Philosophe, romancière, épistolière, mémorialiste et essayiste française








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Simone de Beauvoir (1908-1986)
Biographie

philosophe, romancière, épistolière, mémorialiste et essayiste française.

théoricienne importante du féminisme, a participé au mouvement de libération des femmes dans les années 1970.

Bisexuelle, a partagé la vie du philosophe Jean-Paul Sartre

surnom : castor car « Beauvoir » est proche de l'anglais beaver (castor)
Naît à Paris, Origine bourgeoise, entre à l'âge de cinq ans au « cours Désir », où sont scolarisées les filles de « bonnes familles » dans le quartier de Saint Germain des Prés.

Faillite familiale (la fortune du grand père maternelle est engloutie pdt la 1GM), déménage dans un petit appartement.

Tension entre ses parents par rapport à cette situation financière

son père espérait avoir un fils pour en faire un polytechnicien

baccalauréat en 1925, rare à l’époque et encore plus pour une fille

Simone de Beauvoir est reçue deuxième au concours d'agrégation de philosophie en 1929, juste derrière Jean-Paul Sartre.
En 1949, elle obtient la consécration en publiant Le Deuxième Sexe.
À partir de 1958, elle entreprend son autobiographie où elle décrit son milieu bourgeois rempli de préjugés et de traditions avilissantes et les efforts pour en sortir en dépit de sa condition de femme. Elle décrit aussi sa relation avec Sartre en la qualifiant de totale réussite. Pourtant, bien que la relation qui les unit soit toujours aussi passionnée, ils ne sont plus un couple au sens sexuel du terme, et ce depuis longtemps, même si Beauvoir laisse entendre le contraire à ses lecteurs.
L'influence de Beauvoir, associée à Gisèle Halimi et Élisabeth Badinter, a été décisive pour obtenir la reconnaissance des tortures infligées aux femmes lors de la Guerre d'Algérie et le droit à l'avortement. Elle rédige le Manifeste des 343, publié en avril 1971 par Le Nouvel Observateur13. Avec Gisèle Halimi, elle a cofondé le mouvement Choisir, dont le rôle a été déterminant pour la légalisation de l'Interruption volontaire de grossesse. Tout au long de sa vie, elle a étudié le monde dans lequel elle vivait, en visitant usines et institutions, à la rencontre d'ouvrières et de hauts dirigeants politiques.
Héritage

Le Prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes (plus couramment Prix Simone de Beauvoir) d'un montant de 20 000 euros a été créé en son honneur en 2008 (créé à l’occasion du 100e anniversaire de sa naissance) et est décernée aux personnes qui se sont illustrées, par leur œuvre artistique et leur action, à promouvoir la liberté des femmes dans le monde, à l'image de Simone de Beauvoir.

2008 : Les lauréates sont Taslima Nasreen et Ayaan Hirsi Ali. Le président de la république française Nicolas Sarkozy a sollicité les autorités de l'Inde le 23 janvier 2008 pour permettre à Taslima Nasreen (combattante pour l'émancipation des femmes et la lutte contre ce qu'elle appelle l'obscurantisme religieux de son pays d'origine, le Bangladesh, victime en 1993 d’une fatwa contre elle prononcée par des fondamentalistes islamiques) de venir à Paris y recevoir son prix.

2009 : Campagne Un million de signatures pour l’abrogation des lois discriminatoires envers les femmes en Iran. Pour l’audace et l’originalité de pensée dont témoigne son action, qui vise à dénoncer les lois iraniennes discriminatoires à l’égard des femmes, à travers une campagne militante et avec l’appui d’une pétition dont l’objectif est la mobilisation d’un million de signataires8,9.

2013 : La jeune Pakistanaise Malala Yousafzai reçoit le prix pour son combat en faveur de l'éducation des filles13. C'est son père Ziauddin qui le reçoit en son nom14.

2014 : Le prix est décerné à l'historienne Michelle Perrot, « pionnière en France de l'histoire des femmes et du genre ».

