Facteurs de production et certification de la quinua sur l’altiplano bolivien








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I.PRESENTATION GENERALE DU CONTEXTE DE L’ETUDE


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Présentation de la zone d’étude : l’Intersalar bolivien



Dans un contexte politique changeant, La quinua reste un produit emblématique d'une région particulière : l'Altiplano Bolivien. La quinua qui n'est pas cultivée sur l'Altiplano andin ne subit pas les mêmes conditions et donne un produit différent. Nous allons donc présenter ce contexte spécifique qui est une partie fondamentale de l'image de la quinua.

1.Géographie de la Bolivie et de l’Altiplano



L’état plurinational de Bolivie (nom officiel) comporte 9 775 246 d’habitants (CIA, estimation 2010) pour une surface de 1 098 580km² (FAOSTAT, Données officielles, 2007) qui est équivalente à la surface de la France et l’Allemagne réunies. La densité de population est donc faible (9hab./km²). La capitale administrative est LA PAZ où réside le président Juan Evo Morales Ayma, réélu à 64% des suffrages en décembre 2009 et pour un mandat de 5 ans. La capitale constitutionnelle est SUCRE. Le drapeau officiel possède trois bandes horizontales rouge, jaune et vert. Le rouge représente le courage et le sang des héros nationaux, le jaune représente les ressources minérales et le vert la fertilité de ses terres. Un décret présidentiel a rendu obligatoire en 2009 le wiphala, drapeau multicolore représentant Les peuples indigènes du pays, pour être utilisé aux cotés du drapeau traditionnel. La Bolivie

ne possède plus de bordure maritime depuis la Guerre du Pacifique avec le Chili (1979-1884) et à perdu la moitié de sa surface en un siècle. Elle possédait plus de 2 millions de km² lors de son indépendance (par rapport à l’Espagne) en 1825. La Bolivie est entourée du Brésil au nord et à l’ouest (3 423km de frontière), du Paraguay au sud-est (750km), de l’Argentine au sud (832km), du Chili au sud-ouest (860km) et du Pérou à l’ouest (1 075km) (CIA, 2010). Le pays est découpé en 9 divisions administratives : Chuquisaca, Cochabamba, La Paz, Oruro, Pando, Potosi, Santa Cruz et Tarija. La surface agricole (368280km²3) représente un tiers de la surface totale du pays. L’Altiplano occupe la partie ouest du pays avec une superficie de 191.000 km², une largeur de 900km du nord au sud pour une largeur de 200km environ. Il est constitué de 3 plateaux, nord, centre et sud, qui vont de 3400m à 4100m d’altitude. Les étendues en eau sont le lac Titicaca dans l’Altiplano nord, le lac Poopó dans l’Altiplano centre et les salars, lac salés non permanents, au sud. Le climat varie avec l’altitude, il est tropical et humide sur la grande partie ouest du pays, et froid et semi-aride sur l’Altiplano. Le point culminant est le Mont Nevada Sajama (6 542 m).
Malgré les ressources naturelles nombreuses (étain, gaz naturel, pétrole, zinc, tungstène, antimonite, argent, fer, plomb, or, bois et hydroélectricité), la Bolivie est un des pays les plus pauvres et les moins développés d’Amérique latine avec 60% de la population sous le seuil de pauvreté et un PIB par habitant de 4 700 US$ (CIA, estimation 2009). Le taux de chômage est de 8,5% (CIA, estimation 2009). Parmi les 9,8 millions d’habitants, 30% sont Quechuas, 30% sont métisses (blancs et amérindiens), 25% sont Aymaras et 15% sont blancs. D’ailleurs, les trois langues officielles sont le castillan, le Quechua et l’Aymara. Au niveau religieux, 95% des habitants sont catholiques et 5% protestants (CIA, 2010). Ces chiffres n’incluent pas les croyances des peuples andins. Le taux de fertilité est de 3,07 enfants par femme (CIA, 2010) et le taux d’alphabétisation de 86,7%. La population est jeune : 35,5% de la population a moins de 14 ans et 60% a entre 15 et 64 ans (CIA, 2010). L’espérance de vie est de 67 ans (CIA, 2010). L’indice de développement humain est de 0,7, soit un des plus faibles de l’Amérique méridionale (FAO, 2005). Le PIB national est de 45 milliards de dollars, divisé en trois secteurs. L’agriculture représente 11,3%, l’industrie 36,9% et les services 51,8% (CIA, estimation 2008). L’Altiplano abrite un quart de la population rurale et est traditionnellement une des régions les plus agricoles du pays (Del Castillo et al., 2008). Les plus grosses productions agricoles boliviennes sont le soja, le café, la coca, le coton, le maïs, la canne à sucre, le riz et les pommes de terre. La quinua est une production mineure.


