Leçon n°8








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AUTRE MEMOIRE


Hadelin Deront
Fuir à l’essentiel,

Mémoire

Où l’on revient toujours,

Les yeux fermés

D’un battement d’aile.

 

ATELIER II
Antoine Tshitungu Kongolo : Le racisme est une notion qui a atteint son apogée en Europe au 19eme siècle – en Europe mais également hors de l’Europe – avec une argumentation scientifique très sophistiquée même-si elle n’est pas toujours crédible. Le 19eme siècle est le siècle le plus raciste de l’histoire car on a fait du racisme une théorie avec la naissance de l’idée de race pure qui fondait le nationalisme. Cette théorie est venue, en fait, cautionner, la domination de l’autre. Les clichés racistes sont apparus quand on a voulu justifier la traite négrière, la colonisation … Mais, la hiérarchisation des races, des peuples est interne et externe. Vous remarquerez, par exemple, que même dans des pays comme la France qui se disent les champions des droits de l’Homme aujourd’hui, certaines populations étaient très dénigrées : au 19ème siècle, par exemple en France, quand on vous parle de bretons, on entend des gens qui ne parlent pas français, presque des sauvages ; quand on parle des gens du midi, on entend un peu les noirs de l’époque, des gens un peu trop ‘spontanés’…
Quant au lien direct entre le racisme et le colonialisme, je n’en vois pas. Le colonialisme est d’abord économique. N’oublions pas que les premières colonies sont d’abord le fruit de natifs qui vont s’installer dans une terre neuve – comme les anglais l’ont fait en Amériques – tout en gardant un lien avec la mère patrie.
Le racisme n’est donc pas inné. D’ailleurs, le langage humain lui-même n’est pas inné. Inné signifie ‘qui tient à la nature de façon génétique’. La biologie et la culture ne sont pas des choses à mettre ensemble. Il ne faudrait pas que l’on fasse de l’antiracisme en partant des mêmes faux arguments car, n’oublions pas que les défenseurs des théories racistes ont, quant à eux, fait cet amalgame. La culture est un acquis !
Ce qu’il faut faire pour comprendre le racisme aujourd’hui, c’est de démontrer que ces idées reviennent de plus en plus là aujourd’hui : quand on parle d’un ministère de l’identité nationale, par exemple, on peut se demander s’il n’y a pas de liens entre les notions de territorialité, de racisme et de l’immigration …
Juste Sindihebura : Mais, ne croyez-vous pas que la notion même de territoire n’est-elle pas absurde puisque la terre en soi n’a pas de frontières physiques bien définies.
A.T.K. : Lorsqu’on regarde une carte du monde, on va se dire la France est ‘ici’ ! Mais, il faut se rappeler que ses frontières ont très longtemps fluctuées. D’ailleurs, l’Europe est le dernier continent aujourd’hui qui change encore de frontières et ce n’est pas fini !

Donc le territoire, comment le définit-on ? Pour les nationalistes, ça sera toujours quelque chose de fermer.
J.S. : Mais, une territorialité trop affirmée, ça justifie quoi ?
A.T.K. : Il faut montrer le lien entre la territorialité et la phobie des étrangers. Ce qu’on reproche aux étrangers, c’est d’apporter une culture incompatible à une culture interne. Par exemple, l’immigré du Sud va poser problème dans les pays occidentaux parce qu’on l’accuse d’être polygame dans une culture exclusivement monogame. La question à poser est, donc, la définition de ce qu’est la culture d’un pays. Le racisme n’est pas au niveau de ce qui est dit, il est au niveau de ce qui n’est pas dit ! Il faut, donc, déceler cette subtilité.

.
Valentin Sauvage : Je pense que le racisme est inné à tout homme et qu’il est induit par la territorialité. Tout homme a besoin de se définir pour pouvoir exister et en se définissant, il se donne un territoire et risque alors de devenir raciste.
Le racisme devient, donc, une exclusion pur et simple de ce qui étranger à soi, car cela représente un danger. C’est donc une façon de se protéger mais qui devient mal saine à cause de la peur qui pousse à généraliser et à exclure la personne étrangère du fait même qu’elle soit différente.

