Bibliographie bottero jean, «Naissance de Dieu»








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Ateliers Bibliques sur la Création

« Création et re-création,

petit parcours biblique de la Genèse à l’Apocalypse »
.1. Au Commencement : Néant ou Chaos ? Tohu Bohu, « Big Bang » ou Création ex nihilo ?

- Textes : Genèse 1 et 2 et 2 Maccabées 7, 20-23.28.

.2. La Création, un enseignement sur l’homme « image de Dieu », être libre et de relation.

- Textes : Genèse 1, 26-31 ; Genèse 2 et 3 et Psaume 8.

.3. L’amour de Dieu pour sa Création.

- Textes : Psaume 104 ; Psaume 148 ; Job 38 à 41 et Sagesse 11, 24 à 12, 1.

.4. Création et destruction : Dieu et le mystère du mal dans la Création ?

- Textes : Genèse 3 ; Genèse 6 à 9 (le Déluge) ; Genèse 19 (Sodome et Gomorrhe) et Job 1, 6-12.

.5. L’homme contre la Création.

- Textes : Genèse 4 (Caïn et Abel) ; Genèse 11, 1-9 (Babel) ; Apocalypse 6 à 9 et Apocalypse 15 à 16.

.6. Le don de la Loi, créateur d’espaces de liberté et ferment du pacte social.

- Textes : Exode 20 et Deutéronome 5 et 6 (le Décalogue) ; Matthieu 5 à 7.

.7. Jésus-Christ, la Parole faite chair, au coeur de l’œuvre créatrice de Dieu.

- Textes : Jean 1, 1-14 ; Colossiens 1, 12-23 et Hébreux 1.

.8. La Résurrection du Christ, la résurrection des morts : retour à la vie ou création nouvelle ?

- Textes : Luc 24 ; Jean 20 et 21 (récits de Résurrection) ; 1 Corinthiens 15.

.9. La Création dans l’attente de la Parousie. « De nouveaux cieux, une nouvelle terre » : retour à Eden ou nouvelle création ?

- Textes : Romains 8, 18-30 ; Esaïe 65, 17-25 et Apocalypse 21.
Bibliographie
- BOTTERO Jean, « Naissance de Dieu », Folio Histoire N°49, Gallimard.

- De PURY Albert, « Le chant de la Création », Edition du Moulin, 1986.

- GABUS J.-P., « L’amour fou de Dieu pour sa Création », les Bergers et les Mages, 1991.

- LONCHAMP J.-P., « La création du monde », Desclée de Brouwer, 1990.

- MARCHADOUR Alain, « Genèse », Bayard Editions / Centurion, 1999.

- Séance 1 : Au Commencement : Néant ou Chaos ? Tohu Bohu, « Big Bang » ou Création ex nihilo ?
- Textes : Genèse 1, 1 - 2, 3 ; 2 Maccabées 7, 20-23.28.
- Introduction.
La Bible n’est pas le « Livre de la Toute-Connaissance » de Dieu.

La Bible est un Livre écrit par des hommes en quête de sens, des hommes en dialogue intérieur avec leur Créateur. Ce Livre, plutôt, cette Bibliothèque, nous racontant surtout l’Homme, cet humain, ce couple homme-femme, en relation, conflictuelle parfois, avec Dieu. Aussi, pour lire ce Livre nul n’est besoin d’être « théologien », d’avoir un « savoir » préétabli sur Dieu, au contraire, la Bible fait de nous des « anthropologues », des chercheurs d’hommes, hommes et femmes à la recherche de nos origines, et par là d’une Identité qui, pour le croyant, ne se fonde pas seulement dans la biologie ou la génétique, mais dans l’Amour de Dieu pour toutes ses créatures, dans ce « Projet de vie » qu’il a eu « au commencement ».

C’est à cette quête des « commencements » que je vous invite aujourd’hui.
- Notes de vocabulaire.
Genèse vient du grec genesis qui signifie « origine », « commencement ».

