Discours au colloque "La Démocratie face au terrorisme"








télécharger 288.29 Kb.
titreDiscours au colloque "La Démocratie face au terrorisme"
page5/6
date de publication11.09.2017
taille288.29 Kb.
typeCours
b.21-bal.com > économie > Cours
1   2   3   4   5   6

La maîtrise de l'évolution du droit

On pouvait s'attendre à ce que le Conseil d'Etat exerce un contrôle étendu, dès lors qu'il y était invité par le Conseil constitutionnel. Ceci dit, il serait bien difficile de dire quel juge a influencé l'autre. Dans son avis donné lors  de l'élaboration de la loi du 20 novembre 2015, le Conseil d'Etat, intervenant comme conseil du gouvernement, il avait affirmé que "dans les hypothèses où la perquisition conserve son caractère d'opération de police administrative", il conviendrait de prévoir la possibilité de saisies "en assortissant cette possibilité de garanties appropriées". Le schéma est donc le suivant : le Conseil d'Etat émet une volonté en formation de conseil, elle est ensuite entérinée par le Conseil constitutionnel, avant que le Conseil d'Etat la mette en application, en formation contentieuse cette fois. 

Sur ce point, l'ordonnance du 5 septembre 2016 illustre parfaitement la manière dont le Conseil d'Etat maîtrise l'évolution du droit. Sur le fond, il est bien probable qu'elle ne changera pas grand'chose et contraindra simplement l'administration à motiver un peu plus sérieusement ses demandes d'autorisation, ce qui est certainement positif. A moins que les enquêteurs chargés de la perquisition ne prennent désormais la précaution de se faire accompagner d'un interprète capable de traduire les formules arabes contenues dans un téléphone.
L’Association française d’économie politique réagit au délire de Pierre Cahuc et d’André Zylberberg

de Gilles RAVEAUD, le 7 septembre 2016

Pierre Cahuc et André Zylberberg, deux économistes parés des plus hauts titres universitaires et de recherche, viennent de publier un ouvrage intitulé… “Le négationnisme économique, et comment s’en débarrasser”.

Ce titre infâme vise à débusquer ce que Cahuc et Zylberberg pensent être des idées fausses propagées par les économistes qui ne pensent pas comme eux, comme ceux qui estiment que la réduction du temps de travail a créé des emplois (voir ici et ).

On ne fait pas plus scientiste - et insultant, et d’abord à l’égard des victimes du génocide nazi - que ce livre.

*****

Pour une science ouverte – contre ses ennemis

AFEP, le 7 septembre 2016

C’est avec sidération que l’AFEP a pris connaissance du titre, indécent, et du contenu, indigne de notre éthique scientifique, du pamphlet, Le négationnisme économique, et comment s’en débarrasser, commis par deux économistes prétendant pourtant à la respectabilité : Pierre Cahuc et André Zylberberg.

Voici donc la conception que ces économistes se font du débat scientifique : ils détiennent la vérité et leurs contradicteurs ne peuvent être qu’obscurantistes et négationnistes ! Cet ouvrage témoigne ainsi des lacunes abyssales, en histoire des idées économiques et en épistémologie des sciences sociales et expérimentales, de ses deux auteurs, qui ignorent même les travaux récents du prix Nobel Angus Deaton … sur les dispositifs expérimentaux !

Une telle attitude dans le champ scientifique serait risible si elle n’était dangereuse. En refusant le droit d’exister à tous ceux qui ne partagent pas leur point de vue, c’est à la promotion d’une science officielle qu’ils nous convient. L’usage du terme « négationnisme » montre d’ailleurs, de la part des auteurs, soit une ignorance coupable de ce qu’est le négationnisme, soit une violence inédite et tout à fait déplacée. Une violence qui ferme toute possibilité d’échange : comment pourrions-nous débattre avec des individus qui, non seulement, nous refusent toute qualité scientifique, mais, qui plus est, font de notre liquidation la finalité explicite de leurs écrits !

Contre cette charge médiatique, l’AFEP réaffirme qu’il ne saurait y avoir un vrai débat scientifique en économie – comme dans les autres disciplines – sans pluralisme des méthodes, des idées et des concepts. Elle s’oppose frontalement à la vision dogmatique et intégriste défendue dans Le négationnisme économique. Elle défend tout autant les approches expérimentales que la philosophie économique, les keynésiens que les hayékiens, les partisans de la baisse des cotisations que ceux de la réduction du temps de travail parce qu’elle veut une science ouverte, une science qui ne s’abandonne pas au délire dans lequel sombrent ces deux tenants d’une discipline « débarrassée des controverses » !