J.S. : Le besoin de s’identifier à un territoire est inné à l’homme ? Je ne suis pas d’accord car alors on nierait la qualité d’hommes aux nomades par exemple. Eux n’ont pas de territoire défini !
V.S. : Eux aussi ont groupe …
Eurydiane Bukuru : … et ils ont un territoire, tout leur appartient.
A.T.K. : C’est ça !
J.S. : Cela dépend de la manière dont on définit le territoire, si on le définit comme une frontière géographique où…
A.T.K. : L’attachement au territoire lorsqu’il est trop accentué, il y a un danger que l’on tombe dans le nationalisme. Une nation, c’est une communauté de valeur et le vouloir vivre ensemble. Le discours raciste va ramener la nation au territoire. On accentue la différence culturelle d’où on retombe dans la barbarie.
E.B. : Moi je suis burundaise et c’est pas une question de territoire, c’est un truc qui est vraiment ancré dans nos têtes. Regardez le problème ‘hutu, tutsi’…
J.S. : Il y a, même là, un lien avec le territoire. Celui qui va dire ‘moi je n’aime pas le tutsi parce qu’il vient d’ailleurs’, en fait, il dit ‘moi je n’aime pas le tutsi parce qu’il m’a envahi dans mon territoire à moi’.
E.B. : Oui mais le tutsi qui dit qu’il n’aime pas le hutu, il le dit pourquoi ?
Antoine de Loppem : disons qu’il y a un aspect ici qui m’échappe, moi j’ai besoin … concrètement, quelles sont les mesures … euh … on a un point de vue occidentale en parlant de l’Afrique, c’est deux choses apparemment différentes … Nous avons parlé de beaucoup de choses …Donc mais quoi. ?
Philippe Meloni : Je comprends l’idée mais j’aimerais qu’on soit, en premier lieu, d’accord sur ce que ne va pas …


  1. De L. : Mais, moi je n’y connais rien sur l’histoire de l’Afrique. Donc, je me demande notamment par rapport à l’immigration : comment faire, par exemple, pour faire en sorte que toute la planète soit ouverte, parce qu’on est tous un , tous égaux !


La structure sociale dans laquelle on vit est construite depuis des centaines et centaines d’années et maintenant qu’on est trop nombreux et qu’il y a des abus en Afrique, comment faire concrètement pour essayer d’équilibrer la balance.
Je pense que pour faire en sorte que les puissants soient obligés de changer certaines choses, il faudrait une espèce de mouvement de masse. Ce qu’on fait ici c’est de la culture et de l’information … Evidemment, c’est le rêve de beaucoup de gens de pouvoir vivre dans une société où toutes les frontières sont ouvertes. Blancs, noirs, jaunes, vert … que les richesses effectivement soient reparties de manière plus équitable. D’accord mais tu vois …
P.M. : ce qui est intéressant d’un point de vue d’italo-belgo-burundais de Shashamane avec un enrichissement d’opinion : je suis né et j’ai vécu au Burundi, un pays très enclavé, mais vivre en Europe fait du bien, on voit des indiens, arabes, noires … quand on est trop enfermé, ça manque de dynamisme, c’est vide, c’est un gros problème. Mais, c’est vrai que trop mixage peut faire perdre l’identité commune et perdre les repères. Mais, c’est le jeu ! De toute façon les gens viennent ici parce que c’est une terre prospère, sécurisée, avec des droits de l’homme … C’est ce qu’on recherche ! Mais si ça tourne mal on partira. Si c’est la Chine qui prend le relais on espèrera peut être tous partir en Chine. Depuis la nuit des temps, ça a toujours été comme ça, on se passe le mot, il faut aller la bas, il y a ci et ça et tout…
J.S. : Il fallait d’abord dire ce qui ne va pas, mais c’est vrai que tu as raison, on a posé la théorie, on a dit ce qu’il n’allait pas, comment maintenant résoudre les problèmes ?

A.L. : Et ceux qui veulent changer ça …

Nicolas Mboso : on les tue !!!
J.S. : Mais oui, rentres en Afrique avec tes doctorats obtenus ici, que vas-tu faire là-bas ?
N.M. : C’est nous – et non pas les politiciens – qui pouvons changer les choses. Le petit peuple, les blancs, les noirs ensemble, la population.
A.L. : Il faudrait en fait que la masse prenne conscience qu’il y a du pourri là-bas !
N.M. : C’est nous les jeunes qui devons faire quelque chose !
A.T.K. : Revenons à ce qu’on disait au début. La territorialité ce n’est pas seulement dans l’espace, c’est aussi ce qu’on a créé à l’extérieur. Par exemple, moi je suis né à Elisabethville. En principe, j’ai la nationalité belge ! Pourquoi je ne peux pas venir ici ? Pourquoi on se demande ce que je fais ici ? Ca n’a pas de sens ! Il y a donc une sorte de lecture sélective, de l’oubli. Je vois beaucoup de jeunes de votre âge dont le grand père est allé au Congo, il raconte des histoires et des histoires mais ils oublient beaucoup de choses !

