I. Des problèmes, des questions légitimes, notamment concernant l’aide personnalisée ? Des réponses, des solutions, des pistes








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Les parents d'élèves sont informés de l'offre d'accompagnement éducatif proposée par l’école et de son intérêt pour leur enfant. Ils sont garants de son assiduité dès lors qu'il s'y engage.

Les activités sont encadrées par des enseignants volontaires (rémunérés en heures supplémentaires) pour des élèves volontaires.

Outre aux enseignants, il peut être fait appel, pour certaines activités, à des intervenants extérieurs œuvrant dans les associations, locales (une convention est alors signée avec l’inspecteur d’académie), mais aussi nationales, telles que la Ligue de l’Enseignement ou l’USEP.


  • Le PPRE


Historique des textes

  • La loi du 23 avril 2005 prévoit dans son article 16 qu’« à tout moment de la scolarité obligatoire, lorsqu’il apparaît qu’un élève risque de ne pas maîtriser les connaissances et les compétences indispensables à la fin d’un cycle, le directeur d’école ou le chef d’établissement propose aux parents ou au responsable légal de l’élève de mettre en place un programme personnalisé de réussite éducative. » 62

  • Une circulaire annonce en juillet 200563 qu’une expérimentation sera mise en place en 2005-2006 concernant les PPRE.

  • Un décret est ensuite publié au BO en août 200564 : « À tout moment de la scolarité élémentaire, lorsqu’il apparaît qu’un élève ne sera pas en mesure de maîtriser les connaissances et les compétences indispensables à la fin du cycle, le directeur d’école propose aux parents ou au représentant légal de l’enfant de mettre en place un dispositif de soutien, notamment un programme personnalisé de réussite éducative. Un document, préalablement discuté avec les parents de l’élève ou son représentant légal, précise les formes d’aides mises en œuvre pendant le temps scolaire ainsi que, le cas échéant, celles qui sont proposées à la famille en dehors du temps scolaire. Il définit un projet individualisé qui devra permettre d’évaluer régulièrement la progression de l’élève. (…) Lorsqu’un redoublement est décidé et afin d’en assurer l’efficacité pédagogique, un programme personnalisé de réussite éducative est mis en place. »

  • Un GUIDE PRATIQUE pour l’expérimentation des programmes personnalisés de réussite éducative à l’école et au collège durant l’année scolaire 2005-2006 est mis en ligne en août 2005 sur le site pédagogique du ministère, Eduscol65.

  • La circulaire de rentrée de mars 200666 indique que « les programmes personnalisés de réussite éducative (PPRE) seront généralisés à la rentrée. Ils s’adresseront prioritairement aux élèves qui dès le CE1 connaissent encore des difficultés dans les apprentissages fondamentaux notamment en matière de lecture et d’écriture. »

  • La circulaire de mars 200667 concernant la relance de l’éducation prioritaire précise que « le programme personnalisé de réussite éducative (PPRE) est l’un des dispositifs qui doit permettre de conduire la totalité d’une classe d’âge à la maîtrise des connaissances et compétences constitutives du socle commun, à la fin de la scolarité obligatoire. Son usage doit être privilégié. Il constitue tout autant une modalité de prévention de la difficulté scolaire, visant à empêcher un redoublement, qu’un accompagnement de celui-ci lorsqu’il n’a pu être évité. »

  • La circulaire nationale sur l’évaluation nationale CE2 de juin 2006 mentionne les PPRE : « Les analyses individuelles des résultats d’élèves pour lesquels un PPRE pourrait être envisagé tiendront compte du fait que certaines compétences évaluées sont encore en cours d’acquisition à cette période de l’année. 68 »

  • Le rapport de l’inspection générale publié en juin 2006 souligne les problèmes rencontrés et formule des recommandations69.

  • Le décret de juillet 200670 définit le socle commun de connaissances et de compétences : « Les élèves qui manifestent des besoins particuliers quant aux acquisitions nécessaires à chaque palier se voient proposer un programme personnalisé de réussite éducative. » Le CE1 et le CM2 constituent les deux paliers en fin de cycle.

