Bibliographie Avant-propos








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Elisabeth Horowitz

elisabeth.horowitz@hotmail.com
Secrets Rouge Sang

Ces Secrets de Famille qui mènent au Crime

Sommaire

Avant-propos
1- Berceau secret

2- De père inconnu

3- Serial Killer

4- Les Secrets de Neptune

5- Meurtres en série

6- Scène de crime

7- Roman Noir

8- Crimes et Châtiments

9 - Odyssée Généalogique

10- Des tueurs si proches

11- Dalí Extraordinary

12- Jet Set Inceste

13- Dynastie

14- Coupable

15- Un Château en Forêt

16- À travers la vitre

17- Le Parrain

18- Souvenirs d’enfance

19- Magicien

20- Liens de Sang
Épilogue

Bibliographie

Avant-propos


Les secrets de famille conduisent, pour ceux qui les détiennent et plus encore pour ceux qui les ignorent, à des destinées inachevées, à des situations injustes et fatales, à des erreurs vitales dans les choix sentimentaux, professionnels et financiers.

La conséquence majeure du secret de famille est l’affaiblissement de l'instinct car ignorer ce qui se passe réellement dans la famille d'origine revient à être trompé.

Plus tard, cette situation a pour effet de contraindre à se tromper.

Les secrets semblent aussi immobiliser le temps, conduisant à répéter les mêmes situations d'une génération à l'autre.

Quels sont ces secrets de famille? Ils concernent l'identité des géniteurs, le père, la mère, parfois celle des deux parents et l'existence cachée de frères et soeurs. Ils concernent également les relations entre membres de la famille (incestes) ainsi que la manière dont la parenté est décédée.

Seule la vérité, une fois dévoilée, permet le retour spontané de conditions meilleures.

Après sept ouvrages théoriques, j'ai souhaité que ce livre se lise comme un roman. Cependant, à la différence du roman, et pour incroyables qu'elles paraissent, toutes les situations décrites sont vraies et témoignent d'autant de tours de force généalogiques.

On prétend généralement que la réalité dépasse la fiction et je le crois.

La réalité surpasse la fiction...De quelle manière !

1

Berceau secret


Cette veille de Noël 1975, la grande majorité des habitants de New-York a fait ses achats et rentre à son domicile les bras chargés de cadeaux. Richard Berkowitz lui, repère une femme dans la rue, la suit et tente de lui clouer un couteau entre les omoplates. Elle se met à hurler, se retourne et le regarde avec une expression horrifiée. Blessée, elle parvient à s'enfuir et ne portera pas plainte. Il ne voulait ni la toucher, ni la voler ni la violer, simplement la tuer. Ce n’était pas aussi facile que dans les films et la lame de son couteau se doubla en pénétrant dans le dos.

Quelques heures plus tard, il se dirige en voiture vers Co-op City, quartier résidentiel de classe moyenne de New York où son père et lui ont vécu1.

Il voit s’approcher Michelle Forman, une adolescente de quinze ans et en un éclair, s'avance vers elle pour la poignarder. Alors qu'elle le fixe, éberluée, incrédule, il la poignarde encore.

Il ne sait pas réellement comment tuer quelqu'un et alors que la jeune fille crie sauvagement, il doit la poignarder trois fois au niveau du torse et deux fois au visage avant qu’elle ne s’affaisse en saignant à gros bouillons. Puis il s’enfuit en courant.

Par chance, sa jeune victime survivra à ses blessures.

La nuit, Richard Berkowitz s’entraîne à devenir un assassin et la journée, il rejoint la cohorte de milliers de citadins anonymes employés à des postes peu qualifiés. Après avoir exercé différents métiers dans le secteur de la construction, de la sécurité et comme taxi, il se présente dans le secteur public et dès mars 1976, commence à travailler au service postal au département de distribution des lettres avec un salaire convenable : 13.000 dollars par an.

Ce même printemps, il se rend à Houston (Texas) où il est possible de se procurer une arme à feu sans permis ni autorisation et achète un Charter Arms .44-calibre Bulldog.
Oncle et nièce
Le 6 juillet, il place son revolver dans une poche en papier, sort en voiture parcourir les rues de New York et suit une automobile qui s’engage bientôt dans une voie d’accès privée. L'assaut est manqué, mais la nuit du 28 du même mois, avec la même arme dans une poche en papier, il prend la direction du Bronx et distingue une voiture stationnée.

