façonnés des outils (grattoirs, burins) et le développement de l’industrie en matière animale (ivoire, bois de renne, os). L’outil caractéristique de cette période est la pointe de sagaie à base fendue. Les premières représentations artistiques apparaissent.


Spécimens : Grattoirs sur lame Aurignacienne, Grattoir caréné, Grattoir à épaulement, Sagaies à base fendue, Lame retouchée, Lissoir, Pièce esquillée, Site d'Aurignac, Haute-Garonne ; Grattoirs sur éclat Laminaire et Éclat laminaire retouché, Site de Gargas, Hautes-Pyrénées.

Paléolithique supérieur (5e hublot)


  • Gravétien ou Gravettien (29 000 à 22 000 BP) : le nom de cette culture vient du site éponyme de la Gravette (Dordogne). Le Gravétien se caractérise par la fabrication de lames très droites appelées pointes de la Gravette, par des burins, des pointes de sagaie en matière animale et les représentations de « Vénus » (statuettes, bas-reliefs, gravures). Le site de Gargas dont proviennent les outils exposés est une grotte ornée célèbre pour ses mains peintes en négatif.


Spécimens : Pointe des vachons, Pointes de la Gravette, Retouchoir, Burin dièdre, Burins de Noailles, Site de Gargas, Hautes-Pyrénées.


  • Solutréen (22 000 à 17 000 BP) : culture identifiée pour la première fois sur le site de la Roche de Solutré (Saône et Loire). Elle se caractérise par des lames allongées et fines appelées « feuilles de laurier » obtenues par l’utilisation d’un percuteur tendre (matière animale ou végétale), des grattoirs, des burins, des perçoirs, des propulseurs de sagaies, des aiguilles à chas.


Spécimens : Grattoir-burin, Grattoir double, Grattoir sur lame retouchée, Nucléus à lames ou lamelles, Feuilles de laurier, Lames retouchées, Site de Solutré, Saône-et-Loire.

Paléolithique supérieur  (6e hublot)


  • Magdalénien (17 000 à 10 000 BP) : le nom de cette culture vient du site éponyme de la Madeleine en Dordogne. L’outillage lithique comporte de nombreux burins, perçoirs, grattoirs, lames, lamelles ainsi que des propulseurs gravés. L’emploi de matières dures animales est très développé. D’après des études tracéologiques, les bâtons percés avaient pour fonction de redresser les sagaies, courbées par leurs utilisations.


Spécimens : Lame brute, Burin, Chute de burin, Aiguille à chas plate, Aiguilles à chas rondes, Grattoir sur lame, Nucléus à lames, Galet à cupule, Bâton percé à deux branches divergentes, Bâtons percés, Sagaies à base biseautée double, Harpons ronds à deux rangées de barbelures, Harpon rond à une rangée de barbelures, Site de la Madeleine, Dordogne ; Lamelle à dos et Pointes, Site du Mas-d’Azil, Ariège.

Paléolithique supérieur (7e hublot)


  • Azilien (11 000 à 9 500 BP) : culture identifiée pour la première fois sur le site du Mas d’Azil (Ariège). Elle correspond à une période de réchauffement climatique qui suit la dernière glaciation. L’Azilien se caractérise par de petits outils tels que lamelles et armatures pour armes de jet. Le bois de cerf est utilisé à la place du bois de renne (disparu avec le réchauffement) pour la fabrication d’outils tels que des harpons plats.


Spécimens : Lamelles à dos, Harpons plats à deux rangées de barbelures, Nucléus à lamelles, Lame brute, Perçoir, Pointes aziliennes, Grattoir sur lame retouchée, Grattoir sur lame, Grattoir court, Grattoirs unguiformes, Burin double sur lame, Burin sur troncature, Grattoir-burin, Grattoir-burin sur lame, Site du Mas-d’Azil, Ariège.

Les premières traces de foyers domestiqués ont été retrouvées en Chine. La maîtrise du feu a probablement été réalisée aux alentours de 500 000 ans par Homo erectus. Les foyers préhistoriques présentent des galets souvent cassés par l’effet de la chaleur : ils étaient en effet disposés dans le feu pour cuire les aliments et permettaient de conserver la chaleur. Pour faire du feu, il existe deux méthodes : par percussion avec un silex, de la marcassite ou pyrite et de l’amadou, ou par friction de deux morceaux de bois.
Décor : reconstitution d’un vestige archéologique de foyer.