  • La circulaire publiée au BO de fin août71 généralise le PPRE dès la rentrée 2006 à tous les redoublants du CP au CM2 et aux élèves des deux premières années de l’école élémentaire : « le développement des programmes personnalisés de réussite éducative concerne les classes de CP et de CE1 ainsi que les élèves maintenus une année supplémentaire quel que soit leur niveau de classe. » A la rentrée 2007 « le PPRE sera étendu aux trois années du cycle des approfondissements (CE2-CM1-CM2). »

  • Le ministre de l’éducation nationale, lors d’un discours sur le budget le 27 septembre 2006, annonce des évaluations en début de CM2 : « après les PPRE en CE1 cette année, la priorité que je fixe pour la rentrée 2007 sera de mettre en place des PPRE pour les élèves de CM2, repérés en difficulté lors des évaluations qui seront organisées à ce niveau pour la première fois. »72 

  • La circulaire de rentrée 2007 annonce en janvier 2007 que les PPRE, « généralisés à toutes les classes de CE1 à l’école et à toutes les classes de 6ème au collège depuis la rentrée 2006, doivent s’étendre aux cycles 2 et 3 de l’école » : la priorité est à donner « aux redoublants dès lors que le conseil des maîtres l’estime nécessaire ».73

  • La circulaire nationale d’août 2007 sur les évaluations nationales précise que ces évaluations diagnostiques interviennent à l’école élémentaire au début de la dernière année de chacun des cycles (CE1 et CM2) « afin de laisser le temps suffisant pour la mise en place des aides nécessaires ». Ces protocoles nationaux, accompagnés de documents d’aide pédagogique à destination des enseignants « permettent aux enseignants de mieux différencier leur pédagogie et de mieux analyser les difficultés rencontrées par certains élèves afin de mettre en œuvre, au plus vite, les aides nécessaires, notamment les programmes personnalisés de réussite éducative (PPRE). Les exercices d’évaluation doivent donc être proposés à tous les élèves de CE1 et de CM2 avant la fin de mois de septembre afin que les aides puissent être mises en place dès octobre. »74

  • La circulaire de rentrée 2008 indique que « les difficultés repérées par le professeur sont traitées dans le cadre de la classe. Si elles sont plus lourdes, elles donnent lieu à une prise en charge spécifique, dans le cadre des programmes personnalisés de réussite éducative. La modification des horaires de l’école primaire à 24 heures d’enseignement pour tous les élèves permet dès la rentrée scolaire de disposer de deux heures d’enseignement par semaine pour aider les enfants qui en ont le plus besoin. L’aide est effectuée en très petits groupes, avec le cas échéant la mise en place d’un programme personnalisé de réussite éducative. Il conviendra de se référer à la circulaire d’organisation de ces aides personnalisées. Dans cette même perspective, les maîtres proposeront aux parents des élèves de cours moyen qui éprouvent des difficultés en français et en mathématiques des stages de remise à niveau de 15 à 30 heures pendant les périodes de vacances scolaires. »75

  • La circulaire de juin 2008 sur l’aide personnalisée formule le lien entre le PPRE et l’aide personnalisée : « En fonction des difficultés rencontrées par les élèves, l’aide personnalisée peut s’intégrer à un programme personnalisé de réussite éducative (PPRE) »76

  • La circulaire de rentrée 2009 rappelle que « tous les dispositifs disponibles seront mobilisés pour amener l'élève en risque de décrochage à renouer avec les apprentissages, qu'il s'agisse des programmes personnalisés de réussite éducative, de l'accompagnement éducatif ou de la personnalisation des parcours par les dispositifs en alternance. »77

  • L’inspection générale en juillet 2009 pose des questions et donne des réponses :

- « Peut-on continuer à parler de ‘’projet d’aide individualisée’’, de ‘’projet d’aide spécialisée’’ et de PPRE comme si ces éléments étaient indépendants ou alternatifs, comme s’ils étaient pensés plus en fonction des dispositifs que des élèves ? »
- « Il faut désormais lier le projet à l’élève : il ne devrait donc plus y avoir qu’un seul projet d’aide pour un élève, ce projet permettant l’articulation et la coordination des diverses prises en charge. »

- « Les PPRE doivent devenir la référence d’un unique programme individualisé de réussite, intégrant les aides données dans la classe, les temps d’aide personnalisée, les interventions des enseignants spécialisés et aussi, le cas échéant, les stages pendant les vacances et certaines interventions offertes dans le cadre de l’accompagnement éducatif. »78

  • La nouvelle circulaire de mission des RASED de juillet 2009 affirme que « Lorsque la difficulté scolaire est importante, les aides sont coordonnées et évaluées dans le cadre du P.P.R.E. »79

