Traites des peuples sur la durabilite








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Août 2012


TRAITES DES PEUPLES SUR LA DURABILITE

LA DEMOCRATIE ECOLOGIQUE RADICALE1

 

1.       PRÉAMBULE

 

L'humanité est sur une trajectoire de collision avec la Terre : cette conclusion s’avère évidente après consultation de nombreuses études récentes sur la perte de biodiversité, le changement climatique, l'appauvrissement de l'océan et sur d'autres aspects, mais aussi après examen des expériences et observations des peuples de la planète qui voient s’effriter les systèmes qui sont à la base de leur vie. Cette crise écologique est aggravée par, et liée à, la crise quotidienne de survie économique de plus de la moitié de l'humanité, vivant dans le dénuement, la faim et les privations.

Notons que le modèle dominant de développement a non seulement échoué dans ses objectifs d’élever cette partie de l’humanité au-dessus des niveaux acceptables de pauvreté, mais qu’il a aussi considérablement augmenté les inégalités entre les riches et les pauvres, permit la surconsommation effrénée d’un côté et de terribles privations de l’autre, et a conduit directement à la non-durabilité écologique que nous constatons autour de nous. Ce modèle est fondamentalement vicié en ce qu'il est un prédateur de la nature et des gens, et qu’il est écologiquement insoutenable, et socio économiquement inéquitable. Son incarnation actuelle, portant sur la mondialisation économique imposée aux «pays en développement» et souvent accueillie par les élites économique et sociales de ces pays, n'a fait qu'exacerber les effets ci-dessus.

Nous notons également que, dans la plupart des régions du monde, la gouvernance des ressources naturelles et l’organisation de la société en général est très centralisée et imposée du haut. Même dans ce que l'on appelle aujourd'hui les « pays démocratiques », les formes de la démocratie ne sont pas suffisamment performantes ou ancrées pour permettre à tous les citoyens de participer à la prise de décisions qui sont pourtant cruciales pour leur vie. Un tel manque ou insuffisance de démocratie prévaut également dans les institutions de gouvernance de niveau international.

Il y a vingt ans (1992), à Rio de Janeiro, s’est tenu le Sommet de la Terre (la Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le Développement - CNUED), à partir duquel la Déclaration de Rio, la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), les Principes Forestiers et l'Agenda 21 ont tous émergés. Le principe de précaution a été créé. La Commission des Nations Unies sur le Développement Durable (CDD) est chargée «d'assurer un suivi efficace du Sommet  de la Terre de Rio  (CNUED)". À ce moment-là nous avions également le Centre des Nations Unies sur les Sociétés Multinationales (CNUSM) qui élaborait un code international de conduite pour les sociétés. La vision de Rio pour le «développement durable» a été réitérée et approfondie par les Objectifs du Millénaire pour le développement universellement acceptées en 2000, et renforcée par les engagements pris en 2002 au Sommet Mondial sur le Développement Durable à Johannesburg. Pourtant, comme il est admis dans le projet de déclaration de la conférence de Rio+20 et dans un certain nombre d'autres documents de l'ONU, nous n'avons pas réussi à atteindre ces objectifs. Manifestement, les stratégies adoptées durant cette période— engagées dans une mauvaise voie, n'ont pas fonctionné.

Pendant ce temps, le pouvoir des entreprises a augmenté de façon exponentielle. En 1993, le CNUSM a été fermé et la promotion de la notion de responsabilité sociale des entreprises a commencé. En 2012, nous avons fait des propositions pour une convention portant sur la responsabilité sociale des entreprises et le devoir de compte rendu, propositions qui ont été interprétées par certains de ses partisans comme une Convention sur le Suivi de la Durabilité des Entreprises. Ce ne sont plus les gouvernements qui parlent d'un instrument international qui contrôle les activités des entreprises, mais plutôt de simples initiatives volontaires contrôlées par les entreprises elles-mêmes.