Moi je suis né belge, donc il est normal que je sois là.
Mais, ce que je veux aussi c’est que le belge puisse aller au Congo sans restriction.
J.S. : Ce qui ne va pas en Afrique, c’est qu’on ne fait qu’y envoyer de l’argent.
A.L. : Qui ‘on’ ?
J.S. : la partie la plus aisée de cette planète bien-sûr ! Elle dit, on va vous donner ou vous prêter de l’argent. Mais, ça ce n’est que ‘arroser’, ce qu’il faut c’est ‘planter’.
N.M. : Ça, je crois qu’il a compris. Lui il pose une question qui est claire ‘comment faire pour renverser la situation ?’
J.S. : ce n’est pas les dirigeants qui vont changer ça. Ils connaissent bien la situation et savent ce qu’ils cherchent. C’est le français ou le belge à qui ont dit que les africains envahissent leur pays, qu’ils volent leur emploi (etc.) qui doivent changer leur manière de voir l’Afrique. Car, l’africain aime bien son Afrique. S’il pouvait y rester, il y resterait.
A.T.K. : Est-ce que vous avez suivi les statistiques sur la population en Belgique. La population a augmenté. On a fait une cartographie et qui fait le plus d’enfants ? C’est Molenbeek ! Conclusion : puisque ce sont les immigrés qui font le plus d’enfants et que, par principe, ils ne travaillent pas, ce sont eux qui sont à l’origine du trou dans la sécurité sociale.

(…)
A.T.K. : Et là on verse dans le racisme ! C’est clair !
E.B. : Je pense qu’on a toujours besoin de rabaisser l’autre pour être mieux que lui.
A.T.K. : En Afrique, ce n’est pas mieux ! Pourquoi un blanc ne peut pas être burundais, congolais ou Rwandais. On a un héritage historique très mal géré. C’est comme si tout ce qu’on a vécu ensemble n’a pas de valeur.
Moins on accepte les autres, moins on s’accepte soi-même ! Je me souviens à l’université, il y avait des étudiants des trois pays, Congo, Rwanda, Burundi. Certains voulaient vivre seulement entre eux et rien qu’entre eux. On doit casser ces carcans là ! Un homme, c’est un homme ! Ce qui manque en Afrique c’est l’humanisme !
N.M. : C’est sur !
A.T.K. : Traditionnellement on est très accueillant en Afrique – on l’a tellement été que certains en ont abusé. Mais aujourd’hui partout en Afrique, la haine de l’étranger est là ! Pour des raisons surtout économiques mais aussi idéologiques et identitaires.

Pourquoi nous ne dénonçons pas les fascismes noirs tel que Mugabe du Zimbabwe par exemple. Mais, dans tous les cas, ça reste une entente entre puissants. Au Zimbabwe, les fermiers blancs se font chassés de leurs propriétés mais Yann Smith (ancien premier ministre sud-africain) lui est toujours là! Est-ce que quelqu'un est allé prendre la ferme de Yann SmiTh? On ne prend que les fermes des petites gens, des gens faibles.