  • En janvier 2010 le PPRE est ainsi présenté sur le site du ministère : « Lorsque plusieurs aides sont nécessaires, notamment des aides spécialisées, un programme personnalisé de réussite éducative (PPRE) en garantit la cohérence. Ce dispositif propose des aides ciblées sur des compétences précises. Elles peuvent être internes à l'école, comme les aides spécialisées, ou dispensées à l'extérieur. »80

  • La circulaire de rentrée 2010 reformule le rôle du PPRE : « La première mesure de personnalisation du parcours scolaire à l'école est la pédagogie différenciée mise en œuvre par le maître au quotidien dans la classe. Pour mieux y parvenir, il a désormais de nouveaux moyens à sa disposition : l'aide personnalisée et les stages de remise à niveau. Le cas échéant, il a recours à l'aide des enseignants spécialisés des Rased et aux professeurs surnuméraires. Le Programme personnalisé de réussite éducative (PPRE) est le cadre de mise en cohérence des actions d'aide. Il s'appuie sur des objectifs précis, des évaluations régulières, une participation active de l'élève et de sa famille. »81

  • La circulaire de rentrée 2011 met en valeur met en valeur la dimension d’aide de l’accompagnement éducatif en cas de difficultés et son intégration dans le PPRE :

« L'accompagnement éducatif doit être mobilisé au service de la réussite scolaire. Il vient compléter les dispositifs mis en place pour les élèves en difficulté. À ce titre, il peut s'intégrer parmi les actions d'un PPRE ou venir compléter l'aide personnalisée mise en œuvre à l'école. »82

  • Elle introduit une nouvelle expression, « le PPRE passerelle » entre l’école et le collège :

« Les rencontres entre les enseignants de l'école et les enseignants de sixième « permettent de formaliser dès la fin du CM2 des « programmes personnalisés de réussite éducative (PPRE) passerelles conçus dans le cadre des commissions de liaison par le professeur des écoles et les professeurs de français et de mathématiques du collège. Ce PPRE passerelle définit les objectifs d'apprentissage prioritaires et les modalités de poursuite des aides engagées dès le début de la sixième. »
La signature du PPRE

Signalons un détail relatif à la signature du PPRE ; un rectificatif a été publié dans un BO de septembre 2006 : la phrase soulignée dans le paragraphe suivant :

« Ce document [le PPRE] devra présenter l’ensemble des informations mentionnées ci-dessus. Conçu pour être lisible par tous, il est signé par l’élève et sa famille. L’équipe pédagogique y adjoint tout support de travail complémentaire qu’elle estime nécessaire. »83

est ainsi remplacée :

« Il est conçu pour être lisible par tous. À l’école élémentaire, il est signé par les parents ou le représentant légal ; au collège, il est signé par l’élève et les parents ou le représentant légal. »84
PPRE et activités hors temps scolaire

Elles sont mentionnées dans deux textes qui n’ont pas un caractère réglementaire, tout en figurant dans des documents ministériels, et dans la dernière circulaire de rentrée :


  • Le GUIDE PRATIQUE pour l’expérimentation des programmes personnalisés de réussite éducative à l’école et au collège durant l’année scolaire 2005-2006 :

« Le programme personnalisé de réussite éducative peut intégrer des activités existant hors du temps scolaire, en particulier dans le cadre des dispositifs de réussite éducative, qui peuvent être utiles et complémentaires à l'action de l'école ou du collège. Ces activités n’ont pas un caractère obligatoire ; elles sont proposées et expliquées aux parents qui conservent le droit de décider de la participation de leur enfant. »85

  • Le rapport de l’inspection générale de 2006 :

« Les collectivités locales investissent de plus en plus le champ éducatif, des partenariats se nouent dans le cadre des politiques éducatives territoriales : contrat de ville, contrat éducatif local et tout particulièrement les dispositifs de réussite éducative en cours d’installation… Les élèves des écoles et des collèges bénéficient d’activités d’animation et d’aides diverses, des « accompagnements à la scolarité » hors temps scolaire, sans que la direction de l’établissement ou les enseignants en soient toujours informés.