Face à la menace que fait peser sur les sciences économiques l’attitude déraisonnable, irrespectueuse et violente d’auteurs pourtant nimbés de respectabilité académique, l’AFEP en appelle à la réaction de tous ceux qui sont attachés au pluralisme et au débat.

Il s’agit, pour tous, orthodoxes et hétérodoxes, économistes et chercheurs en sciences sociales, ainsi que les diverses institutions structurant le champ (CNRS, EHESS, CNU, AFSE, Association Charles Gide, … ) de dénoncer haut et fort cette conception guerrière du travail scientifique.

Tous sont invités à débattre des « vertus du pluralisme » lors d’une soirée que nous organiserons à Paris lors du mois d’octobre 2016.
Le capitalisme en quête de morale

Martine Fournier

« Pas d’économie qui ne soit politique et morale » : tel était le thème du grand colloque international des socioéconomistes, qui se tenait cet été sur le prestigieux campus de Berkeley.

Juin 2016, atterrissage à San Francisco. La ville abrite les prestigieuses universités de Stanford et de Berkeley, classées (avec Harvard et le MIT de Boston) parmi les quatre premières universités mondiales. C’est justement à Berkeley que se tenait le 28e colloque annuel de SASE (Society for the Advancement of Socio-Economics), intitulé « Moral economies, economic moralities » (1).

Se pencher sur la moralité du capitalisme à Berkeley est loin d’être dénué de sens. Certes, la beat generation et sa contre-culture contestataire ont déserté depuis longtemps cet imposant campus. Mais Berkeley, qui a pour particularité d’être une université publique de l’État de Californie (et non subventionnée par des fonds privés comme sa voisine Stanford ou beaucoup de grandes universités américaines), reste un haut lieu de débats et de manifestations estudiantines, pour inciter l’État à maintenir l’excellence académique et la diversité sociale et géographique des étudiants recrutés (2).

Le colloque réunissait plus de 900 chercheurs venus de tous les continents, s’inscrivant dans le champ de la socioéconomie. Ce courant critique s’est constitué dans la deuxième partie du 20e siècle, pour se démarquer de l’économie néoclassique, accusée de négliger les facteurs sociaux, culturels, politiques et même psychologiques (comme par exemple la prise en compte des émotions) dans le fonctionnement du marché économique. Économistes, sociologues, politistes, historiens, juristes et psychologues étaient présents dans les quelque 300 sessions qui se sont enchaînées tout au long des trois jours. Ils ont exposé leurs travaux sur des sujets aussi divers que le rôle de l’État face à la croissance des inégalités, les conceptions du développement dans le cadre de la globalisation, les effets des technologies et des innovations, les nouveaux défis éducatifs, la place des migrants dans la société américaine, l’éthique de la finance islamique ou encore les spécificités d’un capitalisme asiatique en pleine expansion…

Inégalités et démocratie

Si la richesse et la diversité du programme rendaient difficile la lecture d’une vision d’ensemble, toutes les contributions interrogeaient la moralité des pratiques économiques et les valeurs qu’elles sous-tendent. L’une des conférences plénières, délivrée par Paul Pierson, professeur de science politique et célèbre pour ses chroniques dans la presse américaine, illustrait bien la ligne directrice du colloque. Ce spécialiste des politiques publiques, ardent défenseur du welfare State, a dénoncé les ravages d’un néolibéralisme qu’il estime en pleine expansion aux États-Unis. Alors que les profits des barons de la finance et des entrepreneurs des secteurs de pointe – tels les technologies de la communication ou le domaine de la santé – n’ont cessé d’augmenter, les laissés-pour-compte des secteurs en crise sont de plus en plus nombreux, allant jusqu’à faire douter de l’idée de démocratie dans ce grand pays.

Un autre moment fort fut la présentation du livre très attendu par les socioéconomistes du sociologue allemand Jens Beckert, sur les « attentes fictives » en économie (entretien).

Un certain nombre d’économistes et de sociologues français étaient également présents dans les différentes conférences et les discussions se prolongeaient aux quatre coins du campus. La présidente en était d’ailleurs pour cette année une Française : Marion Fourcade, devenue professeure de sociologie à Berkeley depuis 2003, qui affirmait dans son discours de clôture qu’« il n’existait pas d’économie qui ne soit politique et morale ».

