Bibliographie bottero jean, «Naissance de Dieu»








télécharger 237.43 Kb.
titreBibliographie bottero jean, «Naissance de Dieu»
page5/6
date de publication06.01.2017
taille237.43 Kb.
typeBibliographie
b.21-bal.com > histoire > Bibliographie
1   2   3   4   5   6

.7. Marc 2, 23-27 et Jean 14, 6 : comme Clés d’interprétation de la Loi.
- Réflexions sur l’articulation de la Loi et de la Foi : les deux usages de la Loi.
C’est Luther qui a le mieux restitué la pensée paulinienne sur les rapports entre la Loi et la Foi, en partant de l’Epître de Paul aux Romains (Rm 7-8), pensée éclairée à la lumière des Evangiles, notamment de cette rencontre entre Jésus et « le jeune homme riche » telle qu’on nous la raconte dans l’Evangile de Marc (cf. Marc 10, 17-27). Placé après la controverse avec les Pharisiens sur le « divorce », ce récit nous en éclaire les vues, faisant glisser la question initiale autour du strict respect de la Loi de Moïse, du registre juridico-moral des obligations créées par les hommes pour réglementer le « vivre ensemble » - et on peut à ce niveau être partisan du « pour » ou du « contre » -, à une Ethique du « devant Dieu » = un positionnement de chaque homme devant Dieu comme être libre et gratuitement justifié. Le réformateur Martin Luther, suivant en cela Paul en Romains 7-8, considérait deux usages de la Loi :

- Le premier, « l’usage civil », permet le « vivre ensemble ». C’est la Loi prise dans son usage quotidien : la Loi politique, c’est-à-dire celle de la Cité, réglementant la société pour y assurer la paix et le bien être du plus grand nombre. Cette Loi est fondée sur un « pacte commun » scellé entre des hommes d’une même cité, qu’on appelle aujourd’hui : Constitution, Code Civil... Déclaration des Droits de l’Homme...

Cet usage de la Loi est indépassable, il permet d’essayer de faire régner la Justice, le respect des droits de chacun - du moins en démocratie - et donne aussi des devoirs dont le premier est le respect de la Loi, devoir souvent négligé et aussi de moins en moins enseigné. Ce n’est pas contre cet usage de la Loi que Paul part en guerre dans sa Lettre aux Romains, mais plutôt contre le détournement de cette Loi faite pour harmoniser et réglementer le « vivre ensemble » - c’est le but premier des centaines de prescriptions de la Loi mosaïque - en un catalogue de « bonnes oeuvres » capables d’assurer la sanctification de l’homme, et donc son Salut, sans l’aide de Dieu. Or, pris ainsi, la Loi non seulement ne me permet jamais d’atteindre une forme de perfection qui pourrait assurer notre Salut (cf. l’histoire du « jeune homme riche »), mais au contraire peut nous emmener à succomber aux tentations et donc être révélateur du Péché de vouloir nous sauver par nous-mêmes (cf. Romains 7-8). Ainsi quand nous détournons « l’usage civil » de la Loi pour en faire un tremplin pour assurer notre Salut, aux yeux de Dieu comme aux yeux des hommes, nous rendons son accomplissement impossible ; car, et c’est l’expérience qu’a faite Saul avant sa conversion et celle de Luther 1500 ans plus tard, plus j’essaye de respecter la lettre des commandements pour devenir « saint », pour hériter de la vie éternelle, comme notre « jeune homme riche », plus je risque de me perdre dans cette quête obsessionnelle d’un état de perfection devant Dieu ; car la Loi dans sa radicalité fait alors naître ou de la transgression ou de la violence. Paul a vécu cette violence issue d’un respect aveugle et zélée d’une Loi détournée de son sens premier pour nourrir sa propre quête spirituelle - qui peut être collective -, c’est pourquoi il affirme que la Loi peut devenir source de mort en plus de révéler notre Péché.

- Et c’est là le second usage que Luther, à la suite de Paul, voit dans la Loi, un « usage pédagogique » : la Loi dévoilant ici mon Péché, celui de me sauver par mes oeuvres, donc de devenir mon propre sauveur, ... Dieu !
- Conclusion : revenir à Jean 14, 6.
Jésus le Christ est celui qui a montré l’unique accomplissement possible de la Loi, en Lui, en son Amour pour chacun de ceux qui ont choisi de suivre son Enseignement, ses Paroles : Lui-même marchant sur les routes des hommes, Lui qui est « la voie/voix de la Vérité », le seul Chemin menant au Père (cf. Jean 14, 6).

