Bibliographie bottero jean, «Naissance de Dieu»








télécharger 237.43 Kb.
titreBibliographie bottero jean, «Naissance de Dieu»
page6/6
date de publication06.01.2017
taille237.43 Kb.
typeBibliographie
b.21-bal.com > histoire > Bibliographie
1   2   3   4   5   6

- comme le rappelle Paul dans 1 Corinthiens 15, la Résurrection du Christ est le coeur de la Foi chrétienne, sans elle, notre Foi est vaine (1 Co 15, 17) ; car c’est dans la Résurrection du Christ plus que dans la foi traditionnelle d’Israël que le chrétien découvre le fondement de son Espérance, Espérance qui est celle de notre propre résurrection (cf. 1 Co 15, 19-20). Le « don de vie » de Jésus-Christ à la croix, devient pour nous, par sa Résurrection, « puissance de vie ». On est là dans le registre de la Confession de Foi, celle des premiers disciples, témoins du tombeau vide, et de tous ceux qui ont entendu la proclamation : « le Seigneur est vivant ! »  Ainsi, si les Ecritures confessent la réalité de la Résurrection, elles n’en disent pas moins que c’est une réalité paradoxale : c’est à la fois une « réalité objective », le tombeau était vide, Jésus est apparu en chair et en os à ses amis et a mangé avec eux, et une vérité que nous sommes invités à saisir par la Foi.

- en disant que « Jésus est parmi les vivants », Luc (cf. Luc 24, 5) nous dit qu’il n’y a pas de différence entre Jésus de Nazareth et « le Ressuscité » : c’est la même personne, le même être, que chacun pourra rencontrer sur les routes du monde, au travers d’une parole ou d’un repas partagé (cf. Lc 24, 13-35). De même, l’homme ressuscité sera l’homme total.
- En conclusion : pour le chrétien, Jésus est mort, Dieu l’a ressuscité, et Il est dorénavant vivant pour l’éternité auprès du Père, comme il demeure vivant et présent en chacun de nous. Et si nous confessons la « résurrection de la chair », c’est uniquement à partir de celle du Christ. C’est pour nous une Espérance qui appartient à notre « histoire à venir », une histoire étroitement liée au « Retour du Christ » et qui concerne aussi bien les vivants que les morts. Donner plus de détails comme Paul se risque parfois à le faire (1 Th 4, 3sq ; 1 Co 15, 55sq), serait des plus hasardeux. La mort reste une coupure, une séparation, ainsi croire que Dieu peut nous ressusciter, nous qui redevenons poussière, ce n’est pas croire en la survie d’une partie de nous-mêmes, qui serait immortelle, mais c’est croire à une Recréation de notre être tout entier par Dieu, comme Paul le présente à travers l’image de la graine et de l’épi qu’il utilise en 1 Corinthiens 15, 37. Mais la Résurrection c’est aussi une Nouvelle Naissance qui nous est proposée dès aujourd’hui dans la Foi au Christ qui, comme à Marthe (cf. Jean 11, 25) nous dit : « Je Suis la Résurrection et la Vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt ; et quiconque vit et croit en moi vivra ne mourra jamais ». Croyons-nous cela ?...
* * *


- Séance 9 : La Création dans l’attente de la Parousie. « De nouveaux cieux, une nouvelle terre » : retour à Eden ou nouvelle création ?
- Textes : Romains 8, 18-30 ; Esaïe 65, 17-25 et Apocalypse 21.

Bibliographie complémentaire

- BONHOEFFER Dietrich, « Création et chute », Bergers et les Mages, 1999.

- CUVILLIER Elian, « L’Apocalypse... c’était demain », Ed. du Moulin, 1987.

- LUTHER Martin, « Sur le roc de la Parole », Les Bergers et les Mages, 1996.

.1. Romains 8, 18-30.
Ce passage de l’Epître aux Romains et l’un des rares où Paul mentionne la Création. L’Apôtre nous présente là les souffrances d’une Création subissant des dommages à cause du « Péché » de l’homme. De fait, comme l’humanité, elle est en attente d’une « Libération » pour entrer tout entière dans « la liberté de la Gloire (identité) des enfants de Dieu » (v.21). Par ces mots Paul ne fait pas là de « l’écologie » avant l’heure, mais souligne les liens étroits qui unissent l’homme et le monde qui l’entoure (la Nature, l’Environnement).