Le texte hébreu primitif commence par le mot Béreshit, issu d’une racine qui veut dire « la tête », « le commencement » (de l’année : le roch hachana), auquel on a ajouté le préfixe B / « dans ». Littéralement, ce premier mot de la Bible, qui est aussi le titre du premier livre de la Torah (du Pentateuque), se traduit par : « dans le(s) commencement(s) », ou « dans les prémices ».

Remarquons aussi, que la première lettre de la Genèse, le beth (B) est aussi la première lettre du mot « bénédiction » / berakah mais aussi du mot « maison  » / bayit. On trouve dans la tradition rabbinique plusieurs explications au fait que la Torah commence par un Beth, la deuxième lettre de l’alphabet hébraïque, et pas par l’Aleph, la première :

- pour certains rabbins, ce serait pour mettre en rapport le récit des commencements avec le début du mot « maison », exprimant qu’avec cette première lettre de la Torah / Bible on entre dans « la Maison de Dieu » (cette lettre valant 2, elle peut signifier aussi le couple homme/femme dans la maison de Dieu) ;

- pour d’autres, commencer par la lettre Beth et pas l’Aleph (X = 1), cela veut dire que quelque chose qui appartient au Mystère de Dieu existait avant les débuts de la Création ; ainsi avant le B de Béreshit il y avait le X de Dieu.

- A propos de la « Création » dans la Bible.
La Torah demande de protéger la Création, c’est-à-dire de se situer en amont et non en aval ; de ne rien détruire plutôt que de limiter les destructions ou réparer les dégâts. Elle ordonne le respect de la nature : la terre, les plantes, les arbres, les poissons, les oiseaux, l’animal, et bien sûr l’Homme, tous ayant une place particulière et essentielle dans la Création. La Bible est une Parole préventive, alors que trop d’actions humaines se limitent au curatif.

Enfin, précisons qu’on ne trouve pas tel quel le mot « création » dans la Genèse. Ce que nous appelons « création », le texte biblique l’exprime par plusieurs verbes qui marquent toujours l’action de Dieu, par exemple : « Dieu dit... » et tout existe ; « Dieu bénit... » ...
- Histoire et commentaire du texte de Genèse 1.
Le récit de Genèse 1, 1 à 2, 3 a sans doute été écrit par des prêtres au retour de l’exil à Babylone. C’est un texte poétique et théologique qui fait une lecture liturgique de la Création. En effet il intègre l’oeuvre créatrice de Dieu sur six jour pour bien mettre en évidence l’un des fondements de la Torah : le Shabbat, le jour ou « cesse toute activité créatrice ». Ainsi ce texte sur « les origines » associe des récits étiologiques qui essaient de donner une explication aux faits constatés chaque jour par les hommes, et un récit liturgique expliquant l’origine des rites religieux, comme ici le « jour du repos ». D’ailleurs dans le texte hébreu, le septième jour est le seul à avoir un article, ce qui indique un nom commun, autrement dit « un septième jour comme tous les septièmes jour / Shabbats depuis les origines ». Remarquez aussi qu’à la fin du récit du septième jour, le refrain « Il y eu un soir, et il y eu un matin… » ne revient pas, pour bien différencier encore ce jour des six autres, et surtout laisser ouvert l’après septième jour, c’est-à-dire le temps des hommes. Par contre, les six autres jours, écrits sans l’article, sont à considérer comme des noms propres, ce sont donc des jours particuliers et de fait uniques.

En second lieu, après des années d’exil dans un pays où l’on adorait les astres, des dieux zoomorphes, les rédacteurs de Genèse 1 réaffirment la prééminence de YaHVéH, le Dieu unique, le seul Créateur du Ciel et de la Terre, du Soleil et de la Lune, des monstres marins... Ce récit a sans doute été pensé en captivité, c’est une sorte de « chant du ghetto », un appel à résister à s’assimiler dans un monde où règne les idoles de toutes sortes ; et, un peu comme les « négro spirituals » nés dans les champs de coton du sud esclavagiste des Etats-Unis, ce chant a nourri les espoirs de libération du peuple d’Israël captif à Babylone, du moins de ceux qui sont restés jusqu’au bout fidèles au Dieu unique. C’est pour cela que dans ce récit Dieu est d’abord celui qui ordonne le « Chaos », autrement dit celui qui met de l’ordre là où régnait le désordre (l’image d’un Dieu créant à partir de rien, ex-nihilo, n’arrivera qu’au IInd siècle au contact de la philosophie grecque, ce qui explique sa place tardive dans la pensée juive sur la création, cf. 2 Maccabées 7, 28-29).

