Rapport de sortie pédagogique








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Rapport de sortie pédagogique

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8) Visite de la Station expérimentale de Soucoumou



Date de la visite : Jeudi 23 avril 2008

Lieu : Route de la Montagne des singes, Kourou.

Durée de la visite :3h (14h-17h)

Responsable de la Station :M. Julien Moze

Surface exploitée : 4,2 ha (soit 42 bassins de 1000 m2 chacun).

Nombre d’employés : 3 employés stagiaires

Statut : station expérimentale

Activité : Elevage de poissons, recherche piscicole…



L’écloserie et les bureaux.
I/ Historique :

La station a été construite en 1983, à l’initiative de l’INRA et de l’Ifremer.

L’INRA voulait faire de l’élevage de poissons d’eau douce : Atipa et pahia .

L’Ifremer projetait de faire 1 programme chevrette pendant le Plan Vert. Ceci afin de permettre aux agriculteurs de produire des chevrettes.

Ainsi, 88% des bassins furent créés pendant cette période.

Fin 90, ce fut la fin du programme chevrette. L’activité de la station a donc commencé à décliner.

En 1996, l’activité de la station a repris.

En 2001, il y a eu une remise en place d’1 programme sur l’étude des poissons. Cela a permis de :

  • Construire une écloserie de 200 m2.

  • Reprendre les travaux de l’INRA sur l’atipa et le pahia.

  • Travailler sur la gamme des poissons à élever en Guyane.



M. Moze, responsable de la Station.

II/ Les missions de la station :
-Actuellement, les missions premières de la station sont :

    • Fournir des alevins aux pisciculteurs locaux

    • Accompagner ces mêmes pisciculteurs au niveau technique et commercial.

-La 2ème mission se situe au niveau de la recherche et développement : La station travaille sur certaines espèces car en Guyane, on ne connaît pas bien la biologie des poissons. Il y a peu de renseignements sur l’élevage piscicole : écloserie, vie larvaire…

-La 3ème mission de Soucoumou : elle consiste en 1 volet vivrier sur l’ouest. L’objectif étant purement alimentaire : produire des poissons pour compléter l’alimentation.
III/ Partenaires :
-Soucoumou fait partie d’1 branche de la Chambre d’Agriculture.

-La DAF (le Service Police des eaux) .

-Quelques agriculteurs sont fournis en alevins par la station.
IV/ Commercialisation :
Il n’y a aucun souci d’écoulement de la production pour le moment.

M. Moze pense que la pisciculture marche que si on met du temps dedans et notamment dans le volet commercialisation.

Il n’y a pas de vente en petit volume, ni de vente sur place. Soucoumou livre sa production aux grandes surfaces, aux grossistes, aux restaurants.

Quelques tarifs :

  • Atipa : 7 à 9€/kg

  • Carpe : 5€/kg et 4,50€/kg pour les grossistes.

La force de cette production :

    • 1 gage de fraîcheur : les poissons sont vendus vivants.

    • Il y a une économie des véhicules de transport car ce sont les mêmes que ceux qui sont utilisés sur la station.


IV/ La production :
Soucoumou développe 3 types d’activités :

  • La production d’alevins

  • L’élevage de poissons destinés à la vente

  • La recherche sur certaines espèces.




  1. Les espèces élevées :


Ce sont des espèces courantes et entrant communément dans la consommation locale :

    • L’Atipa

    • La Chevrette (Macrobachium roserbergii)

    • La carpe commune (Cyprinus carpio)

    • L’amour blanc (Ctenopharyngodon idella)

    • Le toucounaré (Cichla ocellaris)

    • La carpe locale (Leporinus frideci)

    • Le paya (Astonotus ocellatus).


On trouve également des espèces destinées à l’aquariophilie : koï….

Certaines espèces font l’objet de recherches :

      • La torche grise (Pseudoplatystoma fasciatum)

      • La torche (Pseudoplatystoma sp.)

      • Le pacou et koumarou (Myleus sp.)

      • Le « jamais goûté » (Ageneiosus brevifilus).




  1. L’écloserie :


C’est le lieu de production de divers alevins.

Elle est composée de 2 salles fonctionnant en circuit fermé complètement : des batteries permettent de recycler l’eau constamment.