Il devient indispensable, dans le cadre de la conception des PPRE, de rapprocher les divers intervenants et de conduire une réflexion sur l’emploi du temps global de l’élève, à la fois pour mieux comprendre l’origine des difficultés des apprentissages mais aussi pour permettre une prise en charge efficace, cohérente et concertée, de l’élève, dans et hors de l’école. »86

  • La circulaire de rentrée 2011:

« L'accompagnement éducatif doit être mobilisé au service de la réussite scolaire. Il vient compléter les dispositifs mis en place pour les élèves en difficulté. À ce titre, il peut s'intégrer parmi les actions d'un PPRE ou venir compléter l'aide personnalisée mise en œuvre à l'école. »87
Les documents relatifs au PPRE

  • Les redoublements

Pour éviter un redoublement, un PPRE peut être mis en place.

Si le redoublement n’est pas évité, un PPRE est prévu.
A Paris, l’inspecteur d’académie demande que deux documents soient transmis à l’inspecteur chargé de circonscription :

- les projets de PPRE à partir d’une proposition de formulaire ;

- un tableau numérique bilan des maintiens et PPRE :
Bilan des maintiens (à transmettre à l’ICC en juin avec les projets de PPRE)

Année scolaire 201… - 201...

Bilan des maintiens : récapitulatif de l'école (auquel sont joints les projets de PPRE)

Nombre de maintiens

décidés par le conseil des maîtres et acceptés par les familles

Nombre de maintiens

décidés par le conseil des maîtres et acceptés en commission d'appel

Nombre total de maintiens effectifs par classe et nombre total de des PPRE mis en place

Niveau

Total des maintiens

Total des PPRE

Niveau

Total des maintiens

Total des PPRE

Niveau

Total des maintiens

Total des PPRE

CP

 

 

CP

 

 

CP

 

 

CE1

 

 

CE1

 

 

CE1

 

 

CE2

 

 

CE2

 

 

CE2

 

 

CM1

 

 

CM1

 

 

CM1

 

 

CM2

 

 

CM2

 

 

CM2

 

 




  • La préparation du PPRE fin juin à Paris

Par une circulaire, l’inspecteur d’académie attire l’attention des enseignants sur la nécessité d’anticiper sur l’élaboration des PPRE pour les élèves que le conseil des maîtres décide de faire redoubler à la fin de l’année scolaire.

En effet, tout élève redoublant devra bénéficier d’un PPRE88, à mettre en place à partir de la rentrée suivante. A cette fin, il est important que son enseignant de l’année écoulée, qui dispose de toutes les informations nécessaires et qui aura peut-être quitté l’école en septembre, élabore avant la fin de l’année scolaire un document préparatoire simple qui comportera notamment :

- une analyse des difficultés ;

- des précisions sur les aides apportées cette année ;

- les compétences à travailler prioritairement ;

- des propositions de modalités d’action, qui seront à confirmer et à préciser à la rentrée.

Voici le formulaire proposé, à transmettre à l’inspecteur chargé de circonscription avec le tableau des maintiens ci-dessus :
Préparation du PPRE (programme personnalisé de réussite éducative)89 en juin 20…90

Nom de l’élève redoublant en 201…-201… :

Classe :

Nom de l’enseignant (ou des enseignants) de l’élève en 201… - 201… :

Analyse des difficultés ayant motivé le redoublement :

Le redoublement a-t-il été décidé avec l’accord des parents ?91

Aides mises en place au cours de l’année 20… - 20… (différenciation dans la classe, aide personnalisée, aide du RASED, mise en place d’un PPRE, SRAN, etc.), en dépit desquelles la décision de redoublement a été prise :

Compétences précises à travailler prioritairement92

Il faut que l’élève devienne capable de :

Propositions de modalités d’action, à confirmer ou à définir à la rentrée scolaire 201…93 :





  • Les projets personnalisés : PPRE, PAI, PAS, PPS (les différences)




  • PPRE : Programme personnalisé de réussite éducative

  • PAI : projet d’accueil individualisé

  • PAS : projet d’aide spécialisée

  • PPS : projet personnalisé de scolarisation



Le PPRE

  • Le PPRE est un document de communication :

« Un document, préalablement discuté avec les parents de l’élève ou son représentant légal, précise les formes d’aides mises en œuvre pendant le temps scolaire ainsi que, le cas échéant, celles qui sont proposées à la famille en dehors du temps scolaire. Il définit un projet individualisé qui devra permettre d’évaluer régulièrement la progression de l’élève. »94

  • Le PPRE est souple :

« Le PPRE est constitué d’actions qui ciblent des connaissances et des compétences précises. C’est un programme adapté aux besoins de chaque élève, qui s’appuie sur les compétences acquises. Il est en outre modulable : son contenu et son intensité évoluent en fonction de l’élève concerné. Il est enfin temporaire : sa durée est fonction de la difficulté rencontrée par l’élève, ainsi que de ses progrès. »95

