Groupe de travail action pilote valorisation & développement économique du 04 juillet 2007








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La communication institutionnelle


Il existe plusieurs outils de communication, comme la lettre aux partenaires disponible sur le site national du CEMAGREF (http://www.cemagref.fr/), avec un point d’entrée spécifique au monde de l’entreprise (http://www.cemagref.fr/parteco/accueil.htm). On y trouve un certain nombre de renseignements utiles et notamment les différents modèles de contrats qu’il est possible de passer avec les équipes.

Le site institutionnel est assez riche mais il est assez difficile de s’y retrouver.
En ce qui concerne le personnel, la direction de la valorisation a mis en place récemment un intranet spécifiquement dédié à la valorisation économique qui présente les points essentiels et notamment les notes de services concernant le domaine.
En complément il existe le site web Minéa (http://minea.montpellier.cemagref.fr/) qui est ouvert à tous.

Les industriels

L’incertitude technologique et économique


Deux a priori handicapent le transfert entre un laboratoire et une entreprise.

L’industriel se repose sur de la maîtrise technique des chercheurs

Les chercheurs parlent de la parfaite connaissance des marchés et des produits par les industriels
La réalité est toute autre, bien souvent les résultats de recherche ne sont pas parfaitement fiabilisés et les industriels n’ont qu’une vague idée du marché, si bien que lors des discussions les uns s’étonnent des réactions des autres.
Il parait nécessaire d’apporter les bonnes réponses pour diminuer l’incertitude technologique et économique. Cela peut se faire au travers d’outils comme le marketing technologique ou l’étude de marché plus conventionnelle et par la prise en main du développement technologique par de véritables professionnels.

La qualité des résultats transférés


A de très rares exceptions près, les industriels n’ont ni le temps ni les ressources pour réaliser les développements nécessaires à la mise sur le marché de produits fortement innovants, notamment ceux issus des laboratoires de recherche publique.
Paradoxalement, le développement devient réellement problématique lorsque les résultats de la recherche s’adressent à un très large public (marché de masse) car il est difficile de trouver les compétences industrielles nécessaires, et quand on les trouve c’est par le biais de filiales de multinationales qui sont bien souvent impénétrables.
Lorsqu’il s’agit d’un marché de niche l’accès au monde industriel est plus facile, mais bien souvent le chercheur appréhende ce marché avec le regard d’un consommateur de produits de grande diffusion et il ne comprend pas pourquoi le produit qu’il cherche à valoriser pourra coûter 10 à 20 fois plus que ce qu’il avait imaginé. Le chercheur ne perçoit bien souvent le monde économique qu’au travers de sa propre logique de consommation.

Les services de valorisation

Redéfinir le contour de leurs actions


Les services de valorisations sont assez disparates entre eux.

Les mieux structurés, le sont administrativement.

Aucun d’entre eux n’est structuré pour accompagner le développement technologique.

Leurs missions les plus courantes portent sur :

  • La recherche de partenariats ou d’appels à projets

  • La mise en place de collaborations avec l'industrie ou des partenaires européens

  • le montage de contrats (négociation, rédaction…)

  • L’analyse de la « transférabilité » de résultats de travaux de recherche'

  • L’accompagnement et le conseil en matière de création d'entreprise.

  • La veille technologique et scientifique

  • La gestion du patrimoine intellectuel des équipes (brevets, marques, noms de domaine, logiciels, licences…).

Généralement ces services interviennent en aval des travaux de recherche.
Il serait possible d’optimiser leur efficacité en :

  • Les associant aux réflexions stratégiques d’orientation de la recherche au sein des comités scientifiques, pour y apporter un éclairage économique de terrain ;

  • Structurant plus efficacement le réseau existant et en améliorant sa professionnalisation ;

  • Complétant les équipes « administratives » par des équipes techniques qui auraient pour mission de transformer le résultat de R&D en innovation. Dans un article récent de la Tribune (10/05/07) Bernard Pau ( Université Montpellier I) suggère même de dédier un EPIC à la valorisation de la recherche académique.

L’effet « réseau » au service de la valorisation


Comme il est peu probable que les moyens nécessaires puissent être développés au sein des établissements il faut essayer de fédérer au mieux les énergies au travers de réseau mutualisant les ressources. Il ne s’agit pas ici de dicter aux établissements leurs orientations, il s’agit de croiser leurs expériences et leurs compétences pour offrir le meilleur service possible aux équipes. Cet effet réseau pourrait aussi avoir comme conséquence une meilleure connaissance des ressources et des compétences des laboratoires, ce qui permettrait sans doute de trouver à proximité les compétences nécessaires au développement d’un projet, compétences que l’on va chercher,par ignorance, parfois beaucoup plus loin.

Action envisageable auprès des chercheurs


Il faut placer les actions à deux niveaux :

  • La formation initiale, qui ne doit plus être simplement une formation purement disciplinaire

  • La formation continue des chercheurs, afin de leur apporter des éléments pour appréhender le monde économique et faciliter ainsi les relations qu’ils auront avec lui.


La formation initiale des chercheurs est à l’initiative des universités qui pourraient croiser leur compétences en formation économie & droit/sciences & technologies.
Des initiatives comme les « doctoriales » sont à promouvoir car actuellement elle ne concerne que moins 1% des doctorants.