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Illustration 2: Le Salar d'Uyuni
(A. Degaud, C. Royer, 2010)




2.Géologie de la zone d'étude



L'Altiplano bolivien est situé entre les 2 cordillères (occidentale et orientale) qui traversent la Bolivie. En ce qui concerne la zone d'étude, le relief est compris entre 3600m au-dessus du niveau de la mer (surface du salar d'Uyuni) et 5420m (sommet du volcan Thunupa). La zone de production de Jatariy est située à proximité de la cordillère occidentale, où se trouve la frontière avec le Chili. Au sud-est se trouvent des volcans inactifs avec des formations géologiques caractéristiques comme des masses de cendre, de tufs, de lave et de roches pyroclastiques. A l'est, on trouve une formation de collines escarpées orientée nord-sud, composée d'un mélange de zones sableuses, de calcaire et de gypse. Les zones nord et centrale correspondent à des sédiments d'origine lacustre de type argileux ou calcaire et sont originaires des lacs qui recouvraient cette zone au quaternaire. Il y a quatres volcans importants dans la zone qui sont le Thunupa, le Cora-Cora, le Moco Moconi et le Cerro Grande. Les deux salars présents dans la zone sont des étendues de sel dont la profondeur atteindrait plus de 10m dans certaines zones, avec des alternances de couches de boue et de sel. Ce sont les restes de mers intérieures asséchées. Cette particularité géologique influe sur les sols alentour de diverses manières : les salars modifient la disponibilité des pluies, contribuent à la composition des sols et font partie du processus annuel d'inondation des terrains plats à coté. En effet, ils sont recouverts d'eau à la saison des pluies et s'assèchent progressivement jusqu'en mai (Liberman, 1986).

Au niveau des sols présents, les fonds des plaines sont des terrains salins, de texture médiane à lourde, de couleur café et jaune pâle, et qui sont mal drainés. Dans les zones de piedmont, les sols sont sableux, de texture légère, avec un bon drainage et un faible contenu en matière organique et en nutriments. C'est dans ces zones que se font les cultures mécanisées de quinua. Les sols des coteaux, des collines et des montagnes sont pour la majorité peu profonds, avec une texture moyenne ou lourde. Ces trois types de sol sont primitifs et ne présentent pas d'horizons facilement identifiables à cause du manque d'humus. Ce manque d'humus n'est pas uniquement dû à la lente évolution du sol, il serait aussi dû à l'intensivité des pratiques agricoles et au manque de couverture végétale. Au nord-ouest de la zone d'étude se trouvent des dunes de sable dont la formation aurait pour cause le surpâturage et la mécanisation des cultures (Liberman, 1986).

On peut prendre l'exemple plus précis des pentes du Volcan Thunupa (à proximité de la ville de SALINAS DE GARCI MENDOZA) et des zones de culture aux alentours : les pentes du volcan sont des surfaces escarpées où on trouve des affleurements rocheux. La culture de la quinua y est faite sur de petites surfaces et principalement avec des techniques traditionnelles. La végétation est peu dense, notamment à cause du pâturage des lamas et des prélèvements végétaux humains (c'est parfois aussi un problème en plaine). Le sol subit

de l'érosion par l'action de l'eau et est sableux et limoneux. Il est légèrement acide et n'est pas salé. Naturellement, on y trouve très peu d'azote et de matière organique, comme c'est aussi le cas pour l'immense majorité des sols de la région. Les plaines au pied du volcan, qui sont utilisées pour la culture du quinua, sont sensibles à l'érosion car la texture du sol y est limono-sableuse et sableuse. De plus, le sol reste à nu une partie de l'année quand la quinua ne pousse pas. Ce type de terre est légèrement acide ou neutre et contient peu de matière organique, de sodium, de calcaire et de potassium. Les quantités de phosphore peuvent être importantes. On trouve à coté d'autres types de sols plus riches en minéraux (phosphore, calcium et magnésium) et fortement alcalins. On y fait aussi de la culture de quinua et ils sont aussi sensibles à l'érosion éolienne. Dans la zone de culture, les types de sols ont donc des compositions et des pH très variables, notamment à cause de la présence des salars qui contiennent beaucoup de minéraux solubles. Certains sols présentent de l'argile mélangé à du sable et des limons. Généralement les sols sont un mélange de sable et d'argile (FAUTAPO, 2008).

