Évolution et grandes acquisitions de la vie








titreÉvolution et grandes acquisitions de la vie
page7/11
date de publication17.05.2017
taille0.5 Mb.
typeDocumentos
b.21-bal.com > histoire > Documentos
1   2   3   4   5   6   7   8   9   10   11

Renouveau
L’extension des mers favorise la prolifération de nouveaux organismes unicellulaires, les nummulites. Ils forment de nos jours d’importants dépôts calcaires, caractéristiques de cette époque. Certains mammifères côtiers s’adaptent à la vie aquatique : ils deviennent cétacés ou siréniens. D’autres mammifères, généralement de petite taille, apparaissent. Ils préfigurent les espèces modernes.
Spécimens :

Foraminifères Nummulites sp., France

Fruit de nipa Nipatides burtini, Coustouge, Aude

Moustique Tipulidae, Saint-Hyppolite-de-Caton, Gard

Périssodactyle Palaeotherium lautricense, Montespieu, Tarn

Ginkgo Ginkgo dissecta, Cache Creek, Colombie-Britannique, Canada

Crabe Zanthopsis dufouri, Conilhac-Corbières, Aude

Périssodactyle Lophiodon isselense, Issel, Aude

Feuille d’euphorbiacée Aleurites glandulosa, Uinta County, Utah, États-Unis

«Poisson» osseux Amphiperca multiformis, Messel, Allemagne

Cyclurus kehreri, Messel, Allemagne

Crocodile Iberosuchus crassiproratus, Issel, Aude

Oiseau Kemmerer, Utah, États-Unis

Primate Leptadapis magnus, Caylus, Tarn-et-Garonne

Mammifères Hyracoidea, Ouled-Abdoun, Maroc

Ocepeia sp., Ouled-Abdoun, Maroc

Ocepeia daouiensis, Ouled-Abdoun, Maroc

Seggeurius sp., Ouled-Abdoun, Maroc

Condylarthra, Ouled-Abdoun, Maroc

Chauve-souris Palaeochiropteryx tupaiodon, Messel, Allemagne
Tout évolue ensemble
Les plantes à fleur et à fruits (angiospermes) attirent les insectes par leur nectar, elles se signalent aussi à eux par leur forme et leurs couleurs ; les graines — et les fruits — attirent aussi les animaux consommateurs. Tous coévoluent dans ce jeu réciproque de l’attirance et du « point trop n’en faut », pour une satisfaction équitable des besoins complémentaires des premières (se disperser) et des seconds (se nourrir).
Schéma : graine > plante > insecte.
Spécimen : Feuille de platane (Macginitiea wyomingensis) : cette composition réunissant trois fossiles illustre une chaîne alimentaire du Cénozoïque.
Un éléphant sans trompe
Découverte en 1996 au Maroc, dans des dépôts côtiers, cette mandibule appartient à la plus ancienne espèce d’éléphant (proboscidien) connue. Avec son crâne allongé et ses petites oreilles, sans trompe ni défense, il n’est pas plus grand qu’un renard. Ses molaires coupantes lui permettent de se nourrir de feuilles.
Spécimen : Éléphant (Phosphatherium escuilliei).
Lutrin à droite :
Les pièges naturels, témoins des écosystèmes

Points forts : - les liens entre climat et faunes,

- l’étude de faunes fossiles permet de retrouver l’évolution du climat et les transformations de l’environnement depuis 50 Ma.

Lacs, gouffres, marécages, autant de pièges temporaires qui témoignent des flores et des faunes environnantes. Leur étude permet de connaître les communautés disparues, les relations entre les espèces et ainsi de saisir un instantané des milieux.
Il y a 50 millions d’années, au Nord de Toulouse : les phosphorites du Quercy

Au début du Cénozoïque, l'eau creuse des galeries dans le sous-sol calcaire des Causses du Quercy. Certaines cavités s’ouvrent en surface, formant autant de pièges pour les animaux. Au fil du temps, les puits se comblent, de carcasses (sources de phosphates), de sable et d’argile : ce sont les phosphorites. L'étude de la succession des faunes, accumulées depuis 50 millions d'années, permet de reconstituer les variations de l'environnement. Entre 37 et 24 millions d'années, nous assistons au passage de faciès* tropicaux (forêt puis savane) à un faciès* méditerranéen plus sec avec les faunes fossiles associées à ces environnements (les variations environnementales ont correspondu à des variations climatiques au niveau mondial).
Décor : reconstitution d’un piège naturel avec des fossiles.
Les phosphorites entre 37,2 et 33,9 millions d'années (Éocène supérieur) :

