Petite Collection Luc togbadja








télécharger 38.99 Kb.
titrePetite Collection Luc togbadja
date de publication21.05.2017
taille38.99 Kb.
typeDocumentos
b.21-bal.com > économie > Documentos
Petite Collection Luc TOGBADJA


V. LENINE


LES TROIS SOURCES ET

LES TROIS PARTIES

CONSTITUTIVES

DU MARXISME


EDITIONS DU PROGRES

COTONOU 2000

PROLETAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS !



V. LENINE
LES TROIS SOURCES ET

LES TROIS PARTIES

CONSTITUTIVES

DU MARXISME


Imprimé en République du Bénin

Par la Librairie - Imprimerie

Sociale-Internationale

Cotonou – 2000
PREFACE DE L’EDITEUR
La brochure que voici a été écrite en 1913 par Lénine mais il est impérissable car il résume brièvement et simplement tout le marxisme et ses fondements : la philosophie matérialiste allemande, l’économie politique anglaise et le socialisme français revus et corrigés par Karl MARX en théories scientifiques.

Le rappel de ces fondamentaux est d’autant important que depuis quelque temps la science officielle bourgeoise comme celle des révisionnistes modernes tentent à nouveau de réfuter le marxisme à l’aide de théories éculées qui, à l’instar des théories de Pascal FANTODJI au Bénin, de I. Prygogine, COHEN Tannoudji en France, se résument à la défense, à l’illustration et au soutien de la religion structuralisme (cognitivisme, créationnisme, etc.…) ; or les récentes découvertes en astrophysique, en biochimie, en génétique, etc… confirment entièrement le matérialisme dialectique.

Cet ouvrage, comme le manifeste du parti communiste, doit être, pour l’ouvrier conscient, à défaut de comprendre "Ludwig Feuerbach" d’Engels ou l’Anti- Dühring, un bréviaire.

Il fait partie des classiques du marxisme-léninisme et doit être lu et enseigné dans les écoles de base du parti.

Cela est d’autant important que dans un pays comme le nôtre, arriéré et imprégné par le Vodoun et les autres religions syncrétistes, le développement du socialisme scientifique présuppose une lutte acharnée et de longue haleine contre les superstitions, les préjugés et les représentations fantasmagoriques.

Cotonou le 27 Novembre 2000.
M.Y


EDITIONS DU PROGRES

COTONOU 2000

N
5
OTE DE L'EDITEUR

La présente édition: Les Trois sources et les trois parties constitutives du marxisme a été établie sur la base des traductions existant en langue française.

EDITIONS EN LANGUES ETRANGERES

PEKIN 1970


6

La doctrine de Marx suscite, dans l'ensemble du monde civilisé, la plus grande hostilité et la haine de toute la science bourgeoise (officielle comme libérale), qui voit dans le marxisme quelque chose comme une «secte malfaisante». On ne peut s'attendre à une autre attitude, car dans une société fondée sur la lutte des classes, il ne saurait y avoir de science sociale « impartiale». Toute la science officielle et libérale défend, de façon ou d'autre, l'esclavage salarié, tandis que le marxisme lui a déclaré une guerre implacable. Demander une science impartiale dans une société fondée sur l'esclavage salarié est d'une naïveté aussi puérile que de demander aux fabricants de se montrer impartiaux dans la question de savoir s'il convient de diminuer les profits du Capital pour augmenter le salaire des ouvriers.

Mais ce n'est pas tout. L'histoire de la philosophie et de la science sociale montre en toute clarté que le marxisme n'a rien qui ressemble à du «sectarisme» dans le sens d'une doctrine repliée sur elle-même et ossifiée, surgie à l'écart de la grande voie du développement de la civilisation universelle. Au contraire, le génie de Marx est d'avoir répondu aux questions que l'humanité avancée avait déjà soulevées. Sa doctrine naquit comme la continuation directe et immédiate des doctrines des représentants les plus éminents de la philosophie, de l'économie politique et du socialisme.