Deuxième sexe

« La querelle du féminisme a fait couler assez d’encre, à présent elle est à peu près close : n’en parlons plus. On en parle encore cependant. Et il ne semble pas que les volumineuses sottises débitées pendant ce dernier siècle aient beaucoup éclairé le problème. D’ailleurs y a-t-il un problème ? Et quel est-il ? Y a-t-il même des femmes ? Certes la théorie de l’éternel féminin compte encore des adeptes ; ils chuchotent : « Même en Russie, elles restent bien femmes » ; mais d’autres gens bien informés – et les mêmes aussi quelquefois – soupirent : « La femme se perd, la femme est perdue. » On ne sait plus bien s’il existe encore des femmes, s’il en existera toujours, s’il faut ou non le souhaiter, quelle place elles occupent en ce monde, quelle place elles devraient y occuper. « Où sont les femmes ? » demandait récemment un magazine intermittent(8). Mais d’abord : qu’est-ce qu’une femme ? « Tota mulier in utero : c’est une matrice », dit l’un. Cependant, parlant de certaines femmes, les connaisseurs décrètent : « Ce ne sont pas des femmes » bien qu’elles aient un utérus comme les autres. Tout le monde s’accorde à reconnaître qu’il y a dans l’espèce humaine des femelles ; elles constituent aujourd’hui comme autrefois à peu près la moitié de
Réception, influence, postérité

Contexte

en 1949, la France entame une politique nataliste ;

jamais la question de l’égalité des sexes n’avait jusqu’alors intéressé réellement les écrivains et les intellectuels
Dès sa parution en 1949, grand retentissement :

immédiatement traduit dans plusieurs langues,

bouleversa de nbs lectrices - issues de milieux intellectuellement favorisés pour la plupart –

suscita de vives réactions, majoritairement hostiles.

*En France, critiques négatives surtout

des catholiques (cf. François Mauriac), contre les analyses de la sexualité féminine ainsi que la défense des femmes

des communistes : contre une œuvre bourgeoise qui revendique l’avortement et la contraception, qui selon eux ne devaient pas passer avant les droits de la travailleuse.

Le contexte en général explique cette hostilité :. Beauvoir pensait par ailleurs qu’avec la popularisation de la psychanalyse, des chapitres tels que « L’initiation sexuelle » ou « La lesbienne », seraient compris ; elle se méprit. Enfin à travers la critique du Deuxième Sexe était attaquée Beauvoir compagne de Sartre et représentante de l’existentialisme. Hors de France, les réactions furent diverses. Beaucoup de pays catholiques rejetèrent l’essai : l’Espagne franquiste la censura (il fallut attendre une première traduction espagnole en 1962, en provenance d’Argentine) ; au Québec et en RDA, le livre fut longtemps difficile à trouver. Les pays protestants furent plus ouverts, comme la RFA, où 14 000 exemplaires furent écoulés dès 1956. Le Deuxième Sexe fut traduit surtout en allemand, en anglais et en japonais. Mais au début, ces traductions ne portaient souvent que sur des extraits ou comportaient des erreurs gênantes. Un regain d’intérêt, lié aux crises, au libéralisme, à la dégradation de la condition féminine, se dessina dans les années 1970, avec des traductions russes, perses, japonaises, etc. L’influence du Deuxième Sexe sur les mouvements féministes des années 1950 et des années 1960 fut certaine puis, malgré l’engagement de Beauvoir, s’atténua dans les années 1970 avec l’arrivée d’autres féministes. Dans les années 1980, Beauvoir et son œuvre subirent les foudres de nombreux critiques à cause de la découverte de ses correspondances et de sa vie privée. Depuis la fin des années 1990, Le Deuxième Sexe intéresse de nouveau. Contrairement aux idées reçues, c’est bien en France que les premiers travaux analysant l’œuvre ont été écrits ; mais il est vrai qu’aujourd’hui l’essai est plus étudié aux États-Unis, en Grande-Bretagne et dans les pays scandinaves qu’en France. Le Deuxième Sexe reste une référence de la philosophie féministe ; il s’est vendu en France à environ 500 000 exemplaires, acquérant ainsi un statut de best-seller.

Le livre se vend à plus de 22 000 exemplaires dès la première semaine, occasionne la publication des articles contradictoires de Armand Hoog (contre) et de Francine Bloch (pour) dans la revue La Nef, et fait scandale au point que le Vatican le mette à l'index. François Mauriac écrira aux Temps modernes : « à présent, je sais tout sur le vagin de votre patronne ».

