«Trois visions d’un futur réussi pour la France dans son contexte international en 2050» est








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La civilisation connectéeautoshape 17

Préambule


La civilisation connectée fait part d’une ambition forte, celle de construire, collectivement, et directement une nouvelle société-monde qui réponde aux défis environnementaux et sociaux :
Le pari d’une démocratie technologique : la vision de la civilisation connectée s’inspire des nouvelles opportunités offertes par le développement des technologies de l’information et de la communication, mais également des sciences du vivant et des sciences cognitives.
Le pari d’un nouvel humanisme :La culture, l’accès aux autres, l’échange et le partage peuvent constituer la nouvelle voie de développement, le nouveau champ d’expansion de l’aventure humaine. La société relationnelle est ainsi fortement marquée par la dématérialisation dans toutes ses dimensions. Il s’agit là d’une transformation qui peut complètement bouleverser l’humanité. Le développement durable du XXIe siècle consiste dès lors à basculer d’une société de consommation particulièrement prédatrice à l’encontre de la planète à une civilisation plus légère, avec de nouvelles perspectives d’enrichissement personnel à travers des relations réelles ou virtuelles, la connaissance, l’expression personnelle et le partage.

Résumé


La civilisation connectée, grâce aux Techonologie de l’Information et de la Communication, décuple les accès à l’information, ouvre des opportunités inédites d’échanges avec autrui et d’accès illimité à la connaissance. Elle offre une voie de conciliation des libertés et de l’autonomie réelle d’un côté, et d’innovation sociale et de participation à la définition de règles collectives de l’autre côté.

La civilisation connectée amplifie ainsi encore le rôle de l’initiative décentralisée dans les domaines économique et de gestion des ressources. A l’image des communautés de développeurs de logiciels libres, les individus, grâce aux TIC, peuvent initier et collaborer à des projets à des échelles non limitées géographiquement. Les frontières géographiques sont transcendées, celles entre les activités marchandes et non marchandes deviennent plus floues. La vitesse du cycle expérimentation-évaluation est accélérée et les solutions les meilleures, notamment pour l’optimisation de la gestion des ressources, sont rapidement sélectionnées. Cette vision du monde enrichit les appréhensions mentales et les comportements individuels, mélant les traditions et différences culturelles des diverses parties du mondes. Il en résulte l’harmonisation des méthodes pédagogiques et des enseignements

La civilisation connectée est celle de la démocratie directe. C’est sans doute la vision qui est le plus volatile, celle d’un équilibre en perpétuelle recomposition. C’est aussi une civilisation de l’individu, un individu multifacettes, « bidouilleur, geek, zappeur », mais aussi auto-entrepreneur ouvert tant sur le monde que sur une vie relationnelle de proximité … elle parie sur la force et la biodiversité des individualités au 21e siècle. Cependant, pour que cette démocratie directe soit appliquée au mieux il est important que la gestion des réseaux obéisse à des critères d’intérêt général, sous la surveillance des pouvoirs publics, et ne soit pas l’otage d’intérêts économiques oligopolistiques.

Le développement des TIC a des effets considérables et ouvrent de nouvelles voies de développement pour les sociétés et d’épanouissement pour les individus :


  • L’extension du champ des relations humaines et des possibilités d’accès aux connaissances 

Un enfant aura dans sa vie, qui s’étirera sur tout ce siècle, avec ses outils technologiques, accès à plus de personnes, à plus de connaissances et à plus d’expressions culturelles que toutes les générations qui l’ont précédé. Dès lors, alors que les ressources deviennent de plus en plus rares, que les possibilités d’accumulation se heurtent aux limites de la planète, un nouvel horizon s’ouvre : celui de la relation à l’autre. Les relations humaines sont, elles, sans limite : c’est dans ce sens qu’«  il y a un infini dans un monde fini ».

Les sciences du vivant et les sciences cognitives (y compris avec le développement de l’intelligence artificielle) permettent de pousser les capacités – et les performances – à la fois physiques et intellectuelles, elles repoussent les frontières de la connaissance ainsi que les limites physiques.