Les deux femmes qui sont en train de discuter à l’intérieur sont Donna Lauria, une infirmière paramédicale de dix-huit ans travaillant au service des urgences de l'Empire State Hospital et son amie Jody Valenti, infirmière étudiante de dix-neuf ans.

Deux jours auparavant, soit le 26 juillet, Ralph Falcone, l’oncle maternel de Donna, est décédé et elle revient d'assister à la réunion familiale organisée dans les locaux des pompes funèbres de Crosby Avenue2.

Parvenu à la vitre de leur voiture, David Berkowitz ouvre le feu, vidant cinq cartouches sur les deux jeunes femmes. La première balle fait un trou dans le verre et atteint Laura au cou alors que la seconde atteint Jody dans le muscle. Berkowitz voit tomber sur elles des milliers de petits morceaux de verre et impressionné, rentre directement chez lui se mettre au lit. Laura aura survécu à son oncle quelques heures seulement…
La nuit du 23 octobre 1976, il se dirige en voiture vers le quartier de Queens et s’arrête derrière une Volkswagen rouge occupée par deux jeunes gens : Rosemary Keenan de dix huit ans, fille d’un détective de la police de New York, qui, coïncidence, allait ensuite travailler sur le cas Berkowitz et Carl Denaro, âgé de vingt ans, agent de sécurité à la Citybank et étudiant à mi-temps. Celui-ci vient de vendre sa voiture et doit, sous cinq jours, intégrer l’armée de l’air américaine.

Berkowitz vide son revolver calibre .44 à l’intérieur de la Volkwagen et atteint Denaro derrière la tête (il survivra après l’implantation d’une plaque dans le crâne), mais ne fera pas carrière dans l’armée et ne deviendra jamais photographe, sa vocation3. Par chance, Rosemary est sauve.

Ces premières victimes ont-elles quelque chose en commun ? Oui, elles portent dans leur histoire familiale des éléments clés. Le père de Carl Denaro avait été placé à l’orphelinat après la mort prématurée de sa mère, il avait huit ans. Son père (le grand-père paternel de Carl) seul avec ses dix enfants ayant décidé d’en garder cinq avec lui et de placer les cinq autres4. Or, se séparer de ses enfants est un acte contre nature qui conduit les descendants à être victimes de violences parfois mortelles.
La nuit du 26 novembre 1976 David Berkowitz reprend sa voiture et croise deux jeunes filles, Donna DeMasi5, seize ans et Joanne Lomino, dix-huit ans qui reviennent du cinéma et regagnent leurs domiciles. Elles sentent qu’elles sont suivies et pressent le pas…

Alors que Joanne atteint sa maison et cherche nerveusement ses clefs, Berkowitz les rejoint et pointe son pistolet, tire deux fois et les atteint toutes les deux. Les filles survivent pourtant à cette attaque surprise : Donna aura la clavicule détruite, quant à Joanne, la situation est beaucoup plus grave : la balle a atteint sa colonne vertébrale et elle demeurera paraplégique.
Fiançailles
La nuit du 29 janvier 1977 Richard se rend de nouveau dans le quartier de Queens et quelque chose le fait s’arrêter, sortir de sa voiture et marcher. Il repère un couple qui vient vers lui, il s'agit de Christine Freund6, une secretaire de vingt-six ans qui, au même moment, entre dans la voiture de son amant John Diehl, de trente ans, barman de profession. Tous deux reviennent d’une soirée cinéma (Rocky avec Sylvester Stallone) et d’un bon restaurant.

Amoureux, ils doivent annoncer leur engagement sentimental en vue du mariage quelques jours plus tard, le jour de la Saint-Valentin et dans leur Pontiac bleue modèle Firebird, commencent à s’embrasser.

Cette fois, David Berkowitz tient fermement le revolver des deux mains et vise la femme, c’est elle qu’il veut tuer, rien qu’elle. Il tire trois fois à travers la vitre juste face à elle. Transportée à l’hôpital, la jeune femme meurt de ses blessures à quatre heures du matin.

