Essai préface de Vittorio prodi








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CHAPITRE 6 : GRAPHIQUE DE LA TRANSITION


L'idée maîtresse de ce chapitre est que nous entrons dans une zone de fortes turbulences parce que nous sortons à la fois de la société moderne et industrielle, mais en même temps de la société patriarcale et nous entrons dans la société de la connaissance. Nous subissons donc pour le moment une double mutation qui a des chances d'être doublement violente et forte. Nous allons utiliser deux figures 3 et 4 pour essayer de décrire au lecteur comment nous voyons la mutation en cours.
La figure 3 est une première description de la mutation vers la société de la connaissance. Les courbes nous expliquent de manière visuelle où nous trouvons dans la ligne de l'histoire. Evidemment ceci est simplifié à l'extrême afin de montrer que nous entrons dans une zone de turbulences importantes.

Figure 3: Graphique des Transitions actuelles.
qui
Le début de la première courbe en pointillés se situe environ en 3500 avant Jésus Christ. C'est le début de l'ère agraire et prémoderne qui semble correspondre avec le début du patriarcat. Personne ne sait exactement pourquoi la vision matrilinéaire a été supplantée par la vision patriarcale.

Selon Riane Eisler, des hordes sont venues du nord avec une toute autre mentalité, plus violente et conquérante, plus proche des valeurs patriarcales, et elles ont facilement conquis les peuples du sud de l'Europe qui étaient dans des valeurs matrilinéaires et n'avaient pas la moindre armée. Probablement aussi que ces envahisseurs étaient des agriculteurs, alors que les peuples envahis vivaient de la cueillette et de l’élevage. Suite à cette conquête violente, la vision du monde s'est transformée profondément dans toute l'Europe.

Ce qui est surprenant c'est qu'un phénomène identique s'est produit en Chine et en Inde à peu près au même moment. Etait-ce le passage subit de l’élevage à l’agriculture dans le monde entier ? On sait très peu de ces conquêtes car l'écriture en ce moment n'était pas encore inventée. C'est la raison pour laquelle je n'ai pas mis de cercle gris autour de cette première transition vers la période agraire car on en sait vraiment trop peu.

Par contre l'étude des mythes est possible et elle a été faite de manière magistrale par Françoise Gange. Elle nous décrit admirablement la transformation progressive des mythes fondateurs des civilisations. Son livre "Les dieux menteurs" explique cette transition en détails.

Mais passons à l'époque agraire. On la voit apparaître et c'est la première courbe en pointillés. La période agraire est caractérisée par le fait que l'agriculture devient l'activité dominante, alors qu'à l'époque précédente l'activité principale était la cueillette et l'élevage des troupeaux. Evidemment le passage à l'agriculture représente une sédentarisation massive des populations. Certains observateurs font remarquer également que l'agriculteur qui plante est obligé de délimiter le sol où il a planté. Il met des piquets, des bornes, afin de pouvoir, quelques mois plus tard, récolter ce qu'il a semé, sans contestations. Ainsi naît la nécessité du droit de propriété. Alors que dans l'époque précédente au contraire on suivait les troupeaux à travers les grands espaces qui appartenaient à tout le monde. Il n’y avait donc pas de notion de propriété du sol.

On peut aussi se demander si par analogie, cet instinct de propriété du "semeur" ne s'est pas étendu symboliquement au mâle qui ensemence sa partenaire et donc s'en érige soudain comme propriétaire, investi de droit divin!... Serait-ce une des origines du patriarcat? Personne ne sait.

L'efflorescence de cette période a été longue. La période agraire chez nous en Europe se clôturera à la fin du Moyen Age. Pendant cette période c'est l'Eglise chrétienne qui est le pouvoir en place. Elle maîtrise et gère la technologie agricole par les abbayes qui la transmettent aux agriculteurs. Elle maîtrise également le jeu politique et même militaire de l'Europe. Elle est la puissance dominante avec les empereurs et les rois avec lesquels il y a des conflits permanents.

La transition vers l'époque moderne et industrielle est progressive et lente. On la voit symbolisée dans l'architecture de la plupart des villes européennes. A côté de la cathédrale et de la place de la cathédrale, on voit apparaître la "place du marché", souvent en contrebas, qui devient souvent la "grande place" ou la place principale. Cette place ressemble à la place de la cathédrale. L'hôtel de ville a souvent la forme d'une cathédrale. Bruxelles est un excellent exemple: l'hôtel de ville en contrebas de la cathédrale ressemble fort à une Eglise. Et il est entouré de maisons de la Grand’Place, où siègent les guildes des métiers les plus célèbres qui symbolisent les forces artisanales et pré industrielles montantes. Ces forces vont finir par dominer la scène économique et politique européenne. Mais en attendant elles se rendent silencieusement visibles dans l'architecture des villes.