L
7
a doctrine de Marx est toute-puissante, parce qu'elle est juste. Elle est harmonieuse et complète; elle donne aux hommes une conception cohérente du monde, inconciliable avec toute superstition, avec toute réaction, avec toute défense de l'oppression bourgeoise. Elle est le successeur légitime de tout ce que l'humanité a créé de meilleur au XIXème siècle: la philosophie allemande, l'économie politique anglaise et le socialisme français.

C'est à ces trois sources, aux trois parties constitutives du marxisme que nous nous arrêterons brièvement.
I
La philosophie du marxisme est le matérialisme. Au cours de toute l'histoire moderne de l'Europe et surtout à la fin du XVIllème siècle, en France, où se déroulait une lutte décisive contre tout le fatras du moyen âge, contre la féodalité dans les institutions et dans les idées, le matérialisme fut l'unique philosophie conséquente, fidèle à tous les enseignements des sciences naturelles, hostile aux superstitions, au cagotisme, etc. Aussi les ennemis de la démocratie s'appliquèrent-ils de toutes leurs forces à «réfuter» le matérialisme, à le discréditer, à le calomnier; ils défendaient les diverses formes de l'idéalisme philosophique qui de toute façon se réduit toujours à la défense ou au soutien de la religion.

Marx et Engels défendirent résolument le matérialisme philosophique et ils montrèrent maintes fois ce qu'il y avait de profondément erroné dans toutes les déviations par rapport à cette doctrine fondamentale.
C'est dans les ouvrages d'Engels: Ludwig Feuerbach et l'Anti-Dühring que leurs vues sont exposées avec le plus de clarté et de détails, et ces ouvrages, comme le Manifeste du Parti communiste, sont les livres de chevet de tout ouvrier conscient.

M
8
ais Marx ne s'arrêta pas au matérialisme du XVIIIème siècle, il poussa la philosophie plus en avant. Il l'enrichit des acquisitions de la philosophie classique allemande, surtout du système de Hegel, lequel avait conduit à son tour au matérialisme de Feuerbach. La principale de ces acquisitions est la dialectique, c'est-à-dire la théorie de l'évolution, dans son aspect le plus complet, le plus profond et le plus exempt d'étroitesse, théorie de la relativité des connaissances humaines qui nous présentent l'image de la matière en perpétuel développement. Les récentes découvertes des sciences naturelles - le radium, les électrons, la transformation des éléments - ont admirablement confirmé le matérialisme dialectique de Marx, en dépit des doctrines des philosophes bourgeois et de leurs «nouveaux» retours à l'ancien idéalisme pourri.

Approfondissant et développant le matérialisme philosophique, Marx le fit aboutir à son terme logique, et il l'étendit de la connaissance de la nature à la connaissance de la société humaine. Le matérialisme historique de Marx fut la plus grande conquête de la pensée scientifique. Au chaos et à l'arbitraire qui régnaient jusque-là dans les conceptions de l'histoire et de la politique succéda une théorie scientifique remarquablement cohérente et harmonieuse qui montre comment, d'une forme d'organisation sociale, surgit et se développe, par suite de la croissance des forces productives, une autre forme, plus élevée, comment par exemple le capitalisme naît du féodalisme.

D
9
e même que la connaissance de l'homme reflète la nature qui existe indépendamment de lui, c'est-à-dire la matière en voie de développement, de même la connaissance sociale de l'homme (c'est-à-dire les différentes opinions et doctrines philosophiques, religieuses, politiques, etc.) reflète le régime économique de la société. Les institutions politiques s'érigent en superstructure sur une base économique. Nous voyons, par exemple, comment les différentes formes politiques des Etats européens modernes servent à renforcer la domination de la bourgeoisie sur le prolétariat.

La philosophie de Marx est un matérialisme philosophique achevé, qui a donné de puissants instruments de connaissance à l'humanité et surtout à la classe ouvrière.