Annoncer des fiançailles, s’apprêter à se marier, peut-il être dangereux ? Parfois le mariage mène à un destin contraire, non seulement parce qu’il réactive l’histoire de précédents mariages familiaux (ont-ils été heureux ?) mais aussi parce qu’il est un contrat et en tant que tel, il « fixe » les données généalogiques et les secrets.
Opération Oméga
Les forces de police et la population de New York commencent à s'émouvoir de ces attaques qui semblent être perpétrées au hasard et dont de jeunes gens sont toujours les cibles. Mais comment arrêter un tueur qui agît sous l'impulsion du moment ?

Le 8 mars 1977, son jour libre, David retourne au Queens en soirée.

Ce jour-là, Virginia Voskerichian, âgée de vingt et un ans, retourne chez elle avec ses livres de classe. Née à Sofia en Bulgarie (1956) et elle est la plus jeune des trois enfants7 du couple arménien Yolanda et Garo Voskerichian.

Deux ans après sa naissance, son père a fait une demande pour quitter l’État communiste et a du attendre dix ans avant qu’elle lui soit accordée. Virginia a été naturalisée américaine le 29 juillet 1975 et, brillante intellectuelle, étudiante de russe au Barnard collège, la jeune fille souhaite devenir spécialiste politique. Cet espoir se brise lorsque Berkowitz s’approche d’elle, sort le revolver de son sac et lui tire dans le visage. Elle meurt sur le coup.

Interpellé par un policier, il s'éloigne très vite, l’attention de ce dernier étant distraite par un message radio lui parvenant au même moment.

Le 1er avril, il rédige une lettre à l’attention du chef du département spécial des homicides, le Capitaine Borelli. Ses missives successives vont devenir tout autant une tentative d'explication qu'un défi à l'arrêter et les forces de police mettent en place l'opération Omega, déployant deux cent cinquante hommes destinés à la traque du serial killer.

Nouvelles victimes
Le 17 avril, David sort en chasse de nouvelles victimes. Cette nuit-là, Valentina Suriani, dix-huit ans, étudiante en interprétation dramatique avec l’ambition de devenir également modèle et Alexander Esau, vingt ans, auxiliaire grutier8, garent leur voiture et commencent à s’embrasser. Berkowitz les remarque et stoppe la sienne à proximité, se dirige vers le couple et tire quatre fois. Valentina meurt sur le coup et Alexander moins de deux heures plus tard à l’hôpital Jacobi où il vient d’être transporté en urgence.

Le 25 juin 1977 David sort de son immeuble à dix heures du soir avec son arme calibre .44 placée dans un sac en papier et commence à circuler dans Queens.

Judy Placido vient de se diplômer du collège et vit avec sa tante Judith et sa grand-mère Domenica, sa mère Anne Victoria étant décédée de la maladie de Hodgkin en 19689.

Qu’un père se remarie peut avoir des effets négatifs lorsque sa première épouse est décédée. Car l’inconscient des enfants du premier lit capte que la place de leur mère est occupée. L’inconscient semble ne pas faire le distingo entre les épouses, perçevant de manière primitive que si la place de l’épouse est à nouveau occupée c’est que la mère est « revenue ». Ce retour démontrant qu’il n’y a pas de frontière entre monde des morts et des vivants. Cette situation contre-nature est particulièrement dangereuse. Dans le cas de Judy, son diplôme du collège est le premier évenement d’importance depuis le remariage de son père Aldo en 1972 et va donc le fixer. Avec un risque mortel.

Ce soir-là, la famille fête la réussite de Judy à ses examens et se réjouit qu’elle puisse entrer à l'Université à l'automne. Avec trois amies, Judy se rend à Alphas Disco célébrer sa réussite. Sur place, elle fait la connaissance d'un jeune homme, Sal Lupo. Sous le charme, les deux jeunes gens flirtent et rejoignent leur voiture, une Cadillac, tout en discutant du tueur qui sévit dans le quartier.