Cette transition pour lente qu'elle fut, a été très violente. Car il n'arrive jamais dans l'histoire humaine, que des élites au pouvoir cèdent le pouvoir volontiers et sans violence. Habituellement, au contraire les élites font tout ce qui est en leur pouvoir pour consolider leur position, même et surtout si la situation de déclin est évidente. C'est probablement la raison pour laquelle la fin du Moyen Age a été si violente avec son cortège de guerres de religion, d'Inquisition, de croisades et de guerres en tous genres.

La transition de la période agraire vers la période industrielle a donc été une transition très violente. C'est la raison pour laquelle nous avons entouré cette transition d'un éclair gris.

Notre hypothèse - et celle de nombreux observateurs dans le monde - est que nous sommes précisément situés à la transition suivante: la transition de la société moderne et industrielle finissante vers la société de la connaissance et transmoderne. Les élites au pouvoir sont les nôtres. Etats-Unis et Europe sont les forces dominantes pour le moment, mais pour combien de temps? Les incidents du 11 septembre 2001 à New York pourraient être le déclencheur, le signe que nous entrons précisément dans cette période de turbulences symbolisée par l’éclair gris. Et que malheureusement ces troubles seront probablement engendrés directement ou indirectement par les puissances dominantes, c'est à dire les puissances occidentales.

Mais ici les choses se compliquent car non seulement nous sortons de la période moderne industrielle, mais nous sortons aussi de l'ère patriarcale. Et donc le poids de la mutation est beaucoup plus grand et plus souterrain. Et ici ceux qui sont au pouvoir, ce sont en principe chaque homme mâle sur la terre, mais aussi la plupart des institutions comme les religions, les organisations syndicales, les partis politiques, les entreprises et d'autres institutions qui ont institutionnalisé la soi-disant infériorité de la femme. N'oublions pas que le code Napoléon, encore en vigueur jusqu'il y a peu en Belgique considérait la femme comme la propriété de l'homme.
Non ce n'est pas un "changement d'empire dominant", mais une crise plus profonde.
Personne ne sait évidemment comment cette transition va se passer. Nous croyons d'après nos informations que nous n'avons pas affaire ici, au "déclin de l'Occident", comme de nombreux auteurs le proclament, mais à un changement plus profond où toutes les puissances politiques vont se déplacer sur l’échiquier et où la position de l'Occident va très probablement changer également, mais toujours sur l’arrière fond de la menace - nouvelle - de mort collective.

Parce que précisément - nous l'avons vu dans la première partie - nous sommes confrontés à un danger de mort pour l'ensemble de l'Humanité. Et nous sommes en même temps en une époque de mort du Patriarcat, mort de la modernité, mort de la société industrielle, des structures pyramidales, et de l'hégémonie de l'Etat.

Nous ne sommes donc plus uniquement dans une dynamique de fin de certains empires et de surgissement d'autres empires, la Chine et l'Inde par exemple. Non ceux-ci sont encore des schémas "modernes". La problématique a complètement changé. Oui nous assistons à la fin de l'hégémonie occidentale, mais ce ne sera probablement pas pour entrer sous l'hégémonie d'une nouvelle puissance. Car nous sommes collectivement confrontés à un danger redoutable qui menace notre survie et surtout celle de nos enfants. Et ce danger engendre une mutation sans précédent dans l'histoire de l'Humanité.

C'est comme si l'Histoire "forçait" l'Humanité à changer le niveau de la conversation elle-même.
Le but de cette figure 3 est d'aider le lecteur à visualiser "où il est sur la carte". Le but est donc plus pédagogique que scientifique.

Les éclairs gris de la figure 3 traduisent les moments de transition. La Réforme et la Renaissance, pour la première. Le point de croisement entre sociétés moderne et transmoderne, pour la seconde. La nôtre. Nous y sommes déjà, nous le verrons plus tard dans cette seconde partie.

Ces moments de croisement de courbes signifient toujours la mort du pouvoir du système dominant, voué subitement à la marginalité (qui devient une courbe en pointillés), et la naissance du pouvoir d’un nouveau système (la nouvelle courbe ascendante de la société de la connaissance). Mais voilà, personne n’aime perdre le pouvoir. Par conséquent, ces transitions sont en général des temps de tensions et de heurts. Ceux qui sont en perte de vitesse et ont tout à perdre ont souvent la ténacité et la violence du désespoir.

