Rapport entre les taux d’évolution








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L’inadéquation entre l’offre et la demande de travail.


Il s’agit d’explorer un fait marquant du marché du travail actuel, malgré un taux de chômage élevé, il y a toujours un nombre d’emploi disponible, pour lequel on trouve personne, on a l’impression d’avoir une inadéquation entre l’offre et la demande, on est dans une situation paradoxale.

Pour aborder cette question on commencera par une analyse statistique puis par une analyse démographique puis on rentrera dans des explications propre à ce marché.
 Une représentation statistique, la courbe de Beveridge.

C’est tout simplement une relation statistique
Taux de

Chômage

Une relation inverse.


Taux d’emploi vacant.


Quand, le taux de chômage diminue, le taux d’emploi vacant augmente et inversement.

Depuis les années 1970, on a eu un déplacement vers le haut, avant que peu d’emploi vacant avec aussi un taux de chômage faible, avec les années 1980, nous voyons un déplacement vers le haut et dans les années 1990, cette augmentation continue et ainsi de suite.

Comment peut – on comprendre ce phénomène d’inéquation ?

Quelles types de politiques peut modifier ce phénomène ?


 L’impact de l’évolution démographique.

Les différentes régions françaises ne sont pas affectées de la même manière par l’évolution du taux de chômage, les mouvements migratoires et l’évolution de l’activité.

D’une part, la répartition de l’activité n’est pas réparti de manière égale sur tous les territoires, certaines régions en ont plus que d’autres. On a des décalages géographiques et régionales au sein d’un même lieu. On a des problèmes de mobilité géographiques qui ont un impact sur cette inadéquation.


 Le problème d’inadéquation à partir de deux choses :

  • Des indicateurs plus précis.

  • Typologie, caractérisation des situations.


On a trois grands indicateurs régionaux :


  • L’enquête de conjoncture de l’INSEE.

  • Le taux de tension : tension mesurée par l’ANPE, rapport entre offre et emploi de l’ANPE. (tension proche de 1 = équilibre, >1 = trop de demande et <1 = trop d’offre).

  • Les demandes non satisfaites en intérim.



Au delà des indicateurs, il s’agit aussi de caractériser les situations possibles, il y en a quatre,


  • Conjoncturel.

  • Structurel.

  • Qualitatif.

  • Quantitatif


- Un problème conjoncturel qualitatif : c’est le cas typique lorsqu’il y a des changements de techniques dans un métier, puisque ces nouvelles techniques supposent de nouvelles formations, et le temps de ces formations on a un décalage entre l’offre et la demande de travail.

- Un problème conjoncturel quantitative : il s’agit d’inadéquation qui concerne des flux de main d’œuvre inadaptée à un moment donné du temps, quand il y a des formations créées spécifiquement pour un emploi mais il se peut que ce flux de personne formé ne soit pas égale à la demande de travail, trop ou pas assez. (difficulté d’ajustement, de prévision).

- Un problème structurel qualitatif : c’est un problème de formation inadaptée mais c’est structurel, ca fait dix ou quinze que cela reste inchangé. Jamais de formations adaptées depuis dix ans.

- Un problème structurel quantitatif, il existe des formations mais personne ne les suit, ou les personnes qui sortent avec cette formation ne travaille pas après.
Ces problèmes sont du à un mimétisme de la part des individus. (effet de mode).

Un facteur est important, c’est le niveau de salaire. Mais il y a aussi les conditions de travail et les risques de maladie.


Le coût du travail et du salaire.

Le coût du travail et le salaire sont des éléments importants dans la compréhension du marché du travail. La problématique principale de ce chapitre est donc, comment le coût du travail va jouer sur le marché et plus particulièrement le rôle du salaire ?
Plan :
I – Rappel sur la demande de travail et rapport entre la demande de travail et son coût.

II – Analyser le problème de coût du travail et les réformes en France depuis 1970.

