Bibliographie bottero jean, «Naissance de Dieu»








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- Le Mystère de l’Arbre de vie.
On parle toujours du « fruit défendu » et de « l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal », mais dans ce récit de Genèse 2-3 il y a un deuxième arbre dont les fruits sont interdits à l’Homme : « l’arbre de vie » (cf. Gn 2, 9 et Gn 3, 22). On retrouve la mention de cet arbre en Apocalypse 2, 7.22, à l’autre bout de notre Bible. Dans ces deux cas, il représente la « Sagesse infinie de Dieu », autrement dit ce qui est la source même de toute la Création, le secret de Dieu : c’est pour cela qu’on nous dit « qu’il est au-milieu du Jardin », c’est-à-dire au coeur même de l’oeuvre créatrice de Dieu. Dieu qui donne la vie est au centre de tout. C’est pour cela que goûter au fruit de cet arbre signifierait devenir « comme Dieu », c’est là le plus grand Péché de l’Homme. Peut-être qu’aujourd’hui, en voulant percer les secrets de la vie, la créer artificiellement (manipulations génétiques, plantes transgéniques, clonage...), l’Homme est en train de tendre sa main vers le fruit défendu de « l’arbre de vie ». Dans sa quête d’immortalité, après avoir proclamé la mort de Dieu, l’Homme se pose de plus en plus comme dieu, maîtrisant l’Oméga avec la bombe atomique, et l’Alpha avec la génétique.
- Eden, le Jardin de l’Homme mort.
Pourquoi ai-je écrit cette phrase à propos du « Jardin d’Eden » ? D’habitude, on présente plutôt le Jardin d’Eden comme un « Paradis perdu » à retrouver, un lieu de « délices » (c’est la signification du mot Eden en hébreu) et de joie à réintégrer. Mais à relire le texte dans sa langue d’origine, on s’aperçoit que l’homme et la femme qui y sont placés ne sont pas vivant, au sens où nous nous pouvons l’être. Certes, ils on l’air d’être heureux dans cet état de nature, sans menace de la maladie et de la mort, mais ils ne donnent pas la vie. Par contre, lorsqu’ils sont chassés du « Jardin », l’homme et la femme sont pleinement inscrits dans leur humanité. Ils réalisent alors qu’ils sont nus et fragiles. Leur regard sur eux-mêmes a changé, mais aussi sur Dieu. Avec les souffrances de l’enfantement, la nécessité de travailler la terre pour en tirer sa subsistance, l’humanité trouve son fondement, elle est alors inscrite dans la réalité de l’existence.

Ainsi, cet homme et cette femme, indifférenciés au départ, deviennent Adam et Eve, prenant conscience de leur identité, de leur finitude (mortalité), ils peuvent s’approcher l’un de l’autre pour donner la vie. La première conséquence de leur « transgression » est donc de briser net le rêve de divinisation de l’Homme en le ramenant à son humanité. Ainsi, son expulsion du « Jardin » était la condition nécessaire pour qu’il existe comme « être adulte », elle n’est donc pas du tout une malédiction, mais est, au contraire, une nouvelle naissance, car de fait elle va permettre la rencontre amoureuse de ces deux altérités irréductibles et complémentaires à la fois que sont l’homme et la femme, et ainsi à la vie de se perpétuer dans la Génération, comme l’indique la naissance de Caïn et Abel au début de chapitre 4.


- Une lecture du Psaume 8.
Ce Psaume, l’un des plus beaux et des plus anciens du Psautier, commence et finit sur la reconnaissance de la magnificence du Nom de Dieu ; mais tout au centre, nous trouvons l’Homme, placé par Dieu au cœur de la Création et en même temps au cœur des interrogations du psalmiste. En effet, tout renvoie aux deux questions posées au verset 5 : « Qu’est-ce que l’homme pour que tu te souviennes de lui ? Et le fils de l’homme pour que tu prennes garde à lui (ou « tu le visites » selon les traductions) ? » Autrement dit, qui sommes-nous, pour que Dieu s’intéresse à nous, nous visite, vienne s’incarner lui-même en un Homme ? Ces questions nous revoient à une troisième, qu’elles sous-entendent : « Qu’est-ce que l’homme pour que Dieu ait sacrifié son Fils pour lui ?

