Facteurs de production et certification de la quinua sur l’altiplano bolivien








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LES FACTEURS DE PRODUCTION : FORMALISATION DES CONNAISSANCES



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    1. Méthodologie : entretiens, bibliographie et observations




Finalité de l’étude

L’objectif de cette étude est de déterminer en quoi les différents facteurs (naturels, culturaux, pratiques, individuels ou communautaires) influent sur les facteurs à expliquer, que sont le rendement à l’hectare, la durabilité du système, la taille des grains et l’image traditionnelle de la production et des modes de vie. C'est-à-dire quels facteurs et quelles pratiques sont à favoriser ou à bannir pour assurer l’approvisionnement en quinua Real conforme aux exigences d’Euro-Nat. Les différents facteurs à expliquer ont été donnés par Didier Perreol, puis nous y avons réfléchi plus en détail. Pour obtenir des informations à propos de ces différents facteurs, il nous a fallu passer beaucoup de temps sur le terrain, à interroger les personnes concernées et à faire des observations sur les parcelles.
Observation de la zone

Nous avons parcouru les zones de production surtout au début du stage, en utilisant le 4X4 de Pierre Frachon pour nous déplacer avec lui sur les lieux des réunions, des chargements, des formations... Nous avons eu l’occasion de faire des relevés agronomiques (étage écologique, variété semée, homogénéité de la parcelle, utilisation d’engrais ou non, sens du labour, présence de barrières vives, densité de la parcelle…) lors de l’opération d’enregistrement des données GPS des parcelles. Nous avons particulièrement arpenté les communautés de PITCA/CIRCUTA, LAKAZA et de CACOHOTA. Nous avons parcouru la plupart des autres communautés sauf celles où le nombre de socios présents était vraiment faible. Nous n’avons pas pu aller dans toutes les communautés car l’entreprise n’a pas pu nous fournir de véhicule. Nous étions donc dépendants de la disponibilité de notre maître de stage, des bus et des services de chauffeurs. Avec Pierre Frachon, nous sommes surtout allés dans les communautés présentant le plus de problèmes ou pour des réunions (cf. illustration 46). Nous n’avons donc pas pu rester sur le terrain autant de temps que nous aurions voulu. Nous nous sommes rendu dans la communauté de COIPASA, une seule fois à la fin du stage. Toutefois, le séjour fut riche en information car nous étions logé chez un producteur de Jatariy. Cette communauté se démarque par sa position géographique (de l’autre coté du salar de COIPASA, et par la gestion du système de culture (parcelles grandes, non utilisation d’engrais…).
Recherche bibliographique

En plus du parcours physique des zones de production, nous avons fait de la recherche bibliographique auprès de différents organismes présents sur place comme la FAUTAPO.

Cette fondation est financée par la coopération néerlandaise, elle mène des études sur divers aspects liés à la quinua : les types de sols, le marché de la quinua, les techniques de production… Pedro Claver Mamani A., responsable de zone dans cet organisme, nous a laissé emprunter certains ouvrages : études sur les types de sols, dossiers sur l’appellation d’origine quinua real, bilan de la situation de la quinua Real en 2008… Autant de documents qui nous ont servis dans la compréhension du rôle de chacun des facteurs. Toutefois ce qui nous a donné le plus d’informations directement utilisables pour la synthèse sur les facteurs, ce sont les entretiens que nous avons menés avec des producteurs de Jatariy et des spécialistes de la quinua.
Enquête sociologique auprès des producteurs

Notre objectif pour les entretiens auprès des producteurs était de recenser le savoir traditionnel et le savoir-faire issu de l’expérience, ainsi que les pratiques culturales usitées par les producteurs. Nous avons donc mis sur papier des connaissances qui sont principalement orales, dans le cadre de la "formalisation des connaissances" demandée par Didier Perreol. Nous avons mené des entretiens de type qualitatif, et non quantitatif, car l’objectif était dans la diversité des réponses et non dans le catalogage statistique des données. Nous voulions aussi acquérir des informations sur la communauté et leur intérêt pour les projets de développement. Pour cela, nous avons élaboré un questionnaire de type semi-directif, permettant au producteur de répondre librement, tout en restant dans le sujet. Le guide d’entretien (cf. ANNEXE IX) comprend trois parties : une sur les facteurs naturels, une sur les facteurs culturaux et une dernière sur l’économie du village. Nous avons rajouté des questions sur les rendements et sur le nombre de résidents en cours d’enquête. Comme Jatariy comprend 218 socios, nous avons décidé d’en interroger au moins un dixième, de préférence dans de nombreuses communautés différentes, en privilégiant celles où le plus grand nombre de producteurs est présent. Nous voulions interroger un échantillon le plus représentatif possible, mais notre marge de manœuvre a été limitée : le choix des personnes s'est principalement fait sur leurs disponibilités. Nous voulions aussi interroger des femmes car elles représentent environ 1/3 des effectifs des producteurs de l'entreprise. Dans l'idéal, nous avions prévu d'interroger plusieurs personnes par communauté, avec deux profils différents au niveau de l'âge, des surfaces, des variétés cultivées... dans les faits, nous avons interrogé les personnes dès que possible, en variant les communautés au maximum.
Pour pouvoir rencontrer le plus de producteurs de communautés différentes, nous avons multiplié les moyens pour pouvoir les rencontrer. Nous avons rencontré des résidents lorsque nous passions faire des réunions avec Pierre Frachon dans le campo notamment à
TRES CRUCES, LAKAZA, COCHEWILQUE et COTANA. Nous en avons interrogé d’autres lors de leur passage au bureau, provenant de CACOHOTA et JUPAK’HOLLO. Certains ont été interrogés lors de livraison à l’usine, notamment des gens de CHUSAKIRI et BACUYO. Avec une productrice de VIROXA, nous avons pris rendez-vous à ORURO. À la fin du stage, pour compléter notre démarche, nous avons fait une excursion de trois jours dans le campo en louant un véhicule et les services d’un chauffeur. Nous avons parcouru les communautés de la zone 1, 2 et 4 et avons interrogé des producteurs résidents de JUPAK’HOLLO, VILLAK’HOLLO, COCHEWILQUE et LAKAZA. Nous sommes passés dans beaucoup de villages où les producteurs étaient partis en ville pour l’hiver. Enfin, nous avons fait une réunion avec 6 des 7 producteurs présents à COIPASA (zone 3).