  • L’« hyper connexion » des individus, communautés et sociétés

L’individu et les sociétés de la civilisation connectée sont reliés en temps réels à l’actualité, aux évènements, aux autres. Cette hyper connexion bouleverse les notions de temps et d’espaces et en abolit les frontières. Ici, le pari est celui d’une intensification des échanges, de la construction d’une mondialisation au service des hommes.


  • L’émergence de la société des réseaux

A
La civilisation connectée repose sur une organisation sociale horizontale. Les hiérarchies traditionnelles sont complètement dépassées par des logiques de communication, d’information en temps réels.
côté des structurations traditionnelles du pouvoir, une autre structuration, plus transversale et plus diffuse, émerge et prend le dessus. C’est celle des relations directes entre les entreprises, les structures locales, les organisations professionnelles, culturelles et sociales, les ONG et les personnes. Les nouvelles technologies de la communication multiplient et enrichissent les capacités relationnelles directes et donnent à cette dynamique un caractère inédit dans l’histoire. Une toile dense se tisse tout autour de la planète en se nourrissant des contributions d’une multitude d’acteurs, abordant tous les sujets, permettant à chacun d’intervenir et d’avoir accès à des contenus sans cesse plus vastes. Cette structuration horizontale par le téléphone mobile, par les réseaux sociaux et par internet ne permet pas seulement le débat, elle donne accès à l’information, elle est vecteur de formation et, de plus en plus, elle nourrit l’action et suscite des initiatives. Elle bouleverse les organigrammes et accompagne la structuration de réseaux internationaux. Les citoyens, en leur nom ou de manière anonyme, peuvent investir ces nouvelles voies d’expression et de pression.


  • La réforme de l’école et l’émergence d’un programme éducatif mondial

L’avènement de cette société des réseaux a fait progresser l’interconnectivité, l’interculturalité, et, chemin faisans, fait évoluer les capacités cognitives. L’éducation redevient une garantie de bien-être social pour le potentiel de liberté qu’elle confère. L’école transmets des méthodes plutôt que des connaissances, privilégiant une grille de lecture voire un programme éducatif mondial.

  • D’une société de la consommation à une société du partage

L
Le "kit de construction du village global" (source : TED)
a révolution des TIC permet également la libre circulation et le partage des savoirs, ce qui remet en cause la propriété intellectuelle . On peut donc imaginer une civilisation où « le partage est à la révolution technologique ce que la propriété était au siècle des Lumières : un droit, un pacte social et un modèle économique »15. Avec Internet, l’individu n’est plus défini par ce qu’il possède mais par ce qu’il partage. La révolution des réseaux introduit la multitude, en opposition à la masse de la société de consommation. Elle est non-violente, démocratique, solidaire et créative et pourrait devancer le basculement de notre organisation économique vers une économie de fonctionnalité et de partage en opposition à celle de la propriété et de l’accumulation16.
L’économie de la connaissance, le développement des nouvelles technologies de communication et leur potentiel de développement d’activités nouvelles avec un contenu en matière et en énergie relativement faible par rapport aux activités économiques traditionnelles et la recomposition des formes d’organisations sociale sont les marqueurs de la société connectée. Cette vision vise également à repenser les liens entre producteur et consommateur en développant une économie de la fonctionnalité et de la contribution17. Cette démarche s’inscrit dans un processus de dématérialisation de l’économie et de développement des activités culturelles.

Tableau de bord


CIVILISATION CONNECTÉE

Système économique

Gestion des ressources naturelles

Technologie

Satisfaction

Rapport sociaux

Cadre démocratique

Notions clés

Economie de la co-construction

Dématérialisation

Information et communication

Intensité des échanges

Société des réseaux


Post-démocratie

Tendances lourdes

  • Affaiblissement des formes d’organisation économiques traditionnelles ;




  • Crises économiques et financières




Intégration des enjeux économiques et écologiques

  • Technologies de l’information et de la communication

  • Sciences cognitives et sciences du vivant

  • Appropriation sociale des technologies.

  • Multiplication des opportunités de mise en relation via les technologies, les réseaux sociaux

  • Affirmation des identités individuelles ;

  • Mobilité et assouplissement des trajectoires de vie.

