Leçon n°8








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TERRITOIRE, RACISME ET IMMIGRATION

Rabia Mint Lehraitany

Le racisme est l'une des grandes causes des malheurs du monde. Sa théorie ne date pas d'hier. En effet, en remontant a l'histoire ancienne nous constatons que le racisme existe probablement depuis qu'existent les êtres humains et qu'il est fortement lie' au territoire. Cependant, il ne faut pas remonter aussi loin dans l'histoire pour pouvoir exposer les grands malheurs qu'a subi le monde de par le racisme. A la Seconde Guerre mondiale, Adolf Hitler avec son idéologie raciste (la race aryenne) plongera dans les passions jusqu'a perdre la raison. L'holocauste fut le résultat de son racisme. Le même état d'esprit fut également l'un des facteurs contribuant au génocide du Rwanda. L'une des formes du racisme: L'esclavage fut aboli en 1865, pourtant en Afrique du sud jusqu'en 1993, les Noirs sont places dans des ghettos (ségrégation racial) et n'ont quasiment pas de droits, de plus un stricte contrôle est établi sur leur moindre action. Le fléau du racisme entache même le 18ème siècle appelé' siècle des Lumières avec ses nombreux partisans. Certes les Lumières firent des développements 'éminents avec les mathématiques, la physique, chimie, astronomie, médecine etc... . Néanmoins pour les questions relatives au racisme les discours choquent au point ou il devient paradoxal de parler de siècle des Lumières pour designer le 18ème siècle de par l'ignorance dont furent preuve certains de ces adeptes. Entre bien d'autres parmi ces derniers, je cite Voltaire qui explique: "Il n'est pas improbable que dans les pays chauds des singes aient subjugue' des filles". (Essai sur les mœurs et l'esprit des nations, 1756, tome1, pg 8). Aujourd'hui encore ou l'on se dit dans une société "civilise" après que le racisme ait apparu sous tous ces formes (esclavage, guerres, Holocauste etc...) Le racisme continue. Et pourtant cette réalité n'a pas raison d'être. Elle n'a pas raison d'être parce que tout simplement on ne peut juger une personne de par sa couleur de peau, sa religion, sa culture, etc... . Pour conclure, sachons une fois pour toute qu'il n'existe pas des races humaine présentant des différences biologiques. Il n'existe qu'une seule race: La race humaine. Néanmoins, ce qui existe en nombre se sont les multiples cultures relatives a cette unique race humaine. Ces multiples cultures forment la richesse qui façonne le monde. Une richesse que seul ceux qui savent faire preuve de réflexion "sage" peuvent acquerir.