III – Elargir la notion du coût du travail (coût d’entrée et de sortie).

IV – Lien entre le coût du travail et la flexibilité.

V – Lien entre le travail et le progrès technique.

VI – Nouvelle théorie économique du salaire.

VII – Le paradoxe des Fast – Food. (exemple).

I – Mise au point sur la demande de travail.



L
W Productivité marginale.

Zone de rentabilité.


L*

Productivité moyenne
W*

L* = égalité entre le coût du travail et la productivité du travail, c’est en fait l’intersection entre la productivité moyenne et marginale, le coût du travail doit être inférieur ou égal à la productivité moyenne.
 Le niveau de salaire est déterminé par le jeu du marché. Les entreprises ne rentre pas en jeu dans la détermination du salaire. Le souci est donc de se demander combien va nous rapporter cette quantité de travail supplémentaire ?

On raisonne donc par la productivité marginale du travail. Combien vais – je gagner pour une unité de travail en plus ? La productivité marginale est la productivité d’une unité de travail supplémentaire (ce qu’elle permet de gagner). La productivité marginale est croissante puis décroissante mais cette décroissance est positive ; arrivé à un stade, on gagne toujours mais moins qu’auparavant.

Puisque le salaire est donné, il y a donc deux possibilités d’optimisation pour l’entreprise.
Pour cela nous devons voir la productivité moyenne, en fait c’est ce que nous rapporte la quantité de travail en moyenne. Quand le coût du travail augmente, on embauche donc moins.
 Est ce que ce modèle est valable ?
Pour cela voyons les élasticités.

L’élasticité de la demande de travail par rapport au coût, signifie en fait combien la demande de travail est modifié lorsque le coût du travail est aussi modifié.

Quand le coût augmente, la demande diminue donc nous voyons apparaître une relation inverse.

Dans le cas de la France, on a admit que E = - 0,3, c’est l’élasticité moyenne la plus plausible. Cela signifie que si le coût du travail augmente de 100 %, alors la demande de travail diminue de 30 %. Pourtant plus des 2/3 du travail ne varie pas selon le coût.

Ce modèle a donc du sens mais malheureusement, il n’a que peu de portée en pratique.

(problème : c’est une étude micro ou macroéconomique ?)
L’élasticité du travail par rapport au capital, c’est un rapport en réalité entre le coût du travail et le capital. Dans ce cas, l’élasticité est égale à 1. Par conséquent, le capital se substitue aux coûts du travail au niveau micro économique mais au niveau macroéconomique, nous constatons qu’il n’y a pas de substitution mais une complémentarité.
Dans la plus part des cas, ces études sont faites dans le secteur secondaire alors que 60 % des travailleurs sont dans le secteur tertiaire.

Le calcul des élasticités se fait à un moment du temps, sans tenir compte des ajustements, or il se peut que l’augmentation du coût du travail est des effets 2 à 3 ans après. On constate, en outre que l’ajustement aux Etats – Unis se fait environ un an après alors qu’en Europe, la vitesse d’ajustement de la demande de travail par rapport aux coûts est de 2 à 3 ans. Il y a donc un problème d’ajustement à long terme, cela pose donc le souci de la flexibilité du marché.

En outre les résultats diffèrent entre les travailleurs qualifiés et les travailleurs non qualifiées. A court terme, les qualifiés sont complémentaires au capital, alors que les non qualifiés sont substituables au

capital, et à long terme, les qualifiés et les non qualifiés sont substituables entre eux.


II – L’analyse empirique du coût du travail et les politiques essayant de le réduire dans le cas de la France.
 Le problème du coût du travail en France a été soulevé dans le milieu des années 1980. Les mesures qui ont voulu résoudre le problème, ont été mis en place dans les années 1990. Le problème soulevé est donc tout simplement l’éventuel coût trop élevé par rapport aux concurrents ?
La réponse repose en deux temps :


  • On observe tout d’abord, le coût du travail moyen en France par rapports aux autres pays et on constate que nous sommes dans la moyenne.