Que ceux qui regrettent de n’avoir pu assister à cette riche et passionnante manifestation se consolent… En 2017, le prochain colloque annuel de SASE aura lieu à Lyon. Il portera sur les nouvelles formes économiques et sera présidé une nouvelle fois par une Française, en la personne de Christine Musselin, directrice scientifique à l’IEP-Paris après avoir dirigé pendant plusieurs années le Centre de sociologie des organisations (CNRS).

L'imaginaire, ressort de l'économie Trois questions à Jens Beckert

Jens Beckert est sociologue et directeur de l’institut Max-Planck pour l’étude des sociétés à Cologne. Il vient de publier Imagined Futures. Fictional expectations and capitalist dynamics (Harvard University Press, 2016).

Vous défendez l’idée que le capitalisme repose sur des attentes fictives. Que cela signifie-t-il ?

Si l’on veut comprendre la dynamique du système capitaliste – les ressorts de la croissance, les crises, le développement –, il est nécessaire de considérer comment les différents acteurs conçoivent l’avenir. De ce point de vue, je pense qu’il faut sortir d’une certaine vision économique selon laquelle les décisions pour l’avenir se fondent sur des calculs rationnels. C’est une erreur, car le futur est incertain et ouvert. C’est pourquoi je préfère parler d’attentes fictives.

Ces attentes fictives sont celles de tous les acteurs, des experts aux consommateurs qui prennent eux aussi des décisions en fonction de leur imaginaire.

Les imaginaires sont l’expression de la créativité des acteurs. Mais cette créativité ne vient pas ex nihilo. Elle a des bases sociales. Les attentes sont structurées par les institutions, mais aussi par la culture. L’American dream, par exemple, est une base culturelle pour les attentes des Américains.

La dynamique du capitalisme est dépendante de ces attentes. C’est pourquoi je préconise une « politique des attentes » qui tienne compte du fait qu’elles ne sont pas rationnellement déterminées ni objectives, mais au contraire contingentes.

Un exemple concret ?

En 2012, Mario Draghi, gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE), a dit, dans une conférence qui s’adressait aux banquiers, cette phrase restée célèbre : « Believe me, it will be enough (croyez-moi, ce sera suffisant). » Il parlait de la hausse des taux d’intérêt à laquelle il voulait mettre fin. Il s’agit d’un exemple typique de « politique des attentes » telle que je la conçois, qui consiste à influencer les décisions des acteurs. L’effet a été immédiat et a permis de faire baisser les taux d’intérêt pour la Grèce et le Portugal.

Le Brexit, qui vient de se produire pendant le colloque, peut-il être compris à la lumière de votre analyse ?

Mon livre parle des décisions économiques. Le Brexit est une décision politique, mais il existe des points de convergence. Tous les discours de campagne de ce référendum portaient sur des imaginaires plus que sur le réel. L’un, en faveur de la rupture avec l’Europe, a développé un imaginaire d’indépendance et de prospérité ; l’autre, exactement l’inverse.

Pourtant, on voit maintenant qu’il était impossible de savoir quel allait être le résultat. Les décisions des électeurs se sont fondées sur des attentes fictives ; et l’on peut souligner que l’un des imaginaires puissants de la construction européenne, comme facteur de paix et de démocratie, n’a pas fonctionné. L’histoire et l’expérience qui auraient dû jouer leur rôle ont été déjouées par d’autres attentes.

Propos recueillis par Martine Fournier NOTES 1 28th SASE annual meeting, 24-26 juin 2016, Berkeley.

2 Voir le documentaire de Frederick WisemanAt Berkeley, 2014.
La révolution expérimentale en économie… et ses ennemis

12 septembre 2016

Pour le grand public, un grand nombre d’intellectuels, de grands patrons et de journalistes, et même certains économistes « dissidents » ou « hétérodoxes », l’économie ne serait pas une discipline scientifique comme la physique, la biologie, la médecine ou la climatologie. Selon eux, elle se réduirait à des arguties théoriques, le plus souvent inutilement mathématisées et déconnectées de la réalité.

Ce jugement est erroné. Contrairement à une opinion trop répandue, ce n’est pas le sujet abordé qui permet de qualifier une discipline de scientifique ou pas. Ce n’est pas parce que l’astronomie s’intéresse au mouvement des planètes et l’économie aux devenirs d’êtres humains que la première serait scientifique et la seconde ne le serait pas. Ce n’est pas l’objet analysé qui importe, c’est laméthode employée pour valider les résultats qui distingue le savoir scientifique des autres formes de la connaissance. Or, depuis plus de trois décennies, l’économie est devenue une science expérimentale dans le sens plein du terme.