La Création souffre ainsi des erreurs de l’homme, conséquence de son Péché (chez Paul, « le Péché » c’est d’abord « l’incrédulité », le contraire de la Foi, par rejet de Dieu et du Salut en Christ), mais, comme l’humanité, elle est aussi invitée à « naître d’en haut », à devenir une « nouvelle création ». Ainsi, Humanité et Nature, toutes deux soumises à l’esclavage de « la corruption » (v.21), ont à espérer en une même « Rédemption », une même « vie nouvelle ».
.2. Esaïe 65 et Apocalypse 21 : au-delà de la « fin », un « Monde nouveau ».
Des cieux nouveaux, une nouvelle terre. Plus de larmes, de cris, de souffrances, et même plus l’ombre de la mort... Sur ces points, les textes d’Esaïe et de l’Apocalypse semblent en parfait accord : les 7 premiers versets d’Apocalypse 21 réactualisant la prophétie écrite six siècles plus tôt au sein de l’école d’Esaïe. Mais alors, qu’elle est la nouveauté de Dieu dans cette « Nouvelle Création » que nous décrit le Livre de la Révélation ?

Tout d’abord, le récit de « Nouvelle Création » dans l’Apocalypse fait la part belle à la ville là où les derniers versets d’Esaïe 65 se montraient plus bucoliques. C’est que les deux univers rédactionnels sont radicalement différents. L’Idéal de ces exilés à Babylone, qui ont écrit une partie du Livre d’Esaïe, ce n’est pas la ville, mais un « Jardin », le jardin des origines, l’Eden, ce Paradis où toutes les créatures vivaient en paix autour de leur Créateur : selon Genèse 1, 30 elles étaient d’ailleurs toutes végétarienne.
En effet, pour les peuples nomades le « Lieu idéal » c’est l’Oasis, vu comme un havre de paix. C’est le modèle de « Paradis » des juifs, des musulmans ainsi que des indiens d’Amérique du Nord. Par contre, à la fin du Ier siècle de notre ère, pour les judéo-chrétiens des grandes cités d’Asie Mineure, comme Ephèse, l’idéal est la Cité avec son espace central ouvert : l’agora. Alors, il n’est pas étonnant de retrouver une « Cité de Dieu » dans cette vision des « temps de la fin ». Au bout de notre Bible, il n’y a donc pas de retour au Jardin de Genèse 1-3.

Néanmoins, il reste de nombreux points de convergence entre ces textes, qui témoignent d’une relecture par l’Auteur de l’Apocalypse des récits d’Esaïe et de Genèse 1-3 (comme « l’arbre de vie » présent en Ap 22, 2). Apocalypse 21-22 apparaît ici comme une synthèse biblique, la clef de voûte de la Bible. En effet, les chrétiens de la fin du Ier siècle (vers 90) avaient la conviction qu’une « Nouvelle Alliance » avait succédé à la « Première », une « Alliance » non plus inscrite dans la pierre de la Loi, scellée par l’encre des scribes, mais au coeur de l’homme, dans le corps et le sang du Christ et la Lumière de la Résurrection. C’est pour cela que « la Nouvelle Création » n’est pas un retour aux « choses » premières, la réintégration du « Paradis perdu » par les descendants d’Adam et Eve, comme dans le texte d’Esaïe, ni un retour cyclique des choses, comme on le concevait dans la pensée grecque, mais bien une nouveauté profonde, radicalement différente du « Jardin des origines », une « nouvelle Genèse » fruit de la même Parole souveraine et créatrice qu’en Genèse. D’ailleurs, dans le grec du texte, nous n’avons pas neos (= nouveauté chronologique) mais kainos (= radicalement neuf). Et si le monde de l’après « Retour du Christ » (la Parousie) est radicalement différent de celui que nous connaissons, c’est parce qu’il sera enfin libéré de toute forme de souffrance, de malédiction et de mort.