En ce qui concerne les chercheurs en place on pourrait imaginer la mise en place de séminaires de sensibilisation en relation avec les services de valorisation, mais les actions de fonds doivent se focaliser sur les offres de proximité. En effet proposer de l’aide aux chercheurs sans pouvoir l’assumer faute de moyens et pire que de ne rien leur proposer. C’est peut-être sur ce point que la mutualisation des réseaux pourrait être très efficace, car bien souvent la référence doit être extérieure même si c’est purement psychologique.

Communication sur la réussite : faire envie


Avoir envie est une des bases du sens de la vie, il faut donc faire envie aux chercheurs. Dans les années 50 il y avait le rêve américain qui a été suivi des trente glorieuses. Plus proche de nous l’explosion des téléphones portables n’est pas vraiment due à la nécessité de pouvoir téléphoner partout et n’importe quand mais par l’envie de pouvoir le faire.

Il faut donc développer l’envie de concrétiser les résultats de recherche par un développement économique réussi. Les chercheurs sont sensibles à leur image, leur impact social, il faut donc cultiver l’innovation en termes d’image et de réussite.

Cela passe aussi par une réelle politique de communication institutionnelle avec une appropriation de l’image de l’établissement par ses acteurs. Cela suppose que les services de valorisations soient appuyés par les services de communication des établissements.


Conclusion


Il est illusoire de croire que l’on peut être excellent partout, la complexité des objets que nous manipulons aujourd’hui demande une organisation du travail différente de celle que nous avons connu jusqu’à présent. Le monde de la recherche est passé en l’espace d’une cinquantaine d’année à une recherche « de coin de table » à une hyper-spécialisation des domaines scientifiques. Ce constat est aussi valable pour le monde industriel notamment lorsqu’il s’agit de développement de nouveaux produits.
Cette constatation porte à croire qu’il n’est pas raisonnable de demander aux chercheurs de faire plusieurs métiers, il est donc important que chacun puisse être le plus efficace possible sur son domaine et ce n’est qu’en croisant ces compétences qu’on y arrivera.
Cette analyse peut se traduire de plusieurs manières :

  • Laisser la liberté nécessaire à la recherche de base et identifier en continu les résultats qui pourraient aboutir à un transfert et/ou une innovation

  • Piloter la recherche appliquée par une demande prospective bien identifiée

  • Mettre en place un véritable appui au développement technologique

  • Réaliser une véritable veille scientifique et technologique abondant le volet stratégique des organismes de recherche

  • Renforcer en moyens les réseaux et les laboratoires identifiés comme à forte potentialité de transfert comme ceux labellisés Carnot

  • Renforcer la communication entre les laboratoires

  • Faciliter l’accès aux compétences scientifiques

  • Développer une véritable animation de la recherche

  • Communiquer pour faire changer les mentalités et les cultures

  • Rompre avec les systèmes actuels d’évaluation des chercheurs



Dans le cadre de l’engagement d’une réflexion sur les axes d’orientation stratégique du Centre CEMAGREF de Montpellier Christophe GUIZARD a proposé une enquête auprès des personnels du site.

Un travail collaboratif a permis d’introduire dans le questionnaire un ensemble d’interrogations relatives à la valorisation et d’apporter un éclairage particulier sur la valorisation économique et ses différentes formes.

Les résultats de l’enquête seront présentés au groupe de travail lors d’une prochaine réunion.

Commentaire et propositions :

Pour des raisons diverses le groupe de travail ne rassemble pas encore, l’ensemble des services de valorisation des établissements membres d’Agropolis International.

Leur expérience, enrichirait d’autant ses réflexions.

Cependant les participants ont produit un ensemble de réflexions et propositions, mettant en exergue de manière récurrente des situations communes, répétitives qui corroborent bien des aléas de la valorisation de la recherche publique en France soulignés dans le rapport sur la valorisation de la recherche de Janvier 2007 commandé par le Gouvernement et réalisé par l’Inspection Générale des Finances et l’Inspection Générale de l’Education Nationale et de la Recherche.

Le groupe de travail se propose de faire une note de synthèse des problèmes rencontrés, d’avancer des propositions, et de les présenter au bureau d’Agropolis International dans le courant du dernier trimestre 2007.

Une somme de documents sur la valorisation de la recherche a été mise à jour à l’occasion des échanges du groupe de travail, il est proposé de les rassembler sous une rubrique spéciale sur le serveur d’Agropolis International pour les rendre plus accessibles aux intéressés ( Laurence MONIN sera sollicitée pour la mise en ligne)


La prochaine réunion du groupe de travail est proposée pour le MARDI 9 octobre 2007 à AI à 14H15


DESTINATAIRES : Membres présents et excusés du groupe de travail

Animateurs des actions pilotes d’Agropolis International

DIFFUSION : Ensemble des établissements signataires de la charte

Partenaires économiques d’Agropolis International






1 Guillaume H.(sous la supervision de): Rapport sur la valorisation de la Recherche ( janvier 2007); Inspection Générale des Finances, Inspection Générale de l’Education Nationale et de la Recherche

2 Etzkowitz H. (2003) : Research groups as quasi-firms : the invention of entrepreneurial university, Research Policy, vol 32, pp 109-121

3 Internationalisation de la R & D des entreprises et attractivité de la France – Rapport du Centre d’analyse stratégique 2007.

4 Centre de recherches de Sciences po : http://www.cevipof.msh-paris.fr/

5 Reconnaissance par l’état de la capacité d’un organisme de recherche à collaborer efficacement avec des partenaires socio-économiques.
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