37 Ma : Forêt tropicale humide

35 Ma : Savane arborée tropicale
Spécimens :

Insectivore Lipotyphla, Caylus, Tarn-et-Garonne

Lézard Placosaurus quercyi, Concots, Lot

Marsupial Peratherium sp., St Antonin Noble Val, Tarn-et-Garonne

Primate Leptadapis magnus, Escamps, Lot

Créodonte Hyaenodon requieni, Caylus, Tarn-et-Garonne

Artiodactyle Dacrytherium cf. ovinum, Caylus, Tarn-et-Garonne

Périssodactyles (2) Palaeotherium magnum Caylus, Tarn-et-Garonne

Créodontes (3) Pterodon dasyuroides, Quercy

Artiodactyle Acotherulum saturninum, Quercy

Carnivore Cynodictis lacustris, Caylus, Tarn-et-Garonne

Périssodactyle Palaeotherium siderolithicum, Quercy

Artiodactyle Diplobune sp., Quercy

Rongeur Oltinomys platyceps, Quercy
Les phosphorites autour de 26 millions d'années (Oligocène) :

Climat méditerranéen
Spécimens :

Chauve-souris Chiroptera, 33,9-28,4 MA, Concots, Lot

Carnivore Eusmilus bidentatus, 33,9-28,4 MA, Bach, Lot

Périssodactyle Ronzotherium filholi, 33,9-23 MA, Quercy

Rongeur Archaeomys gervaisi, 30-25 MA, Quercy

Créodonte Hyaenodon filholi, 33,9-28,4 MA, Caylus, Tarn-et-Garonne

Périssodactyle Protaceratherium albigense, 33,9-23 MA, Caylus, Tarn-et-Garonne

Artiodactyle Caenomeryx procommunis, 33,9-23 MA, St Antonin Noble Val, Tarn-et-Garonne

Périssodactyle (2) Cadurcotherium cayluxi, 30-25 MA, Bach, Lot

Artiodactyle Anthracotherium magnum, 30-25 MA, St Antonin Noble Val, Tarn-et-Garonne

Anthracotherium magnum, 30-25 MA, Quercy

Anthracotherium magnum, 30-25 MA, Bach, Lot

Carnivore Stenoplesictis cayluxi, 33,9-23 MA, Quercy

Artiodactyle Prodremotherium elongatus, 28,4-23 MA, Caylus, Tarn-et-Garonne

Prodremotherium elongatus, 28,4-23 MA, Bach, Lot

Carnivore Cephalogale minor, 28,4-23 MA, Caylus, Tarn-et-Garonne

Artiodactyle Palaeochoerus gergovianus, 28,4-23 MA, Quercy
Les phosphorites au Quaternaire (Pléistocène) :
Spécimen : Mammouth (Mammuthus primigenius, 1,8-0,01 MA).

Espace ouvert à droite :
Ambulocetus, la baleine marcheuse
Le milieu aquatique est le terrain de chasse d'Ambulocetus, un mammifère prédateur.

Grâce à une longue queue et de grandes pattes, il pourchasse ses proies en nageant à la manière des loutres. Ses narines sont encore situées à l'extrémité du museau, contrairement à ses descendants, (Cétacés).

Au cours de l'évolution, les membres des cétacés disparaissent ou se transforment en nageoires.
Spécimen : Baleine primitive (Ambulocetus natans, 55,8-48,6 MA, Moulage).
Anneau du temps : il y a 34 millions d’années

Oligocène : de 34 à 23 millions d'années
Oligocène : Les nouveaux échanges

Du grec, , « peu » et  « récent » : « le peu récent ».

Durée : 11 millions d'années

Points forts : - Les mammifères acquièrent de grandes tailles : Archaeoterium aux grandes canines (porcin géant), Paraceratherium (le plus grand Mammifère de tous les temps), Elomeryx, Merychyus,

- les rongeurs s’épanouissent,

- l’ambre permet la conservation d’organismes généralement peu fossilisés,

- reconstitution d’un petit écosystème régional : Armissan (28 MA) à partir de fossiles (feuilles, poissons, tortue, oiseaux,).

En ce temps-là…

L'Oligocène est marqué par un refroidissement planétaire et la mise en place des saisons. Le climat plus frais et plus sec permet le développement de vastes zones herbeuses et de forêts tempérées riches en conifères. Un refroidissement important des eaux profondes survient (9°C), qui provoque la disparition des foraminifères (nummulites) à la fin de la période.

Les mouvements tectoniques entraînent de profonds changements : l'Himalaya s'élève pendant que l'Asie et l'Europe entrent en contact. L'Atlantique Nord s'ouvre tandis que la mer ouralienne régresse. L'Amérique du Nord reste en relation avec l'Asie par le détroit de Béring. La Méditerranée commence à se former. Ces changements provoquent extinctions et mouvements des animaux, évènements appelés la « Grande coupure ».