  • On observe maintenant, le coût du travail marginal et l’on constate qu’elle se situe aussi dans la moyenne européenne.


On peut alors faire un autre constat, nous constatons qu’en France, la dispersion du coût du travail semble posé problème, la dispersion est trop faible. Le coût minimum du travail est trop proche du coût moyen, et les coûts maximums sont aussi trop proche de la moyenne. On a une tendance à trop compresser les salaires moyens vers le bas.
Les politiques mises en place ont donc tenté de réduire les bas salaires ou d’augmenter les hauts salaires pour améliorer cette dispersion. (exonération de charge, déplafonnement des charges).

La part des cotisations patronales sur les salaires bas est de 38 % en 1980.

La part des cotisations patronales sur les salaires hauts est de 13 % en 1980.
Il y a donc une particularité de la structure de travail en France. La structure est atypique et a tendance à se reporter sur les cotisations sociales patronales, cette cotisation est très forte par rapport aux autres pays européens.

On l’analyse grâce au coin fiscal qui est la différence entre le coût du travail total et le salaire effectivement disponible pour le salarié. Le taux de prélèvement est de 50 %.
 Les conséquences de ces réformes.

Fin des années 198à jusqu’à 1990  allègement progressif des cotisations sociales pour les salaires autour du SMIC (Loi Balladur et Juppé).

De 1998 à 2002  Il y a des changements importants, l’allègement des cotisations sociales patronales atteint jusqu’à 1,7 fois le SMIC avec la loi Aubry. Cotisations allégées grâce aux 35 h. Allègement de 26 % des cotisations.

De 2003 à 2005  Allègement Fillon, il est particulier car il révise à la baisse passant à 1,6 fois le SMIC, mais le pourcentage de l’allègement augmente encore plus.
Il y a deux gains possibles :


  • Cela permet de sauver des emplois.

  • Et cela permet une baisse des coûts.


Le coût pour les finances publiques est tout de même de 20 milliards d’euros suite à ces allègements. Mais il y a un gain en terme d’emploi, on espérait que cela puisse augmenter les parts de marché des entreprises, ou bien encore que cela permette le ralentissement de la substitution du capital au travail, ou bien encore on espérait la création de nouvelles activités.

Les résultats sont très variables, on compte de 150 000 à 550 000 création d’emploi, ce sont malheureusement des emplois non qualifiés en majorité. Nous comptons en moyenne la création de 250 000 emploi.

Paradoxalement , la part des salaires dans la VA à diminuer passant de 75 % en 1980 à 68 % en 1990.


III – Elargir la notion du coût du travail. (notion quasi fixe).


Proposé en 1962, par Water OI. L’ajustement du marché du travail par rapport aux coûts ne peut se faire uniquement par les salaires et les coûts mais nous devons aussi mettre en place les coûts d’entrée et de sortie.

CE + Coût d’usage + CS = Coût du travail.

Avec le coût d’usage = salaire + cotisations sociales + dépenses facultatives…

Le cout de sortie regroupe toutes les mesures administratives qui ont un coût financier et qui va donc réduire la capacité d’ajustement de l’emploi (prime …), ce coût est difficile à mesurer.

Le coût d’entrée regroupe les coûts de recrutement ainsi que les coûts d’adaptation.

Le CE pour un employé qualifié peut monter à presque un an de salaire.
En général les réformes, malheureusement ne concerne que les pauvres. Il y a donc un risque de segmentation du marché avec des emplois stables et instables. En 1971, Doeringer et Piore on parlé d’une segmentation du marché avec un marché interne et externe et un marché primaire et secondaire.
Le marché primaire et secondaire découle d’une analyse macroéconomique. Le marché primaire est un marché sur lequel les emplois sont stables, de bonnes qualités et bien rémunéré. Le marché secondaire est un marché contraire à celui primaire, les emplois sont pas stables pas de bonne qualité et pas bien rémunéré.