Les sépultures du Néolithique présentent souvent un squelette en position « fœtale » avec des offrandes d’objets en céramique.
Décor : reconstitution d’une sépulture au sol.

L’art est apparu en Europe il y environ 40 000 à 35 000 ans avec Homo sapiens et se manifeste par l’ornement des grottes (peintures, gravures, dessins), des objets de la vie quotidienne et des statuettes, telles que les « Vénus ». Le modelage d’argile est une technique assez rare. Les figurations avaient probablement une fonction de représentation des forces d’une nature omniprésente.
Spécimens : aiguilles, dents percées, galets peints.
Décor : reconstitution de la sculpture en argile des bisons de la grotte du Tuc d’Audoubert, Magdalénien moyen, 15 000 ans, Montesquieu-Avantès, Ariège.

Nouveautés dans les lacs Africains
Le lac Tanganyika abrite près de 200 espèces de poissons appartenant à la famille des cichlidés qui sont caractérisés par les soins qu'ils apportent à leur progéniture. Il y a quelques milliers d'années, le lac n'était pas complètement formé et certaines zones isolées ont permis l'adaptation de chaque espèce à un biotope particulier. Ces isolements expliquent la diversité des cichlidés.
Décor : illustrations de cichlidés.

D'autres nouveautés encore…
D'une manière générale, les parasites (insectes, vers, protistes, bactéries, virus etc) spécifiques d'une espèce particulière apparaissent nécessairement après l’espèce hôte et coévoluent avec elle : ainsi l'émergence de l'homme a-t-elle précédé celle de ses parasites. L’actualité fait part régulièrement de l’apparition de nouvelles souches de virus de la grippe ou de la possibilité, redoutée, d’une mutation du virus de la grippe aviaire qui rendrait possible la transmission de l’animal à l’homme ou d’homme à homme.
Décor : extraits d’articles de journaux présentant divers exemples de Virus.
D’autres espèces sont d’apparition récente : ours blanc, cervidés et canidés sud-américains, poissons des grands lacs africains, habitants d'îles volcaniques jeunes (≤ 5-7 MA : Galapagos, Hawaï, Mascareignes…).

L’évolution offre ainsi un spectacle quotidien.
Spécimen : Ours blanc, Ursus maritimus, Norvège.

annexes : compléments et glossaire
Chronologie / Datation absolue
La datation absolue des roches vise à connaître leur âge exact. Elle fait appel à des mesures et à des calculs statistiques.
Datation radiométrique ou radiochronologie

Les roches contiennent des éléments instables ou radioéléments (isotopes radioactifs) dont la teneur diminue avec le temps suivant une courbe de décroissance exponentielle du type N = N0 e-t où N est le nombre d'atomes, N0 leur nombre initial, t le temps et  la constante de désintégration caractéristique de l'isotope considéré.

La période ou demi-vie d'un isotope radioactif est le temps nécessaire à la dégradation de la moitié des isotopes initialement présents.


Système isotopique

Chaîne de décroissance radioactive

Isotope "père"

instable

Isotope "fils"

stable

Période ou demi-vie

(années)

Portée

Matériaux datables

Uranium 238 / Plomb 206

Uranium 238 / Uranium 234

238U

234U

4,50.109

10 millions-4,6 milliards

Zircon

Apatite

Uranium 234 /

Thorium 230

234U

230Th

750 000

Thorium 230 / Plomb 206

230Th

206Pb

75 300

Uranium 235 / Plomb 207

235U

207Pb

0,71.109

Thorium 232 / Plomb 208

232Th

208Pb

14,1.109

Potassium / Argon

40K

40Ar

1,3.109

50 000-4,6 milliards

Muscovite

Biotite

Hornblende

Rubidium / Strontium

87Rb

87Sr

47.109

10 millions-4,6 milliards

Aluminium /

26Al













Béryllium /

10Be













Carbone 14 / Azote14

14C

14N

5 730

100- 50 000 ans

Bois, charbon, tourbe, os, coquilles, carbonate de Ca, eau et glace contenant du CO2 dissout

Décomposition radioactive et datation :



Données nécessaires à la radiochronologie :

- Concentration initiale de l'isotope parent (dans le milieu  dans l'échantillon),

- Période de l'isotope,

- Concentration actuelle de l'isotope parent (dans l'échantillon),

- Système « fermé » : absence de « contaminations » (refroidissement des roches ignées, mort organique, métamorphisme).

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