Cours n°11








télécharger 78.02 Kb.
titreCours n°11
page2/3
date de publication31.03.2017
taille78.02 Kb.
typeCours
b.21-bal.com > histoire > Cours
1   2   3



Photo A : Adénome hépatique (bénin) Photo B : Carcinome hépatocytaire.capture02.jpg
diab0493947_image 5.jpg

  1. Nomenclature

La nomenclature des tumeurs est relativement simple dans le tube digestif

Une tumeur est définie par

  • Son caractère évolutif

    • Tumeur maligne

    • Tumeur bénigne

  • Origine de la cellule tumorale

    • Cellule épithéliale (95% des tumeurs digestives)

      • Muqueuse malpighienne (œsophage, canal anal)

      • Muqueuse glandulaire (estomac, intestin grêle, côlon…)

      • Glande (foie, pancréas)

    • Cellule conjonctive (commun ou spécialisée : fibreux, vasculaire, graisseux…)




      1. Nomenclature des tumeurs bénignes

Elles se terminent toutes par « –ome ». On distingue les tumeurs bénignes en fonction de leur histogénèse (tissu dans lequel elles se sont développées à l’origine. On peut les regrouper dans le tableau suivant :


Localisation/origine

Nomenclature (-ome)

Tissu épithélial




  • Revêtement malpighien

Papillome (œsophage, anal)

  • Revêtement glandulaire

Adénome (côlon, estomac)

  • Glande, parenchyme

Adénome (foie, pancréas endocrine)

Tissu conjonctif




  • TC commun

Fibrome

  • TC spécialisé

Angiome (tissu vasculaire), lipome (tissu graisseux), leiomyome (tissu musculaire lisse)




  • Exemple d’adénome du côlon :polype entier

On niveau de la muqueuse colique on observe une lésion pédiculée. C’est une tumeur bénigne développée aux dépens d’un revêtement glandulaire : c’est donc un adénome

papillome amygdale

  • Exemple d’un papillome de l’œsophage :

Une autre tumeur développée en surface, aux dépens d’un revêtement malpighien (stratifié) : c’est un papillome

  • Exemple d’un lipome intestinal (en coupe transversale) :

lipome


Tumeur développée au niveau de l’intestin grêle. Cette tumeur s’est développée aux dépens du tissu graisseux : c’est donc un lipome.



      1. Nomenclature des tumeurs malignes

On les distingue également en fonction de leur histogénèse. Les tumeurs malignes issues d’un tissu d’origine épithéliale se terminent par « carcinome » et les tumeurs malignes issues d’un tissu conjonctif se terminent par « sarcome »

Localisation/origine

Nomenclature

Tissu épithélial (95%)




  • Revêtement malpighien (œsophage, anus)

Carcinome épidermoïde

  • Revêtement muqueux

Adénocarcicome (côlon, estomac)

  • Glande, parenchyme

Adénocarcinome (pancréas, foie*)

Tissu conjonctif (5%)




  • TC commun

Fibrosarcome

  • TC spécialisé

Leoimyosarcome, liposarcome, angiosarcome

*Au niveau du foie on dira plutôt carcinome hépatocellulaire


  • Exemple d’un carcinome épidermoïde du canal anal



On a une tumeur infiltrante de la jonction ano-rectale (canal anal : muqueuse malpighienne pluristratifiée): carcinome épidermoïde

adenok1


  • Exemple d’un adénocarcinome du côlon rectum

On a une muqueuse glandulaire du côlon : adénocarcinome


  • Exemple du cancer du côlon :

On au niveau du côlon : la muqueuse, la musculaire muqueuse, la sous muqueuse, la musculeuse et le tissu séreux.
On peut observer l’infiltration d’une glande qui va détruire la musculaire muqueuse, la sous muqueuse et rentrer dans l’épaisseur de la musculeuse voire atteindre la séreuse.


  1. Place de l’anatomopathologique en cancérologie digestive :

L’anatomopathologie va intervenir pour le dépistage, le diagnostic et pour le traitement.
Pour le dépistage et diagnostic on effectue :

  • Biopsie

Pour le diagnostic/le traitement on utilise :

  • Pièce opératoire :

    • Examen extemporané

    • Examen macroscopique

    • Examen histologique

  • Autres Techniques : banque de tissu frais, biologie moléculaire…….