3.Un climat rude et des risques climatiques importants




Le climat rude de l’Altiplano sud

Bien que le climat de l’Altiplano sud soit situé dans la région subtropicale de par sa latitude, il est plutôt déterminé par son altitude et le relief andin (Lebonvallet, 2008). Il se caractérise par une saison humide d’été austral (octobre à avril), correspondant à la période de culture et durant laquelle tombent les trois-quarts voir les quatre cinquièmes des précipitations annuelles. Elle est suivie par une saison sèche d’hiver austral (d’avril à octobre) (Del Castillo et al, 2008). La pluviosité moyenne est très faible, de 125 à 297 mm/an. Le climat est froid et semi-aride à aride. Les températures moyennes journalières sont de 18°C (maximale)
à -11°C (minimale) (Del Castillo, et al. 2008).

Le phénomène d'El Niño et de la Niña ont une influence sur le climat de l'Amérique du sud, mais selon la littérature sur le sujet, cette influence est faible sur l'Altiplano. Les agriculteurs ressentent cependant des variations suivant des cycles plus ou moins longs qui peuvent être en relation avec ces phénomènes. El Niño a tendance à réchauffer le climat de la cote ouest de l'Amérique du Sud, et La Niña à le refroidir. Cependant ces modifications se font entre juin et Août, ce qui correspond à la période sans culture de quinua. Les phénomènes météorologiques dans le pacifique est semblent donc avoir peu d'influences sur les cultures de l'Altiplano selon la bibliographie (Météo France, 2010 ; NOAA Satellite and information service, 2010). Cependant, D’après Cesin Curi, chercheur au CPTS4, le phénomène de la
Niña est tout de même à l’origine de modification du cycle agricole. En 2010, elle a eu pour effet de retarder la saison des pluies jusqu’à mai, elle est aussi à l’origine de gelées.
Les risques agroclimatiques

Les principaux risques agroclimatiques sont la sécheresse et le gel. Cela s’explique par une très forte amplitude thermique journalière de 15 à 20°C en moyenne pouvant aller jusqu’à 50°C. De plus, le climat a pour spécificité d’avoir une radiation ultraviolette intense et une radiation globale élevée conduisant à une forte évapotranspiration potentielle des plantes. Aussi, durant la période de culture, la région est aussi soumise à un fort risque de grêle et de gel. Il gèle en moyenne 199 jours par an (Del Castillo et al., 2008).

« Les trois principaux facteurs influençant le début, la durée et l’intensité de la saison des pluies sont le déplacement de la Zone de Convergence InterTropicale, la présence du lac Titicaca et l’oscillation méridionale d’El Niño (Del Castillo et al., 2008) ».

4.Les cultures Aymara et Quechua



Jatariy travaille avec des indiens Aymara principalement et des indiens Quechua. Ces populations sont installées depuis des centaines d'années dans la région. Nous avons cherché dans la bibliographie des données susceptibles d'intéresser l'entreprise quant aux manières de travailler avec les autorités des communautés. Pour cela, nos recherches se sont focalisées sur les organisations politiques et les mythes religieux encore évoqués aujourd'hui.
Mythes religieux et cosmovision :

Les anciens habitants de l'Altiplano rendaient un culte et vénéraient "La Llama Blanca" (Le lama blanc), en tant que dieu protecteur des indiens. Encore dans les années 70, le sang de lama était utilisé pour baptiser les nouveaux bâtiments et pour chasser les mauvais esprits. Des lamas étaient sacrifiés pour éviter le gel sur les cultures et pour demander aux dieux qu'il pleuve et qu'il ne neige pas aux mauvais moments.

