Résumé Identifier une fonction de relais pour certaines îles interconnectées sur les réseaux de l'espace mondial prédispose à s'interroger sur les nom­breuses typologies qui se sont attachées à cerner et à caractériser la diver­sité fonctionnelle des espaces insulaires.








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titreRésumé Identifier une fonction de relais pour certaines îles interconnectées sur les réseaux de l'espace mondial prédispose à s'interroger sur les nom­breuses typologies qui se sont attachées à cerner et à caractériser la diver­sité fonctionnelle des espaces insulaires.
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Fonctions d'île

Pertinence des Iles-relais

La succession typologique entrevue signale indirectement la mobilité des fonctions insulaires. Celles-ci évoluent au rythme des grands mouve­ments économiques, technologiques et politiques impulsés par les centres du monde. Suggérer un colloque sur l'importance actuelle des îles-relais et des réseaux insulaires, suppose implicitement de reconnaître la perti­nence de ces deux notions pour exprimer les capacités d'intégration des fles aux dynamiques spatiales du système monde. Si les classifications présentées n'incorporent pas pleinement l'existence d'île-relais sous ce qualificatif, ou ne portent pas directement leur questionnement sur la réalité des réseaux insulaires, ces deux expressions ne sont pas pour autant absentes des schémas d'organisation des îles. Leur emploi plus fréquent aujourd'hui témoigne d'une évolution importante dans l'étude des espaces insulaires. Le fonctionnement de l'île ne peut plus être analysé sans prendre en compte les relations tissées avec les autres ; les efforts de développement, en nécessitant une recomposition des solida­rités traditionnelles, tracent de nouvelles configurations spatiales dans lesquelles les propriétés des liaisons réticulaires permettent d'atténuer les effets d'insularité ou d'isolement. Cette formalisation des relations inter-insulaires par l'intermédiaire du réseau privilégie la fonction de relais dont il faut à présent analyser les significations et souligner la diversité possible.
L'île-relais : signification.

La fonction de relais assurée par certains espaces insulaires est une notion d'interprétation délicate car les perceptions utilisées sont souvent ambiguës face à la polysémie du mot. Cette ambiguïté se découvre dans la définition littérale, puisque le relais est à la fois élément d'ouverture et de fermeture. Du moins est-ce le cas pour la mécanique électromagné­tique. C'est aussi une discontinuité sur un parcours, comme halte, arrêt, ou étape. Mais une discontinuité positive parce qu'elle permet la reconsti­tution des énergies pour poursuivre le voyage. Enfin la dernière proposi­tion présente le relais comme un dispositif, assurant la transmission ou la transformation d'un mouvement, ou permettant à une énergie relative­ment faible de déclencher une énergie plus forte. Cette dernière disposi­tion fait de l'île-relais plus qu'une étape, un point d'appui ou une escale ; elle sous-tend au minimum la transmission de ce qu'elle intercepte (échanges économiques, migratoires, culturels...), et dans le meilleur des cas, l'île-relais dépasse sa mission de liaison par une transformation ou un enrichissement des mouvements qui la traversent.

C'est aussi dans sa capacité à jouer sur les propriétés de la position d'intermédiaire que la fonctionnalité du relais s'épanouit le plus pleine­ment. Cette situation « au contact » s'exprime par des configurations géographiques diverses qui induisent des significations différentes selon le degré d'insularité et de proximité continentale. Ainsi les îles à la lisière des continents sont-elles souvent sous l'ombre des rivages qui les contemplent et ne développent-elles pas facilement une fonction de relais, sauf celles dont la taille est imposante, comme par exemple la Sicile, dans le domaine des confluences culturelles, ou encore Singapour, pour sa taille et son dynamisme économique.

L'émergence actuelle de l'île-relais peut-être aussi reliée, à une nou­velle interprétation de la dynamique des organisations spatiales par la médiation du réseau, et au recours à l'échelle planétaire dans le traitement des grandes problématiques des sociétés contemporaines. Par exemple, l'échelle mondiale ne peut plus être écartée pour envisager la gestion de l'environnement. Dans ce nouveau contexte, des relais spécialisés vont apparaître à l'image des îles Éparses de l'océan Indien qui constituent des relais écologiques importants pour la conservation du patrimoine environ­nemental mondial. La promotion du relais est alors réalisée à travers la rencontre entre une préoccupation extérieure et les particularités internes de l'île.

