Facteurs de production et certification de la quinua sur l’altiplano bolivien








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ASSURER LA CERTIFICATION : CREATION D’OUTILS




    1. Détermination d’un prix d’achat « juste »

      1. Etude sur les coûts de vie et de production



Cette étude permet d’approcher le prix d’achat "juste" de la quinua. Elle est très importante pour la certification "commerce juste".
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Choix des méthodes

L'idée de ce type d'étude reprend en fait une démarche suivie par un certificateur d'ECOCERT venu plusieurs années auparavant. Il avait tenté d'établir ces coûts de vie et de production pour justement définir un prix "juste". Les résultats de cette étude n'avaient pas été communiqués à l'entreprise. Une étude de 2009 avait déjà le même objectif. Nous les avons comparées. Nous avons décidé de suivre la méthode déjà réalisée par un certificateur d’ECOCERT, car elle nous paraissait la plus proche du terrain. Au lieu d’une méthode qui se baserait sur de la bibliographie, celle-ci se base sur les prix pratiqués dans et autour de la zone de production, ce qui l’ancre plus dans la réalité du terrain. La méthode utilisée consiste à faire une liste de toutes les dépenses occasionnées par une famille-type. Chaque poste de dépense (produits de base, santé, éducation, production agricole) est ensuite approfondi. Pour la famille-type, il fallait choisir une famille représentative. D’après nos observations, les femmes ont en moyenne 4 enfants, la famille vit de la quinua et d’une autre activité (transport, commerce, éducation…). Il fallait une famille qui vit dans une communauté du campo. Les enfants sont généralement envoyés au colegio puis à l’université. Il fallait aussi une famille qui ressemble à la famille nombreuse utilisée dans l’enquête précédente. Celle que nous avons choisie correspond à ces critères. Elle est composée de sept personnes : les deux parents, un nourrisson, quatre enfants dont deux allant à l’école, un allant au colegio et l’aîné étudiant à l’université et résidant à ORURO. La famille habite SALINAS DE G.-M. et le mari a une activité rémunératrice en plus de la quinua. Leurs revenus leur permettent de couvrir les besoins de la famille, de couvrir les dépenses liés à un véhicules et à l’éducation des enfants. Cette famille a donc été prise comme référence pour tous les postes de dépenses.
Liste des produits achetés :

Sur les conseils de Pierre, nous avons commencé par lister les produits de base dont a besoin une famille bolivienne telle que nous les connaissons : les produits alimentaires comme le pain, les boissons, du fromage, du riz, des desserts…; les produits d'hygiène comme le savon, les détergents, les couches pour bébé…; les habits divers. Nous savons que les producteurs font leurs courses sur les marchés. Les supermarchés sont rares en Bolivie, et inexistants hors des grandes villes. Il existe beaucoup de petites épiceries, qui vendent aussi des vêtements, du matériel et des produits d'hygiène et d'entretien dans les petites villes. Les producteurs qui vivent dans la campagne, achètent leurs produits en grandes quantités sur les marchés lorsqu’ils vont en ville.

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Les produits sont vendus moins chers à ORURO qu’à SALINAS (à 5heures de route) à cause du coût de fret. Nous avons considéré une famille de résidents qui ne déménage pas dans une autre habitation en hiver. Nous avons aussi principalement choisi les options les moins chères lorsque le cas se présentait. Par exemple s’il existait deux types de brosses à dents dans la boutique dont l'une à deux bolivianos et l'autre à un, nous avons noté qu’une brosse à dent ne coûtait qu’un boliviano. Ce cas de figure s'est assez peu présenté car il n’existe que peu de marques concurrentes pour un même produit en Bolivie. D’après Pierre, pour avoir une idée des prix moyens pratiqués dans la région, il fallait référencer les produits de trois marchés : celui d’ORURO, grande ville de la région, celui de CHALLAPATA, petite ville entre ORURO et SALINAS DE GARCI MENDOZA où les producteurs se rendent assez souvent; et celui de SALINAS, village au centre des zones de production.
Nous avons référencés les prix des produits de notre liste sur ces marchés. Nous avons expliqué parfois notre démarche aux commerçants, qui ont été plus où moins coopératifs. Nous pensons que nous avons pu avoir les prix "véritables", même si un commerçant peut toujours être tenté de vendre plus cher à un "gringo". Nous avons dû nous adapter aux unités de vente utilisées et les convertir pour pouvoir les exploiter. Nous avons aussi voulu chiffrer les dépenses d'éducation, de transport et de santé.
Education :