Ils ignorent qu’il est là, à quelques pas…Berkowitz les aperçoit dans leur voiture, parvient jusqu'à la hauteur de la jeune femme, tire et la détonation est assourdissante. Sal est touché à l’avant bras droit et Judy à la tête, au cou et aux épaules. Par chance, la vitre a dévié la trajectoire de la balle et miraculeusement sauvé la vie de la jeune fille.
Dernier assassinat
Richard Berkowitz se rend dans une zone de classe moyenne de Brooklynn. Stacy Moskowitz10 télétypiste de vingt ans qui chaque jour adresse des telex commerciaux en Allemagne, à Londres et Paris sort de son bureau et a rendez-vous ce samedi soir avec son petit ami. Il s’agit de Robert Violante, vendeur d’articles de confection (une place trouvée par sa mère), âgé de vingt ans lui aussi.

Tous deux se sont rencontrés dans un restaurant quarante-huit heures auparavant et Robert a d'abord flashé sur Ricky, la jeune soeur de Stacy.

Devrait-on fréquenter un homme initialement attiré vers une sœur ? Ce chassé-croisé sentimental est-il aussi innocent que l’on se plaît le croire ? Le sens commun y voit certes une situation cocasse qui ne manque pas de piquant…

Robert ignore bien sûr que dix ans plus tôt, un drame a marqué la famille car Jody, une troisiéme sœur, est décédée. Pour l’heure, les deux soeurs habitent avec leur mère Neysa et leur père Gerald qui travaille comme livreur de glaces pour Dolly Madison Ice Cream et leurs grands-parents maternels, Esther et Nat Rome.

Ce soir du 30 juillet 1977, Stacy a prévu d’aller au cinéma avec Robert et tous deux ignorent que Berkowitz les observe depuis longtemps alors qu’ils terminent la soirée en s’embrassant dans leur voiture. Parvenu à leur hauteur, il pointe son arme en direction de la tête de Stacy et tire. Robert est grièvement blessé au visage (il perdra l’œil gauche et quatre vingt pour cent de vision de l’œil droit) et Stacy, mortellement blessée, décède trente-huit heures plus tard.

Cecilia Davis, une passante, voit un jeune homme regagner sa voiture mal garée et bien qu’elle ignore qu'il s'agisse de Berkowitz, elle a compris qu’elle vient d'assister à un homicide et récupère la contravention tombée de sa voiture pour alerter la police.

Ce simple document précisant l'immatriculation permet aux autorités de localiser l'adresse du propriétaire et d'encercler son domicile. Le 10 août, après des mois de traque, David Berkowitz est enfin arrêté par les forces de Police.

Secrets de famille
Qui est ce jeune homme brun de vingt-quatre ans au physique de gros bébé qui depuis des mois terrifie les habitants de New York11 ? Qui est ce serial killer qui semble tuer au hasard ? Réponse : un enfant détruit par les secrets de famille.

Ses parents, Pearl et Nathan Berkowitz, l'ont adopté dès sa naissance survenue le 1er juin 1953. Ils l'ont recueilli à l’hôpital (ils ont fait l’adoption via un médecin) et l’ont emmené directement chez eux, au 1105 Stratford Avenue dans le Bronx.

Pearl et Nathan, alors âgés de trente-sept et quarante-trois ans se sont connus plusieurs années auparavant sur une base de l’armée américaine où tous deux servent à l'époque, elle comme secrétaire, lui comme officier et elle l’a séduit par son caractère enjoué, son amour de la danse et son sens de l’humour.

Se découvrant stérile, le couple opte pour l’adoption, même si c'est davantage Pearl qui souhaite un enfant et va se montrer possessive avec ce fils qu'elle peut gâter alors que Nathan lui, travaille six jours sur sept.

Le couple Berkowitz est chapeauté par la mère de Pearl qui a emménagé dans le même building après la mort de son mari et la situation est celle, classique, de l'épouse sous l'emprise de sa mère, le mari absent, absorbé par son travail.

Alors qu’il grandit, David apprend qu’il a été adopté, Pearl lui dit que sa mère biologique est décédée lors de l'accouchement et que son père ne pouvait pas s’occuper de lui.

Cette déclaration n’empêche pas David de souhaiter bientôt un frère ou une sœur, mais ses parents ne peuvent évidemment pas répondre à ses voeux. Il souffre d'être enfant unique car l'attention parentale est constamment dirigée vers lui et, jusqu'à l’âge de neuf ou dix ans, il dort dans la même pièce que ses parents.

Pearl prend quantité de photos, le nourrit beaucoup (trop) et le surveille constamment, en retour, il devient tyrannique, cruel, exigeant et finalement incontrôlable.
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