II
Après avoir constaté que le régime économique constitue la base sur laquelle s'érige la superstructure politique, Marx réserve essentiellement son attention à l'étude de ce régime économique. L’œuvre principale de Marx, Le Capital, est consacrée à l'étude du régime économique de la société moderne, c'est-à-dire capitaliste.

L'économie politique classique antérieure à Marx naquit en Angleterre, le pays capitaliste le plus évolué. Adam Smith et David Ricardo, en étudiant le régime économique, jetèrent les bases de la théorie de la valeur-travail. Marx continua leur œuvre. Il donna un fondement strictement scientifique à cette théorie et la développa de façon conséquente. Il montra que la valeur de toute marchandise est déterminée par le temps de travail socialement nécessaire à sa production.

L
10
à où les économistes bourgeois voyaient des rapports entre objets (échange d'une marchandise contre une autre), Marx découvrit des rapports entre hommes. L'échange de marchandises exprime le lien établi par l'intermédiaire du marché entre les producteurs isolés. L'argent signifie que ce lien devient de plus en plus étroit, unissant en un tout indissoluble toute la vie économique des producteurs isolés. Le capital signifie le développement continu de ce lien: la force de travail de l'homme devient une marchandise. Le salarié vend sa force de travail au propriétaire de la terre, des usines, des instruments de travail. L'ouvrier emploie une partie de la journée de travail à couvrir les frais de son entretien et de celui de sa famille (le salaire); l'autre partie à travailler gratuitement, en créant pour le capitaliste la plus-value, source de profit, source de richesse pour la classe capitaliste.

La théorie de la plus-value constitue la pierre angulaire de la théorie économique de Marx.

Le capital créé par le travail de l'ouvrier opprime l'ouvrier, ruine les petits patrons et crée une armée de chômeurs. Dans l'industrie, la victoire de la grosse production est visible d'emblée; nous observons d'ailleurs un phénomène analogue dans l'agriculture: la supériorité de la grosse exploitation agricole capitaliste s'accroît, l'emploi des machines se généralise, les exploitations paysannes voient se resserrer autour d'elles le nœud coulant du capital financier, elles déclinent et se ruinent sous le joug de leur technique arriérée. Dans l'agriculture, les formes du déclin de la petite production sont autres, mais le déclin lui-même est un fait incontestable.

Le capital qui bat la petite production conduit à augmenter la productivité du travail et à créer une situation de monopole pour les associations de gros capitalistes. La production elle-même devient de plus en plus sociale: des centaines de milliers et des millions d'ouvriers sont réunis dans un organisme économique coordonné, tandis qu'une poignée de capitalistes s'approprient le produit du travail commun. L'anarchie de la production grandit: crises, course folle à la recherche de débouchés et, de là, existence non assurée pour la masse de la population.

T
11
out en augmentant la dépendance des ouvriers envers le capital, le régime capitaliste crée la grande puissance du travail unifié.

Marx a suivi le développement du capitalisme depuis les premiers rudiments de l'économie marchande, l'échange simple jusqu'à ses formes supérieures, la grande production.

Et l'expérience de tous les pays capitalistes, vieux et neufs, montre nettement d'année en année à un nombre de plus en plus grand d'ouvriers la justesse de cette doctrine de Marx.

Le capitalisme a vaincu dans le monde entier, mais cette victoire n'est que le prélude de la victoire du Travail sur le Capital.

III
Lorsque le régime féodal fut renversé et que la «libre» société capitaliste vit le jour, il apparut tout de suite que cette liberté équivalait à un nouveau système d'oppression et d'exploitation des travailleurs. Aussitôt diverses doctrines socialistes commencèrent à surgir, reflet de cette oppression et protestation contre elle. Mais le socialisme primitif était un socialisme utopique. Il critiquait la société capitaliste, la condamnait, la maudissait; il rêvait de l'abolir, il imaginait un régime meilleur; il cherchait à persuader les riches de l'immoralité de l'exploitation.