D'autres figures mythologiques sont certains lacs et lagunes, vénérées car ils seraient à l'origine des lamas qui en sont sortis. Les étoiles et constellations représentent des divinités et leur apparition dans le ciel suivant les saisons provoque des célébrations. Moins généralement, un culte est rendu au soleil, à la lune et aux lumières de l'aube et du couchant (LOPEZ RIVAS, 1973). Aujourd'hui encore, pendant la fête annuelle de SALINAS, les indiens se postent sur les collines et attendent de recevoir l'énergie des premiers rayons de l'aube. Nous avons recueillis ces témoignages cette année sur le terrain.

Dans le cas plus particulier des Aymaras, on trouve plusieurs figures emblématiques :

Tout d’abord, Thunupa est le nom d’une montagne mais aussi de la déesse aymara et purificatrice qui est en relation avec le feu et les éruptions volcaniques. La Pachamama, déesse de l’abondance, est vénérée par les populations rurales mais aussi par les couches urbaines populaires pour son identification intime avec les espaces ruraux cultivés et la fertilité du sol. Elle a été assimilée, par analogie à la religion chrétienne, à la Vierge Marie, même si les deux idoles ne sont pas en tous points similaires. Aussi, dans les régions minières, la Pachamama est connue comme l’épouse du Tío, maître diabolique des mines. Dans d’autres régions, elle est aussi considérée comme la compagne des montagnes (Bouysse-Cassagne, 1987). C'est la référence aux croyances traditionnelles que nous avons le plus souvent pu constater. La Pachamama est parfois évoquée dans les conversations et beaucoup d'indiens versent pour elle les premières gouttes des boissons alcoolisées sur le sol.

Époque

Saisons

Mois

Activités

AWTI

(Saison sèche) Identifié comme le masculin.


THAPACHA (Saison froide)

Hiver

Juin

          Fabrication de chuño, tunta (pommes de terre désechés) et autres

          Cega, orge et autres

Juillet

          Semis de fève, pois, lupin, etc.

          Décossage des fèves et pois

Aout

          Semis de pommes de terre précoce et de quinua

LAPAKI (Saison chaude)

Printemps

Septembre

          Jisk'asata (petit semis). Semis des pommes de terre, oca en altitude et autres qui dépendent de la pluie pour son irrigation

          Semis de quinua, pois et orge

          Tonte des animaux

Octobre

          Nayra Sata (1er semis) de pommes de terre

          Tonte des animales

          Nettoyage de acequias

Novembre

          Chika Sata (2ème semis) de quinua

          Marché de bétail

          Qhipa sata (dernier semis)

JALLU PACHA

(Saison humide) Identifié comme le féminin

JALLUPACHA (Saison humide)

Eté

Décembre

          Buttage

          Surveillance des cultures

Janvier

          Buttage

        Surveillance des cultures

Février

          Croisement et accouplement des lamas, alpagas et autres

          Activités de pré-récolte


AWTI

(Saison sèche)


APTHAPI (Epoque de récolte)

Automne

Mars

          Première récolte

          Aynis (système de coopération réciproque)







Avril

          Récolte de pommes de terre, oca et autres

Mai

          Récolte et tri de quinua, qañawa et des autres céréales

Juin

          Sélection de pomme de terre

          Foire aux bestiaux
Tableau 1: Calendrier Aymara agricole
(Source : http://www.prodiversitas.bioetica.org/nota73.htm, page consultée le 10-07)




La cosmovision est une notion très importante. Cependant, sa définition est difficile. Selon nous, c'est l'intégration des croyances traditionnelles dans le monde moderne. Le commerce avec l'étranger, l'utilisation des technologies comme les machines agricoles ou les écrans plats ne sont pas incompatibles avec la croyance dans les mythes fondateurs traditionnels et la réalisation des rituels. Cette notion de cosmovision est utilisée dans les publications officielles de la préfecture d'ORURO par exemple5. Au cours de notre travail, nous n'avons malheureusement pas pu assister à beaucoup de rituels ou d'offrandes.
Caractéristiques des Aymaras :