TERRITOIRE, IMMIGRATION, RACISME

Eurydiane Bukuru
Territoire, racisme, immigration sont des thèmes que j’ai souvent analysé indépendamment les uns des autres. A tort puisque, effectivement, un territoire mal géré peut provoquer une immigration et celle-ci peut engendrer une certaine forme de racisme. Ce sont des thèmes universels car tout le monde, à un moment de sa vie, est amené à s’interroger sur d’où il vient et où il va, pour savoir qui il est. Je m’explique : le territoire est un concept basé sur une réalité (la terre) et des constructs psychiques. Le territoire représente donc une terre, une terre qu’un groupe d’hommes (individus) s’est approprié. A cette terre l’homme va aussi lui attribuer des propriétés telles que une langue, une culture, un mode de pensée, un système politique souvent une religion, une croyance … Bref, une organisation complexe qui servira à donner une signification commune de cette terre et ainsi lui permettra de se définir et de s’identifier. Le territoire n’est plus seulement un morceau de terre. Il s’agit d’un concept qui va, au-delà de la réalité concrète car il contribue à la définition de l’homme comme étant un habitant de … Le territoire nous donne en général une nation, une nationalité et des valeurs. Malheureusement, parfois, le territoire où nous naissons, évoluons, grandissons, ou simplement vivons, ne correspond plus à nos besoins. Je pense que c’est à ce moment que les personnes quittent leur pays d’origine (leur territoire). Il y a beaucoup de raisons pour immigrer : instabilité politique, raisons économiques … Peu importe les raisons de l’immigration, les personnes qui quittent leur territoire d’origine placent beaucoup d’espoir dans leur pays d’accueil qui constitue la solution, l’échappatoire pou leurs problèmes ; ils espèrent une meilleure vie et pour cela, ils quittent tout ce qui leur étaient cher ( leur terre, leur territoire, leurs biens, leurs amis, leurs familles …). Les voilà fraîchement débarqués sur un nouveau territoire (pays) avec tout à apprendre : les règles, l’idéologie, les valeurs, les croyances, les mœurs et coutumes, les traditions … Tout est nouveau. Que l’immigration soit choisie ou contrainte (forcée), elle constitue un énorme changement, elle nécessite un effort d’adaptation à tous les niveaux pour l’immigré, ce qui n’est pas une mince affaire car il faut qu’ils reconstruisent toute une vie, qu’ils s’y retrouvent administrativement, qu’ils se fassent des amis, qu’ils se créent des affiliations, qu’ils se situent socialement et économiquement. Il faut qu’ils apprennent à apprécier ce qui sera désormais leur nouveau chez eux et fassent le deuil du pays d’accueil imaginaire qui n’est pas comme on l’imaginait. Pour que les immigrés puissent se sentir chez eux, il faut qu’ils arrivent à s’intégrer dans un pays, un système, qui a déjà ses propres valeurs. Ils doivent s’y introduire et se frayer un chemin, se trouver une place en tant qu’individus faisant désormais partie du paysage national. Ils doivent s’intégrer socialement, économiquement, politiquement et humainement. Mais cette intégration n’est réalisable que si le pays d’accueil accorde une place réelle aux immigrés. Souvent, le problème est que la politique du pays d’accueil, ainsi que les accueillants, veulent que les immigrés soient assimilés, or je pense qu’il est plus intéressant d’accueillir l’autre (l’étranger) dans sa différence. L’immigré, pour moi, constitue une valeur ajoutée pour le pays d’accueil. Il vient enrichir les connaissances, les croyances, les perceptions, les cultures … et non appauvrir le pays comme le pensent certaines personnes. Il faudrait permettre aux immigrés africains de rester africains en Europe. S’ils cuisinent des plats locaux, il ne faut pas directement dire « ça pue » ou « c’est gras » sans avoir goûter ou dire « pourquoi elle met le tchador ? Ici nous sommes dans un pays laïc ». Je ne vois pas en quoi ça dérange puisqu’elle n’oblige personne à le porter. Il ne faut pas oublier que la liberté s’arrête où commence celle des autres. Les immigrés ne doivent pas être des copies conformes des nationaux, mais, selon moi, ils doivent ajouter de la valeur sur le tableau déjà existant. Il faut garder à l’esprit qu’être un immigré n’est pas toujours facile. On ne cesse de leur rappeler qu’ils ne sont pas chez eux, qu’ils sont des étrangers et qu’ils sont la source de beaucoup de maux sociaux et financiers. Ils sont toujours pointés du doigt « ils n’est pas d’ici ! » « de quelle origine est-tu ? ». Evidemment des pensées comme celles-ci peuvent être la cause du racisme en désignant l’étranger comme l’envahisseur, le fauteur de troubles, celui qui fait trop d’enfants, qui a deux femmes, qui est trop sale, qui est trop paresseux, qui prend le travail des autres ou qui profite des avantages sociaux et appauvrit le pays. Je pense, dans ce cas-ci, que le racisme que nous rencontrons est un instrument politique qui adopte une attitude hostile à l’égard de l’étranger. Les personnes qui ont un esprit étroit, un esprit critique peu développé, utilisent ses stéréotypes comme une réalité généralisable et intègrent dans la tête qu’effectivement les étrangers, les immigrés, sont une menace pour leur confort. Pour moi, le racisme ‘généré’ par l’immigration n’est pas nécessairement basé sur l’idée qu’il existe une hiérarchie des différentes ‘races humaines’. Quoique je pense que le racisme est un sentiment inhérent à l’homme dans la mesure où tout le monde a envie d’être plus beau, plus intelligent, plus sportif que son voisin, pense être mieux que les autres. Nous avons tous tendance à penser en mal de l’autre, à le dénigrer, en le désignant par son identité. Nous avons tous dans nos têtes ce genres de stéréotypes : «les arabes sont des voleurs, des polygames, des terroristes », « les noirs sont bêtes, agressifs, violents », « les blancs sont des tirants, des racistes », « les jaunes sont des mangeurs de chiens », « les allemands sont des nazis », « les belges sont des ivrognes, les wallons sont des fainéants et les français sont trop chauvins », « les juifs sont avares et radins »… Je pense que la différence entre un raciste et un non raciste réside dans le fait que le non raciste peut discerner la réalité : il sait que ce genre de phrase sont des généralités, il sait que chaque personne a ses particularités, ses défauts et ses qualités ; qu’il y a des cons et des intelligents, des beaux et des moches, dans tous les peuples. Tandis que le vrai raciste, lui, reste dans ce schéma et reste rigide. Il arrive même à avoir du dédain, du dégoût, et une peur exacerbée de l’étranger. Là, je prône les bons côtés de l’immigration, peut-être sûrement parce que moi-même je suis une immigrée. Mais, disent certains, on ne peut pas accueillir toute la misère du monde en Europe. Bien sûr ! Et c’est pour cela qu’il faut des lois. Je souhaiterai juste que ces lois soient humaines, qu’elles traitent les personnes comme des êtres humains et non comme des numéros. Ainsi, le territoire, l’immigration, sont des phénomènes naturels. Je dirais même qu’ils sont des valeurs adaptatives. Ce sont des phénomènes, des concepts, existant dans le règne animal. Mais, en tant qu’humain, je pense qu’il faut apprendre à accueillir l’étranger. Il ne sert à rien de haïr quelqu’un pour ce qu’il est parce qu’il ne l’a pas choisi, mais on peut le haïr pour ce qu’il fait parce que ça il l’a choisi.