Démultiplication des liens virtuels, des communautés d’appartenance

Rétrécissement des sphères de sociabilités traditionnelles : famille, école,travail…

Démocratie directe

Signaux faibles

  • Emergence de modèle économiques alternatifs

  • Partage d’objets, de services, de savoir




  • Gestion selon une approche par les biens communs

  • Robotique, intelligence artificielle




Emergence de nouvelles formes de création et d’innovation à l’échelle collective via des contributions individuelles de circonstance

Développement des réseaux sociaux…+ importance de la cooptation dans le monde du travail…

Enseignement devient multiculturel

Instrumentation des réseaux par les mouvements contestataires : révolutions arabes, activisme 2.0 (anonymus…)


Facteurs d’accélération

Refonte du droit du travail et des structures de production

Réglementation des marchés

  • Sources de financement innovantes

Innovation sociales, environnementales et technologiques décentralisées ;

Montée en capacité des réseaux

Affirmation des droits et responsabilités individuels et collectifs

Filet de sécurité vital pour compenser la précarité des relations de travail

Programme mondial éducatif

Désenchantement du politique, aspect ludique et non contraignant de ce renouvellement de l’activisme

Limites / points de rupture potentiels




Impact environnemental des TIC

Fractures numériques

Dérives d’aliénation




Dualité sociale

Exclusion

Gouvernance des réseaux

Dévoyement des réseaux : cyberterrorisme, mafias…




Contexte international : l’avènement du transnational


Les relations internationales sont reconfigurées sous l’effet des nouvelles technologies de l’information et de la communication. C’est l’univers des réseaux qui se met en place. Des réseaux horizontaux, qui passent outre les hiérarchies traditionnelles et dépassent les structures classiques du pouvoir. La bonne gestion et la sécurité des réseaux, conformément à l’intérêt général, auront été discutées et assurées au cours des conférences internationales afin de, favoriser un accès à tous au renforcement de ses facultés et permettre la sécurité des données.

L’usage intensif des TIC limite l’utilisation de transports, et généralise la dématérialisation de la consommation, ce qui, associé à la diversification des sources d’énergie, permet une forte diminution des émissions de CO2.
La gestion des conflits est permise par une autorégulation liée à un effort massif en faveur de la formation à la connaissance, à la tolérance et aux libertés individuelles, mais également par le biais d’une gouvernance mondiale qui érige les principes éthiques en règles de droit.
Contexte global

  • Prise en compte des limites de la planète dans le cadre d’une mondialisation économique et financière, pour réguler l’accès aux ressources face à une concurrence accrue et à des prix élevés.

  • Gouvernance internationale du développement durable : accord climat sur la base d’objectifs contraignants et répartition budget carbone selon des critères d’équité (principe de responsabilité communes mais différenciée).

  • Le très fort développement des réseaux de communication et l’accélération des coopérations entre acteurs recomposent l’architecture des pouvoirs et des centres de décision (système horizontal) : montée en puissance des pouvoirs locaux, des mouvements sociaux et organisations de la société civile. Les réseaux multi partenariaux se consolident ainsi pour la co-construction de règles d’usage.

  • Prise en compte des interdépendances entre territoires, communautés et Etats par l’application du principe de subsidiarité

  • Les conventions internationales régulent l’accès aux ressources naturelles.

  • Efficience du Conseil économique mondial.

  • Développement des nouvelles technologies de la communication, dématérialisation de l’économie et développement d’une économie de la connaissance.

  • Affaiblissement global de la notion de propriété intellectuelle.


Modes de vie et de consommation : connexions, intensité, échanges


La coexistence des libertés individuelles et d’un mode de vie communautaire est permise par le développement des technologies d’information et de communication.
Dématérialisation de la consommation

  • La satisfaction individuelle réorientée vers les échanges relationnels, l’accès à la culture et à l’expression culturelle ; l’expression politique collective est soutenue par les médias et les nouveaux outils de communication.

  • Transition comportementale vers la sobriété (déplacements, consommations d’eau, d’énergie, surface, déchets).