A Rio +20, les pays discuteront de ces questions sous un angle nouveau, celui de l’ « économie verte ». Bien que contenant des éléments positifs, il est clair pour nous que ce nouveau cadre échoue à modifier ou affaiblir la voie prédominante du développement. Il n’y a aucune entente sur ce que signifie ce terme « économie verte ». A un extrême, c’est une autre façon de nommer la nouvelle bio-économie, dans laquelle les combustibles fossiles sont remplacés par de la biomasse comme source d’énergie, comme matières plastiques, etc. A un autre extrême, les gens pensent que ce terme peut signifier « agriculture agro-écologique ». Un terme aussi vague que cela embrouille et divise les gens et ne constitue pas une base pour les réunir. Pire, il n'aborde pas les problèmes fondamentaux des modèles centralisés actuels de gouvernance aux niveaux national et mondial, y compris le fait que les peuples autochtones, les communautés locales et les citoyens ordinaires en général continuent d'être exclus des processus décisionnels cruciaux.

C'est dans ce contexte que nous proposons une vision radicalement différente du bien-être humain, le bien être celui qui est en harmonie avec la nature et respecte les autres espèces, qui promeut l’équité socio-économique entre tous les peuples, favorise les opportunités culturelles, matérielles, économiques, sociales et politiques de tous, et habilite chaque personne et chaque communauté à participer à la prise de décisions qui affectent leur vie. Nous appelons cela la «démocratie écologique radicale», et nous présentons ci-dessous ses grands principes.
2.      PRINCIPES

 

La démocratie écologique radicale est fondée sur les principes clés suivants :
Principe n°1: Intégrité écologique

Intégrité fonctionnelle des processus écologiques (en particulier le cycle de l'eau douce mondiale), des écosystèmes et de la diversité biologique qui est à la base de toute vie sur terre.
Principe n°2: Profonde équité et justice

Accès équitable aux conditions nécessaires du bien-être (socio-culturel, économique, politique, écologique) pour tous les êtres humains des générations actuelles et futures, sans en entraver l’accès à quiconque d’autre ; Equité entre les humains et les autres éléments de la nature, et justice sociale, économique et environnementale pour tous.
Principe n°3: Droit à une participation véritable

Droit de chaque citoyen ou communauté à participer de manière significative aux décisions cruciales qui affectent sa vie, et à la définition des conditions mêmes d’une telle participation, dans le cadre d'une démocratie participative et radicale.

 

Principe n°4: Responsabilité

Responsabilité de chaque citoyen et communauté pour assurer une véritable prise de décision fondée sur les deux principes de durabilité écologique et d’équité socio-économique.

 

Principe n°5 : Diversité

Intégrité de la diversité des milieux naturels et de l’environnement, des espèces et des gènes (sauvages et domestiques) et des cultures, des modes de vie, des systèmes de savoirs, des valeurs, des politiques et des moyens de subsistance qui y sont associés (y compris ceux des peuples autochtones et des communautés locales), dans la mesure où cette intégrité est en accord avec les principes de durabilité et d'équité.
Principe n°6: Biens collectifs et solidarité

Pensée et travail collectif et coopératif fondés sur les biens communs socio-culturels, économiques et écologiques, respectant à la fois la tutelle commune, les libertés individuelles et les innovations au sein de telles communautés, avec la solidarité inter-personnelle et inter-communautaire comme point de pivot de l’ensemble.
Principe n°7: Droits de la nature

Droit de la nature et de toutes les espèces (sauvages et domestiques) à survivre et prospérer dans les conditions dans lesquelles elles ont évolué, et respect de la «communauté de vie» dans son ensemble.
Principe n°8: Résilience et adaptabilité

Capacité des communautés et de l'humanité dans son ensemble à réagir, s'adapter et soutenir la résilience nécessaire au maintien de la viabilité écologique et de l'équité face aux forces internes et externes du changement, notamment par le respect des conditions de résilience de la nature.
Principe n°9: Subsidiarité et éco-régionalisme

Communautés locales rurales et urbaines (assez petite pour que tous leurs membres puissent participer à la prise de décision) définies en tant qu’unités fondamentales de gouvernance, liées les unes aux autres aux niveaux du paysage bio-régional et éco-régional et au niveau d’institutions régionales, nationales et internationales responsables devant ces unités de base.