Mais on le voit clairement le croisement actuel est plus compliqué. Car il faut tenir compte du fait que « notre » éclair de changement est aussi le temps du croisement avec la fin de la courbe patriarcale. La courbe patriarcale en pointillés symbolise la durée de la société patriarcale qui a pris son essor voici 5.000 ans, lorsque l'ère agraire a supplanté la chasse et la cueillette. Si le patriarcat meurt en même temps que l'ère industrielle et la modernité, n'est-ce pas parce que celles-ci en étaient, peut-être, les dernières expressions? C'est en effet notre hypothèse dans la première partie.

La fin de la courbe patriarcale donne naissance à une nouvelle courbe qui est la société de la connaissance. En effet la société de la connaissance est aussi, par définition, une société post patriarcale où les hommes et les femmes ont à inventer une manière différente de gérer leur relation. Mais une partie de la courbe industrielle en pointillés montre le sort des industriels marginalisés qui n’ont pas compris le changement et continuent comme avant à perpétuer des relations patriarcales, tout en devenant de plus en plus marginaux.

La fin pointillée de la courbe industrielle permet aussi de visualiser ce que nous avons vu dans la première partie. On y voit le danger de mort collective qui est symbolisé par le déclin des « industriels dépassés ». Et la direction cette courbe est baissière. Cette courbe qui descend symbolise en même temps la mort de la société industrielle, mais en même temps que si nous continuons à mener une politique industrielle non soutenable, nous allons droit vers la mort collective de l'Humanité!
L’avant-dernière flèche vers la nouvelle société de la connaissance.
La dernière courbe ascendante représente la seconde partie de ce livre. Cette nouvelle société qui est déjà née, mais que nous ne voyons habituellement pas parce que personne ne nous en parle mais aussi et surtout parce que nos lunettes sont encore trop souvent modernes industrielles et patriarcales. Pour le dire de manière imagée, nous continuons à chercher l’ancienne courbe industrielle, si bien que nous ne voyons même pas la nouvelle. Parfois nous rencontrons des entreprises ou des groupes de la société civile qui sont déjà dans cette nouvelle mouvance, mais nous ne les voyons pas parce que nous n'avons pas les bonnes lunettes.

Cette société, on va le voir, est en même temps post patriarcale, transmoderne ou planétaire, post industrielle et centrée sur l'économie de la connaissance, et en même temps elle se structure en réseaux et non plus en pyramides. Et elle propose un nouveau paradigme politique qui est celui de réseaux d'Etats qui sont liés par des traités de non-violence absolue entre eux. C'est ce qu'est et devrait être l'Union européenne : un réseau léger d'Etats non-violents entre eux.

Tel est en très résumé le plan de cette seconde partie que nous entamons ici.
La dernière courbe: sauter vers la société qui naît.
Certaines entreprises ou certaines ONG sont réellement en transition. Elles sont symbolisées par la flèche horizontale noire qui va de la courbe industrielle moderne vers la courbe de la société de la connaissance transmoderne.

IBM a construit récemment un énorme pool de consultants pour aider les entreprises dans la transition (de la société industrielle vers la société de la connaissance). Il y a donc un important mouvement au sein du business mondial pour rattraper la nouvelle courbe verte. On l'appelle le "transition management".

Quant aux entreprises qui sont entièrement dans la société de la connaissance, et qui ont compris le changement de vision, et de management (10%), elles sont représentées par la dernière flèche elle-même (Société de la Connaissance). Elles sont déjà dans ce monde nouveau qui est né. En silence.

On ne voit pas de mouvement aussi important par exemple en politique ou dans la société civile. Il y a, certes, çà et là, des acteurs ou des petits groupes qui essayent de changer de politique, mais pas dans la même proportion, nous semble-t-il. Les partis verts en Europe ont essayé de changer de politique. Mais ne sont-ils pas trop modernes ? Annoncent-ils véritablement le changement de paradigme ? La question se pose.

Et cependant, les statistiques nous montrent qu'il y des centaines de millions de citoyens de par le monde qui sont en train de changer profondément de valeurs.