Mais le socialisme utopique ne pouvait indiquer une véritable issue. Il ne savait ni expliquer la nature de l'esclavage salarié en régime capitaliste, ni découvrir les lois de son développement, ni trouver la force sociale capable de devenir le créateur de la société nouvelle.

C
12
ependant, les révolutions orageuses qui accompagnèrent partout en Europe, et principalement en France, la chute de la féodalité, du servage, montraient avec toujours plus d'évidence que la lutte des classes est la base et la force motrice du développement.

Aucune liberté politique n'a été conquise sur la classe des féodaux sans une résistance acharnée. Aucun pays capitaliste ne s'est constitué sur une base plus ou moins libre, démocratique, sans qu'une lutte à mort n'ait mis aux prises les différentes classes de la société capitaliste.

Marx a ceci de génial qu'il fut le premier à dégager et à appliquer de façon conséquente l'enseignement que comporte l'histoire universelle. Cet enseignement, c'est la doctrine de la lutte des classes.

Les hommes ont toujours été et seront toujours en politique les dupes naïves des autres et d'eux-mêmes, tant qu'ils n'auront pas appris, derrière les phrases, les déclarations et les promesses morales, religieuses, politiques et sociales, à discerner les intérêts de telles ou telles classes. Les partisans des réformes et améliorations seront dupés par les défenseurs du vieux régime aussi longtemps qu'ils n'auront pas compris que toute vieille institution, si barbare et pourrie qu'elle paraisse, est soutenue par les forces de telles ou telles classes dominantes. Et pour briser la résistance de ces classes, il n'y a qu'un moyen: trouver dans la société même qui nous entoure, puis éduquer et organiser pour la lutte, les forces qui peuvent - et doivent de par leur situation sociale - devenir la force capable de balayer le vieux et de créer le nouveau.

Seul le matérialisme philosophique de Marx a montré au prolétariat la voie à suivre pour sortir de l'esclavage spirituel où végétaient jusque-là toutes les classes opprimées. Seule la théorie économique de Marx a expliqué la situation véritable du prolétariat dans l'ensemble du régime capitaliste.

L
13
es organisations prolétariennes indépendantes se multiplient dans le monde entier, de l'Amérique, au Japon, de la Suède à l'Afrique du Sud. Le prolétariat s'instruit et s'éduque en menant sa lutte de classe; il s'affranchit des préjugés de la société bourgeoise, il acquiert une cohésion de plus en plus grande, il apprend à apprécier ses succès à leur juste valeur, il retrempe ses forces et grandit irrésistiblement.
Publié en mars 1913 dans Conforme au texte

«Prosvéchtcbénié» n. 3- de la revue


14
Signé: V.1.


similaire:

Petite Collection Luc togbadja iconDocument d’information
«portfolio», de la plus usuelle : «Collection d’œuvres propre à refléter le talent de son auteur», à la plus éducationnelle : «Collection...

Petite Collection Luc togbadja iconLa radiographie thoracique et Le Médecin Généraliste Nolette le 15...

Petite Collection Luc togbadja iconIntroduction – Ghislaine Gueudet (iufm, ubo, France), Luc Trouche...

Petite Collection Luc togbadja iconCollection Logiques Sociales

Petite Collection Luc togbadja iconConstitution d’une collection biologique à partir de la cohorte nadege

Petite Collection Luc togbadja iconLuc-Olivier d’algange philippe barthelet
«temps est gentilhomme», comme disent les Italiens, IL peut bien ménager à qui les perçoit ces coïncidences intemporelles…

Petite Collection Luc togbadja iconParis: Éditions Gallimard, 1955, 151 pp. Collection “idées nrf”, no 422

Petite Collection Luc togbadja iconCap petite enfance

Petite Collection Luc togbadja iconPetite histoire de recycleurs

Petite Collection Luc togbadja iconCap petite Enfance – en contrat d’apprentissage








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
b.21-bal.com