Ainsi, à partir de l’eau de forage neutre, on a 1 recyclage constant de l’eau des bassins.

Cette eau est nécessaire pour le conditionnement des géniteurs, l’incubation, le grossissement larvaire, le conditionnement juvénile.

L’eau passe par un rayonnement UV désinfectant.
La 1ère salle est composée de bassins de géniteurs et de poissons d’ornement.

La 2ème salle contient les bassins d’incubation des larves. Les œufs sont mis en incubation dans des bacs ou des bouteilles. Pendant 2-3 jours, ils consomment la poche de réserve dans la larve.

Puis les larves sont mises dans des unités de sevrage où les animaux reçoivent des aliments poisson en granulés. Le plus dur est de faire manger des granulés à la larve.
L’écloserie est 1 lieu complètement clos, contrôlé. L’alimentation en O2 se fait dans chaque bassin.

Tout se fait par système automatique : l’alimentation se fait par nourrisseurs automatiques.

Plusieurs points de contrôle (200 en tout) analysent la pression atmosphèrique, l’O2…

Cette structure demande au moins 1 contrôle par jour, le dimanche compris.

Le cycle d’1 alevin est de 2 mois.


Bouteilles d’incubation des œufs.


  1. Les bassins d’élevage des poissons :


Ils sont situés en plein air.

En tout, on compte 42 bassins pêchés 2 à 3 fois/an. Chaque bassin fait 1000 m2 et produit environ 7000 poissons.

Le cycle moyen d’1 poisson est de 8 à 10 mois.

1/3 des bassins est destiné à l’élevage des géniteurs. Le reste est consacré à l’engraissement des atipas, carpes communes, l’amour blanc, les poissons rouges…



Bassin d’élevage.
L’alimentation des poissons :
L’aliment est acheté en Métropole pour des raisons d’agrément européen. Ils sont sous forme de granulés.

Ils sont achetés à IMCO. Le fabriquant est Le Gouessant.

Il arrive 1 tonne d’aliment/mois. Soit une consommation de 12 t d’aliments/an.

M. Moze pense que s’il était possible de faire entrer des containers d’aliments, il y aurait possibilité de se fournir chez d’autres producteurs d’aliments poisson.

L’aliment est apporté dans chaque bassin grâce à des nourrisseurs automatiques.

Les poissons, notamment la carpe commune, valorisent très bien l’aliment qu’on lui donne. Ainsi, l’indice de conversion est souvent inférieur à 1. Seul l’atipa n’est pas encore maîtrisé car son indice de conversion est de 2,8.


Nourrisseur automatique.
L’entretien des bassins :
Une fois les derniers poissons (souvent des alevins) pêchés, il y a 1 vidange avec évacuation de l’eau par des canaux en PVC sortie à 400.

Une cage permet de récolter les derniers poissons restant.

Quand le bassin est vidé, on le laisse sécher au soleil. Cette opération se fait en pleine saison sèche (cela permet à la vase de craquer et de se minéraliser en prenant de l’O2) ou en saison des pluies le temps de tuer les parasites.

En moyenne, il faut laisser 1 bassin en à-sec pendant 15 jours.

Il faut veiller à ce qu’il n’y ait pas de roches ou cailloux au fond des bassins, ceci afin d’éviter que les poissons s’y cachent au moment de la pêche.

Quand on remarque que certains poissons (comme les carpes) creusent les berges, il faut mettre du géotextile.

Pour l’entretien des bassins, il est intéressant d’élever des poissons herbivores tels que l’amour blanc. En effet, quand le bassin est recouvert de mauvaises herbes, la photosynthèse est empêchée et donc, il y a peu d’O2 dans l’eau. L’élevage d’amours permet de repousser les joncs. Quand le jonc est repoussé, on pêche les amours et on les remet dans 1 autre bassin rempli de joncs.

Il faut 5 à 6 carpes pour l’entretien d’1 bassin.

Si 1 digue entre 2 bassins est effondrée, il faut soit la reformer avec de la terre, soit en faire 1 seul bassin.

En général, dans 1 bon bassin, l’eau n’est pas verdâtre. Il y a 1 transparence jusqu’à 20 cm.