3.       ENGAGEMENTS
Nous exhortons les gouvernements à:

 

      Évaluer de façon critique (avec la participation pleine et effective du public) les impacts des politiques et des stratégies de «développement» qui prévalent actuellement, en particulier pour savoir si elles (a) sont écologiquement durable, (b) conduisent à une réduction des inégalités et à la promotion de l'équité entre les différents peuples et communautés, et (c) aident les gens à rapidement et suffisamment sortir des conditions de pauvreté et de privation, et présenter ces évaluations au public.

      Évaluer également de façon critique (avec la participation pleine et effective du public) les stratégies basées sur la finance ou la haute technologie, présentées actuellement comme des solutions, y compris celles qui sont proposées dans le cadre des négociations sur le changement climatique ou dans celui de la soi-disant «économie verte».

      Promouvoir, sur la base des évaluations ci-dessus, des changements fondamentaux dans les politiques et stratégies de développement en tant que voies alternatives au véritable bien être humain, écologiquement durable et socio-économiquement équitable, mettant de côté les indicateurs de développement démodés tels que le PIB et le taux de croissance économique , et en les remplaçant par des indicateurs de bien-être qui reflètent les aspects qualitatifs et quantitatifs du bonheur humain, du bien-être et de la sécurité.

      S'assurer de la reconnaissance, par voie légale ou par d’autres voies, des peuples autochtones et des communautés locales, y compris de leurs droits territoriaux et fonciers, et de leur capacité d'auto-gouvernance collective et de gestion des territoires, des terres, des eaux et des ressources, notamment à travers les Aires et Territoires du Patrimoine Autochtone et Communautaire (APAC), les Territoires bio-culturels, les approches « Caring for Country », et d'autres pratiques similaires.

      Promouvoir la compréhension et le respect des différents modes de vie, systèmes de connaissances, cultures, valeurs, écosystèmes, et politiques, en écartant les règlementations et programmes qui imposent l'uniformité pour chacun de ces aspects.

      Assurer une décentralisation effective de la gouvernance politique et économique, une habilitation des communautés locales rurales et urbaines à gérer leurs affaires, et une facilitation des relations qui les lient au niveau sous-national et national.

      Assurer le libre accès à l'information sur l'environnement, le développement et sur d'autres aspects de bien-être humain, en l’affirmant comme un droit fondamental.

      Jouer efficacement le rôle essentiel de l'état en matière d’autonomie et de satisfaction des besoins des couches les plus défavorisées de la société, y compris de ceux qui font face à l’exploitation et à la privation basées sur le sexe, les classes, les castes, l'appartenance ethnique, l'âge, ou sur d'autres aspects.

      Faciliter la recherche des voies durables et équitables du bien-être par les peuples autochtones, les communautés locales, les institutions étatiques et d'autres structures de la société civile, dans de nombreux domaines, dont ceux qui suivent (dans tous les cas, promouvoir les stratégies qui sont décentralisées et à base communautaire):

o     Souveraineté et sécurité alimentaire, y compris accès à une nourriture suffisante et nutritive

o      Agriculture durable, élevage et pêche

o      Habitat digne et adéquat

o      Sécurité de l'eau

o      Sécurité énergétique

o      Conservation de la biodiversité

o      Protection des processus écologiques (y compris des cycles de l'eau douce)

o      Restauration des écosystèmes dégradés et des processus écologiques

o      Moyens de subsistance décents et sûrs

o      Durabilité rurale et urbaine

o      Autonomie locale, enracinée localement mais renforcée au niveau régional à travers les échanges avec d’autres communautés

o      Relations économiques justes et équitables, y compris dans le commerce et les marchés

o      Production et consommation soutenable

o      Formes de prise de décision et de gouvernance démocratiques radicales qui touchent à la substance de la démocratie et n’en restent pas à la forme.

o      Intégrité et identité culturelles

o      Systèmes d'éducation et de santé appropriés et efficaces

o      Approches participatives centrées sur les personnes

     Féliciter et encourager les communautés qui sont déjà engagées dans ce qui précède.

