L'éternel problème féminin? Les hommes par Alain Rubens Lire, mai 2006 Une gynécologue témoigne d'une réalité tout autre que celle décrite par les magazines








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L'éternel problème féminin? Les hommes
par Alain Rubens

Lire, mai 2006
 Une gynécologue témoigne d'une réalité tout autre que celle décrite par les magazines.

«Il n'y a pas de rapport sexuel», disait Lacan. La relation sexuelle, elle, est réjouissante. Mais le rapport sexuel, bref, l'amour entre l'homme et la femme, ça a toujours assez mal marché. Malgré la révolution libératrice et la contraception, l'amour est un miracle laïc. Brassens aimait à claironner que «95% des femmes s'emmerdent en baisant», et aujourd'hui le Dr Flaumenbaum, gynécologue et acupunctrice, lui apporte un soutien inattendu. En effet, cette dernière n'est pas loin de penser que les femmes qui la consultent, malgré l'optimisme affiché des magazines féminins, ont beaucoup de difficulté avec l'Homme, avec leur homme. Rien de nouveau sous le soleil et, conformément à la vulgate psychanalytique, la très jeune femme est attirée par le partenaire qui ressemble, à traits discrets, à papa. Forte d'une solide expérience, la gynécologue confirme que dans l'alchimie amoureuse, tendresse et plaisir confondus, l'homme devient le «tout» de la femme auquel elle se donne, s'abandonne. La femme aime son homme comme sa Mère (avec une majuscule), celle qui a comblé, au seuil de la vie, tout désir. Que révèle la clinique du cabinet du Dr Flaumenbaum? Des règles douloureuses, des troubles fonctionnels, des brûlures sévères, voire l'absence totale de vie sexuelle. Pire, le clivage pathologique entre le cœur et le sexe, la tendresse et l'amour sexuel. A l'école de la médecine chinoise et du taoïsme, cet «art de l'alcôve» qui enseigne la fluidité et la circulation d'énergie entre les sexes, la praticienne délivre une leçon, finalement, très prévisible. Sans authentique sexualité, l'être est mutilé. Quant aux mœurs de l'époque, Danièle Flaumenbaum tient des propos inquiétants, à faire vaciller l'optimisme de la presse féminine. Dans l'intimité amoureuse, plus d'une femme va au désastre, selon le mot précis de la gynécologue.

Dépouillées de leur aura sociale et de leur rôle de mère, frustrées d'un abandon impossible, elles aiment leur compagnon, trop pressé ou peu loquace, comme un frère ou un copain.

Le commentaire de Psychologies

 

Prenons position : c’est le meilleur livre que j’ai jamais lu sur la femme. De page en page, le plaisir de la découverte se mêle à la stupéfaction.
Ecrit par une gynécologue devenue psychothérapeute, cet essai montre le chemin qui reste à parcourir pour être une femme libérée, pas seulement dans sa vie sociale, mais aussi dans sa vie privée. Pour elle, il convient de rompre avec les archétypes psy : la plupart des femmes ne projettent pas sur l’homme qu’elles aiment leur relation à leur père, mais à leur mère !
Attention, ce livre est dérangeant. Danièle Flaumenbaum fait ici figure de pionnière. Son essai est, à lui tout seul, une petite révolution.
Le monde