Ainsi, dans le récit de la Genèse, Dieu ne part pas de rien mais d’une situation originelle de confusion et de désordre, comme celle vécue par les juifs captifs de Babylone. Les prêtres qui ont écrit ces récits voulurent ainsi rappeler à leurs contemporains les fondements de Foi du peuple d’Israël, fondements théologiques et éthiques bien ébranlés par plusieurs décennies d’exil en terre païenne. Ainsi peut-on expliquer la place des « astres », relégués au quatrième jour, plus nommé « soleil » ou « lune », cela rappellerait trop les dieux babyloniens, mais « grand et petit luminaire ». Ici, ils ne servent plus qu’a fixer la calendrier des fêtes juives.

Autre aspect important de ce texte, par rapport aux pratiques qu’il dénonce : ce Dieu dont on ne peu faire aucune image, dont on ne doit même pas prononcer le nom, désigne ici, en le créant, l’homme comme son « porte-étendard » dans la Création pour qu’il y témoigne de la présence de Dieu derrière toute vie, c’est là notre vocation d’humain créé à l’image de Dieu.

Enfin, ce qui est à la base de la Création ici, c’est la Parole, la Davar de Dieu, qui n’est pas que mots mais actes. Ainsi, l’oeuvre créatrice de Dieu ne laisse rien au hasard puisque chaque instant, chaque étape de la Création est suscitée, accompagnée par une parole, une parole de vie, une parole qui donne la vie en la bénissant à chaque fois.

* * *

- Séance 2 : La Création, un enseignement sur l’homme « image de Dieu », être libre et de relation.
- Textes : Genèse 1, 26-31 ; Genèse 2 et 3 et Psaume 8.
- Questions de datation.
- Genèse 1, 1 à Gn 2, 3, est la partie la plus récente de ces récits « de commencements », elle a été sans doute composé par un scribe, au VIème siècle, durant la période de l’exil à Babylone.

- Genèse 2, 4 à Gn 3, est par contre un passage plus ancien. Il est à relier au texte de l’Exode, car, comme lui, il utilise le tétragramme YHWH pour dire le Nom de Dieu. C’est la plus ancienne des traditions scripturaires de la Bible / Torah (entre le Xème et le VIIIème siècle av-JC).
- « A l’Image de Dieu » (Gn 1, 26-27).
A deux reprises, au verset 27, le récit souligne que « l’Homme » / Adam  est créé « à l’Image de Dieu ». Que signifie cette expression ? Qu’est-ce qui, dans l’homme, a été fait « à la ressemblance » de Dieu ? Son intelligence ? Son « âme » ? Tout son être ? ...

Dans la pensée hébraïque, et de fait dans la pensée biblique, « l’humain » est un « tout », il n’y a donc pas de dualité « corps / âme », celle-ci étant un apport tardif de la pensée grecque. De plus, le texte n’est pas à comprendre du point de vue de l’homme qui cherche à reconnaître la « part de divin » qu’il y aurait en lui, mais du point de vue de Dieu qui à travers la création de l’homme se donne un vis-à-vis dans la Création, un interlocuteur qui va recevoir, dans cette Création, une fonction particulière que rappelle le verset 28, mais aussi le Psaume 8.