Sans doute bien plus que ce qu’on en fait aujourd’hui ! Car ce dont il est question ici, c’est la dignité humaine, la place de chacun sur terre. A l’image de Dieu, nous avons à remettre l’homme au centre de nos actions et préoccupations, comme l’ont fait ceux et celles qui de tout temps ont risqué leur vie pour venir en aide à ceux que des pouvoirs injustes et totalitaires persécutaient. Remettre l’homme et sa dignité au centre de tout, croire en lui, en son intelligence, en son élection dans la Création, voilà bien le message révolutionnaire de ce Psaume 8 ; surtout aujourd’hui, dans des sociétés qui quotidiennement mettent au centre l’argent, le pouvoir, l’ambition… mais aussi un certain fatalisme face aux épreuves et périls qui secouent l’humanité. Remettre l’homme au centre sans « tuer » Dieu, le Père, voilà le noble combat initié il y a plus d’un siècle par les mouvements issus du Christianisme social, qu’ils soient d’origine catholique ou protestante…

Le psalmiste continue sa Louange en parlant de la place particulière donnée à l’homme dans la Création : « Tu l’as fait de peu inférieur à Dieu… ! » (vs 6a)

Le Psaume 8 nous dit ainsi que Dieu a voulu que l’homme soit « un peu moindre qu’un dieu », lui mettant toute la Création en main… non pour qu’il en fasse ce que bon lui semble, la détruise - comme trop souvent aujourd’hui - mais pour qu’il la garde ; car l’homme n’en est pas le propriétaire, mais seulement le gérant. Néanmoins, que d’intérêt de la part de Dieu pour l’homme, ce pécheur, souvent plus dangereux pour lui-même et la survie de la Création qu’une violente tempête ou un puissant tremblement de terre ? Le poème témoigne de cet intérêt de Dieu pour l’homme, plus que cela, il témoigne de cet Amour qui le fera porter notre humanité, de la naissance au supplice de la croix. Cet intérêt pour l’homme comme son élection dans la Création, mais aussi l’incarnation de Dieu en Jésus de Nazareth, tout cela nous échappe ; comme aussi nous échappe la grandeur et la puissance du Nom de Dieu. Au bout du compte, nul ne peut dire pourquoi nous bénéficions de tant de grâces, même si aujourd’hui certains pensent que l’homme s’est élevé dans le champ de la Création d’abord grâce à « sa Science », une science qui a fini par le placer en quasi « dieu » d’un monde qu’il semble avoir mis sous ses pieds. Mais le psalmiste, lui, nous dit autre chose, en nous rappelant que l’autorité que nous avons sur le vivant nous la tenons de Dieu seul, il nous rappelle que nous nous élevons pas, que c’est Dieu qui nous a élevés… plutôt, que Dieu s’abaisse, vient à notre niveau, au ras de nos existences.

- Séance 3 : L’amour de Dieu pour sa Création.
- Textes : Psaumes 8, 104, 147, 148, Job 38-41, Sagesse 11, 24 à 12, 1.
Sagesse 11 24 « Tu (= Dieu) aimes tous les êtres (= les créatures) et ne détestes aucune de tes oeuvres : aurais-tu haï l’une d’elles, tu ne l’aurais pas créée. 25 Et comment un être (vivant) quelconque aurait-il subsisté, si toi, tu ne l’avais voulu, ou aurait-il été conservé sans avoir été appelé par toi. 26 Tu les épargnes tous, car ils sont à toi, Maître qui aimes la vie, 12 1 et ton esprit incorruptible est dans tous les êtres 1. »