De même en ce qui concerne « la Nouvelle Jérusalem » décrite à partir du verset 9, elle n’a plus rien à voir avec la ville judéenne perchée sur sa colline, fut-elle « montagne sainte », elle descend, nouvelle et largement ouverte à cette humanité venant d’horizons différents qui va rejoindre son coeur par l’une de ses douze entrées. Ainsi, alors que « la cité des hommes » édifiée à Babel était construite sur la terre en direction des cieux, « la Jérusalem nouvelle » donnée par Dieu à tous les hommes est bâtie dans le ciel et descend sur la terre. Et, autre grande nouveauté, on y lit l’absence de tout Temple, de tout lieu, sanctifié ou non, où se réunir pour louer et célébrer Dieu. Dans cette Jérusalem des temps de la fin, plus besoin de « Tabernacle » renfermant le Mystère de la Présence de Dieu, car désormais Dieu lui-même habite au milieu de la multitude de ses peuples : « Il demeurera avec eux. Ils seront ses peuples et lui sera le Dieu qui est avec eux » (v.3). Autre point important, remarquons qu’il n’y a pas une unicité des peuples qui, venus des quatre horizons de la terre, entrent par les douze portes de cette « Nouvelle Jérusalem ». Cette ville est ouverte, accessible à tous et donc n’est pas l’apanage de telle ou telle nation ou religion. Par contre, si l’horizon ouvert par ces douze portes est multiple, le point de ralliement est lui unique : « le Seigneur Dieu Tout-Puissant et l’Agneau » (v.22).

Ainsi, la seule « Unité » mise ici en avant est celle qui se fonde dans cette relation collective de l’ensemble des peuples avec Dieu et « l’Agneau » (le Christ).

Enfin, si dans cette « Nouvelle Création » il n’y a plus de nuit, c’est que désormais la Lumière et la Gloire (Bonne Nouvelle) du matin de Pâques se sont levées sur le monde. Terminons en rappelant que cette Cité qui réunira tous les peuples autour de Dieu, ce n’est pas à nous de l’édifier, mais, quand les temps seront là, c’est elle qui se présentera à nous et alors « Dieu habitera avec nous, et nous serons ses peuples ». Retenons bien ce pluriel, « ses peuples », qui dit bien la diversité, même finale, de l’humanité en quête de Dieu.

Pour conclure, nous pouvons dire qu’Apocalypse 21 nous présente la Création « des origines » (Genèse 1) transfigurée par « la Révélation », le « Retour en Gloire du Christ » (Parousie), mais une Création prenant en compte l’univers créatif de l’homme, son lieu de vie social, « la Cité », pour en faire le modèle du « Monde nouveau ».


« La Nouvelle Jérusalem », Tenture de l’Apocalypse, Château d’Angers (XIV-XVème siècles


Pr Luc SERRANO, Eglises réformées de Villefranche et de Mâcon


1   2   3   4   5   6

similaire:

Bibliographie bottero jean, «Naissance de Dieu» iconÀ qui de droit et tous les lectrices/teurs
1 Au commencement Dieu créa le ciel et la terre Et Dieu dit : Que la terre se

Bibliographie bottero jean, «Naissance de Dieu» iconAux prêtres et aux diacres
«Dieu est amour» (Deus caritas est): tout provient de l’amour de Dieu, par lui tout prend forme et tout tend vers lui. L’amour est...

Bibliographie bottero jean, «Naissance de Dieu» iconSous préfecture de largentière affaire suivie par Jean-François martin...

Bibliographie bottero jean, «Naissance de Dieu» iconHôtel-Dieu Mont Saint-Martin Projet Médical
«Hôtel-Dieu» de Mont St Martin (msm) est le seul hôpital implanté sur un bassin de 120 000 habitants et 26 communes. La population...

Bibliographie bottero jean, «Naissance de Dieu» iconSuperieur et de la recherche un Peuple Un But Une Foi
...

Bibliographie bottero jean, «Naissance de Dieu» iconChapitre III sciences Error: Reference source not found
«Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné ?» Error: Reference source not found

Bibliographie bottero jean, «Naissance de Dieu» iconBibliographie thématique restreinte (1995-2006) Vous pouvez consulter...

Bibliographie bottero jean, «Naissance de Dieu» iconBibliographie “Peripherie und Zentrum”
Bibliographie récapitulative” in: Haïti: Lettres et l’être, Toronto: gref 1982

Bibliographie bottero jean, «Naissance de Dieu» iconNaissance de l'ordinateur

Bibliographie bottero jean, «Naissance de Dieu» iconLa naissance du cinéMA








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
b.21-bal.com