Résumé : Dans un contexte de croissance de l'économie immatérielle, on constate paradoxalement le développement de lieux physiques favorisant la coopération d'entreprises et de travailleurs.








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"Les défis de développement pour les villes et les régions
dans une Europe en mutation"


5-7 juillet 2017, Univerisité Panteion, Athènes, Grèce


De nouveaux lieux d’innovation,

au travers de la mutualisation de services
NEW PLACES OF INNOVATION,
THROUGH THE MUTUALIZATION OF SERVICES

Gwénaël DORE

UMR Sadapt (INRA Agroparistech, Université de Paris Saclay), France

gwenael.dore@yahoo.fr
André TORRE

UMR Sadapt (INRA Agroparistech, Université de Paris Saclay), France

andre.torre@wanadoo.fr
Frédéric WALLET

UMR Sadapt (INRA Agroparistech, Université de Paris Saclay), France

frederic.wallet@agroparistech.fr
Résumé :

Dans un contexte de croissance de l'économie immatérielle, on constate paradoxalement le développement de lieux physiques favorisant la coopération d'entreprises et de travailleurs. Se généralisent ainsi notamment des tiers-lieux, des espaces de coworking, des fab labs et des espaces physiques de mutualisation d'infrastructures et de services au profit d'entreprises. Leur création est suscitée par la motivation de clusters, mais aussi par des collectivités territoriales à la recherche d'un renouvellement de leur politique de développement. Notre étude propose une réflexion autour de neuf monographies de projets caractérisés par une offre de services dans un lieu physique. Ces monographies ont été choisies et réalisées dans le cadre d'un projet porté et piloté par l'association française France Clusters1.
Mots-clés : Développement territorial, système d'innovation, entreprises, clusters, proximité

Introduction
Cet article vise à réfléchir sur l’émergence de nouveaux lieux d'innovation, au sens physique de mutualisation de services au profit d'entreprises, à partir d’entretiens et d’analyses de terrain, et de regarder dans quelle mesure ils sont liés à des structures déjà existantes. En effet, nombre de ces espaces n’émergent pas de manière spontanée, mais sont au contraire liés à des clusters ou des territoires qui cherchent à mutualiser des services au sein de tiers lieux, afin d'expérimenter de nouveaux modes d’innovation basés sur le savoir-faire et le partage. On les voit ainsi s'équiper d'infrastructures et de services intégrés qui viennent territorialiser et matérialiser leur réseau, à partir de nombreuses initiatives locales : plateforme de services intégrés, espace de démonstration (show-room), co-working, fab lab et living lab, centre de ressources et de formation….
Dans un contexte de croissance de l'économie immatérielle, on constate ainsi le développement paradoxal de lieux physiques favorisant la coopération d'entreprises et de travailleurs à partir d'une infrastructure immobilière et mobilière (hôtel et pépinière d'entreprise, accélérateur de start up, mise en commun de matériels de haute technologie…) complétée par un dispositif d'animation et de mise à disposition de services annexes (reprographie, restauration…). Se mélangent dans ces tiers lieux Proximités géographique et organisée, mais aussi lieu de travail classique et domicile, activité salariée et loisir, en particulier dans le cas des fab labs où des projets d'amateurs peuvent déboucher sur des projets de créations d'activités à partir de la valeur produite.
Plusieurs questions se posent alors:

  • Pourquoi cette importance des lieux physiques de regroupement des acteurs aujourd'hui ? D'une part, le phénomène de globalisation n’abolit pas les contraintes de la proximité géographique, parce que les mécanismes de marché s’ancrent sur des bases territoriales. D'autre part, malgré la montée en puissance de l’"économie immatérielle", la création de valeur économique ne se fait pas indépendamment d’une base matérielle (Pin, 2016).

  • Quel lien entre une démarche de cluster et la création d’un lieu d’innovation ? il s'agit dans les deux cas de "penser la politique d’accompagnement et de management de façon globale et intégrée entre densification et exploration des relations, afin de converger vers des propriétés compatibles avec la performance de long terme" (Suire, Vicente, 2015).