  • Pour chaque élève concerné, un document clairement organisé présente le plan coordonné d’actions que constitue le PPRE. Le document, rédigé par les enseignants, précise :


- la situation de l’élève ;

- les objectifs de fin de cycle sur lesquels seront basés les bilans individuels ;

- les objectifs à court terme liés à l’action d’aide identifiée ;

- le descriptif de cette action ainsi que les indicateurs d’évaluation qui y sont associés ;

- l’échéancier des aides et des bilans intermédiaires ;

- et, enfin, les points de vue de l’enfant et de sa famille.
Ce document devra présenter l’ensemble des informations mentionnées ci-dessus.

Il est conçu pour être lisible par tous. Il est signé par les parents ou le représentant légal. 

L’équipe pédagogique y adjoint tout support de travail complémentaire qu’elle estime nécessaire.

Sa mise en œuvre est assortie d’un système d’évaluation permettant de dresser un état précis des compétences acquises par l’élève au regard des objectifs à atteindre à la fin du cycle et de les situer au regard des exigences du socle commun. 

  • Les aides sont mises en œuvre par une équipe pédagogique dont le premier acteur est le maître de la classe. Les enseignants spécialisés du RASED de la circonscription, les maîtres de CLIN, ainsi que, le cas échéant, les maîtres surnuméraires sont également appelés à apporter leur concours à la mise en œuvre des PPRE. L’appui des assistants d’éducation et des emplois vie scolaire peut également être sollicité.

  • Le directeur d’école, « garant de la pertinence du dispositif », prend en charge, avec l’enseignant de la classe, les relations avec la famille.



Le projet d’aide spécialisée

  • Dans tous les cas, mis en place par le maître chargé de l’aide à dominante pédagogique ou à dominante rééducative, le projet d'aide spécialisée donne lieu à un document écrit96.

Ce document précise :
- les objectifs visés ;

- la démarche envisagée ;

- une estimation de la durée de l'action ;

- les modalités d'évaluation de sa mise en œuvre ;

- la cohérence entre cette aide spécifique et l'aide apportée par le maître de la classe.97


  • « Les parents sont systématiquement mobilisés autour du projet d'aide de leur enfant ».


Le PAI (projet d’accueil individualisé)

Il concerne certains enfants malades :

- « Le projet d’accueil individualisé (PAI) est avant tout une démarche d’accueil résultant d’une réflexion commune des différents intervenants impliqués dans la vie de l’enfant malade. Il a pour but de faciliter l’accueil de cet enfant mais ne saurait se substituer à la responsabilité des familles. »

- « Le rôle de chacun et la complémentarité des interventions sont précisés dans un document écrit. »

- « Ce document organise, dans le respect des compétences de chacun et compte tenu des besoins thérapeutiques de l’enfant ou de l’adolescent, les modalités particulières de la vie quotidienne dans la collectivité et fixe les conditions d’intervention des partenaires. »

- « Sont notamment précisés les conditions des prises de repas, interventions médicales, paramédicales ou de soutien, leur fréquence, leur durée, leur contenu, les méthodes et les aménagements souhaités. »98
A Paris, un PAI projet d’accueil individualisé non médicalisé peut être mis en place dans les cas suivants 99 :

- pour organiser une scolarisation qui ne nécessite pas des moyens relevant de la MDPH ;

- lorsqu’une évolution est en cours quant à la reconnaissance d’un handicap, dans la perspective d’un PPS ;

- lorsqu’est exprimé un refus de toute intervention extérieure : dans ce cas, le PAI peut constituer une étape de la prise en charge.

Le PAI dit « élargi » peut être un instrument utile dans ces cas.
Le projet personnalisé de scolarisation (PPS)

Il a succédé au PIIS (projet individualisé d'intégration scolaire) dont la CCPE100 (qui n’existe plus depuis le 1er janvier 2006) était garante. Il est défini par une loi, des décrets, des circulaires :



Une loi101 

En fonction des résultats de l'évaluation, il est proposé à chaque enfant handicapé un parcours de formation qui fait l'objet d'un projet personnalisé de scolarisation assorti des ajustements nécessaires en favorisant, chaque fois que possible, la formation en milieu scolaire ordinaire. Le projet personnalisé de scolarisation constitue un élément du plan de compensation prévu dans le code de l'action sociale et des familles. Il propose des modalités de déroulement de la scolarité coordonnées, avec les mesures permettant l'accompagnement de celle-ci figurant dans le plan de compensation.