Mais cette part de Dieu en l’homme n’est-elle pas cachée, inscrite dans le nom même de l’Homme, le Aleph, première lettre du mot « Dieu » / Elohim, débutant le mot Adam ?
- « Mâle et Femelle » (« masculin-féminin » plutôt « qu’homme et femme »).
L’hébreu, contrairement à nos traductions habituelles, dit bien que cet Homme créé « à l’Image de Dieu » est « un couple » composé d’un « mâle » et d’une « femelle », seule garantie de perpétuation de la vie. Outre cette évidence, nous lisons dans ce passage que la sexuation est le fondement de toute vie, une sexuation inscrite dès le commencement dans la différence, la mise en vis-à-vis de deux altérités. Ainsi, cet Humain créé « à l’Image de Dieu » n’est pas un homme tout seul ou une femme toute seule debout face à son Créateur, c’est un Couple, pas deux hommes ou deux femmes, donc deux « même », mais deux êtres différents en vis-à-vis et en relation d’altérité avec Dieu ; de plus, le texte pose une stricte égalité entre ces deux parties complémentaires de « l’Humanité ».

Enfin, sans aucune pudibonderie, la Bible inscrit bien l’Humanité dans la sexuation. Comme je l’ai dit plus haut, là où nous mettons « homme » (îsch) et « femme » (ischah), le narrateur biblique a ici écrit zakar / « mâle » et neqèbah / « femelle ». Les racines verbales de ces deux mots signifient l’action de « pénétrer » (mâle) et celle « d’être perforé » (femelle). L’égalité de base est ici inscrite dans la différence sexuelle (c’est pour cela que l’on trouve ces termes et pas îsch et ischah comme par ailleurs, notamment en Genèse 2) et non dans l’indifférenciation ou la quête du même, comme cela devient le cas aujourd’hui.
- La Vocation de « l’Homme ».
La « Vocation » de l’homme ainsi présenté dans ces récits, est de « Régner » sur la terre entière et son environnement, mais dans le sens de « gérer » et non de « transformer », car il est jardinier et non pas paysagiste. Genèse 2, 20 souligne que ce pouvoir sur la Création est lié au don du langage. Parler, nommer, c’est ici avoir un pouvoir proche de celui de Dieu, qui a tout créé par sa « Parole » / Davar. De plus, dans le monde de la Bible, le « nom » cache l’essence même des êtres et des choses. Ainsi, connaître le nom de Dieu c’est connaître Dieu. Enfin, en recevant le pouvoir de nommer les animaux, l’Homme est associé à l’acte créateur de Dieu (cf. Psaume 8), cela fait aussi de lui un être de culture.
- La « fragilité de l’homme » : Genèse 2 et Genèse 3.
L’Homme est né de la poussière de la terre et un jour il retournera à cette poussière... L’Homme n’est pas seulement « masculin et féminin », du spirituel et du terrestre, il est aussi en tension entre le « Bien » et le « Mal », l’obéissance et la désobéissance à la Loi divine (cf. Romains 7). Ainsi, en venant au monde, tout homme est placé devant un choix à faire entre le Bien et le Mal, l’obéissance et la désobéissance des commandements de Dieu, comme l’Homme (Adam) et la Femme (Eve) du récit de Genèse 3. Mais alors, pourquoi l’Homme dans ce récit des origines a-t-il choisi le « Mal » (en hébreu « la connaissance mauvaise ») plutôt que le « Bien » (« la connaissance bonne ») ?

Peut-être, du fait même de cette liberté de choix que Dieu a donné à l’Homme. La « liberté » nous rend vulnérable. L’acte même de choisir est source d’angoisse. Ainsi, ce don du « libre-arbitre » qui nous différencie des animaux, qui fait que nous ne sommes pas prisonniers de nos instincts primaires, qui est donc notre grandeur et la marque de notre élection dans la Création, est aussi ce qui explique notre faiblesse et nos chutes. Mais sans cette capacité de pouvoir dire oui ou non, de choisir, comment pourrions-nous donner une réponse libre et aimante à l’Amour premier de Dieu pour nous ? Ainsi, c’est parce qu’il a été créé Libre, que l’Homme peut entrer en relation avec son Créateur, mais aussi avec ses frères. Ainsi, en goûtant au fruit de « l’arbre de la connaissance bonne et mauvaise », l’Homme ne s’est pas perdu, comme on le dit trop souvent, il a simplement pris conscience de cette capacité à pouvoir discerner le Bien du Mal qui est la marque même de notre nature humaine.
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