Enfin, dans la mesure où le texte d'introduction du colloque implique largement le registre sémantique de la petitesse pour présenter la problé­matique des îles-relais, nous pouvons légitimement avancer la question du rapport entre cette fonction et la taille des îles. Cette dernière peut être exprimée par le poids de la population, celle de la masse économique ou même en fonction de l'état de développement indiqué par l'IDH. Cepen­dant, elle reste assez souvent accolée à une dimension physique, et il ne semble pas incohérent de poser l'axiome d'une complexité dans l'organi­sation des «îles continentales ou continentalisées», difficilement réduc­tible à une fonction unique de relais. Sans écarter les cas particuliers, rechercher l'entière expression de la fonction de relais dans les classes d'îles comprises, entre les îles volcaniques et les grandes terres insulaires de la classification de Doumenge, ne constitue pas une véritable déro­bade, ni d'ailleurs une position complètement satisfaisante pour l'esprit scientifique. Une des solutions réside dans l'élaboration expérimentale d'un « indice de fonction relais », calculé à partir de mesures réalisées sur les principaux déterminants de l'île-relais.

L'île-relais : ébauche typologique

L'identification de l'île-relais et le repérage de sa diversité peuvent être obtenus à partir de la mise au point de filtres qui intègrent en plus des caractéristiques socioculturelles, les moyens économiques, politiques, technologiques, et les particularités géographiques des îles. Par exemple, le filtre politique peut être composé en tenant compte de la stabilité des États insulaires, de leur volonté de s'ouvrir sur l'extérieur et à adhérer à toute forme de coopération ou/et d'intégration régionales, de leur atten­tion à la géopolitique mondiale, le tout dans un contexte de démocratie affirmée ou en cours d'affirmation. Le relais, dans son acception de trans­mission, exige la présence d'infrastructures d'accueil et de redistribution à l'échelle locale ou de la région ; cette condition n'étant complètement accomplie que par l'existence de ports et d'aéroports modernes, de réseaux routiers intérieurs en bon état, ainsi que par un savoir-faire dans le domaine de la gestion informatique des flux. Ces éléments constituent une partie du filtre information et communication qui inclut également les compétences techniques et scientifiques pour le traitement de l'informa­tion. Le filtre économique et financier renvoie aux indices du développe­ment économique, au montant de la dette et à la disposition d'organismes bancaires, privés ou publics, susceptibles d'articuler leurs intérêts sur les opportunités offertes par la géofinance. Le filtre science et éducation exprime le rayonnement des structures universitaires et des centres de recherche, l'efficacité des programmes d'éducation pour les individus ; ces caractères pouvant faire de l'île considérée un centre ressource régional pour les formations de haut niveau. Les données socioculturelles évaluent l'adaptabilité des populations à la modernité en considérant leurs spécificités culturelles et l'histoire de leurs structures sociales. Les parti­cularités géographiques mettent l'accent sur la maîtrise territoriale et l'at­tention accordée à la gestion de l'environnement. L'expérimentation de ces filtres, conduite pour le Bassin India-océanique, formulerait l'hypo­thèse d'au moins quatre types d'îles-relais en communication plus ou moins réelle avec le cas métaphorique des « îles » de l'archipel métropoli­tain mondial (Dollfus 1994), véritables commutateurs du système monde.

-Au plus haut niveau de ce projet typologique se situent les «îles relais-mondiaux». Peu nombreuses, elles maximalisent la fonction de relais et disposent de tous les moyens nécessaires pour s'imposer comme des connexions dynamiques à l'échelle de la planète et dans la plupart des domaines qui fondent aujourd'hui l'autorité des puissances. Elles sont également de solides points d'appui pour la structuration des réseaux insulaires. Pour certaines, les épisodes récents de leur développement n'ont fait que confirmer des positions reconnues par l'histoire. Singapour, à l'insularité limitée, symbolise assez justement ce premier type de relais.

-Les «îles relais-régionaux», sont des pivots de 2e ordre qui se dis­tinguent des précédents par leur maîtrise incomplète de l'ensemble des critères qui formalisent les relais de lre ordre. L'essentiel de leurs compé­tences est surtout reconnu dans un cadre régional, ce qui ne leur interdit pas quelques incursions à l'échelle mondiale sur des créneaux très spéci­fiques. Leur qualité de relais régional révèle leur réussite dans des acti­vités charnières comme celles du transport ou souligne leurs ambitions dans des secteurs prometteurs comme celui des réseaux d'informations. L'île Maurice répond à ce profil en avançant une économie en réelle crois­sance, structurée à la fois sur une revalorisation des ressources tradition­nelles comme le sucre, mais aussi sur des activités motrices comme celles des services liés au tourisme, à l'offshore financier ou à celles de port franc. L'aspiration d'apparaître comme le grand relais régional du sud-ouest de l'océan Indien détermine l'État mauricien à affiner ses stratégies, en renforçant sa place dans les intégrations économiques régionales (COI, COMESA, CEI, SADC, IOR-ARC), en s'assurant le monopole d'aéro­port-pivot de l'océan Indien (doc. 6), et en multipliant ses investissements dans la télématique.