  • Dans ce contexte, la créativité est un marqueur des identités : l’ouverture des horizons permet de décupler les potentiels de chacun. La civilisation connectée parie sur son potentiel pacificateur.


autoshape 21


Escher
Consommation collaborative et accès massifs aux circuits de production locale et régionale.

  • Alimentation : transition nutritionnelle. Consommations de ressources naturelles :-20-25%; gaspillages : 10-15%.

  • Eau : qualité écologique (forte limitation des pollutions) et économie de la ressource.

  • Solidarité intergénérationnelles revivifiée sur la base des réseaux d’échanges de savoirs et de connaissances ainsi que par le développement des tribus.

  • Transports : Utilisation systématique des « transports intelligents » pour la gestion des déplacements. Généralisation du télétravail, développement fort du « télé-voyage », … en contrepartie d’allongement des déplacements. Contraintes sur les prix des déplacements en fonction de la consommation de ressources. Le relèvement des tarifs permet une gestion non déficitaire des transports collectifs, facilitant leur déploiement. La mobilité est toujours encouragée, sur des temps longs.

  • Lautoshape 18ogement : confort résidentiel renforcé et nomadisme accru. Habitats partagés. Le logement sera à énergie positive. L’habitat sera conçu comme un lieu de passage, avec beaucoup de fonctionnalités dépendantes du moment de vie, de la personne qui l’habite. Il sera modulaire avec au moins une dimension fortement communicante. Chez lui, l’homme sera à la fois isolé et connecté.

  • TIC : Maîtrise informationnelle.

  • Education et formation: accès renforcé à la connaissance et à la culture, développement de vastes réseaux de contre-culture; la capacitation technique et technologique constitue une priorité de l’éducation. Chacun peut devenir porteur d’innovations techniques, sociale, organisationnelle. La réforme du système d’éducation s’est produite partout dans le monde, s’adaptant puis encourageant les nouveaux modes de pensée liées aux outils de l’information et de la communication.

  • Travail : Le salariat deviendra l’exception, la règle devenant la location de services ou l’intermittence. Le droit du travail a éclaté, par contre des « tiers de confiance » ont fait leur apparition pour garantir le respect de chartes ou de normes Les grandes compagnies mondiales géreront les ressources et leur exploitation et la réalisation de projets se fera sur la base d’une intelligence délocalisée, mouvante, à laquelle il sera fait appel selon les besoins du projet.

Chacun travaillera donc sur des projets successifs auxquels il aura choisi d’adhérer. Les outils du web lui permettent d’avoir une connaissance des projets à l’échelle mondiale. Le travail s’organisera par réseaux, l’alliance se fera par compétences sur un projet donné. L’innovation sera ainsi décuplée. Le travail sera donc auto-régulé mais hétéro-organisé. Le mode de production sera la co-construction par des acteurs réunis virtuellement ou réellement pour un projet particulier.

On changera sans doute plusieurs fois de métier dans sa vie. Le travail sera davantage créatif, valorisant. Une part importante sera organisé sur la base de la gratuité et entrant alors dans un système d’échange local.

autoshape 18

  • Loisirs : l’homme aura plus de loisirs, et comme toute information ou connaissance, dans quelque domaine que ce soit, lui sera accessible, sa curiosité et sa créativité seront augmentée. Il developpera ainsi des nouvelles facettes de sa personnalté en adhérant à des « tribus » différentes. L’adhésion à ces « tribus » pouvant être soit de nature virtuelle, soit à base de relations réelles.




  • Trajectoires de vie intensifiées par la structuration en communautés virtuelles et temporaires.

  • La source principale de satisfaction sera la co-construction entièrement choisie : celles de projets successifs, celle de sa « tribu », celle d’une expression culturelle.

Gestion des ressources et système technico-économique


L’économie sera encore plus mondialisée, mais régulée : les capacités décuplées de communication des citoyens permettent d’accroitre la traçabilité et la transparence. ; la valeur du bien ou service se fera sur la base de la valeur d’usage. La consommation sera de type partagée, le même objet servant plusieurs fois. La notion de propriété n’ayant alors plus beaucoup d’importance, n’ayant pas de caractère pérenne.
Gestion économique des ressources naturelle : économie verte mondialisée et décentralisé

  • Ecologisation du débat économique et économicisation du débat écologique.