* * *

- Séance 7 : Jésus-Christ, « la Parole faite chair » au coeur de l’oeuvre de création continue de Dieu.

- Textes : Jean 1, 1-14 ; Colossiens 1, 12-23 et Hébreux 1.

Bibliographie complémentaire

- ZUMSTEIN Jean, « L’Apprentissage de la Foi », Edition du Moulin, 1993.

- Quelques remarques à propos de la Théologie johannique.
- Tout d’abord, on peut dire, pour résumer, que l’ensemble de la Théologie johannique est avant tout une Christologie, avec une forte importance de la sotériologie et une anthropologie. Cette Christologie johannique est centrée sur la révélation que le Révélateur, l’Envoyé du Père, fait lui-même de sa propre personne avec l’utilisation du « Je Suis » / Ego eimi, qui est le Nom même de Dieu tel qu’il a été révélé à Moïse au « buisson ardent ».

- En présentant Jésus comme le « Logos » / le Verbe, l’auteur de l’Evangile de Jean affirme que le Logos, la Parole, le Verbe est une Personne. D’ailleurs il ne dit pas « le Logos de Dieu », mais seulement et de façon absolue « le Logos ». Ainsi, lorsque Jean identifie pleinement Jésus au « Logos », il ne nous propose pas une définition de l’action du Verbe divin dans la personne de Jésus de Nazareth, il considère littéralement que l’affirmation « Jésus est le Logos » est définit la personne de Jésus. Tous les autres titres christologiques (Fils unique de Dieu, le seul engendré de Jean 1, 18, l’Agneau de Dieu, Messie, Fils de l’homme, ...) ne servent chez Jean qu’à commenter celui-là.
- Rapport entre le Logos johannique et « la Parole créatrice » de Genèse 1.
Nous venons de voir l’importance du Logos dans la Théologie johannique.

Ce titre christologique qui fait la particularité de l’Evangile selon Jean est bien sûr tiré directement de l’Ancien Testament, des récits du Commencement, de Genèse 1. Dieu a créé l’Univers par sa « Parole ». Sa Parole crée, organise le Chaos, mais se donne aussi comme Code de Loi pour organiser le « vivre ensemble » avec le Décalogue d’Exode 20, ces « Dix Paroles » données à Moïse sur le Sinaï. Ainsi, l’auteur du quatrième Evangile, dés le premier verset, nous renvoie à la toute première phrase de la Bible, « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre » (Genèse 1, 1) : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu » (Jean 1, 1). Cela signifie que le Logos johannique identifie pleinement la Parole de Dieu qui a créé et organisé l’Univers. Mais à la différence des récits de l’Ancien Testament, le Logos chez Jean n’est pas une expression de l’action de Dieu dans la Création, un agir fruit d’une parole, mais, nous l’avons vu plus haut, la Personne de Jésus le Christ.

La Parole ainsi considérée n’est donc pas réduite à ce que Dieu exprime, mais identifie pleinement la personne du Médiateur de la Création, présent dès le commencement auprès de Dieu. En nous disant que cette Parole qui était auprès de Dieu était Dieu, Jean ne fonde pas un système théologique construit autour d’une double divinité (di-théisme), comme certains ont pu le croire, mais affirme que le Logos n’a pas été créé et que comme Dieu il préexistait avant le Commencement. Pour le chrétien cela revient à affirmer que c’est vraiment Dieu que l’on rencontre dans son Révélateur, Jésus-Christ, comme le rappelle Jean 14, 6-7 : « Je Suis le Chemin, la Vérité, et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. »

Que veut nous faire comprendre Jean  en désignant Jésus par le « concept » de Logos ? Tout d’abord, disons clairement que le sens de ces propos ne consiste pas en quelques idées philosophiques sur « l’essence » de Dieu (une théologie), du monde (une cosmologie) et de l’homme (une anthropologie). Pour l’auteur du quatrième Evangile, la doctrine du Salut (la sotériologie) ne contient pas une cosmologie et une anthropologie matérielles. Le Sens ici n’est autre que Jésus lui-même, « La Parole qui a été faite chair » (Jean 1, 14), Une Parole fondée exclusivement sur sa Présence et qui ne peut être enseignée ou apprise comme matière à connaissance, comme c’était le cas dans les milieux philosophiques et gnostiques utilisant le concept de logos (ici identifié à une Sagesse à acquérir pour s’émanciper du monde de la matière). Dans la Tradition johannique, c’est uniquement en recevant la Personne même du Verbe Créateur, qu’on a le salut.