Le déroulement de l’entretien devait ressemblait le plus possible à une conversation informelle pour ne pas inhiber la personne interrogée. Nous précisions à chaque fois que leur témoignage était anonyme. Un entretien mené dans le bureau de Jatariy en présence du gérant n'a pas donné de bons résultats, car le producteur était intimidé et voulait partir. Nous avons enregistré les témoignages avec un dictaphone pour ne perdre aucune information. Nous avons mené les entretiens par genre pour mettre à l’aise les interrogés d’après les conseils de M. Godet, professeur d’anthropologie à l’ISARA. Quand l’interrogé était un homme, Alexandre menait l’entretien, lorsque c’était une femme, Clémence s’en chargeait. Lorsque l’un de nous menait l’entretien, le second notait et vérifiait si tous les points étaient abordés.
Au final, nous avons rencontré 29 personnes dont 5 femmes (17%) et 24 hommes (83%), soit une proportion de femmes inférieure à la réalité (Cf. tableau 10). Les interrogés avaient majoritairement de 35 à 50 ans. 10% des interrogés ont de 20 à 35 ans, 62% de 35 à 50 ans, 17% de 50-65 ans et 10% de plus de 65ans. Ils appartiennent à 13 communautés différentes. L’objectif de 10% du nombre de producteurs total est donc atteint. Au total, nous avons rempli 14 grilles d’entretiens et 3 témoignages informels (sur les engins agricoles, le transport de la quinua, les variétés et les types de sol). Les entretiens ont duré en moyenne 30min, de 15 à

90min, selon les disponibilités des interrogés. Pour chaque entretien, les informations ont été classées dans un tableau selon les 3 parties du questionnaire, et selon la séparation représentations/pratiques.
Pour chaque facteur, nous avons synthétisé et confronté l’ensemble des témoignages recueillis, afin d’obtenir une vision la plus exhaustive possible des savoirs et pratiques des

agriculteurs. Ces informations sont issues de l’expérience ancestrale des familles de producteurs, mais ne sont pas démontrées scientifiquement. Nous avons considéré comme juste une idée souvent répétée par les producteurs lors des entretiens. Les pratiques marginales et les mauvaises pratiques ont aussi été identifiées. Toutes ces idées ont permis de venir en appui aux informations trouvées dans la bibliographie, et constituent la part majoritaire des synthèses sur chaque facteur (cf. plus bas). Toutes les informations dont la source n'est pas donnée dans les paragraphes de la partie III de ce rapport sont issues des entretiens et des observations de terrain que nous avons réalisé.
Nous regrettons de ne pas avoir pu interroger plus de producteurs. Notre principal problème était le manque de transport, car nous aurions pu nous rendre dans les communautés et fixer des rendez-vous, ce qui n'a pas été possible sans voiture. De plus, nos dates de stage se situaient principalement pendant la saison sèche, sans culture de quinua. Il y avait donc moins de producteurs sur le terrain. Nous en avons tout de même interrogés dans leur résidence d'hiver et nous avons aussi pu discuter avec des résidents permanents dans les villages.
Enquête auprès des spécialistes

Pour choisir des spécialistes, nous avons sollicité l’avis de notre maître de stage. Il nous a donné les noms de Cesín Curi, et d’Adelid Valis.

Cesín Assef Curi Sabja est sous-directeur du CPTS (Centre de promotion des technologies durables), doctorant en chimie organique, Université du Kansas, Etats-Unis. Il est un spécialiste de la quinua et du traitement de ce produit. Il a étudié la durabilité des sols et celle des systèmes d’exploitation agricoles. Lors de notre rencontre, il nous a apporté des précisions sur l’appellation d’origine contrôlée, le marché de la quinua, la consommation de quinua en interne, les produits phytosanitaires, les ravageurs et la désertification de l’Altiplano. Il nous a donné les premières estimations du marché de la quinua pour 2009, qui ne sont pas encore parues. Il a expliqué la technologie que le CPTS est en train de développer pour cultiver la quinua sur des terres arides.

Adelid Valise est un ancien technicien d'ANAPQUI qui travaille actuellement pour la CABOLQUI. Nous l’avons rencontré au bureau de Jatariy,puis échangé par courrier électronique. Il nous a appris beaucoup sur les systèmes de contrôle interne de chaque entreprise de la CABOLQUI et des meilleurs systèmes de traçabilité.

Enfin, nous aurions voulu rencontrer Angel Mujica, un spécialiste péruvien de la quinua, dont les publications se trouve sur le site de la FAO. Ce ne fut pas possible à cause par manque de temps.

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