  • Stabilisation des niveaux de croissance du PIB à des taux faibles, cohérents avec la biocapacité.

  • Le renforcement des connaissances est dédié à l’optimisation de la gestion des ressources, naturelles et humaines : au sein des entreprises, la R&D est une priorité ; pour les autorités publiques, c’est l’éducation, la formation et le droit qui prédominent. Les investissements sont ainsi soumis à l’arbitrage entre précaution et exploration.

  • La valeur des ressources (morale et économique) et des services écologiques fait référence dans ce système.

  • Relocalisation des chaines de valeurs : coopération et mutualisation des ressources.

  • Très fort développement du marché des NTIC.

  • Les monnaies complémentaires se développent également, les cartes à puces individuelles comportent plusieurs monnaies : nationale, locale, permis d’émission de CO2

  • Capacité acquise des fonds privés éthiques et alternatifs.

  • Economie de contribution, modération de la consommation matérielle (moralisation de l’économie) fort développement des services et du virtuel. La course aux brevets est ainsi contrecarrée par le développement de l’open source.

  • Importance des services, notamment des services de partage des objets matériels (voitures, …)

  • Organisation collaborative des entreprises (sous une forme très dispersée), création collective par des acteurs réunis pour la circonstance.

  • Rôle important de l’économie domestique, sociale et solidaire et de la gratuité.

  • Optimisation de l’utilisation des ressources, développement des énergies renouvelables et du recyclage.

  • Economie de la fonctionnalité, écologie industrielle, économie circulaire.

  • Mode de revenus des medias : publicité se confronte aux développements du gratuit.

  • Les deux principes, efficacité et sobriété sont au cœur du modèle économique déconcentré et relient les individus en tant que citoyens, les communautés et entreprises productrices, les institutions régulatrices et garantes des droits.

  • Les entreprises sont extrêmement diversifiées dans leur forme. Les entraves à la liberté d’innovation sont levées.

  • Approche de la biodiversité et des ressources naturelles : conservation. Gestion des communs + protectionnisme in situ localisés + ex situ globalisé.
Recherche d’équilibres

  • Approche esthétique de la nature, reconnection charnelle et spirituelle au vivant, à la réalité, comme contrepoids à une virtualité permanente

  • La ville elle-même pourra prendre différentes formes, soit des mégalopoles soit des villes moyennes (ne pas laisser s’installer de nouvelles mégapoles et maîtriser l’évolution des mégapoles existantes) mais dans les deux cas avec des lieux de communication, permettant d’y installer des bureaux virtuels, et donc de réduire fortement les déplacements professionnels. Dans les deux cas une plus grande densification sera constatée.

  • Ressources minérales : taux de recyclage (75-90%), forte structuration des filières.




  • Mix énergétique : Au delà d’une généralisation des EnR, la connaissance minimise les risques liés aux installations et à l’utilisation de sources alternatives d’énergie (ex. hydrogène..).
Sauts technologiques et secteurs d’innovation prioritaires:

  • Diffusion large des technologies via les réseaux.

  • Techniques d’organisation : gestion des données, modération des débats virtuels, co-construction, …

  • Démultiplication des innovations décentralisées.

  • Application des principes clés : partage, bio éthique.

  • Technologies relationnelles, TIC.

  • Sciences cognitives : robotique, intelligence artificielle.

  • Sciences du vivant.

  • Bionique, matériaux organique.

  • EnR.

  • Recyclage.

Organisation sociale : la société des réseaux

Cadre démocratique : ouverture d’un nouvel espace civique

  • Internet et l’ensemble des technologies de communication reconfigurent l’espace civique de participation active aux politiques publiques.

  • Les réseaux configurent les niveaux de parole citoyens et experts : rapprochés, participation active de chacun et innovations permises.

  • Décentralisation achevée, droit d’expérimentation et d’innovation pour les collectivités virtuelles et territoriales.

  • Etats régulateurs et garants du droit.