Nous nous sommes renseignés auprès des producteurs pour savoir où leurs enfants allaient à l'école, au collège et à l'université. Les "colegios" boliviens correspondent aux collèges et lycées réunis en France. Les enfants de la famille référence et des autres producteurs vont souvent à l’école la plus proche. Pour le niveau "colegio", cela dépend de leurs moyens financiers, les établissements les mieux cotés se trouvant souvent plus loin. Pour les études supérieures, c'est la même chose : les facultés les plus prestigieuses se trouvent à LA PAZ ou dans les vallées à l'est du département, à COCHABAMBA ou à SANTA CRUZ par exemple. Nous sommes donc allés dans l'école de SALINAS DE G.M. et avons rencontré le directeur et des professeurs pour avoir une idée des besoins en fournitures et en uniformes pour chaque niveau scolaire. Nous avons aussi enquêté dans le collège de SALINAS DE G.M.. A CHALLAPATA, nous nous sommes aussi renseignés auprès d'une des écoles. Dans un des collèges privés de la ville, le directeur a fait venir dans son bureau 5 élèves de différents niveaux pour que nous les interrogions. En plus du matériel et des uniformes, il a aussi fallu prendre en compte des frais de travail (locations de livres, heures de cybercafé, impressions…) et de sorties. Notre démarche a le plus souvent été très bien accueillie, car les personnes interrogées comprenaient notre démarche, et aussi parce que les ONG présentes dans la région font parfois ce genre d'études.

Pour les études supérieures, nous sommes allés à la faculté d'agronomie d'ORURO. Nous avons extrapolé les besoins en matériel scolaire, dans ce cas moins importants qu'au collège. Dans les frais d'éducation pour les études supérieures, il faut aussi prendre en compte les frais de logement. Pour en avoir une idée précise, nous avons interrogé à ce sujet la productrice référente, dont le fils aîné étudie à ORURO. Nous avons aussi vérifié auprès de cette productrice si notre liste de denrées était adéquate en lui demandant quelle quantité de chaque produit elle utilisait par semaine ou par mois.
Santé :

En ce qui concerne les frais de santé, nous nous sommes rendus à l'hôpital de SALINAS et à celui de CHALLAPATA pour y relever les tarifs des consultations et des actes médicaux les plus courants. Nous avons ensuite extrapolé les dépenses de santé par famille sur cette base. Pour déterminer les coûts de santé, nous avons demandé à la productrice référence et aux infirmières rencontrées la fréquence de consultation d’un médecin pour un producteur. Nous l’avons fixé à une fois par an.
Frais de production :

Pour les frais de production, nous avons profité d'une enquête différente menée par Marcelo, pour demander aussi quels étaient les coûts des opérations culturales. Nous avons établi une liste de matériel utilisé grâce aux témoignages de plusieurs agriculteurs. Nous nous sommes renseignés pour la location d'un tracteur avec les différents matériels et pour la main d'œuvre d'opérations comme le labour, le semis, la fumigation, le triage et le ventilage. Nous avons estimé les frais de matériel comme les serpettes ou les ventileuses. Nous avons aussi vérifié auprès des producteurs que nous n'oubliions pas de frais importants. Cette enquête a été faite dans 5 communautés de producteurs différentes (TRES CRUCES, CHUSAKIRI, LAKAZA, SALINAS DE GARCI MENDOZA, COTANA).
Organisation des données :

Une fois toutes ces données récoltées et consignées dans un tableau Excel, nous avons fait la moyenne des prix pratiqués entre les différents lieux d'enquête. En les multipliant par les quantités consommées déclarées ou estimées, et en faisant la somme, on obtient un chiffre qui correspond selon nous aux dépenses annuelles moyennes d'une famille de sept personnes vivant dans la zone de production. Des extraits de ce tableau sont sur la page de droite. (Il a été modifié pour rentrer sur la page). Pour ce qui est des frais de production, nous les avons d'abord considérés pour une surface de 10ha, car cela correspond à la surface moyenne.