Une décret sur les dispositifs d’aide et de soutien pour la réussite des élèves à l’école102:

Le projet personnalisé de scolarisation de l’élève est élaboré à l’issue d’une évaluation de ses compétences et de ses besoins par l’équipe pluridisciplinaire d’évaluation de la MDPH à partir des propositions de la famille, et des équipes pédagogique, éducative et thérapeutique ; il aboutit à des mesures effectivement mises en œuvre. Des adaptations pédagogiques et des aides spécialisées sont mises en œuvre pour les élèves présentant un handicap ou un trouble de la santé invalidant. Suivant la nature ou la spécificité des besoins, diverses interventions peuvent être prévues dans le PPS : celles des maîtres des classes fréquentées par l’élève, celles des maîtres spécialisés, éventuellement au sein de dispositifs adaptés, ou celles de spécialistes extérieurs à l’école.

Un décret sur le parcours de formation des élèves présentant un handicap103 

Si l’équipe éducative d’une école souhaite qu’un projet personnalisé de scolarisation soit élaboré pour un élève, le directeur de l’école en informe les parents pour qu’ils en fassent la demande. Il leur propose de s’informer des aides qui peuvent être apportées dans le cadre de ce projet auprès de l’enseignant référent affecté sur le secteur dont dépend l’école. Si les parents, ne donnent pas suite dans un délai de 4 mois, l’inspecteur d’académie informe de la situation de l’élève la maison départementale des personnes handicapées qui prend toutes mesures utiles pour engager un dialogue avec les parents. L’équipe pluridisciplinaire élabore le projet personnalisé de scolarisation de l’enfant, à la demande de ses parents, et après avoir pris connaissance de son projet de formation, élément du projet de vie. Avant décision de la commission (la CDA, la commission des droits et de l’autonomie), le projet personnalisé de scolarisation est transmis aux parents.

Le projet personnalisé de scolarisation définit les modalités de déroulement de la scolarité et les actions pédagogiques, psychologiques, éducatives, sociales, médicales et paramédicales répondant aux besoins particuliers de l’élève présentant un handicap.

Si nécessaire, le projet personnalisé de scolarisation est révisé à la demande de la famille ou de l’équipe éducative de l’école concerné. Hormis les aménagements prévus dans le cadre du projet individualisé, la scolarité de l’élève se déroule dans les conditions ordinaires.

Il est enfin défini par une circulaire relative à la mise en œuvre et au suivi du projet personnalisé de scolarisation qui reprend ces différents éléments.104





Pour résumer et visualiser les dispositifs :

  • Les éléments du PPRE (programme personnalisé de réussite éducative) : aide en classe, aide personnalisée (AP), stages de remise à niveau (SRAN)

  • Le projet d’aide spécialisée en relation avec la classe (PAS)

  • Le PAI élargi (projet d’accueil individualisé non médicalisé) : organise des aménagements légers de la scolarité, et concerne notamment les troubles des apprentissages et les troubles spécifiques du langage (TSL) ; il peut concerner des élèves en situation de handicap non reconnu.

  • Le PPS (projet personnalisé de scolarisation) permet des aménagements importants de la scolarité (accompagnement par un AVS, par un service ou un établissement médico-social ou sanitaire, aménagement de l’emploi du temps …)




Cette articulation des dispositifs en système permet la prise en compte d’une typologie des difficultés et offre un choix d’actions parmi des dispositifs variés.

Chacun de ces dispositifs peut être articulé avec l’accompagnement à la scolarité (hors temps scolaire).



  • Les professeurs ressources (itinérants)


Enseignants spécialisés expérimentés, ils assurent des missions repérées selon les handicaps : handicap moteur, visuel, auditif, mental et psychique, troubles spécifiques des apprentissages.

Les professeurs ressources, spécialisés, interviennent auprès des élèves, des enseignants et des équipes dans le but de réunir des conditions de fonctionnement et des dispositions matérielles les plus efficaces possibles, de mettre en place des modalités pédagogiques adaptées, d’apporter informations et conseils sur le handicap, d’aider à l’élaboration des PPS et PAI, à la préparation en cas de besoin des dossiers d’orientation, de contribuer au partenariat entre enseignants, équipes de soins et familles.