Mais ceci nous mène à la Figure 4.
Cinq niveaux de Renaissance.
Avec la figure 4 qui reprend les niveaux de la figure 1, nous donnons une autre description de la mutation en cours. On le voit, les cinq niveaux de renaissance que nous allons décrire dans les chapitres qui vont suivre, correspondent aux cinq niveaux de mort que nous avons décrits dans la première partie.
Figure 4 : Cinq niveaux de la nouvelle société de la connaissance

Niveau 5, la société de la connaissance : sa dimension politique et économique = visible (Chap. 7 et 8)







Niveau 4 : C’est une nouvelle vision de l’économie et du politique, nouvelle vision qui est invisible (Chap.7 et 8)




Niveau 3 : C’est une société transmoderne (Chap. 9)





Niveau 2 : C’est une société post-patriarcale (Chap.10)


Niveau 1 : C’est une société qui opte pour la vie (Chap. 11)



Nous allons lire cette fois, la figure 4 à partir du haut, à partir de ce qui est visible. Le paysage politique et économique est en effet en train de changer.

Notre hypothèse de travail pour cette seconde partie est que la nouvelle société, que nous appelons la société de la connaissance est déjà là sous nos yeux. Seulement nous ne la voyons pas en tant que nouvelle société, et ne l'utilisons pas de la manière adéquate. Nous disposons déjà des structures politiques et économiques de demain pour aborder le XXIème siècle: La société de la connaissance et son correspondant politique, les structures transmodernes de non-violence entre Etats, dont l'Union Européenne est le premier prototype qui fonctionne depuis 50 ans. Mais nous ne sommes pas conscients de leur caractère absolument innovant.

La partie émergée et visible de l'iceberg est donc très intéressante puisque nous avons en mains les structures de demain. Elles sont là. Mais… (Chapitre 7 et 8).

Mais au niveau 4, nous observons qu'une partie importante de la société de la connaissance est encore invisible. Ce qui est invisible c’est son caractère de nouveauté radicale. C’est cette nouveauté qui est encore sous l'eau car les citoyens ne voient pas combien cette société de la connaissance est nouvelle et suppose une toute nouvelle vision du politique et de l’économie. Ils ne le voient pas, tout simplement parce que personne ne leur en parle, ni dans les media ni dans les arènes politiques, ni dans les milieux économiques. C'est trop nouveau et trop rapide. (Chapitres 7 et 8)

Au niveau 3, nous voyons aussi que cette société de la connaissance n'est plus une société centrée uniquement sur la rationalité et le cerveau droit. Elle n'est plus une société "moderne", même si de nombreux acteurs essayent actuellement de faire fonctionner dans les schémas modernes et selon les critères de la société moderne et industrielle. Car pour produire de la connaissance il nous faut des humains créatifs et bien connectés en réseaux créateurs d'énergie. La société de la connaissance qui est créatrice de connaissance et de sens, va donc avoir tendance à se greffer tout naturellement sur une vision positive du futur et donc une vision "transmoderne" et "planétaire" qui ont en vue le futur de l'humanité et se centrent de toutes leurs forces sur cet horizon nouveau et ouvert. La société de la connaissance n'est donc pas du tout "moderne". Ce qui la rend encore plus mystérieuse, intéressante et attractive, mais impénétrable pour d’autres. (Chapitre 9)

Au niveau 2, nous voyons également que cette société de la connaissance ne peut pas fonctionner dans un environnement guerrier et patriarcal. Elle suppose une approche non-violente, voire une énergie non-violente qui facilite les échanges et les interactions en réseaux. On perçoit déjà ce nouveau climat dans certaines entreprises qui marchent très bien dans la production de connaissances.

Et, nous le verrons, cette nouvelle société est aussi en train de redécouvrir un antique sacré qui était enfoui dans notre subconscient collectif depuis des millénaires: le sacré de la reconnexion au cosmos et à la nature dont nous sommes partie prenante. Cette vision nouvelle du sacré « horizontal » de reconnexion pourrait proposer un nouvel horizon de sens et de sacré à la création artistique et culturelle, mais aussi à la création intellectuelle et scientifique. (Chapitre 10).

Au niveau 1, nous découvrons que cette société de la connaissance est aussi une société qui opte pour les valeurs de vie. C'est une société qui assume ses responsabilités vis-à-vis du futur et des nouvelles générations. C'est une société qui se donne un nouvel horizon de sens et refuse catégoriquement la pulsion de mort qui est si puissante pour le moment un peu partout dans le monde d'aujourd'hui. Et cette société correspond aux aspirations de centaines de millions de citoyens de par le monde qui sont en train de changer de valeurs en silence. Nous le verrons en détails. (Chapitre 11)



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