S'ouvrir au plaisir sexuel Plus de trente ans après Mai 1968 et la libéralisation de l'avortement, les femmes, dans leur majorité, continuent de vivre difficilement leur sexualité. Pourquoi le plaisir, voire le désir, sont-ils si peu souvent au rendez-vous de la rencontre amoureuse ? Qu'elles aient 20, 30, 40 ou 60 ans, comment les femmes construisent-elles cette part essentielle de leur intimité ? Gynécologue et acupunctrice, Danièle Flaumenbaum propose, dans Femme désirée, femme désirante (Ed. Payot, 234 p., 17 euros), des réponses singulières et troublantes. Au croisement de la psychanalyse et de la médecine chinoise, elle affirme le rôle central que les mères ont à jouer pour apprendre à leurs filles à vivre pleinement leur sexualité.
"95 fois sur 100, la femme s'emmerde en baisant", chantait Brassens dans les années 1960. Aujourd'hui, bien que l'épanouissement sexuel fasse partie des moeurs, voire de la norme, ce chiffre, écrivez-vous, resterait supérieur à... 80 % ?
Il s'agit de ma statistique propre, établie sur la base de ma clientèle, en Occident, en France, à Paris... Mais j'exerce depuis trente ans, et je le confirme : tout au long de ma pratique, la majorité des femmes qui m'ont consultée souffraient de ne pas vivre leur sexualité comme elles le souhaitaient. Le droit au plaisir est socialement acquis, l'évidence que la sexualité fait partie de leur vie aussi, mais, de la théorie à la pratique, cela ne suit pas. Les femmes ne sont toujours pas préparées à savoir vivre leur sexualité. L'évolution positive, c'est qu'elles venaient autrefois me consulter avec des symptômes, et qu'elles viennent désormais, de plus en plus, avec des questions.
Depuis trente ans, les travaux de la neurophysiologie ne cessent de démontrer que le clitoris est la principale zone érogène de la femme. Or, selon vous, le lieu central de la jouissance féminine serait... l'utérus ?
La jouissance clitoridienne est une chose, celle que procure l'utérus en est une autre. Si la pensée occidentale insiste peu sur le rôle de l'utérus dans le plaisir féminin, la médecine taoïste, en revanche, lui accorde une grande importance. Les Chinois de la Chine ancienne, pour qui la sexualité est nécessaire à l'entretien de la vie, à l'épanouissement de l'esprit et à la prévention des maladies, ont décrit les trajets de l'énergie sexuelle. Selon la sexualité taoïste, l'utérus est le "chaudron alchimique", la caisse de résonance dans laquelle se rencontrent et s'unissent les forces masculines et féminines. Mais il faut pour cela que le corps de la femme accepte véritablement de s'ouvrir, ce qui est rarement le cas. Chez la plupart d'entre elles, les énergies se bloquent au fond du vagin, parfois même en y provoquant de vives douleurs.
S'ouvrir à l'homme qu'on aime : pourquoi est-ce si difficile ?
Parce que nos mères ne nous l'ont pas appris ! Les petites filles ne peuvent rêver de devenir "maman" que si leur mère est heureuse de l'être. De la même façon, elles doivent pouvoir grandir en sachant que la sexualité qu'elles vivront quand elles seront grandes leur donnera du plaisir et des forces. Ce qui est loin d'être toujours le cas.
Grâce à ma mère, j'ai été promise à devenir une mère heureuse pouvant exercer un métier indépendant, mais pas à devenir une femme sexuée. Le sexe, sa magie, sa force, n'avaient pas d'existence dans ma famille : cela ne faisait pas partie de ce qu'on avait à me transmettre. Or, aujourd'hui encore, la plupart des mères perpétuent ce schéma. Elles ont le souci d'aider leurs filles à devenir des femmes pensantes et autonomes, mais elles n'ont pas intégré le rôle qu'elles avaient à jouer pour les aider à devenir des femmes sexuées. N'ayant pas reçu elles-mêmes cet héritage, le plaisir érotique n'a aucune place dans leur discours. On est ainsi passé de l'interdit au déni de la difficulté.
Et, pour dépasser cette difficulté, que devraient-elles faire ?