Le livre est traduit dans plusieurs langues et aux États-Unis, se vend à un million d'exemplaires et nourrit la réflexion des principales théoriciennes du Women's Lib. Beauvoir devient la figure de proue du féminisme en décrivant une société qui maintient la femme dans une situation d'infériorité. En totale rupture avec l'essentialisme, son analyse de la condition féminine à travers les mythes, les civilisations, les religions, l'anatomie et les traditions fait scandale, et tout particulièrement le chapitre où elle parle de la maternité et de l'avortement, assimilé à un homicide à cette époque. Quant au mariage, elle le considère comme une institution bourgeoise aussi répugnante que la prostitution lorsque la femme est sous la domination de son mari et ne peut en échapper.

son essai n’est pas un simple constat sur la situation des femmes après la Seconde Guerre mondiale ; c’est une œuvre à teneur philosophique, riche de références littéraires, historiques, sociologiques, biologiques et médicales. Le credo qui paraît en filigrane tout au long des pages est bien qu’aucune femme n’a de destin tout tracé. Simone de Beauvoir, excluant tout déterminisme chez l’humain, s’intéresse donc autant à l’infériorisation de la femme en tant que fait, qu’à ses causes, qui ne sauraient venir de quelque ordre naturel. L’existentialisme implique aussi l’entière responsabilité humaine : ainsi, Beauvoir incrimine presque autant les femmes, dont elle dénonce la passivité, la soumission et le manque d’ambition, que les hommes, qu’elle accuse de sexisme, de lâcheté et parfois de cruauté. Elle estime en conséquence que l’émancipation féminine réussira grâce à la volonté solidaire des hommes et des femmes. Selon elle, les deux grands faits qui permettraient à la femme de s’émanciper sont le contrôle des naissances et l’accès au monde du travail.

Le Deuxième Sexe s’est vendu à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde, traduit dans de nombreuses langues. Il reste à ce jour la référence de la philosophie féministe.
Le Deuxième sexe est divisé en deux tomes précédés chacun de deux épigraphes.

Tome I : « Il y a un principe bon qui a créé l’ordre, la lumière et l’homme et un principe mauvais qui a créé le chaos, les ténèbres et la femme. » (Pythagore, -VIe, philosophe grec) ;

« Tout ce qui a été écrit par les hommes sur les femmes doit être suspect, car ils sont à la fois juge et partie. » (Poullain de La Barre, écrivain français, XVIIe).
Tome II : « Quel malheur que d’être une femme ! et pourtant le pire malheur quand on est femme est au fond de ne pas comprendre que c’en est un. » (Kierkegaard, philosophe danois, XIXe) ; « À moitié victimes, à moitié complices, comme tout le monde. » (Sartre)
Structure
Tome I: Les Faits et les Mythes

Introduction

Il est incontestable que les femmes existent (comme les Juifs ou les Noirs, autres minorités auxquelles les femmes sont parfois comparées), mais le mythe de l’éternel féminin est critiquable : aucune femme n’est immuable et son essence est indéfinissable. Le problème est que l'homme est considéré comme l'absolu et la femme comme un être relatif : la femme est « l’autre », la négation, celle à qui il manque quelque chose. Cette altérité proviendrait d’une tendance fondamentale de la conscience à exclure, à raisonner selon une dichotomie. De plus les femmes (contrairement aux Juifs et aux Noirs) vivent parmi leurs oppresseurs qui ont besoin d’elles et dont elles ont besoin.

Première partie : Destin[modifier | modifier le code]

Avant de chercher par elle-même les causes de l’infériorisation de la femme, Beauvoir s’intéresse à trois points de vue possiblement explicatifs mais à chaque fois récusés.

Chapitre premier : les données de la biologie[modifier | modifier le code]

Dans leur formation biologique, l’homme et la femme sont égaux et symétriques. Chez certains animaux, comme la mante religieuse, le mâle est au service de la femelle. Certes chez les mammifères la femelle est soumise à la gestation et a moins de force et d’indépendance que le mâle. Mais l’humanité n’est pas seulement une espèce, c’est aussi une civilisation au seuil de laquelle la biologie doit s’arrêter : celle-ci ne peut expliquer que partiellement la situation des femmes.