La liste et la carte des professeurs ressources à Paris : http://ash.scola.ac-paris.fr/spip.php?rubrique66


  • R’école



L’objectif de ce dispositif 

Ce service de médiation scolaire, qui existe depuis 2006, concerne un élève en situation telle qu'il met l’école toute entière en difficulté. Le directeur y fait appel seulement quand toutes les aides (RASED, etc.) et aménagements possibles ont été mis en place et ne fonctionnent pas. Il s’agit de permettre la prise de recul d’une équipe parfois à bout, bloquée, pour reconsidérer la situation en prenant du recul, fournir le temps et l’aide nécessaires à l'élaboration de réponses. Il s’agit de « recoller », restaurer, rendre à l’élève sa place d’élève.

Le dispositif 

Une équipe d’une dizaine de personnes se consacre au « niveau 1 » : des enseignants spécialisés prennent en charge le suivi des demandes ; les EVS médiateurs interviennent auprès des enfants ; un enseignant spécialisé coordonne le dispositif. Les EVS médiateurs sont recrutés en fonction de leur expérience et de leur projet (souvent : concours de professeur des écoles, éducateurs…) et ont un stage initial de 3 à 6 semaines ; une fois en poste, ils bénéficient d’une supervision chaque semaine.

La demande 

Elle est faite par l'IEN de circonscription, à la demande du directeur, sous forme d'une fiche de demande.

Évaluation

L’un des enseignants spécialisés prend contact avec l’école après le signalement pour rencontrer lors d’un rendez-vous le plus de personnes possibles concernées par l’enfant et pour observer celui-ci ; il participe à l’équipe éducative et les parents sont associés. L’enseignant spécialisé évalue la situation et en déduit si elle relève ou non du dispositif (ce n’est pas le cas lorsqu’une mauvaise organisation est en cause, une mobilisation de l’équipe insuffisante, des relations entre adultes non mises en place, des personnes ressources non sollicitées, ou encore lorsqu’il ne s’agit pas du temps de la classe, et bien entendu lorsque cela relève du handicap).

Intervention 

Les propositions peuvent concerner l’aménagement de l'emploi du temps, le tutorat, un contrat, un changement de classe, l’accompagnement par un EVS de circonscription ou un EVS médiateur du dispositif R’école pendant une durée maximale de 6 semaines : suffisamment pour aider l’école, mais pas pour constituer une solution durable. Un contrat est alors signé entre l’école et R’école. L’enseignant spécialisé organise et suit le travail du médiateur. Il accompagne également l’équipe dans sa recherche de réponses possibles. Il peut aussi y avoir une aide à l’orientation : internat, SEGPA, MDPH. Les situations peuvent être dénouées parfois du fait qu’une personne extérieure à l’école intervient : c’est une différence avec le RASED. L’enseignant spécialisé organise et suit le travail du médiateur. Il effectue également un travail parallèle avec l’équipe dans sa recherche de réponses possibles (enseignant, directeur, RASED notamment) afin que cette médiation ponctuelle puisse se poursuivre au-delà de celle-ci.

Le niveau 2 

Il s’agit d’un espace-relais expérimental rue de l’Arbre-Sec dans des locaux appropriés : 5 élèves peuvent être accueillis avec un encadrement renforcé ; le lien reste maintenu avec l’école où l’élève se rend une demi-journée par semaine. Il s’agit de situations exceptionnelles.



  • L’accompagnement à la scolarité : à l’école, hors de l’école


L’accompagnement à la scolarité désigne :

« l’ensemble des actions visant à offrir, aux côtés de l’Ecole, l’appui et les ressources dont les enfants ont besoin pour réussir à l’Ecole, appui qu’ils ne trouvent pas toujours dans leur environnement familial et social. Ces actions, qui ont lieu en dehors des temps de l’Ecole, sont centrées sur l’aide aux devoirs et les apports culturels nécessaires à la réussite scolaire105
Clubs Coup de pouce Clé et ALEM (Ateliers Lecture Expression Mathématiques)

Ces actions d’accompagnement à la scolarité en petits groupes sont mises en œuvre en éducation prioritaire uniquement. Elles sont co-pilotées par la mairie de Paris (DASCO), l’APFEE106 et l’académie (MAEP : Mission Académique à l'Education Prioritaire)107.

Elles sont conduites par des enseignants et des animateurs et ont un fonctionnement analogue, l’une pour les élèves de CP, l’autre pour les élèves de CM2. Des mallettes de supports pédagogiques sont fournies.