L'idéal, c'est d'avoir des parents qui vivent pleinement leur sexualité, de grandir en sentant que cela fait partie de la vie. Je le vérifie tous les jours : des femmes qui ont eu une mère, voire une grand-mère, pour qui il était normal de vivre sa sexualité n'ont pas de problèmes sur ce plan. Le simple fait de grandir dans le même espace qu'une mère qui a du plaisir à faire l'amour et à être mère suffit à assurer la transmission. Et quand ce n'est pas le cas, une mère doit savoir se dire à elle-même, et dire à sa fille, qu'elle lui souhaite de vivre sa sexualité avec plus de bonheur qu'elle n'en a eu elle-même. Dès l'enfance, une mère doit instruire sa fille du fait que plus tard elle aura du plaisir à accueillir l'homme qu'elle aime dans son sexe.
Et le rôle des hommes, dans tout ça ?
Même s'il existe des initiateurs, même si l'homme aimé - et aimant - peut aider sa partenaire à s'ouvrir à lui, ce n'est pas à lui de construire la femme. Ce n'est pas à lui de la "porter", car elle risque alors de l'aimer comme elle aimerait une mère, et cet amour-là n'est pas sexué. De plus, les hommes ont leurs propres difficultés : eux aussi, souvent, sont restés coincés dans les modèles de leur père ou de leur grand-père, dans une sexualité clivée entre "la maman et la putain" qui ne facilite pas toujours leur épanouissement. Cela ne veut pas dire qu'en tant que pères ils n'ont aucun rôle à jouer dans la construction sexuelle de leurs filles : pour pleinement savoir qu'on est une femme, il faut aussi le découvrir dans le regard d'un homme, et en premier lieu dans celui d'un père.
Dans le plaisir sexuel, quelle importance accordez-vous à l'orgasme ?
L'orgasme, c'est une acmé, issue de la résonance des forces sexuelles mises en jeu. Même s'il est espéré, l'idée n'est surtout pas de le rechercher à tout prix - d'autant moins que cette "obligation de résultats", chez la femme, suffit souvent à l'empêcher. L'important, c'est de rechercher l'accord qui, éventuellement, permettra qu'il advienne. Dans la rencontre amoureuse et charnelle, ce n'est pas l'orgasme qui préside à une sexualité enrichissante et satisfaisante, c'est le désir. Et le plaisir, c'est la réalisation du désir.
Comment aborder le sujet avec les adolescents
Eduquer les adolescents à la sexualité ? Une nécessité aux yeux de tous les professionnels. Ne serait-ce que pour mettre des mots sur les images à connotation sexuelle dont ils sont abreuvés, dans la rue comme dans les médias.
"Nous nous devons, en tant qu'adultes, de faire contrepoids à ces messages, car ils véhiculent de nouvelles normes sociales d'autant plus dangereuses qu'elles risquent d'être intégrées sans recul par les adolescents", affirme la gynécologue et médecin d'adolescents Nicole Athéa. Un impératif également reconnu par l'éducation nationale, dont une circulaire invite depuis 2003 à "développer l'éducation à la sexualité en milieu scolaire comme une composante essentielle de la construction de la personne et de l'éducation du citoyen". Au détail près qu'on demande trop souvent aux intervenants de ne parler que de prévention.
"Mettre des préservatifs, prendre la pilule : on en a marre, on sait déjà tout ce que vous allez nous dire !", ont beau jeu de rétorquer les jeunes. "Au lieu d'entendre parler de leurs préoccupations intimes concernant l'engagement du corps, leurs désirs, leurs peurs et leur besoin de se sentir normaux, ils ont entendu discourir de biologie, de lymphocytes, de cycles ovariens", déplore Nicole Athéa, pour qui la pédagogie de l'éducation sexuelle doit être définie comme "un travail qui permet d'apprendre à penser sa vie sexuelle". Une démarche à laquelle elle vient de contribuer en publiant un ouvrage d'une grande clarté, explicitement destiné aux parents et aux intervenants scolaires : Parler de sexualité aux ados.
Qu'il s'agisse du décalage pubertaire entre filles et garçons, des premiers rapports, de l'homosexualité, de la dictature de la jouissance, du respect de soi et de l'autre ou de la pornographie, ce guide réunit à peu près tout ce qu'il faut savoir sur la sexualité des adolescents et sur la façon d'aborder avec eux les questions délicates. A mettre entre toutes les mains - y compris les leurs.
Propos recueillis par Catherine Vincent Article paru dans l'édition du Monde du 17.05.06

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