Les carnivores réinvestissent les mers avec les précurseurs des phoques et otaries. À terre, les tapirs véritables apparaissent pendant que les rhinocéros et les éléphants poursuivent leur évolution, et que les ancêtres des chevaux peaufinent leurs adaptations. Les premiers primates font place aux simiiformes, aux allures de singes. En Europe notamment, les forêts – riches en conifères – deviennent peu à peu ambre, lignite, gisements de potasse ou terrains pétrolifères.
Vitrine à gauche :
Une lignée qui a de l'avenir : les singes
Comme suite à la perte de leurs vibrisses, nerfs et muscles sont mobilisés pour animer la face. Les singes déclinent alors une vaste gamme d'expressions primordiales qui leur permettent de tisser et renforcer les liens sociaux. À l’Oligocène, l’histoire de notre lignée est exclusivement africaine, au Fayoum en Égypte, où l'on reconnaît deux groupes. Les parapithécidés, plus proches de la souche commune des singes d’Amérique (platyrrhiniens), et les propliopithécidés, engagés vers les catarrhiniens et dont le représentant le mieux connu est Aegyptopithecus. Bientôt, certains catarrhiniens vont perdre leur queue, inaugurant ainsi les hominoïdes : Kamoyapithecus est le plus ancien d’entre eux (entre 27,5 et 24,2 millions d’années).
Qui s'y frotte… s'y colle !
L’ambre, résine fossile, essentiellement sécrétée par les conifères, piège les imprudents. Elle a permis la conservation exceptionnelle d'organismes généralement peu fossilisés, comme les insectes, les plumes, les poils et les débris végétaux. Ces indices ouvrent une fenêtre sur les petites communautés du passé.
Spécimens :

Poils de mammifère Mer Baltique

Mille-pattes Scolopendra sp., Saint-Domingue

Fourmi Hymenoptera formicidae, Mer Baltique, Lituanie

Ambre brut Mer Baltique

Mouche Diptera dolichopodidae, Mer Baltique, Lituanie

Fleur d'Angiosperme Mer Baltique, Lituanie

Mouche Diptera brachycera, Mer Baltique

Vitrine à gauche :
Le jardin d'Éden
Dans ce nouveau paysage plus ouvert, les graminées occupent une place prépondérante. Cela profite aux mammifères herbivores dont la taille augmente sensiblement. Le petit monde des rongeurs est en effervescence ; cachés sous les hautes herbes, ils s'épanouissent et prolifèrent. Archaeotherium, cochon géant à grandes canines, côtoie le plus grand mammifère terrestre de tous les temps, Paraceratherium, un rhinocéros sans corne haut de sept mètres.
Spécimens :

Poissons osseux Prolebias cephalotes, Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, France

Dapalis minutus, Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, France

Palaeorutilus papyraceus, Rott, Allemagne

Tortue Ptychogaster emydoides, Venerque, Haute-Garonne, France

Carnivore Hesperocyon gregarius, Lusk, Wyoming, États-Unis

Périssodactyle Paraceratherium bugtiense, Lundo Chur, Balouchistan, Pakistan

Artiodactyles Merychyus siouxensis, Lusk, Wyoming, États-Unis

Elomeryx armatus, États-Unis

Périssodactyle Hyracodon nebraskensis, Wyoming, États-Unis

Artiodactyle Poebrotherium wilsoni, Wyoming, États-Unis

Lagomorphe Prolagus haydeni, Lusk, Wyoming, États-Unis

Mastodonte Palaeomastodon beadnelli, Fayoum, Égypte

Périssodactyle Caenopus occidentalis, Wyoming, États-Unis

Primate Aegyptopithecus zeuxis, Fayoum, Égypte

Artiodactyle Archaeotherium ingens, Wyoming, Etats-Unis
Il y a 28 millions d'années, un petit écosystème régional autour d’un lac : Armissan
Sous un climat semi-aride à Armissan, dans l'Aude, une forêt bordait un lac poissonneux, comparable à ceux de l'Afrique actuelle. Elle était fréquentée par un grand mammifère herbivore apparenté aux porcs et aux hippopotames : Anthracotherium. Cailles et perdrix, tortues et rongeurs vivaient également sur ces rives. Image "instantanée" d’un écosystème passé…
Spécimens :

Cône de pin Pinus cylindrica

Fruit de nénuphar Anoectomeria brongnartii

Feuille d'érable Acer narbonense

Tortue Palaeochelys astrei

Chaton mâle de pin Pinus carterophylla

Feuille d’Érable Acer narbonense

Fruit de palmier Arecaceae

Feuille de cannelier Cinnamomum sp.

Artiodactyle Anthracotherium hippoideum

Samare d'orme Ulmus bronnii

Feuille de litsée Litsea magnifica

Feuille de bouleau Betula dryadum

Oiseau Taoperdix pesseiti

Feuille de bouleau Betula sp.