Ces frais de production peuvent beaucoup varier d'un village à l'autre, mais les chiffres obtenus nous semblent corrects au vu des entretiens que nous avons menés depuis. Nous avons rajouté 20% à la somme des frais de vie et de production pour avoir une marge d'erreur. Nous sommes en effet conscients que cette étude peut handicaper les producteurs si elle est mal faite. Avec un mauvais outil, l'entreprise peut penser que son prix d'achat est bien trop élevé alors que ce n'est pas le cas. Si les dépenses des producteurs sont sous-estimées (hormis l'investissement et l'épargne), l’entreprise risque de fixer un prix d’achat inférieur au prix d’achat « juste ». A ce stade de l'étude, on peut donc définir un prix d'achat du quintal de quinua. Il faut d'abord estimer combien de quintaux seront récoltés des 10ha de la famille de référence. En divisant le total des frais par ce nombre de quintaux, on obtient le prix minimum du quintal pour que la famille se maintienne.
Estimations plus complètes :

Pour vérifier si notre estimation était valable, nous l'avons croisée avec l'étude de l'année précédente. Pierre y avait passé moins de temps que nous, mais il connaissait mieux le terrain. Son étude nous a semblé minimiser les frais de vie des familles car elle n'était pas aussi poussée que la notre sur cet aspect là. Sur l'aspect de la production, les coûts étaient nettement plus élevés quand on les rapportait à l'hectare. Cela s'explique par le fait qu'il a référencé quasiment tous les frais possibles pour la production : achats d'engrais, de semences et d'insecticides, paiement de main d'œuvre pour le labour, le semis, la récolte, le tri, la surveillance, le désherbage et la fumigation. Selon notre point de vue, de telles dépenses sont parfois nécessaires. Mais dans la grande majorité des cas que nous avions vus à ce moment, un tracteur est loué pour le labour et le semis, et l'agriculteur s'arrange avec les membres de sa famille pour fumiger, récolter et trier. Il surveille le plus souvent sa parcelle seul et fait le tri petit à petit après la récolte. Les semences sont gardées d'une année sur l'autre et les insecticides sont de plus en plus souvent faits sur place (avec peu de frais).

Nous avons aussi comparé nos résultats avec les chiffres du gouvernement sur la production du quinua. Sachant que ces chiffres couvrent une diversité de systèmes de production plus large, nos résultats nous ont semblés pertinents.

Nous voulions développer la simulation et prendre en compte plus de cas de figures. C'est pourquoi nous avons élaboré un tableau Excel de simulation prenant en compte plusieurs facteurs : nombre d'hectares cultivés, rendements corrects ou mauvais et prix d'achat haut ou bas en prenant en compte les prix du marché actuel. Nous avons gardé la même famille en tant qu'exemple car elle était quasiment similaire pour l'étude précédente. Le but de ce document était d'abord de montrer sous quelles conditions les familles pouvaient subvenir à leurs besoins.

Il y a un tableau pour l'étude de 2009 et un autre pour la nôtre. A partir de ces tableaux, on peut établir les prix minimum d'achat du quintal de quinua aux producteurs, en fonction du nombre d'hectares cultivés par la famille et du rendement.
      1. Quel est le prix juste ?


Pour une famille de 7 personnes, avec 10ha ayant produit 20qq chacun

Pour notre famille-type, nous avons calculé des dépenses fixes à 59 660 bs/an (avec la marge de 20%). Cela correspond aux dépenses d'habitation, d'alimentation (épicerie, boucherie, fruits et légumes, boissons, repas à l'extérieur), d'hygiène, pour le bébé, de santé, de scolarité, d'habillement et de divers autres besoins comme le transport en bus, les piles…

Les frais de production de la quinua sont variables : Ils dépendent de la quantité produite. Pour 10ha de quinua récoltés dans l'année, ils correspondent à 9 810 bs.

Cela correspond donc à un total de 69 470 bs/an pour les dépenses de la famille.

D'après nos connaissances à cette période du stage, nous avons considéré que les rendements moyens étaient de 20 quintaux par hectare. Après la fin de notre période de stage, nous considérons que cette estimation était bonne. Les rendements moyens déclarés sont de l’ordre de 1,2 tonne par hectare, ce qui correspond à 26 quintaux par hectare. Il faut préciser que la récolte 2010 a globalement été bonne. Garder ce chiffre de 20qq/ha pour construire notre étude nous parait toujours pertinent car elle donne une sécurité supplémentaire à nos résultats. D'après notre enquête, la famille de la productrice consomme 2 quintaux par an. Avec ses 10 ha, cette famille peut donc espérer vendre 198qq de quinua. Comme la quinua doit être ventilée et nettoyée avant d'être vendue, on pourrait encore enlever plusieurs quintaux mais cela n'avait pas été jugé utile au moment de l'étude. Ces 198 quintaux doivent donc rapporter au moins 69 470 bs à la famille. Le prix minimum du quintal est donc de 350bs dans ce cas de figure.
Pour généraliser