Comme toute discipline de ce type, l’analyse économique contemporaine cherche à mettre en évidence des liens de cause à effet. Pour cela il faut d’abord récolter un grand nombre d’observations. Contrairement à l’examen de quelques cas plus ou moins emblématiques, disposer d’une grande masse de données permet de dégager des tendances générales à condition d’appliquer une méthode rigoureuse pour les analyser. Celle qui est adoptée aujourd’hui en économie est de nature expérimentale, comme en physique, en biologie ou en médecine. Pour savoir si un médicament favorise la guérison, la recherche médicale procède de manière très simple : elle compare les effets de ce médicament sur un groupe de personnes l’ayant absorbé – c’est le « groupe test » – à ceux d’un groupe ne l’ayant pas absorbé – c’est le « groupe de contrôle », encore appelé « groupe témoin ». Idéalement, pour évaluer correctement l’effet du médicament, les deux groupes devraient être composés de personnes identiques, afin que la seule différence entre l’état de santé des deux groupes provienne bien du médicament. Comme il est impossible de se dédoubler, cet idéal est irréalisable. Pour s’en approcher, l’expérience doit concerner un nombre suffisant de personnes placées au hasard dans l’un des deux groupes. Dès lors, les deux groupes ont en moyenne les mêmes caractéristiques et la différence entre le groupe test et le groupe de contrôle peut être attribuée à l’action du médicament. L’expérience, si elle est réalisée correctement, assure que la relation entre la prise du médicament et l’état de santé n’est pas liée à des facteurs externes qui n’ont rien à voir avec le médicament testé. C’est ainsi que la médecine résout le problème de la causalité.

Aujourd’hui l’analyse économique procède de la même manière. Pour savoir si la mixité sociale améliore la réussite scolaire, si la dérégulation financière favorise la croissance, si le coût du travail a un effet sur l’emploi, si l’immigration crée du chômage, si les dépenses publiques relancent l’activité ou si la hausse des impôts la déprime ; et plus généralement pour toute question où l’on recherche un lien de cause à effet, l’analyse économique compare des groupes tests au sein desquels ces mesures ont été mises en œuvre, avec des groupes de contrôle où elles n’ont pas été mises en œuvre.

Les résultats issus de ces méthodes sont publiés dans des revues scientifiques ouvertes à tous les chercheurs de la planète après une « procédure de validation par les pairs », c’est-à-dire après avoir subi un contrôle sévère par les experts du domaine. Des publications ultérieures pourront confirmer ces résultats ou au contraire les contredire après avoir subi le même processus de contrôle. Telle est la démarche de la production des connaissances dans tout domaine scientifique, c’est aussi celle de l’économie.

Ces connaissances heurtent souvent de plein fouet les croyances ou les intérêts de partis politiques, mais aussi de syndicalistes, de patrons, d’autorités religieuses, de groupements professionnels, d’intellectuels, d’universitaires... Et beaucoup d’entre eux, comme les industriels du tabac, ont réagi en développant une rhétorique propageant le doute sur les connaissances les mieux établies pour essayer de les remplacer par des contre-vérités. Des universitaires peuvent être enrôlés dans ce que Robert Proctor, professeur à l’université de Californie, qualifie de négationnisme scientifique. Les supports habituels de la production scientifique standard leurs étant évidemment fermés, les négationnistes de la science n’ont « que » les médias pour diffuser leurs thèses. Mais ils ne s’en privent pas. Des contre-vérités peuvent ainsi être opposées aux connaissances établies pendant de longues périodes.

Que faire pour tenter de modifier cette triste réalité ? Des changements sont nécessaires, aussi bien chez les chercheurs que chez les journalistes.

Les journalistes devraient cesser de faire systématiquement appel aux mêmes intervenants, surtout lorsqu’ils n’ont aucune activité de recherche avérée tout en étant néanmoins capables de s’exprimer sur tous les sujets. Ils devraient plutôt solliciter d’authentiques spécialistes. Le classement de plus de 800 économistes en France sur le site IDEAS peut les aider à sélectionner des intervenants pertinents. Dans tous les cas, il faut consulter les pages web des chercheurs afin de s’assurer que leurs publications figurent dans des revues scientifiques de bon niveau, dont la liste est disponible sur le même site IDEAS. Si un économiste n’a aucune publication au cours des cinq dernières années dans les 1700 revues répertoriées sur ce site on peut en conclure que ce n’est plus un chercheur actif depuis un bon moment, et il est préférable de s’adresser à quelqu’un d’autre pour avoir un avis éclairé. Les journalistes devraient aussi demander systématiquement les références des articles sur lesquels les chercheurs s’appuient pour fonder leurs jugements et, le cas échéant, réclamer que ces articles soient mis en ligne à la disposition des lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs.