Poisson osseux Tarsichthys sp.

Mouche Diptera bibionidae

Feuille de chêne Quercus armata

Feuille de lauracée Lauraceae
Anneau du temps : il y a 23 millions d’années

Miocène : de 23 à 5,3 millions d'années
Miocène : L'espace s'ouvre !

Du grec, , « moins » et  « récent » : « L’époque la moins récente ».

Durée : 18 millions d'années

Points forts : - la faune s’adapte aux prairies et aux savanes,

- arrivée de nouvelles espèces de mammifères en Europe : proboscidiens (Gomphotherium), cervidés (Dicrocerus), bovidés, équidés (Anchitherium),

- dans les mers, un requin géant,

- parmi les primates, les singes quittent l’Afrique pour s’installer en Eurasie.

En ce temps-là…

Les températures plus élevées favorisent l'extension de prairies et des forêts tempérées : c'est l'apogée des grands herbivores (rhinocéros, éléphants…) et de leurs prédateurs. Et pendant ce temps, les singes poursuivent leur adaptation…

Les continents prennent leur position actuelle modifiant la circulation des courants océaniques. Le climat en est profondément affecté : périodes de réchauffement et de refroidissement alternent, annonçant les cycles glaciaires à venir. La Mer ouralienne disparaît, soudant le continent eurasien, auquel l'Inde vient s'arrimer ; Téthys est bien présente : ses dépôts constitueront les gisements pétrolifères du Moyen-Orient, mais ce qui sera plus tard la Méditerranée s'assèche et se remplit successivement, à plusieurs reprises : le dernier assèchement, vers 6 MA, correspond à la « crise messinienne ». Les lagunes est-européennes formeront des lacs qui aboutiront, à la période suivante, aux mers intérieures (Aral, Caspienne, Mer Noire).
Vitrine à gauche :
Une lignée qui a de l'avenir : les « grands singes »
Le climat devient plus froid et sec, les simiiformes continuent leur marche en Afrique. Certains conservent leur queue : ce sont les cercopithécoïdes, encore rares au début de la période, tandis que d'autres, les hominoïdes, l’ont perdue déjà à la période précédente (Kamoyapithecus). Proconsul, qui arrive vers 21 millions d’années, pesait 50 kg et était adapté à une quadrupédie arboricole et à la vie au sol. Il pouvait adopter, à l'occasion, la station verticale. Le groupe des grands singes – les hominoïdes – est déjà florissant. Ils vont dépasser en taille et en masse leurs prédécesseurs. L'anatomie de leurs membres se modifie, de nouveaux mouvements sont possibles, permettant d'adopter d'autres modes de déplacement. Une liaison continentale avec l'Eurasie favorise leur migration et l'adaptation de certains groupes à un climat plus frais.
1   2   3   4   5   6   7   8   9   10   11

similaire:

Évolution et grandes acquisitions de la vie icon«l’Histoire géologique de la planète Terre et l’évolution de la vie»
«l’Histoire géologique de la planète Terre et l’évolution de la vie» et réclame beaucoup de sérieux et de concentration

Évolution et grandes acquisitions de la vie iconI quelques grandes convictions 1° a propos du commencement de la vie humaine

Évolution et grandes acquisitions de la vie iconOrigine et évolution de la vie V. De schuyteneer 2004 I. Introduction
«génération spontanée» primordiale dont les évolutionnistes, Charles Darwin en tête, expliquent qu'elle a été à l'origine d'êtres...

Évolution et grandes acquisitions de la vie iconLes processus de l’évolution, la vie grâce aux mutations

Évolution et grandes acquisitions de la vie iconThème 1 – La Terre dans l’Univers, la vie, l’évolution du vivant (17)

Évolution et grandes acquisitions de la vie iconIv- l’évolution de la vie de l’homme dans les dimension biologique,...

Évolution et grandes acquisitions de la vie iconConcevoir et réaliser un dossier de commentaire pour présenter les...
«Parlez d’une découverte en électronique ou en informatique qui a amélioré le travail et la vie de tous les jours»

Évolution et grandes acquisitions de la vie iconConcevoir et réaliser un dossier de commentaire pour présenter les...
«Parlez d’une découverte en électronique ou en informatique qui a amélioré le travail et la vie de tous les jours»

Évolution et grandes acquisitions de la vie iconEvolution: science ou fiction ?
«l’évolution est un fait scientifique». Mais un fait est par nature irréfutable, c’est-à-dire qu’il est exact, indéniable, et qu’on...

Évolution et grandes acquisitions de la vie iconDéf : maladie infectieuse, contagieuse, avec évolution chronique....








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
b.21-bal.com