  • Groupes de quartier auto-organisés de cogestion des ressources et des espaces publics.

  • Gouvernance ouverte des entreprises et structures productives, qui ancrées dans les territoires, participent à la définition des politiques publiques.

  • Le contre pouvoir citoyen s’exerce via une capacité d’expertise, d’influence (sur les consommations, le fonctionnement des réseaux etc.) mais également par une capacité de financement des projets qu’ils soutiennent, souhaitent voir mettre en œuvre (stratégies d’intelligence collective). Les citoyens s’auto-saisissent de l’information et dénoncent les corruptions et injustices au nom de l’égalité.

autoshape 18La gouvernance planétaire sera celle d’une corporation Planète-Monde, avec des « politiciens » administrateurs qui seront conseillés par des experts organisés eux-mêmes sur le modèle du GIEC (comité des sages). Certains droits seront universels, d’autres seront acquis selon le rôle, le statut ou les capacités. Les biens communs seront sanctuarisés et administrés sur la base de normes.

La gouvernance locale, sur la base du territoire de vie, ou de la région, se fera sur le mode électif à partir de réponses apportées aux enjeux locaux, avec un mandat précis qui sera évalué lors de la mise en œuvre. On pourrait parler d’une gouvernance de mandat, voire de démocratie directe. La réalisation des projets locaux se faisant sur une base participative, avec une innovation sociale forte. On pourra parler de projets citoyens co-construits.

De multiples coordinations devront être organisées selon les projets entre les 3 niveaux : Individu—Territoires--Planète. Les fonctions de modérateur de communautés, de tiers de confiance sont appelées à un fort développement avec une normalisation mondiale des codes de conduite et une législation sanctionnant les abus.

La connaissance multi-culturelle est intrinsèquement liée aux processus éducatifs et démocratiques. C’est le germe du goût de l’engagement et de la prise d’initiative par chacun. La généralisation de la communication, en permettant des confrontations au lointain et au différent, permet l’écoute réciproque, l’ouverture d’esprit, et la tolérance. Elle favorise en cela la cordialité et la paix.

Politiques publiques : l’accompagnement de la transition comportementale


  • Réseaux et sécurité : investissement massif dans la sécurisation des réseaux d’information. Gestion centralisée des réseaux par les pouvoirs publics. Respect des droits sur la protection des données et sur la protection intellectuelle, gouvernance selon des principes d’intérêt général.

  • Investissement : Recherche et développement sur la gestion des ressources naturelles : exploration, conservation, articulation des gestions communautaires, locales, territoriales et régionales.

  • Fiscalité environnementale contraignante : taxe carbone + déchets + normes sur les durées de vie des produits – DEEE+

  • Réglementation : Respect des normes environnementales = conditions d’accès aux marchés.

  • Droits : Garantie par le droit des libertés individuelles et de l’équité.

  • Accès aux biens essentiels : avec la disparition du droit du travail, la volatilité des périodes d’activité rémunérées propres à cette vision, l’institution d’un filet de sécurité vital doit être garanti par les pouvoirs publics : accès aux réseaux, logement, alimentation, socle de protection sociale Réinvestissement massif de l’école et de l’éducation, avec introduction des techniques de e-enseignement et e-formation

Conclusion : comment consolider la démocratie des réseaux ?


Cette société répond aux exigences d’un développement durable tout en posant un certain nombre de questions :


  • Elle permet d’atteindre le Facteur 4, car les transports sont fortement réduits au profit de « déplacements virtuels » et de communication et les bâtiments sont tous à énergie positive compte tenu de l’évolution des technologies.

Concernant la consommation de ressources, elle est fortement réduite par l’usage multi utilisateurs et par le recyclage à 100%.

  • L’exigence démocratique est grâce au système retenu, respectée, mais cela suppose que les conflits aient été résolus, ou que leur résolution soit possible, compte tenu du partage mondial de l’information. Néanmoins, les conditions de la prégnance – et du pouvoir-è des principes de transparence restent à préciser.