  1. Biopsie

1ère étape ou l’anatomo-pathologie est sollicitée.

Elle est :

  • Souvent nécessaire :

    • Pour établir le diagnostic

    • Pour la décision thérapeutique

  • Sous contrôle endoscopique (pour le tube digestif), ou bien

  • Guidée par échographie avec aiguille fine pour les tumeurs profondes : organes profonds (foie, pancréas, ganglion..). Grâce à cette aiguille on va pouvoir) la fois aspirer des cellules et des fragments tissulaires, qui vont permettre d’affirmer le diagnostic de malignité (on ne peut pas mettre en place un traitement anti cancéreux sans avoir un diagnostic formel de malignité)




  • Exemple d’une biopsie de foie guidée par échographie

On obtient à la fois du matériel cellulaire et du matériel tissulaire

22-2883191-6665


À l’aiguille fine (20-25G) à gauche

À l’aiguille transpariétale (16-18G) à droite


  1. Examen extemporané :

C’est la 2nde étape où l’anatomo-pathologie est sollicitée 

C’est un examen peropératoire. Pendant l’opération, le chirurgien peut être amené à envoyer un petit prélèvement aux laboratoires d’anatomo-pathologie pour un examen indicatif rapide (10ainesmn), afin de guider son geste chirurgical

Il n’est indiqué que pour modifier/guider le geste thérapeutique (preuve diagnostique, métastase ganglionnaire, état des limites…)

Il s’effectue par cryocongélation d’un fragment tissulaire suivi d’une coupe au cryostat

C’est un examen rapide mais d’une qualité limitée (c’est sa principale limite) : on évalue le risque d’erreur de l’examen extemporané à 5%
Comparaison d’un examen extemporané et d’un examen définitif :

A gauche examen extemporané, à droite examen définitif

L’examen définitif est de bien meilleure qualité

31-254131-2540



  1. Pièce opératoire

L’acte chirurgical abouti à la résection et l’envoi d’une pièce opératoire aux laboratoires d’anatomo-pathologie, qui va être étudiée à deux niveaux :

  • Dans un premier temps, on aura l’examen du tissu frais : c’est l’examen macroscopique

  • Dans un second temps, on aura l’examen au microscope : c’est l’examen microscopique




    1. Examen macroscopique :

Il peut se décomposer en quatre étapes :


  1. A l’état frais on va d’abord décrire, systématiquement faire des photographies qui seront incluses dans le dossier du patient, et également stocker des prélèvements frais pour les congeler (afin d’être utilisé pour des recherches complémentaires, ou même pour la recherche en général)

  2. On va ensuite fixer la pièce opératoire dans du formol, afin d’effectuer des prélèvements que l’on va repérer de façon très précise sur un schéma (ces prélèvements portant sur la tumeur, le tissu péri-tumoral, les limites de résection et éventuellement les ganglions)

  3. Ces prélèvements sont fixés pendant 24h (délai incompressible) et vont être immergés dans du formol

  4. On va faire un certain nombre d’étapes techniques : inclusion des prélèvements dans des cassettes permettant de les mouler dans la paraffine, coupes très fines, étalement sur lame, coloration…. En vue de l’examen microscopique.


Il se fait entre 3 et 5 jours 

Exemple : cancer du côlon

On a ici une colectomie qui a été ouverte et étalée. On observe un petit champignon (tumeur ulcérée et bourgeonnante).
Des prélèvements vont être fait d’une part sur la tumeur (en périphérie de la tumeur, rarement au centre car le tissu est nécrosé), sur toutes les lésions à distance de la tumeur apparaissant suspectes, sur la marge de résection (en précisant la distance tumeur-marge de résection) et puis sur tous les ganglions qui se trouvent périphérie. Tous ces éléments sont indispensables pour établir un compte rendu anatomopathologique.



    1. Examen microscopique :

Un certain nombre d’éléments décris dans l’examen microscopiques sont fondamentaux dans le compte rendu histologique (qui va pouvoir permettre de préciser le pronostic de la tumeur) :

  • Le type histologique de la tumeur (nomenclature : dépend de la nature du tissu d’origine qu’on a vu plus haut)

  • Le grade de différenciation

  • Le stade +++

  • Marqueurs histopronostiques


Nous allons consacrer une partie entière aux différents critères du compte rendu histologique


  1. Compte rendu histologique

  1. Type histologique de la tumeur

C’est la première partie du compte rendu.