L’alimentation en eau des bassins :
Une station de pompage sur le bord du fleuve Kourou apporte l’eau.

L’écoulement est gravitaire avec répartition sur les bassins.

Un nouveau système plus économique a été mis en place. Cela a permis notamment de diviser par 4 le coût des systèmes utilisés par l’INRA.

Ainsi, les matériaux sont constitués de :

      • Buses percées (150€/pièce)

      • 3 T en 200 (60€/pièce)

      • 3 vannes (200€/pièce)

La pompe ne sert qu’à remplir les bassins et compléter les niveaux. Sinon, elle reste éteinte.

Concernant l’oxygénation de l’eau, on estime que jusqu’à 2 t de biomasse instantannée/ha, il n’y a pas de problèmes.

Au-delà de ce chiffre, il faut penser à installer des aérateurs.

Seule une espèce de poisson n’a pas de problème d’oxygénation : l’atipa. En effet, ce poisson dispose d’1 respiration aérienne et 1 respiration stomachale.



  1. Les autres activités d’élevage à Soucoumou :




  1. L’élevage de pécaris :


Le but était de créer un parc d’animaux naturels. Un enclos de ce type devait contenir 80 pécaris, avec 35 animaux mis à la vente/an.

Mais cet objectif ne fut jamais atteint.

Actuellement, le parc comprend 25 pécaris. Mais il n’y a pour l’instant aucun programme lié à cet élevage.

L’intérêt actuel est de mettre en place ce type d’élevage autour des vergers afin que les fruits tombés à terre soient mangés.

De même, les invendus du marché seraient consommés par les pécaris. C’est donc un grand intérêt pour les agriculteurs.

Les pécaris mangent de tout : bananiers, palmiers…

Il existe toutefois certaines conditions pour pouvoir élever et vendre ce genre d’animaux : il faut être capacitaires càd avoir travailler au moins 3 ans dans l’élevage de pécaris avec 7 employés.


  1. L’élevage de volailles sur caillebotis :


C’est une production associée : càd que sur 1000m2 de surface piscicole, on peut faire 2 productions :

    • Du poisson en-dessous

    • De la volaille au-dessus.

Cela permet d’avoir 1 chiffre d’affaire qui est multiplié par 2.

L’élevage sur caillebotis permet d’avoir de la fertilisation naturelle (fientes) dans les bassins. Les poissons omnivores se nourrissent de plancton qui se nourrit de phytoplancton. Celui-ci a besoin d’N et de K+ donnés par les fientes.

L’entretien de tels poulaillers est très simple.

Le but de l’étude de ce type d’élevage est de savoir de combien on peut diminuer la ration à apporter aux poissons.

Résultat : on économise la moitié de l’aliment par rapport à 1 bassin sans élevage sur caillebotis.

Les poulaillers doivent occuper une surface représentant 1% de la surface du bassin soit 10 m2 à Soucoumou.

On doit avoir 1 effectif de 4 canards/m2 ou 8 poulets/m2.
V/ Les points forts et les points faibles :
-Points forts :

  • Production de poissons adaptés au climat guyanais.

  • Pas de problèmes dans l’écoulement de la production de la Station.

  • Une forte demande locale.

  • Les poissons sont vendus vivants : c’est un gage de fraîcheur pour la clientèle.

  • Il y a une économie de véhicules : en effet, les véhicules qui fournissent les poissons sont également utilisés sur la station.

  • L’entretien des bassins est facilité par l’élevage de l’amour (poisson herbivore mangeant les joncs).

  • Des systèmes de canalisations plus économiques ont été mis en place. Cela a permis de diviser par 4 les installations faîtes par l’INRA.


-Points faibles :

  • Pas de coopérative piscicoles car la profession n’est pas assez structurée et il n’y a pas assez de production encore.

  • Pas de maîtrise de la reproduction de certains poissons.

  • 1/3 des bassins sont réservés aux géniteurs càd qu’il y a beaucoup de dépenses en aliment pour entretenir des poissons qui ne seront pas vendus en fin d’année.

  • L’aliment poisson vient entièrement de France.

  • L’écloserie demande 1 contrôle permanent : 1 fois par jour, le dimanche compris.


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