1 Cf. Psaume 104, 29-30 ; Job 34, 14-15.
- La Sagesse.
Le plus récent des livres bibliques, entre 50 et 20 av-JC, qui plus est, écrit en grec ; deux raisons qui ont fait que ce Livre, présent dans les éditions de la Septante du début de notre ère, ait été retiré du canon hébraïque institué par les rabbins de Jamnia entre 70 et 90 ap-JC. Produite au coeur du judaïsme alexandrin, la philosophie de cette « Sagesse de Salomon » est proche de celle du grand auteur juif du début du Ier siècle de notre ère : Philon d’Alexandrie. Ce Livre a actualisé la Foi du peuple d’Israël, la mettant en dialogue avec son temps, et surtout avec la culture dominante de cette époque : la philosophie grecque, néo-platonicienne. Paul, lui aussi en dialogue avec la culture de son temps, comme les premiers Pères de l’Eglise, y a beaucoup puisé (cf. Romains 1, 20-23, Colossiens 1, 12.15.17). C’est dans ce texte très riche, que l’on va retrouver la notion « d’immortalité de l’âme »... mais aussi de récompense pour les « âmes vertueuses », notamment celles qui ont été persécutées dans leur vie terrestre. La Sagesse, « partage de la vie de Dieu », personnifie l’action de Dieu dans le monde. La Création y est là présentée comme étant fondamentalement une oeuvre de l’amour de Dieu.
- Les Psaumes.
Ce sont des prières, nées d’une expérience vécue, qui vont être continuellement reprises, réécrites, et ce, jusqu’au IIIème siècle av-JC, date de la mise en corpus de tous ces hymnes par des scribes au service du Temple. C’est eux aussi qui les ont mis en ordre. Ainsi, si nous pouvons faire remonter certains de ces « chants » à l’époque royale, d’autres sont beaucoup plus récent, composés notamment pendant et après l’exil à Babylone, ou à l’époque de l’occupation grecque, comme les textes de la Sagesse.

Les trois Psaumes choisis, ne sont pas de la même époque, mais représentent de bons exemples de « Psaumes de Création », faisant eux-mêmes parti de l’ensemble des Psaumes dit « d’admiration », qui sont des louanges à Dieu pour son action dans le monde et l’histoire. Ils ont aussi en commun d’utiliser massivement le tétragramme sacré YHWH pour nommer le Dieu d’Israël...

Dans le Psaume 104, on a trouvé des emprunts aux cultures environnantes, notamment cananéenne et égyptienne. Mais cela vaut pour beaucoup de récits bibliques, surtout les plus anciens comme ce de la Genèse (cf. les rapports étroits entre le récit du Déluge en Genèse 6 à 9 et l’épopée sumérienne - transmise par la Tradition babylonienne - de Gilgamesh, datant de la fin du IIIème millénaire av-JC). Mais si les auteurs ont ici intégré des textes extérieurs à la tradition hébraïque, ils ont toujours réinterprété ces apports à la lumière de le leur foi en un Dieu qui ne se confond jamais avec une force de la nature et, qui plus est, accorde à l’homme une place de choix dans sa Création (cf. Ps 8), ce qui était une véritable révolution pour l’époque, l’homme n’étant dans les autres cultures que le jouet des dieux ou du Destin, si peu de chose en fait.