Comment maintenir les libertés ? Quelles capacités de régulation de la part des autorités publiques ? Cette question se pose notamment dans la mesure où l’organisation horizontale des systèmes économiques, sociaux et politiques, parallèles à la mise en place d’une gouvernance mondiale du développement durable, soulignent le recul des souverainetés nationales.

  • L’exigence sociale est sans doute le point faible de cette société, car l’homme non communicant n’y a pas sa place, ou se sentira exclu. L’homme est communicant ou ne sera pas…

« Anti vision »

Les risques de dérive :

Il subsiste des doutes sur l’efficacité réelle des progrès technologiques pour répondre aux contraintes sur les ressources (illusion de la dématérialisation) ?

Il ne faut pas sous-estimer les risques, derrière cet hyperdéveloppement des TIC, de la pression sur les ressources, de l’obsolescence programmée et les paris technologiques induits, des smart grids au déploiement des réseaux.

  • Manipulation via les réseaux : intrusion des technologies dans la vie personnelle, frontières floues entre vie privée et vie publique, risques d’atteinte aux libertés, de piratage, de cyberterrorisme.

  • Risque de creusement des inégalités sociales et territoriales du fait de la fracture numérique

  • Risque de désintégration de la gestion des ressources fort, les approches sectorielles semblant rester dominantes.

  • Résistance des acteurs économiques aux principes de l’open-source

Civilisation connectée, deux récits de vie

Une journée de M. Lemaire à Fournival

8:00. M. Lemaire arrive, comme chaque jour, à la mairie de Fournival pour occuper ses fonctions de maire de cette commune. Fournival est une commune de la grande périphérie de Paris, entièrement nouvelle, dont les 8000 nouveaux habitants apprécient à la fois un paysage rural et un confort « High tech. ». Les conditions d'exercice du métier de maire ont beaucoup changé depuis la réforme de 2036. Le conseil municipal de Fournival ne comporte que le maire et quatre adjoints, la démocratie participative rendant inutile un conseil plus nombreux. De plus la commune doit fonctionner dans un cadre défini par la Communauté de Territoire qui réunit 35 communes des alentours.

M. le maire commence par jeter un coup d'oeil sur le tableau de bord de la centrale de production d'électricité implantée sur son territoire et dont les habitants possèdent 50 % des parts. Il est satisfait, le bilan est bon et les réserves d'hydrogène sont à un niveau satisfaisant. Il y a 20 ans il s'est battu pour implanter cette centrale, aujourd'hui compte tenu du coût du kilowattheure, l'opération est bénéficiaire et la commune s'est retirée de cette installation pour investir dans de nouveaux projets.

8:30. Première réunion avec ses adjoints: un point doit être fait sur le projet de réaménagement de la place centrale pour plus de convivialité. La démocratie participative s'est largement étendue et tous les dossiers font l'objet d'une présentation à la population, puis d'un appel à contribution pour modifier éventuellement le projet, de l'établissement d'un bilan détaillé en termes financiers environnementaux et sociaux, détaillant les conséquences pour chacun, et enfin d'un vote. Tout se fait bien évidemment par voie électronique.

10:30 Deuxième réunion sur la gestion du foncier de Fournival. En effet depuis la loi de 2040 sur le foncier, celui-ci n'est plus la propriété de particuliers ou d'entreprises. Chaque citoyen reçoit à sa majorité un droit à foncier sur une parcelle de son choix. Il conservera ce droit toute sa vie ou pourra l’échanger avec d'autres. Cette mesure a permis de faire baisser le coût de location des logements, redonnant ainsi du pouvoir d'achat sans grever la compétitivité des entreprises. Aujourd'hui M. Lemaire doit examiner les candidatures qui se sont déclarées pour un droit à foncier sur Fournival

14:00-Télé-réunion avec ses collègues du Conseil de Territoire à propos du système de transport. Les transports individuels sont devenus très minoritaires sauf pour les déplacements de proximité, l'organisation des transports collectifs est donc devenue un point crucial. Une double organisation assure fluidité et rapidité avec le minimum de consommation énergétique : d'une part des transports collectifs en site propre avec des navettes fréquentes assurent les déplacements sur les axes principaux, et d'autre part une organisation collective de petits véhicules pour assurer les transports transversaux et diffus. Cette réunion porte sur ce deuxième point pour lequel un nouveau logiciel doit permettre une meilleure prise en compte des souhaits individuels et une optimisation du trajet de ces véhicules.