     Réglementer de façon stricte et dynamique les activités du secteur privé des entreprises, sans laisser cours aux engagements « volontaires » ou aux mesures de responsabilité sociale des entreprises, mais en s’assurant qu'il reste dans les limites de la durabilité écologique et de l’équité socio-économique.

      Décourager et réguler activement la surconsommation des ressources et des espaces par certaines parties de la société.

      Assumer leur rôle de soutien et de promotion de l'éducation, de la recherche et du développement dans les domaines pertinents vis-à-vis de la durabilité et de l'équité, en utilisant pour cela la meilleure synergie entre «tradition» et «modernité».

      Promouvoir, dans toutes leurs politiques et programmes, une relation éthique avec la nature et la terre, qui respecte les droits à survivre et à s'épanouir.

      Veiller à ce que toutes leurs politiques, programmes et institutions soient orientés vers les actions ci-dessus.

 

Nous proposons que les organisations de la société civile:

     Évaluent de manière indépendante les problèmes fondamentaux posés par les modèles actuels de développement et de gouvernance, notamment par le biais de mesures telles que l'empreinte écologique, et rendent leurs évaluations accessibles au public pour une utilisation dans le plaidoyer et les orientations à fournir aux gouvernements.

       Evaluer, également de façon indépendante, les insuffisances des différentes solutions fondées sur la finance, le marché et la technologie lourde en réponse à la crise écologique.

       Plaidoyer, inciter, et pousser les agences gouvernementales concernées (et les autres agences) à changer radicalement ces modèles, y compris par et avec les mouvements de masse populaires.

       Apprennent et promeuvent les moyens alternatifs pour atteindre un bien-être durable et équitable, et en crée de nouveaux, y compris dans les secteurs mentionnés ci-dessus, en particulier en redécouvrant et en promouvant le pouvoir et le rôle des «Peuples» et des communautés locales» qui sont des unités sociales auto-définies liées à l'environnement local géré et gouverné collectivement pour les générations futures.

       Défendent les droits sur des aires et des territoires en tant que bases les plus cruciales des modes de vie et cultures des peuples autochtones et des communautés locales.

       Participent aux luttes des opprimés et les facilitent (en particulier celles des peuples autochtones, des communautés locales et des femmes) pour l’obtention de droits humains, environnementaux et socio-économiques, y compris de droits territoriaux et du droit de participer aux décisions qui affectent leur vie.

       Défendent vigoureusement la diversité des cultures, les modes de vie, les systèmes de savoirs, les valeurs, les systèmes et les processus écologiques (y compris les espèces et les gènes), et les systèmes politiques, en résistant à l'imposition de l'uniformité.

       Promeuvent les processus communaux et collectifs dans divers domaines, y compris économique, social, intellectuel, culturel et écologique.

      Adoptent et promeuvent l'adoption de modes de consommation et de production qui sont compatibles avec la durabilité et l'équité.

       Promeuvent un sentiment (et les actions qui y sont liées) de responsabilité envers les autres êtres humains et envers la nature.

 

4.       SIGNATAIRES

 

Nous, organisations de la société civile, nous engageons à œuvrer à l'établissement d'une démocratie radicale écologique tant dans les sites et pays dans lesquels nous travaillons que collectivement à l'échelle mondiale.

 

Proposé par Kalpavriksh (Inde) et par Poloc (Chili);

 

1.        ANPED – Alliance du Nord pour la durabilité ( http://www.anped.org/ )

2.        Bourse régionale asiatique pour les nouvelles alternatives

3.        Association pour la conservation, la recherche en Biodiversité et le développement durable - SAVIA (Bolivie) (http://www.saviabolivia.org/ )