L’inscription est gratuite pour les parents, mais leur engagement dans l’action est une condition.


  • Des Clubs Coup de pouce Clé existent dans toute la France avec l’APFEE, et s’adressent aux élèves de CP.

Plus de 200 villes pratiquent le Coup de pouce ; à Paris il y a, en 2010-2011, 114 écoles concernées avec 243 clubs.

Le dispositif Coup de Pouce s’adresse à une catégorie spécifique d’enfants et à leurs familles : ceux qui sont identifiés par leur maître en début de CP, comme fragiles en lecture, notamment parce qu’ils n’ont pas l’occasion de partager, le soir après l’école, des moments de lecture ou d’écriture avec un adulte. Mais ces enfants sont en difficulté légère.

Le Club est constitué d’un groupe de 5 enfants, 4 soirs par semaine, pendant 1h30.

Une séance Coup de Pouce Clé comporte plusieurs temps bien identifiés :

- un temps d’accueil des enfants pendant lequel ils sont invités à échanger sur leurs acquisitions scolaires quotidiennes, leurs apprentissages, leur environnement ;

- un temps de « travail du soir » où l’on fait ce que le maître a demandé (mais il ne s’agit pas de refaire la classe après la classe) ;

- un temps d’animation avec lecture d’une histoire, puis des activités et jeux de lecture et d’écriture.

Les objectifs principaux du Club Coup de Pouce consistent à donner aux enfants fragiles dans l’apprentissage de la lecture, un temps de contact supplémentaire avec l’écrit, à développer l’engagement de la famille aux côtés de l’enfant dans son apprentissage de la lecture.


  • Le dispositif ALEM (Atelier Lecture Expression Mathématiques) est spécifiquement parisien (62 clubs en 2010-2011).

Les ateliers visent à favoriser l’expression, à renforcer l’autonomie et à consolider les apprentissages des élèves avant leur entrée au collège.

L’atelier ALEM comporte trois temps bien identifiés en groupe de 8 enfants, 2 soirs par semaine, pendant 1h30 : un temps d’accueil des enfants pendant lequel ils sont invités à échanger sur leurs acquisitions scolaires quotidiennes, un temps d’aide aux devoirs, un temps d’animation consacré soit au français (compréhension, expression écrite ou orale), soit aux mathématiques.


  • Les rôles de chacun :



Le directeur, responsable du site :

- s’assure du respect des cadres et règles du fonctionnement du dispositif ;

- informe le coordonnateur de secteur et le relais cas de difficultés éventuelles ;

- s’assure de la bonne circulation de l’information et de la diffusion des outils pédagogiques ;

- informe et reçoit les parents individuellement ;

- organise une rencontre dans l'école avec les accompagnateurs et les enseignants des enfants ;

- veille au respect du calendrier ;

- s'assure du bon fonctionnement du club et/ou de l’atelier (salle, horaires, présence des enfants et des accompagnateurs) ;

- organise la signature des cartes d'adhérent sous la forme d'une réunion conviviale entre
parents, accompagnateurs, enfants et enseignants ;

- fait le point régulièrement sur l'implication des parents ;

- s’assure du retour des évaluations ;

- est co-responsable de la mallette pédagogique.

L'enseignant des élèves :

- participe à la réunion d’information en début d’année ;

- propose les enfants bénéficiaires, avec l’assistance éventuelle du RASED ;

- rencontre individuellement les parents ;

- rencontre le ou les accompagnateurs avant le démarrage du club ou de l’atelier, puis régulièrement tout au long de l’année dont 3 fois sur le temps d’un goûter ;

- s’informe des activités conduites dans les clubs et/ou ateliers ;

- participe aux bilans ;

- renseigne les évaluations.

L'accompagnateur :

- assiste aux formations ;

- prend en charge les enfants du club ou de l'atelier le soir de 16h30 à 18h ;

- respecte les temps de la séance ;

- participe aux bilans ;

- remplit le cahier de bord (CP) ou la fiche semaine (ALEM) ;

- veille à avoir des contacts réguliers avec les enseignants ;

- s’assure de l’implication des parents ;

- s’assure de la réception par les enfants de la revue ;

- est co-responsable de la mallette pédagogique.


L’accompagnement à la scolarité hors de l’école

L’adhésion de la part des associations à la Charte national d’accompagnement à la scolarité108 est une garantie, notamment concernant le caractère laïc de la démarche et le refus de tout prosélytisme.
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