Les Psaumes 104, 147, 148, comme les chapitres 38 à 41 de Job, montrent que toute la Création loue le Seigneur, Créateur de toute vie dans l’univers. Ici, la grandeur du cosmos renvoie bien évidemment à celle de celui qui l’a appelé à l’existence : le Seigneur Dieu. Car c’est dans la Création qu’éclate le plus la puissance et la majesté de Dieu et son Nom (cf. Ps 8). La beauté du monde doit susciter joie et jubilation chez l’homme comme elle en suscite chez Dieu. Le Psaume 8 ajoute cette interrogation fondamentale : Qu’est-ce donc que l’homme, cet être mortel si insignifiant à l’échelle de l’univers, pour que Dieu lui manifeste une telle sollicitude ? N’est-ce pas par pure bonté que Dieu en a fait son « image » et lui a demandé de régner sur tout le reste de la création ? La terre est là un don offert par Dieu aux fils d’Adam. Enfin, cette Création n’est pas une oeuvre du passé ; elle est actuelle, toujours habitée, toujours visitée, toujours accompagnée par le Créateur, qui par sa Providence assure à toutes ses créatures ce dont elles ont besoin (cf. Ps 104, 27-28).
- Job.
Ce livre fait parti des « Ecrits de sagesse » composés après le retour d’exil, au Vème siècle av-JC. A cette époque tranquille pour Israël - alors sous domination perse -, des juifs cultivés, des « sages », vont dans par écrits essayer de répondre dans la foi à certaines questions existentielles que se posent les hommes depuis toujours. Ainsi le merveilleux Livre de Job, pose la question la plus persistance chez l’homme, celle qui peut le plus faire obstacle à la Foi : la question du mal. D’ailleurs, comme pour d’autres récits bibliques, on trouve trace d’un tel récit dans la tradition sumérienne, dans le face à face « d’un homme et son Dieu » justement à propos de la souffrance et du mal... Mais revenons au livre de Job. L’auteur y lance cette interrogation toujours actuelle : « Si Dieu existe, comment peut-il permettre que l’innocent souffre ? » Dans ce poème l’auteur remet en question toutes les affirmations théologiques traditionnelles sur le mal. Il en montre la vanité. Job, qui est juste, est soudain frappé de tous les maux. Ses amis vont chacun à leur tour essayer de le convaincre que tout ce qui lui arrive à une explication ou une origine, notamment dans le péché de Job ou de l’un de ses proches. Un de ses amis dira même que ce qui lui arrive ne peut être que juste, car fruit de la volonté de Dieu qui rétribue avec justice chacun selon ses mérites.

Mais Job refuse ces explications toutes faites, il va détruire une à une ces argumentations, car il sait au fond de lui qu’il n’y a pas de péchés à l’origine des maux qui le frappent, et va même jusqu’à mettre la « justice » de Dieu en accusation. Dieu serait-il injuste ? Il veut le rencontrer face à face pour s’expliquer avec lui. Et Dieu va répondre à Job. Les chapitres 38-41 sont le récit de cette réponse de Dieu à Job, une réponse à un appel de détresse, à un cri de colère, à une demande de comptes, qui ne va pas être une explication de ce que vit Job, car Dieu n’a à se justifier de quoi que ce soit, mais il a attendu et maintenant il parle. Et que dit-il ? Tout d’abord il lance à Job : « De quel droit me demandes-tu des comptes ? » Puis il lui montre toute la Création, il lui dit l’attention qu’il porte à chacune de ses créatures, des plus petites aux plus terrifiantes comme le Behemot et le Léviathan (l’hippopotame et le crocodile), qui vus généralement par les hommes de cette époque comme des créatures « maléfiques », sont là considérées comme des chefs d’oeuvres de la Création (cf. Job 40, 19TOB) des rois parmi les animaux (cf. Job 41, 26TOB). L’existence de ces créatures fabuleuses (comme les dinosaures) montrent que dans la Création le Mystère des intentions créatrices de Dieu dépasse tout ce que l’homme peut en concevoir. Si Dieu aime ainsi toute sa création, d’autant plus aime-t-il Job !... Job enfin se tait, il accepte de ne pas comprendre, et face aux merveilles de cette Création aimée par Dieu, il ne peut que répondre par l’adoration.
* * *

- Séance 4 : Création et destructions : Dieu et le mystère du mal dans la Création.
- Textes : Genèse 3 ; Genèse 6 à 9 (le Déluge) ; Genèse 18, 16 à 19, 29 (Sodome et Gomorrhe) ; Job 1, 6 à 2, 10 ; 1 Rois 22, 19-37.


Bibliographie complémentaire sur le Livre de Job
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