Organisation politique

L'indépendance, l'égalité et la réciprocité sont trois aspects fondamentaux dans la culture Aymara. Les Ayllus (grandes divisions territoriales traditionnelles) sont divisés en Marcas ou Communidades (communautés), qui sont des territoires déterminés ou s’organisent la production des aliments, la gestion sociale et la gestion religieuse. La propriété des terres est communautaire ou individuelle selon les terrains. La répartition et la gestion des terres dans les familles obéissent à des règles strictes. En général, un aymara évolue dans des systèmes de communautarisme et d'individualisme imbriqués. Le système politique aymara est assez caractéristique des populations andines : il y a rotation des charges, en accord avec l'organisation sociale au niveau des Ayllus et des Marcas. À l'origine, le système politique aymara s'appuie sur des mandats rotatifs qui durent un an. Chaque individu doit être prêt à exercer l'autorité et y est préparé tout au long de sa vie grâce à différents mécanismes et rituels. Les autorités ont donc la légitimité et les connaissances pour exercer des taches comme maintenir l'ordre dans la communauté et à l'intérieur des familles, réaliser les actes rituels, représenter la communauté ou exercer un contrôle sur les communautaires du territoire. La complémentarité entre personnes égales, la réciprocité et le système de redistribution doivent être assurés. Les postes à pourvoir correspondent aux différentes divisions du territoire et de l'autorité. Cela permet d'éviter que le pouvoir ne s'accumule entre les mains de quelques personnes. De plus, cela légitimise ce pouvoir.

Le Malku est la personne qui administre la Marca. Ce rôle avait disparu au début du XXème siècle et a été réhabilité par le PAC (Programa de Autodesarollo Campesino), pour redonner de l'importance aux structures politiques originelles. Les chefs des communautés sont les Jilakatas. Ils règlent les mêmes problèmes que les étages supérieurs de la hiérarchie : droits de propriété, conflits familiaux... Dans chaque communauté, on trouve un groupe de personnes qui ont remplis les obligations pour être Jilakatas. Ce sont des aspirants qui attendent leur tour. Ils connaissent bien le village et

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sont donc à même de régler les problèmes locaux. Les Jilakatas voient leur rôle comme un service rendu à la communauté et s'en sentent responsables.

Il existe des agents qui sont sous les ordres des Jilakatas et qui constituent donc une "force d'intervention". Le Corregidor est un représentant de l'état. À l'origine c'était le symbole de l'autorité espagnole. Il doit s'accorder avec le pouvoir du Jilakata et le pouvoir de l'église. Il gère l'aspect bureaucratique, fait le contact avec la préfecture, gère les aides économiques, les constructions, les infrastructures... l'autorité religieuse, principalement représentée par le curé, peut servir d'appui au Corregidor pour légitimer son pouvoir. Il existe aussi divers rôles de services pour les différents échelons de l'autorité et pour le système de justice. Il faut rajouter à cela les responsables des idoles et des rituels quotidiens (ZAMBRANA BALLADORES, 2001). Selon un anthropologue que nous avons rencontré, les communautaires tiennent à ce système traditionnel et veulent le protéger.

Organisation économique :

Les activités économiques des aymaras varient suivant les zones où ils se trouvent. De manière générale l'économie des communautés se base sur l'agriculture et l'élevage traditionnels.

En altitude, l'activité principale est l'élevage de camélidés et un peu de culture de pomme de terre. Dans les régions intermédiaires, l'activité principale est l'agriculture, qui sépare 3 périodes dans l'année : récolte, semis et une période intermédiaire pour éventer les grains et déshydrater les tubercules pour leur conservation. Les cultures les plus présentes sont : la pomme de terre, la quinua, la cañahua, les fèves et l'orge. Les animaux élevés sont principalement les camélidés, les ovins, et à plus petite échelle les bovins, les porcs et les chevaux et ânes6. Les Aymaras sont un peuple montagnard en partie et ont l'habitude de voyager. Grâce à leur histoire, ce sont de très bons commerçants7.
Caractéristiques des Quechuas :

Organisation économique

La base de l'économie Quechua est la production de la terre. Les activités sont principalement la production agricole et l'élevage. Les plantes cultivées dépendent des conditions de la région où sont installés les villages. Dans les communautés les plus rurales, la nourriture vient principalement de la production du village.

Organisation politique

En ce qui concerne les villages Quechua où nous avons pu discuter avec les communautaires, l'organisation politique est quasiment la même que dans les villages Aymaras au niveau de ce qui concerne l'entreprise.

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