4.        Cenesta (Iran) ( http://www.cenesta.org/ )

5.        CODDEFFAGOLF (Honduras) ( http://www.coddeffagolf.org/ )

6.        Coopérative autogérée pour la solidarité sociale R.L (Costa Rica) ( http://www.coopesolidar.org )

7.        Société écologique des Philippines (Philippines) ( http://esp.org.ph/ )

8.        Ecologistes en action (Espagne) ( http://www.ecologistasenaccion.org/ )

9.        EcoNexus (Royaume-Uni) ( http://www.econexus.info/ )

10.     Fondation pour la sécurité écologique (Inde) ( http://fes.org.in/ )

11.    Coalition pour les forêts mondiales ( http://globalforestcoalition.org/ )

12.     Consortium APAC ( http://www.iccaforum.org/ )

13.     Mouvement international contre toutes les formes de discrimination et de racisme ( www.iamdr.org )

14.     Réseau civil japonais pour la Décennie des Nations Unies sur la diversité biologique ( http:www.jcnundb.org / )

15.     Kalpavriksh (Inde) ( http://www.kalpavriksh.org/ )

16.     Justice naturelle (Avocats des communautés et de l'environnement)

17.     Oasis de la Terre (USA) ( http://oasis-earth.com/ )

18.     ONG Poloc (Chili) ( http://www.poloc.org/ )

19.     Fondation Tao (Taiwan)

20.     David Barkin, Université autonome de la ville de Xochimilco (Mexique)

21.     Snigdha Kar, Delhi

22.     Joy Stella, Solution active Ltd ( www.activeremedy.org.uk )

 

5.       ANNEXE

Annexe 1 - PLAN D'ACTION
Pour appliquer les principes et engagements ci-dessus, nous nous engageons à entreprendre les actions suivantes :

 

À court terme (2012-2015)

      Action n ° 1: Diffuser le Traité sur la démocratie écologique radicale aux réseaux des peuples autochtones, des communautés locales et de la société civile, le traduire dans les différentes langues nécessaires et explorer, à travers ces réseaux, les synergies avec d'autres concepts similaires.

      Action n ° 2: Poursuivre et diffuser publiquement les critiques des modèles dominants du développement et de la mondialisation, ainsi que les «fausses solutions» à la crise écologique et socio-économique que nous traversons (dont la soi-disant « économie verte»).

      Action n ° 3: Examiner le rapport du Groupe de haut niveau sur la durabilité mondiale, mis en place par le Secrétariat général des Nations Unies, pour éventuellement soulever ses contradictions et synergies avec le concept de démocratie écologique radicale; mettre en avant les critiques et, si nécessaire, les liens possibles avec des mesures à prendre.

       Action n ° 4: Continuer à développer le Traité dans les instances appropriées de discussion au niveau national, régional et mondial.

       Action n ° 5: Échanger et promouvoir l'apprentissage à partir d’expériences d’alternatives de diverses secteurs tels que ceux énumérés ci-dessus, provenant de pays variés.

       Action n ° 6: Examiner les possibilités d'influencer les instances internationales compétentes, notamment le Conseil pour le développement durable- institutions mises en place à Rio +20, et le processus menant au Sommet des OMD en 2014, pour l’adoption des principes et stratégies de la démocratie écologique radicale.

 

Pour ce qui précède, les moyens de promotion qui seront explorés sont une liste de diffusion et un site dédiés.

 

À moyen terme (2016-2025)

      Action n ° 1: Organiser des événements régionaux et mondiaux pour discuter, affiner, et développer davantage le concept et la pratique de la démocratie écologique radicale.

      Action n ° 2: Plaider pour l'adoption des principes et des stratégies de démocratie écologique radicale dans les instances internationales et les traités, notamment dans les résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies.

      Action n ° 3: Préconiser l'adoption des principes et des stratégies de démocratie écologique radicale dans le travail des agences de développement et d’aide multilatérale et bilatérale et dans les institutions financières internationales.

      Action n ° 4: Créer une dynamique pour que la démocratie écologique radicale devienne le cadre essentiel des déclarations, résolutions et plans d'action qui doivent être décidées à Rio +30 (en supposant qu'il y aura une conférence de l'ONU à cette occasion, vers 2022).
À long terme (après 2026)

      Action n ° 1: Célébrer les réussites visibles du transfert vers la démocratie écologique radicale !

1 Traduit en français par Christian Chatelain.

S'il vous plaît envoyer vos annotations et commentaires: Ashish Kothari (ashishkothari@vsnl.com)

Pour plus d'informations sur le traité s'il vous plaît visitez: www.sustainabilitytreaties.org


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