-Les «îles relais-spécialisés» s'identifient par la singularité de leur fonction. Pour les précédentes, celle-ci procédait par addition de leurs propriétés de relais qui les insèrent dans un ensemble de réseaux aux hori­zons très diversifiés ; la conjonction d'appartenance à ces réseaux affir­mant leur dominance régionale. L'authentification de «l'île relais-spécia­lisé» se déduit de l'importance de sa position au sein de regroupements insulaires dont l'unité est constituée par rapport à des impératifs écono­miques, géopolitiques, environnementaux, ou encore selon des caractéris­tiques culturelles. C'est ainsi que nous pouvons désigner les Seychelles comme relais touristique, Diego Garcia comme un relais militaire, ou encore les îles Éparses comme des relais écologiques.

- Enfin les « îles relais-reliques » représentent le cas original d'anciens relais insulaires dont le dynamisme s'est effacé progressivement devant les tribulations de l'histoire ou dont le fonctionnement a été provisoire­ment assoupi. Zanzibar en est sans doute un bon exemple. L'île consolide entre le début et la seconde moitié du XIXe siècle sa fonction de vase communicant entre l'Afrique, l'Arabie, l'océan Indien et l'Orient. Sa triple activité, comme centre politique, diplomatique et culturel, comme entrepôt maritime pour les échanges commerciaux qui baignent alors toute la zone, enfin comme pôle de production pour les clous de girofle, lui assignerait la qualité actuelle d'«l'île relais-régional». Mais déstabi­lisée par une période coloniale assez longue (près de soixante-dix ans), marginalisée par les bouleversements économiques de l'après-guerre et déchirée par une indépendance conflictuelle, le temps où «le son des flûtes de Zanzibar faisait danser toute l'Afrique jusqu'aux Grands Lacs » (Miège 1982) semble révolu. Aujourd'hui, l'île ne conserve de sa fonction de relais qu'une expression relique bien que dans ce domaine les situa­tions ne soient jamais définitives.

Certains spécialistes des espaces insulaires reconnaissent volontiers que : « le caractère premier d'une île est d'être unique et de ne ressembler en apparence à aucune autre» (Doumenge 1984). Dès lors la «tentation typologique » ne peut apparaître que très décevante et sans véritable issue conceptuelle si nous oublions qu'il s'agit avant tout d'un outil pour appréhender l'hétérogénéité de l'organisation spatiale des sociétés. Cette proposition de classification des îles-relais reste donc très ouverte.

De l'île escale aux réseaux insulaires, le passage par l'île-relais nous a donné l'occasion de parcourir un ensemble de classifications qui balisent le cheminement de la problématique des îles dans la géographie. Les typologies originelles n'ont que très peu varié ; elles restent des acquis incontestés mais leur champ ne permet pas de couvrir la totalité de la complexité du fait insulaire. Les classifications fonctionnelles manquent de pérennité face aux mutations rapides que connaissent les organisations sociales et économiques de la plupart des îles du monde. Leur utilisation reste donc d'une portée temporelle limitée. Avec la revalorisation de la fonction de relais, dans un espace pensé de plus en plus sous la forme du réseau, de nouvelles constructions apparaissent. Celles-ci exigent la prise en compte des mutations profondes qui touchent la dimension spatiale des activités et des rapports humains comme, par exemple, les boulever­sements provoqués par la diffusion des nouvelles technologies de la communication qui induisent de nouvelles conceptions de l'insularité. Ces démarches apporteront un éclairage plus pénétrant sur les significa­tions et les enjeux des îles-relais et des réseaux insulaires, qui forment autant de signaux pertinents pour mieux voir et apprécier l'évolution des dynamiques qui semble modeler, aujourd'hui, les destinées insulaires.
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Extrait de « Les dynamiques contemporaines des petits espaces insulaires », Christian Germanaz, p27-48



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