Le marché interne découle du marché primaire alors que le marché externe lui découle du marché externe. Donc l’analyse microéconomique forme une analyse macroéconomique.
 Le problème qui se pose est, est ce que nous pouvons passer entre ces différents segments ?

En 1990, les segments sont cloisonnés, pas de dé segmentation. Les salariés et les syndicats jouent sur le coût d’usage, en ne permettant pas aux salariés externes à l’entreprise de pénétrer dans celle – ci.
 La théorie insiders / outsiders.

Les insiders ont une coalition et un contrôle sur le rythme de production. (On doit pas produire de trop). L’entreprise ne peut pas donc gagner beaucoup sur le coût d’usage. Les insiders contrôlent la productivité. Cette stratégie là, bloque donc la flexibilité tout du moins externe. Cela empêche donc l’entrée de nouveaux adhérents.

Le marché interne pour éviter des coûts d’entrée et de sortie est principalement utiliser au dépend du marché externe, l’entreprise ne peut donc pas gagner sur le coût d’usage.

Si le CE et CS sont trop fort, alors le coût d’usage doit être flexible, on a donc un ensemble de chômage partielle. Inversement, si le CE et le CS sont faible alors le coût d’usage est moins flexible, on a alors un ajustement complet, et donc un chômage complet.

On peut conclure que lorsqu’on protège le CE et le CS alors il se pose une question sur la flexibilité.


IV – Le problème de la flexibilité.
Il existe deux types de flexibilité :


  • Une flexibilité externe.

  • Une flexibilité interne.


La flexibilité externe recourt au marché du travail comme on veut et quand on veut et dans une optique de sous traitance.

La flexibilité interne est la capacité pour une entreprise à former son personnel pour un ensemble de tâche ajustable.

On peut passer d’une condition à une autre en fonction de nos besoins.
V – Le rôle du progrès technique dans l’ajustement de la main d’œuvre.
Avant, l’ajustement était à court terme, maintenant on doit le faire à long terme. Les progrès technique introduisent forcément une substitution du capital au travail.

Pourtant Marx émet une contre attaque. Mais pour Alfred Sauvy, le progrès technique a un effet positif sur l’emploi par un effet de compensation. L’effet de compensation à lui même deux effets :


  • Un effet de compensation immédiate. Le marché remplace le travail, il faut quand même des hommes pour produire les machines.

  • Un effet de déversement. Quand le progrès technique détruit des emplois, il créé aussi le développement d’autres secteurs. (notion de destruction – création).


Cette théorie est pourtant uniquement valable si le progrès technique amène des effets de richesses qui vont améliorer le tout.
Nous avons le graphique suivant :
Progrès technique.

Hausse de la productivité. Moins de main d’œuvre  Chômage.



Ajustement entre chômage et emploi.


Hausse des profits. Baisse des prix. Hausse du salaire.


Hausse de l’investissement. Hausse de la compétitivité. Hausse du pouvoir d’achat.


Hausse de la demande globale. Création d’emploi.
La hausse du profit entraîne une hausse de l’investissement, en effet dans certains cas mais pas dans tous. Ce n’est pas valable dans tous les cas, car cette hausse du profit peut aussi entraîner une hausse de la part des bénéfices des actionnaires.
La baisse des prix entraîne une hausse de la compétitivité, ce n’est pas tout le temps valable, car, la compétitivité n’est pas seulement un principe qui se joue avec les prix mais aussi par la différenciation des produits. Cela peut juste être un déplacement de la demande globale et non une augmentation de la demande.
La hausse des salaires engendre une hausse du pouvoir d’achat. Ce principe n’est valable que dans certains cas. La hausse des salaires peut entraîner une hausse des prix et donc une stagnation du pouvoir d’achat voir une baisse de celui – ci.

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