16:00 M. Lemaire quitte ses fonctions officielles pour se rendre à son groupe de Provoc ‘Art. L'expression culturelle sous toutes ses formes est en effet devenue une des richesses de Fournival. Plus du tiers de ses habitants participe en effet à de tels groupes. Provoc Art s'est fixée comme mission de caricaturer l'avenir de Fournival en utilisant soit des matériaux de récupération soit des matériaux locaux.

19:00 avant de rentrer chez lui, M. Lemaire prend le temps de s'arrêter au café-bistrot de la place centrale, seule institution qui met un point d'honneur à fonctionner comme il y a un siècle, plébiscitée par les Fournivaliens, et où les sentences sans nuances de la philosophie de comptoir n'ont pas dit leur dernier mot face à l'attaque des moteurs de recherche et autres encyclopédies numériques.
La Famille Rocherieux à Fournival

7:30 le réveil sonne dans l'appartement de la famille Rocherieux, habitant la commune de Fournival depuis cinq ans. Quand les parents et leurs deux enfants sont arrivés ici, ils ont trouvé cet appartement un peu froid. Certes, les enfants ont tout de suite apprécié les écrans installés un peu partout permettant de se connecter à l'ensemble de la planète ou d'établir une conversation plus intime avec un copain, ou de regarder le film de leur choix avec la toute dernière technologie en date,. Mais heureusement grâce à la modularité des cloisons et à la présence d’ artisans locaux, ils ont pu le personnaliser rapidement. L'appartement est vaste (100 m²) mais la construction très basse consommation énergétique, et le fait que les deux parents l’utilisent comme local professionnel font qu'il est tout à fait dans le conforme à la norme « planète durable ».

Le temps de se débarbouiller et de s'habiller, le robot cuisine a préparé café, chocolat, céréales, toasts. Il n'y a plus qu'à sortir confiture et miel produit à quelques centaines de mètres d'ici.

8:30 M. Rocherieux s'installe dans son coin travail. Un coup d'oeil rapide sur son courrier électronique lui permet de vérifier que sa contribution au projet australien a bien été prise en compte par le tiers de confiance, ce qui lui permettra d'être payé à coup sûr. Il avait préféré cette formule, un peu plus onéreuse pour lui, car il avait quelques doutes sur les dirigeants de ce projet. Aujourd'hui il se consacrera au projet brésilien, il en a sans doute encore pour trois semaines sur ce projet, aussi lui faudra-t-il consulter rapidement les nouveaux appels à contribution s'il ne veut pas se trouver au chômage forcé.

Mme Rocherieux est partie à la mairie de Fournival, c'est son premier jour de travail en tant que VSP, (volontaires du service public).En effet,les impôts ayant fortement diminué chaque citoyen doit contribuer pour 20 % de son temps à des fonctions de service public. Certains choisissent de travailler un jour sur cinq, mais la plupart préfèrent une année sur cinq ce qui permet de de marier efficacité professionnalisme et vie d’équipe. Mme Rocherieux, apporte ses compétences d'animatrice d'équipe.

Catherine Rocherieux (14ans) s'est enfermée dans sa chambre pour suivre le cours de mathématiques. En effet elle ne se déplace dans son centre d'enseignement qu'un jour sur deux pour des exercices ou travaux collectifs. L'autre jour, comme aujourd'hui, elle suit les cours sur son écran avec une interactivité totale. Par contre ce jour-là, elle se retrouve toujours avec ses copines à midi, pour manger au vernaculaire-food.

Pour Johan Rocherieux (12 ans), c'est une journée libre. Après l'inévitable demi-heure passée devant la console de jeu sur laquelle ils disputent une partie de SIMULX avec d'autres copains, il se consacre à sa passion de mécanique classique en réparant une vieille locomotive sortie du grenier de son grand-père. Il commandera au robot cuisine un plat et un dessert rapide avant de partir rejoindre son équipe de foot.
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