Notons aussi que, contrairement au logos chez Philon d’Alexandrie ou dans la Gnose, chez Jean le Verbe n’est ni une « créature » (Philon) ni un degré de « l’émanation divine » dans le monde (Gnose), le Logos, comme l’indique les versets 3-5 du prologue, est à l’origine même de la création du monde. Il est Dieu dans la mesure ou Dieu s’est fait connaître au monde à travers Lui. Contrairement à ce que certains ont pu dire, il n’y a ici ni di-théisme, ni une métaphysique abstraite ou compliquée. Ce que Jean déclare à propos du Logos qui était près de Dieu, tout en étant Dieu, n’est pas de l’ordre d’une Connaissance, c’est même tout le contraire d’une Gnose, c’est une Confession de Foi, l’interprétation d’un Evénement central pour le chrétien : l’irruption dans le monde de la Parole à travers la personne de Jésus le Christ, le Fils unique de Dieu, le seul engendré (Jean 1, 14). Nous confessons ainsi que l’on ne peut rien dire de Dieu ou sur Dieu (= établir une Théologie), en dehors de sa Parole, une Parole qui s’incarne dans le monde car elle est depuis l’Origine pour le monde. C’est le Père, le Créateur lui-même, que l’on contemple dans le Fils (cf. Jean 14, 6-7). Ainsi, la Théologie de Jean n’aboutit pas à une doctrine sur Dieu, mais nous confronte à Dieu en personne, un Dieu incarné, venu dans le monde à la rencontre des hommes.
- Notez qu’on trouve déjà les prémices de cette « Haute Christologie » (= Christ préexistant et pas seulement Messie envoyé par Dieu) chez Paul (cf. Colossiens 1, 12-23), mais aussi dans ce texte plus ancien que l’Evangile de Jean : l’Epître aux Hébreux. -

- Séance 8 : La Résurrection du Christ, la résurrection des morts : retour à la vie ou Création nouvelle ?

- Textes : 1 Corinthiens 15 ; Matthieu 28 ; Luc 24, Actes 2, 22-36 et 4, 1-22 ; Jean 20 - 21, 14.

Bibliographie complémentaire

- Fêtes & Saisons N°502 02/1996 : « Récits d’apparition du Christ ressuscité ».

- Le Monde de la Bible N°125 de mars-avril 2000 : « Jésus. Enquête sur sa mort et sa résurrection ».

- Panorama N°24 de mars 1997 : « La mort et l’au-delà ».

- La Résurrection : Ce qu’elle est... Ce qu’elle n’est pas...
.1. La Résurrection ce n’est pas...
- « la renaissance » de Jésus de Nazareth dans un autre corps, fusse-t-il parfait, à la manière dont les « Orientaux » pensent que « l’âme » d’une personne se réincarne après la mort dans un autre être pour continuer à se purifier. D’ailleurs la Foi chrétienne est contraire à toute idée de « Réincarnation ». Car pour le chrétien, l’homme est une personne individuelle qui n’est pas appelé à se désintégrer dans un « grand Tout », une « Conscience Universelle ». De plus il n’y a pas de division en lui, entre corps et esprit, l’homme est un tout et son corps n’est pas un vêtement que l’on peut changer. De plus l’homme, par l’Amour du Christ, est justement libéré de tous les déterminismes : le Péché, la mort, il n’est donc soumis à aucun « karma » (poids de ce qui a fait l’existence d’un homme). N’oublions pas que la « Réincarnation », qui est une mécanique infernale liée à la notion de rétribution de nos actes présents dans l’au-delà de nos vies, est pour les orientaux une « malédiction », et pas ce processus « d’épanouissement progressif de l’être » comme « le romantisme » occidental a voulu et veut encore le voir.

- « le retour à la vie » d’un héros mi-homme », mi-dieu (ex. Dionysos), où d’un dieu qui avait pris momentanément forme humaine avant de remonter vers l’Olympe (ex. les métamorphoses de Zeus) comme on pouvait le concevoir dans la Religion gréco-romaine.