(Ce qu’on a vu dans le I.3.c)

Ex :

En haut à gauche : adénocarcinome du côlon

En haut à droite : sarcome

En bas à gauche : Lymphome

En bas à droite : Tumeur neuroendocrine

Les marqueurs immuno-histochimiques

Dans la majorité des cas, l’anatomopathologiste arrive à bien différencier le type histologique mais il arrive que certaines tumeurs soient très indifférenciées (et ne puissent permettre facilement la nomenclature de la tumeur).

Les marqueurs immuno-histochimiques aident alors l’anatomopathologiste dans les tumeurs un peu difficiles et atypiques: on va dépister des Ag exprimés par certains types tumoraux particuliers. On dispose pour cela, pour chaque tumeur, un certain nombre d’Ac qui sont relativement spécifiques :


    • Cytokératines : T épithéliale

    • Actine, PS100, facteur VIII...: T conjonctive

    • Synaptophysine, chromogranine : T neuroendocrine

    • CD3, CD20, CD15…: Lymphome


On va pouvoir ainsi marquer les cellules exprimant ces Ag (très foncées sur la coupe) qui permettront de préciser le type histologique de la tumeur.


  1. Grade de différenciation :

C’est le 2ème élément du compte rendu :

C’est la ressemblance avec le tissu normal.

On a ici schématisé une muqueuse colique normale (glandes avec cellules à mucus qui apparaissent claires) et des cellules cancéreuses (cellules très différentes, très denses, dont les noyaux sont très irréguliers, aspect désorganisé)
Cancer bien différencié : on va retrouver des formations glandulaires

Cancer moyennement différencié 

Cancer mal différencié …

On s’éloigne au fur et à mesure de l’architecture du tissu normal

Ca a une valeur pronostique : moins la tumeur est différenciée, moins le pronostic est favorable


  1. Stade :

C’est le 3ème élément du compte rendu

    1. Définition

C’est le degré d’invasion de la tumeur.

C’est  un élément majeur du pronostic qui évalue l’extension de la tumeur en profondeur.

On dispose pour cela d’une classification internationale établie par l’OMS : classification TNM
C’est l’association de trois paramètres qui vont refléter l’évolution de la tumeur:

    • T (taille de la tumeur)

    • N (Nodes : Métastase ganglionnaire)

    • M (Métastase à distance)

Cette classification n’est pas la même pour tous les sites anatomiques (critères différents pour le foie ou le pancréas par exemple)

Cette classification évolue (OMS publie régulièrement des fascicules mettant à jour ces classifications)

Elle est utilisée par tous les anatomopathologistes dans le monde.


    1. T (taille de la tumeur)

  • T0: pas de tumeur primitive

  • Tis (in situ): Carcinome in situ (localisé)

  • T1 - T4: en fonction des dimensions de la tumeur (<2cm, 2-5cm…)




1   2   3

similaire:

Cours n°11 iconCours niveau 2 Lieu : salle de cours de la piscine de riom (1er étage) Horaire

Cours n°11 iconLe devis ministériel : quels changements cela a-t-il apportés au...

Cours n°11 iconCours 5 Evaluation des dispositifs médicaux
«chianterie» de ce cours et ne peux que vous souhaiter humblement bon courage

Cours n°11 iconCours de sénologie : 12° Cours à ifrane en Mai 2014

Cours n°11 iconCours ppa-6015
«un travail pratique que l’on confie à une équipe pour évaluer l’atteinte de certains objectifs d’un cours.»

Cours n°11 iconUn cours d’anatomie ne peut se concevoir sans schémas. Ceux utilisés...

Cours n°11 iconRévision des chapitres 1-4
«Première période, j’ai le cours d’histoire de l’est. Deuxième période, j’ai le cours d’algèbre.»

Cours n°11 iconRévision des chapitres 1-11
«Première période, j’ai le cours d’histoire de l’est. Deuxième période, j’ai le cours d’algèbre.»

Cours n°11 iconCours : travail en tp sur les différents os du squelette et en cours...

Cours n°11 iconCours de langue russe à Saint-Pétersbourg Avril-Juin 2003 Séjour...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
b.21-bal.com