Les chercheurs engagés dans la vie politique ou associative ont de fortes chances d’émettre des jugements qui reflètent plus leur engagement que le consensus scientifique. Comme l’avait affirmé avec force Max Weber, dans son ouvrage Le Savant et le politique, « chaque fois qu’un homme de science fait intervenir son propre jugement de valeur, il n’y a plus de compréhension intégrale des faits ». Pourtant, dans un souci d’équilibre des points de vue, ce sont le plus souvent ces chercheurs engagés qui sont invités à s’exprimer dans les média. Les journalistes devraient au minimum préciser les engagements de tous leurs invités et favoriser les interventions de chercheurs non engagés dont l’objectif se borne à communiquer les connaissances acquises dans leur domaine de spécialité.

Les meilleurs chercheurs sont traditionnellement réticents à investir les médias. La recherche de haut niveau est une activité chronophage et par ailleurs une trop grande exposition médiatique peut devenir néfaste pour leur carrière académique. Un changement d'attitude est pourtant nécessaire, surtout en économie où le négationnisme scientifique est omniprésent. Chaque chercheur devrait à tout le moins systématiquement mettre à jour sa page web, en indiquant ses domaines de spécialité et sa déclaration d’intérêt. Il devrait faire l’effort de suivre l’actualité en rapport avec son domaine de compétence afin d’être prêt à répondre aux sollicitations médiatiques. À ces occasions, il ne doit pas hésiter à dénoncer les discours négationnistes qui sévissent dans son domaine en mettant en évidence leurs habituelles recettes servant à dénigrer la science standard. Il doit aussi rappeler sans cesse que la démarche scientifique repose sur des règles incontournables et exigeantes, et bien faire comprendre que toute intervention dans le débat (scientifique) qui ne les suit pas, a la même valeur qu’un micro-trottoir. C’est ainsi qu’à la longue, le consensus scientifique finira par s’imposer face aux contre-vérités propagées par les négationnistes de tout bord.

Les sujets abordés dans cette note sont développés dans notre ouvrage, Le Négationnisme économique, Flammarion, Paris, septembre 2016.
1   2   3   4   5   6

similaire:

Discours au colloque \"La Démocratie face au terrorisme\" iconDiscours au colloque "La Démocratie face au terrorisme"

Discours au colloque \"La Démocratie face au terrorisme\" iconIl livre une comparaison entre les obsessions qui effrayaient le...
«terrorisme» qui exclut le terrorisme qui fait le plus de dégâts en vies humaines et en destructions matérielles- le terrorisme d’Etat....

Discours au colloque \"La Démocratie face au terrorisme\" iconDiscours prosodique (expression speech/discours atone (flat, tomeless)

Discours au colloque \"La Démocratie face au terrorisme\" iconFace aux différentes polémiques présentes ou passées concernant les...
«hurluberlus» qui s’intéressent au principe de la mémoire de l’eau mais également des éminents scientifiques tels que Luc Montagnier...

Discours au colloque \"La Démocratie face au terrorisme\" iconLe discours scientifique comme discours sans chair
«l'aviation n'existe pas, on ne pourra jamais voler parce que le métal est plus lourd que l'air !»

Discours au colloque \"La Démocratie face au terrorisme\" iconRésumés des conférences et posters du colloque

Discours au colloque \"La Démocratie face au terrorisme\" iconColloque international 24-26 février 2005 appropriation du français

Discours au colloque \"La Démocratie face au terrorisme\" iconColloque national sur les violences faites aux enfants

Discours au colloque \"La Démocratie face au terrorisme\" iconExtrait du livre «bioéthique, bioéthiques», ed droit et justice,...
«bioéthique, bioéthiques», ed droit et justice, 2003 – reprenant les actes d’un colloque de l’unesco de novembre 2000

Discours au colloque \"La Démocratie face au terrorisme\" iconFace à la biologie de synthèse








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
b.21-bal.com