- « la manifestation d’un esprit », d’un homme avec l’illusion d’un corps qui serait sans réelle matérialité : le Ressuscité n’est pas un « fantôme », ni un pur esprit, il mange avec ses disciples (cf. Luc 24, 43 ; Jean 21, 12-13) et les invite à le toucher (cf. Luc 24, 39 ; Jean 20, 27).

- « une vision » fruit du « souvenir » de Jésus dans le coeur des Apôtres et de tous ses fidèles depuis la découverte du tombeau vide.

- « l’a-mortalité » de l’homme ou « l’immortalité de l’âme », c’est-à-dire « ne plus mourir » ou « ne plus avoir de corps mortel », dans les deux cas ce désir de « vivre éternellement » est une négation de la finitude humaine. A propos de cette tentation, de ce vieux phantasme de l’humanité, reportons-nous aux paroles que Dieu prononcent Genèse 3, 22 : « Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d’avancer sa main, de prendre de l’arbre de vie, d’en manger, et de vivre éternellement ». Ici, l’immortalité est une véritable malédiction puisqu’elle serait l’éternelle errance d’un homme coupé de la relation de confiance avec Dieu et avec son frère.  
- En conclusion : la Résurrection du Christ, ce n’est ni la réanimation d’un cadavre, ni la réincarnation d’un esprit, ni une vision fruit d’une expérience spirituelle forte.
.2. Mais la Résurrection c’est...
- d’abord, et paradoxalement, l’affirmation de la mort, de Jésus comme la nôtre, un passage obligé et nécessaire par la Croix, lieu de la révélation de l’Identité de Fils de Dieu (Marc 15, 39).

- un Evénement, une Expérience, inexprimable dans les langages des hommes. De fait c’est avant tout une « Proclamation » : « Il est vivant ! » Des témoins ont trouvé le tombeau vide. Effrayés, certains ont pu croire qu’on avait enlevé le corps de Jésus (Jean 20, 13) ; mais peu à peu, en se rappelant les paroles qu’il leur avait dites, ils ont eu la conviction que Dieu avait « relevé » Jésus de la mort. Il s’est donc passé quelque chose puisque ces disciples absents à la croix, qui se terraient chez eux par peur d’être pris et crucifiés, nous les retrouvons quelque temps plus tard en train de proclamer sans crainte sur les places publiques : « Celui qui était mort, nous l’avons revu vivant, celui que vous avez crucifié, Dieu l’a ressuscité » (voir les premiers chapitres des Actes). Ainsi, on ne peut qu’admettre, qu’après la mort de Jésus il s’est vraiment passé quelque chose d’extraordinaire, un Evénement qui a bouleversé le coeur et la vie des disciples : « la Résurrection ».
1   2   3   4   5   6

similaire:

Bibliographie bottero jean, «Naissance de Dieu» iconÀ qui de droit et tous les lectrices/teurs
1 Au commencement Dieu créa le ciel et la terre Et Dieu dit : Que la terre se

Bibliographie bottero jean, «Naissance de Dieu» iconAux prêtres et aux diacres
«Dieu est amour» (Deus caritas est): tout provient de l’amour de Dieu, par lui tout prend forme et tout tend vers lui. L’amour est...

Bibliographie bottero jean, «Naissance de Dieu» iconSous préfecture de largentière affaire suivie par Jean-François martin...

Bibliographie bottero jean, «Naissance de Dieu» iconHôtel-Dieu Mont Saint-Martin Projet Médical
«Hôtel-Dieu» de Mont St Martin (msm) est le seul hôpital implanté sur un bassin de 120 000 habitants et 26 communes. La population...

Bibliographie bottero jean, «Naissance de Dieu» iconSuperieur et de la recherche un Peuple Un But Une Foi
...

Bibliographie bottero jean, «Naissance de Dieu» iconChapitre III sciences Error: Reference source not found
«Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné ?» Error: Reference source not found

Bibliographie bottero jean, «Naissance de Dieu» iconBibliographie thématique restreinte (1995-2006) Vous pouvez consulter...

Bibliographie bottero jean, «Naissance de Dieu» iconBibliographie “Peripherie und Zentrum”
Bibliographie récapitulative” in: Haïti: Lettres et l’être, Toronto: gref 1982

Bibliographie bottero jean, «Naissance de Dieu» iconNaissance de l'ordinateur

Bibliographie bottero jean, «Naissance de Dieu» iconLa naissance du cinéMA








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
b.21-bal.com