LA FAMILLE Pening (famille métisse) :

Jean-Luc (le père),

Antoinette, Hélène et Julien (les enfants).

A : Dans les grands lacs (Congo, Rwanda, Burundi, …) il y a beaucoup de racisme envers les métis. Déjà entre eux c’est la guerre, alors comment peuvent-ils nous accepter.
H : Au Zaïre aussi ils sont racistes.
A : non moins, beaucoup moins, en tous cas envers les métis.
H : moi j’ai eu de la chance, je n’ai jamais été victime de racisme sauf une fois avec ces histoires rwandais congolais à la rue neuve.
A : Les filles ça va, c’est surtout les garçons. Moi-même le seul racisme que j’ai vécu, c’était seulement au Rwanda. Comme j’ai vraiment grandi chez les rwandais, je sais de quoi je parle. J’en pleurais tout le temps. Vous avez eu de la chance, vous êtes comme des rois, mais dans ma génération.

Moi je n’avais pas de papier, j’étais apatride avec un papier d’apatride. Je ne comprenais pas, je faisais tout comme les rwandais mais je n’avais rien. Et aucun ami dans la même situation que moi. Mon père était métis aussi et tout le monde le connaissait. Je sais que la génération avant moi, c’était encore plus dur. Moi, ma mère a toujours été fière de moi, elle n’a jamais voulu qu’on m’adopte. Ca j’ai eu de la chance.

Beaucoup d’enfants ont été adopté comme ça, après le contact était perdu avec les parents. Beaucoup d’histoires…
J-L : moi ce qui m’a frappé au Rwanda et au Burundi, c’est que le racisme vient des intellectuels. Je me souviens les agriculteurs avec qui je travaillais, ils m’appelaient Jean-Luc tandis que mon homologue et l’universitaire, ils m’appelaient muzungu (le blanc). C’est très révélateur.
J : quand j’étais au Burundi, j’ai rencontré des filles qui étaient membres de l’A.M.G.L. (Association des Mulâtres des Grands Lacs), elles sont très actives, entreprenantes…

Il y a toujours des gens qui ont besoin de noms ou classifier des catégories.

H : quand on me demande mes origines, en fait je suis grecque/rwandaise, mais je ne me suis jamais vraiment posée la question parce qu’aucun évènement ne fait que je me sois posée la question.

En fait je n’aime pas quand on me demande si je me sens plus blanche ou noire même si c’est vrai que je vais plus vite m’entendre avec des africains ou des gens qui ont voyagé.
A : moi j’aurais aimé que le Rwanda et le Burundi aient une autre image du métissage, qu’on nous donne des papiers, des droits, l’école comme tout le monde…la bas c’est très profond.
J-L : c’est pareille pour les couples mixtes. L’image c’est la pauvre petite africaine qui se marie avec un blanc pour son argent.
H : C’est tout le temps ça, dès que tu vois une noire avec un blanc.
J-L : et dans l’autre sens, ça dérange beaucoup aussi, dès qu’on voit un noir avec une blanche, qu’un blanc domine un noir on peut accepter mais qu’un noir domine un blanc, ça c’est très dérangeant.
J : c’est le coté macho et aussi l’adaptation à la civilisation. En tous cas c’est compliqué.

Je n’aime pas non plus les métis qui renient un de leur côté, certains veulent être trop européens d’autres trop africains…De toute façon même si tu es bien dans peau, les gens veulent te mettre mal à l’aise.
A : en tous cas, moi je ne suis ni rwandaise ni belge, je suis métisse, c’est tout !

MA TERRE

Gaël Faye
Regardez l’Afrique c’est un revolver

Amas de peuples qui se révoltèrent

Regardez l’Afrique c’est un colt

Un vin d’espoir cuve de révolte

Regardez sa crosse taillée à même l’os de l’Afrique de l’Ouest

Elle adhère à la pomme de main, sable de feu sahélien

L’arme à temps sortie des nuées brûlante de l’harmattan

Engin de poing, fusion de terre de lignes frontières tracées à l’équerre

Regardez les rainures de son canon s’étalent le long d’un grand Rift 22 long Rifle

Au métal scintillant, confluant des rivières pourpres et des grands lacs émeraude

Regardez son viseur à la corne de l’Orient

Papier crayon, lyrics rayons de la Torah-Bible-Coran

Regardez son canon, nation arc-en-ciel, moitié apatride moitié Apartheid

A l’embout comme une langue-poudrière, évadée d’une cellule froide de Robben Island

Regardez sa gâchette, Zaïre des trésors gâchés

Turbulence vertigineuse de cette terre qui s’excuse d’être trop généreuse

Regardez ses cartouches, chemise de cuivre noyau de plomb

Ricocher, se loger dans le ventre froid du Nord et des villes de béton

Les « six coups d’un barillet », ces balles poètes combattent hors de l’arme

Dans les rues des pas perdus nous sommes projectile d’hommes et poésie d’âme

Contempler l’arme c’est ma toile

Les balles traçantes sont mes étoiles

Des fleurs craintives poussent sur ma terre

Je suis d’encre et d’exil d’un continent revolver
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