Chapitre II : le point de vue psychanalytique[modifier | modifier le code]

Beauvoir émet plusieurs critiques sur la psychanalyse : elle s’est peu intéressée à la femme qu’elle calque sur l’homme ; elle est fondée sur des postulats, comme la souveraineté du père ou la valeur accordée au pénis, engendrant un déterminisme chez l’homme et la femme. Cette conception s’oppose à l’existentialisme, pour lequel l’homme choisit son destin et ses valeurs. La fatalité est inapte à expliquer l’inégalité entre les hommes et les femmes. Et elle reproche à la psychanalyse de reprendre le point de vue des hommes, en considérant "comme féminines les conduites d'aliénation, comme viriles celles où un sujet pose sa transcendance".

Chapitre III : le point de vue du matérialisme historique[modifier | modifier le code]

Le matérialisme (que l’on peut définir comme une approche de l’histoire basée sur le travail et ses techniques) se présente comme une troisième et dernière approche déjà expérimentée et intéressante car il va au-delà du donné naturel. De plus Beauvoir est convaincue que la moindre force physique et les grossesses de la femme ne sont pas un handicap à partir du moment où la société ne veut pas qu’elles en soient un. Pour comprendre le point de vue matérialiste sur la femme, elle s’appuie sur l’ouvrage de Friedrich Engels, L'Origine de la famille, de la propriété privée et de l'État, qui considère que l’histoire de la femme « dépendrait essentiellement de celle des techniques. » (page 99) Ainsi, « le problème de la femme se réduit à celui de sa capacité au travail. » (page 101) Beauvoir distingue donc trois phases dans l’histoire de la femme : l’âge de pierre où tout était mis en commun, où les hommes et les femmes se partageaient leurs tâches ; l’ère de la propriété privée, où l’homme, ayant besoin d’esclaves mit les femmes à sa disposition ; enfin le capitalisme, qui a empêché les femmes de se hisser à égalité avec les hommes malgré les possibilités offertes par les machines. Beauvoir trouve ces explications brillantes mais n’en est pas tout à fait satisfaite. De même que la psychanalyse ne voit que la sexualité, le matérialisme historique ne voit que l’économie. Or, le lien entre la propriété privée et l’infériorité de la femme ne peut être qu’arbitraire.

Beauvoir conclut que la biologie, la psychanalyse et le matérialisme apportent des éclaircissements certes intéressants mais insuffisants sur la condition féminine. L’existentialisme se présente dès lors comme un outil d’importance.

Deuxième partie : Histoire[modifier | modifier le code]

Cette partie, qui étudie les rapports entre les hommes et les femmes à travers l’Histoire, ne se penche que sur l’Occident, ce qui n'empêche pas l'ensemble de l'essai de prétendre à l'universalité.

I. Beauvoir s’interroge d’abord sur la cause profonde de l’inégalité entre les hommes et les femmes, tâchant de remonter à la Préhistoire. Elle se demande pourquoi la maternité a infériorisé la femme plutôt que le contraire. Constatant que l’ethnologie propose trop de thèses contradictoires sur la question, elle se lance dans une interprétation existentialiste et subjective. Son idée est la suivante : en enfantant et en allaitant, la femme est considérée comme rivée à l’animalité, l’immanence, tandis que l’homme, débarrassé de ces obligations, chasse, crée, se détache donc de son animalité pour entrer dans la transcendance.

II. Le pouvoir appartenait dès la Préhistoire aux hommes, et si les femmes bénéficiaient de valeurs positives, comme la fertilité, elles n’avaient pas de sort enviable. L’homme restait le maître. À mesure que l’agriculture s’est développée, que le hasard a été limité, la femme a été de plus en plus écartée ; elle était un objet de vénération pour l’homme angoissé, rien de plus. Peu à peu, la femme a perdu tout rôle économique tandis que l’homme l’a repoussée dans l’immanence de la procréation, tout en gardant un certain respect pour elle, comme en témoigne la Vierge Marie du christianisme.
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