En se basant sur le tableau de simulation qui conclut notre étude de coûts, on constate que les revenus augmentent de manière proportionnelle avec la surface cultivée. Il faut apporter une nuance en rappelant que notre travail ne prend pas vraiment en compte les dépenses variables et fixes de la production agricole. Par exemple, nous n'avons pas étudié l'effet de l'achat d'un tracteur, où le remplacement de la main d'œuvre familiale par des journaliers quand les surfaces deviennent trop importantes. Cette étude porte à l'origine sur les petites surfaces de 5 à 10ha.
Si on prend le cas d'une année où les rendements sont faibles (13qq/ha) et où la quinua est mal payée (650 bs/qq), il faut au moins produire sur 8ha selon notre étude et sur 18ha selon l'étude de 2009 pour rentrer dans les frais. Cela correspond au bénéfice zéro sur les droites d'extrapolation. La différence entre les deux vient de l'importance changeante des frais de production. Dans le cas de rendements corrects et de prix hauts, 5 hectares suffisent théoriquement à satisfaire les besoins de la famille. Avec une petite surface de 5 hectares, si les rendements sont bons, et les prix bas, la famille dégage très peu de bénéfices.
On peut reprendre ce tableau pour avoir une idée des prix minimum viables pour les
familles : moins les surfaces sont grandes et moins les rendements sont bons, plus le prix doit être élevé. Dans le pire des cas de notre étude, la quinua doit être payée près de 1000bs le quintal, ce qui est moins que le prix de la quinua rouge Pisankalla en 2010 certaines semaines. Les prix de la quinua subissent des fluctuations journalières au marché de CHALLAPATA.

Les familles ont très majoritairement d'autres sources de revenus comme l'élevage, le commerce, ou font partie d'une famille plus élargie qui répartit ses terres mais partage la production et les revenus.


Localité

magasin

produit

quantité (kg)

prix/unité

prix/kg

Annonay

Bionacelle

quinoa rouge euro-nat

0,5

3,97

7,94

Annonay

Bionacelle

quinoa blanc ANAPQUI

0,5

4,33

8,66

Annonay

Bionacelle

quinoa blanc solidarmonde

vrac

6,59

6,59

Annonay

Bionature

quinoa blanc priméal

0,5

3,3

6,6

Annonay

Bionature

quinoa blanc priméal

1

5,7

5,7

Annonay

Super U

quinoa blanc Bolivie - Ecocert

0,5

2,35

4,7

Annonay

Carrefour Market

quinoa blanc Sonapto

0,5

2,61

5,22

Davézieux

La vie Claire

quinoa blanc Bolivie - Ecocert

0,5

3,28

6,56

Davézieux

La vie Claire

quinoa blanc Bolivie - Ecocert

1

6,5

6,5

Davézieux

La vie Claire

quinoa rouge Bolivie - Ecocert

0,5

3,5

7

Craponne

Croq'nature

quinoa blanc priméal

1

5,67

5,67

Craponne

Croq'nature

quinoa rouge priméal

0,5

3,58

7,16

Craponne

Leclerc

Quinoa de Bolivie Biovillage

0,5

1,85

3,7







Moyenne prix au kg :

6,08181818


Tableau 7 : relevés réalisés par nous-mêmes dans des boutiques et des GMS à Craponne, Annonay et D'Aveyzieu

Part actuelle du prix payé par les consommateurs revenant aux agriculteurs :

D'après une enquête rapide dans les GMS et petits magasins près de chez nous (à CRAPONNE dans la banlieue lyonnaise et à proximité d'ANNONAY en Ardèche), le prix moyen de vente au consommateur de quinua blanche (sans mélange) est de 6€ par kilo. Selon Didier Perréol, les prix sont plus élevés en région parisienne. Si l'on considère que Jatariy achète 46kg de quinua à 710 bolivianos aux producteurs, cela correspond à 1,73€ par kilo encaissé par les agriculteurs. (710/46/8,9=1,73 en considérant que 1€ vaut 8,9 bolivianos, taux en valeur fin août 2010). Cela correspond en moyenne à 29% du prix d'achat.


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