Mais, ce que je veux dire, c'est que en Afrique les mentalités des jeunes de 18 ans donnent envie de pleurer. C'est à se demander pourquoi nos ainés se sont battus pour l'indépendance. Ils voulaient construire une Afrique ouverte accueillante et aujourd'hui les africains ne rêvent qu'à tuer le voisin. Ce n'est pas normal! Et quand ils arrivent en Europe, ils veulent qu'on les accueille.
J.S. : L'économie a quand-même une grande part de responsabilité. Si je ne mange pas une journée, puis deux, puis une semaine, peut-être que je vais commencer à avoir les crocs contre mon voisin qui lui a sa petite vache ou son petit champ. Et comme vous le disiez tantôt, la peur et la haine du voisin ne seront qu'une justification
E.B. : Alors, vous croyez que si on leur donnait à manger suffisamment ils ne s'entretueraient plus?
J.S.: oui! Pourquoi aller tuer son voisin alors …
E.B.: parce qu'on a toujours besoin de quelqu'un de plus pauvre, de plus malheureux pour se sentir mieux. Je pense que c'est dans l'homme; c'est notre part de sadisme
A. T. K.: c'est lié au pouvoir aussi …
N.M. : c'est un point de vue qu'on peut comprendre dans un monde où le capitalisme a créé une situation …
A.T.K.: parce que les noirs ne sont pas capitalistes d'après toi?
N.M. : non, je n'ai pas dit ça! Ils sont, je crois, devenus capitalistes … Mais, c'est un gros débat! Je parle ici de tous les hommes anciens. Dans le le temps, ils ne pensaient pas et ne vivaient pas comme à notre époque.
P.M. : c'est un thème lourd c'est vrai …
A.L. : c'est une impatience aussi. Ça fait tellement longtemps qu'on se demande quoi faire …
P.M.: d'après toi, ça ne changera pas?
A.L.: Non! Il faut que ça change!
E.B.: je crois qu'il faut dire merci d'être bien né alors! Il faut se rendre compte de la chance que l'on a et peut-être offrir la même chance aux autres. Il faut se dire 'j'ai une prise de conscience, je ne vais plus agir comme ça'. Parce que tout le monde a eu, à un moment ou un autre, eu des pensées racistes (ethnistes …). Peut-être qu'il faut y réfléchir et offrir sa réflexion aux autres. Ça peut être un début d'action.
A.L.: ce qui est vrai aussi c'est qu'on est très inconsciemment influencé par les médias (les 'Tintin au Congo' …). On ne s'en pas forcément contre mais …
E.B.: justement, ça c'est déjà une prise de conscience.
J.S.: il doit exister des milliers de voies de solutions. Nous, on a pris celle qui consiste à dire au monde que les médias qui lui ont servi telle histoire sur l'Afrique ont oublié de préciser tel ou tel autre détail. C'est un travail de fourmi mais le jour où l'on aura reconstitué tout le puzzle le regard du monde sur l'Afrique changera.
A.T.K: le changement de regard est important.
J.S.: parce qu'à force de dire à tout le monde qu'en Afrique il n'y a que des conflits, à moment donné, la routine fera disparaître la compassion des gens … A force, on éloigne l'Afrique des cœurs des gens
A.L.: c'est la technique … c'est ce qui est voulu!
N.M. : le diamant!!!
A.T.K.: une remarque …, ce n'est pas contre toi (il s'adresse au cameraman) mais la notion qu'on a de son propre pays est capitale. Si le Congo n'est que du diamant, on peut comprendre aussi la bêtise de la jeunesse actuelle. Elle ne voit pas la communauté des gens, la richesse humaine. On l'a tellement chosifiée que leur pays est devenu une chose aussi. Elle le défend comme un chien qui défendrait son os. Ça ne vas pas!!!
N.M. : mais, c'est quand-même une part de la réalité qu'aujourd'hui on tue les congolais entre autres pour le diamant, non?
A.T.K.: le diamant, ils l'auront pendant très longtemps sans devoir tuer!
Les premiers immigrés, pour longtemps, chez nous, ont été les sénégalais, les vendeurs des bracelets, des briquets, des cd gravés, ceux qu’on trouvait l’été sur nos plages à la mer à vendre bijoux et serviettes, en marchant toute la journée sous le soleil brûlante avec leurs énormes sacs bondés chargés sur l’épaule. Ils étaient là, on les croisait dans la rue, on achetait même des trucs chez eux, mais en réalité on ne les voyait pas et par conséquent on ne se posait pas de questions, où ils vivaient ? Avaient-ils une famille, des enfants ? D‘où ils venaient et qu’est ce qu’ils allaient chercher dans notre pays ? Je n’en comprenais pas le sens, mais on les appelait « marocains », seulement maintenant je m’aperçois que dans ce mot il y avait déjà une prise de distance et une profonde déficience.
Quand j’ai grandi, à la télé on commençait à parler des débarquements en Sicile, dans les Pouilles, les images de ces désespérés qui traversaient la mer avec de petits bateaux sont entrées dans nos maisons et ont suscité étonnement parmi les gens. Pour certains le voyage se terminait au milieu de la mer, noyés, ils étaient ivoiriens, marocains, sénégalais, albanais…ils sont arrivés par milliers. Ce type d’immigration, clandestine, illégale c’était nouveau pour l’Italie qui n’avait pas un plan pour gérer tout ça.
La première étape a été de renfermer ces gens dans des structures, vieille caserne militaire, anciens bâtiments, pour leurs donner un premier secours et les identifier, en attente pour avoir le temps de décider quoi faire d’eux. Je ne sais pas si dans ces lieux surveillés, loin, cachés à nos yeux, ils ont vécu une sorte de captivité ou si c’est ce qu’ils ont connu après qu’on les ait mis « en prison ».
J’ai du mal à parler de l’immigration en Italie, de la montée du nationalisme, de l’intolérance et de la violence que tout ça a porté. L’Italie c’est, depuis le début de son histoire, un pays riche de contradictions ; divisé entre nord et sud, plein des rancunes, fier, jamais unis, violé et appauvri par certains politiciens renfermé sur leur positions, sans s’apercevoir des évolutions sociaux, des transformations désormais nécessaires et qu’on ne peut plus rejeter mais qu’il faut essayer de comprendre pour chercher les bonnes solutions.

Je suis une fille italienne de 24 ans et dans ma vie j’ai voyagé pas mal. J’ai des amis français, africains, russes, polonais, chinois, gens avec une autre culture et une différente mentalité mais je n’ai jamais vécu ça comme une barrière, comme un mur entre moi et eux. Je me suis enrichie avec leurs racontes, avec leurs histoires, en rêvant leurs paysages. Ce par ici qui passe la tolérance, avec la connaissance; mais c’est seulement l’un de pas, il faut encore marcher beaucoup.
Je lis souvent des immigrés qui violent, qui volent, qui tuent. La délinquance dans les rues, les trafics de drogue, le marché de la prostitution, des problèmes de tolérance religieuse. On a l’impression qu’ils sont entrain de nous voler quelque chose, la sûreté dans nos villes, notre culture et notre liberté. On se sent impuissante, vulnérables, fragiles, en danger. La société est divisée en deux blocs, ceux qui regardent l’immigration comme un mal de notre société contemporaine et donc la rejette, d’ici le nationalisme et l’intolérance et une partie qui s’engage activement pour en favoriser l’intégration. Il n’y a jamais eu un plan d’accueil au niveau politique, une grande partie des immigrés qui vivent maintenant en Italie sont encore irréguliers, leur travail et sous payé et sans assurance et on les a rassemblé dans des quartiers qui forment des sortes de ghetto. Mais avec ça on a fondé des associations qui s’occupent des droits des immigrés et du soutien de leurs familles, on organise des débats, des projections ou on essaye de dévoiler le mystère qui se cache derrière ces masses des cultures qui se mêlent, l’Italie c’est même l’un des pays européens qui offre aux immigrés irréguliers l’assistance sanitaire gratuite.
Ici on ne parle pas de racisme, on parle de peur, d’ignorance, d’un changement qui a révolutionné nos vies et qui nous épouvante, on parle de l’impuissance d’une société qui se sent « colonisée », qui voit un monde entrain de changer si rapidement au point que résulte si difficile s’adapter. Je vois dans les enfants italiens d’aujourd’hui qui grandissent avec les fils des immigrés, qui fréquentent avec eux la même école, qu’avec l’innocence de leur âge, ils ne s’aperçoivent pas des discriminations, loin des préjugés qui font partie du monde des adultes, le futur de notre société.
Francesca Ferragni
Le racisme est une idéologie fondée sur une croyance en une hiérarchie entre les êtres humains selon leur origine ethnique. Pour identifier et classifier les races humaines, les adeptes de cette absurdité utilisent la couleur de peau  et la morphologie. D'après eux, il y a trois grands groupes. La race noire venant d'Afrique ou d'Australie où elle vit médiocrement sans le moins idéal. La race jaune dont les chinois sont les plus nombreux représentants a atteint une apogée mais ils sont restés au même niveau. Enfin la race blanche qui a dominé et domine toujours la Terre entière. Le racisme se manifeste par des discriminations, le colonialisme et des génocides tels que la Shoah, les Arméniens de Turquie, les Indiens d'Amérique, les Aborigènes d'Australie, le Rwanda et maintenant le Darfour. Selon moi, nous sommes tous issus d'une union entre une femme et un homme. Nous possédons tous  le même patrimoine génétique et une voix qui nous permet de nous exprimer. Il n'y a pas de race pure comme certains le pensent. Nous sommes tous le fruit du métissage. C'est ce mélange ethnique et culturel qui nous fait vivre encore. Sans cela, nous serons tous anéantis par les maladies consanguines et l'ignorance. Et donc j'estime que, qu'il n'y ait qu'une seule race, la race humaine. Le territoire est un lieu de reproduction où l'on se développe et s'émancipe. Depuis la nuit des temps, l’homme immigre d'un territoire à un autre en y puisant les richesses matérielles, culturelles et humaines. C'est ainsi que l'homme s'est développé. L'homme a le droit de se déplacer où bon lui semble tout en respectant les lois de l'endroit où il se rend. Il n'y a qu'une Terre et donc elle appartient à tout le monde.
Pierre Vanderhulst
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