  • Quelles mutations sociales provoquées par les TIC, supports incontournables de ces tiers lieux ? Les TIC sont " des outils de transformation de la société et des territoires du fait des mutations qu’elles permettent dans les relations sociales (notamment comme outils collaboratifs) ou par l’acquisition d’un nouveau capital culturel " et social (Rieutort, 2016).

  • Quels enjeux enfin pour les territoires non métropolitains ? Si la plupart des tiers lieux se trouvent proches des métropoles (Suire 2013), ils attirent de plus en plus l’attention des territoires ruraux ou péri-urbains, même si "les choix politiques locaux induisent des positionnements très différents au regard du développement des TIC" (Landel, Leroux, 2012), alors que le télétravail est perçu comme une opportunité à saisir par tous les territoires (Lebreton, 2013).


Après avoir posé la problématique générale de l’article, nous présentons les principales données issues des enquêtes menées dans le cadre d'un projet porté et piloté par l'association France Clusters, puis les enseignements tirés des entretiens avec les promoteurs des projets, avant de dégager des enseignements et perspectives en conclusion.


  1. Problématique générale


Afin d’aborder la question des nouveaux lieux d’innovation, il est intéressant de commencer par se pencher sur les développements de l’analyse des clusters, ou plus exactement des formes d’interactions localisés. En effet, cette approche a connu un succès important ces dernières années, au point de devenir l’un des référentiels essentiels des activités d’innovation et de production des économies nationales ou locales (Courlet, 2002, Muchnik, de Sainte Marie, 2010). Au-delà des situations emblématiques (Silicon Valley aux Etats-Unis ou Sophia Antipolis en France), l’approche des clusters a concerné des cas aussi différents que les technopoles, les parcs d’activités, les parcs scientifiques, mais aussi des activités moins axées sur le high tech comme les productions alimentaires ou les services. Elle a également connu des déclinaisons multiples en termes de politiques publiques : politiques de clusters ou de technopoles lancées en Allemagne ou au Japon, politique des APL (Arranjos Productivos Locais) au Brésil, ou en France, multiplication des interventions publiques locales : SPL (Systèmes Productifs Localisés), pôles de compétitivité, grappes d’entreprises, pôles d’excellence rurale…
Ces systèmes productifs localisés, en dépit de leurs différences, présentent une ambition commune : localiser et pérenniser, sur un territoire restreint, des activités de production, d’innovation ou de conception, et favoriser la mise en relation et la synergie des membres, en particulier d’entreprises ou de laboratoires. Le temps passant, ils connaissent aujourd’hui un renouvellement plus ou moins important, avec de nouveaux avatars (Torre, Zimmermann, 2015).

  1. C’est le cas des écosystèmes d’affaires, marqués par la volonté de prise en considération des réseaux d’échanges ou d’interactions complexes dans lesquels s’insèrent les firmes et dont le fonctionnement suppose de nombreuses interactions avec une multiplicité d’acteurs (entreprises, laboratoires, centres de formation). Ils peuvent s’incarner au niveau local, avec un rôle central attribué à l’analyse des stratégies des firmes et tout particulièrement de leurs liens avec les consommateurs industriels, ainsi qu’aux principes de coévolution (Mira-Bonnardel et al., 2012)

  2. Ou encore c’est également le cas des écosystèmes industriels, qui intègrent des dimensions d’écologie et de recyclage des outputs de la production, avec des ambitions fortes en termes de reformulation des enjeux de production sur les territoires. Alors que les systèmes industriels traditionnels se définissent par une succession d’opérations de transformation conduisant de l’utilisation des matières premières à la vente des produits puis au stockage des déchets, les écosystèmes industriels remplacent cette approche par un modèle intégré, prenant en compte le recyclage des déchets et leur réutilisation dans le cycle de production (Jacobsen, 2006).


Mais l’activité d’innovation ne se limite pas, aujourd’hui, à la forme canonique des clusters. Suire et Vicente (2015) soulignent ainsi que "en parallèle aux politiques de clusters basées sur les incitations à la collaboration, des dispositifs de coordination et d’animation des réseaux socio-économiques plus souples ont émergé". Ces dispositifs, qui nous interrogent et "peuvent être considérés comme des micro-clusters" (Suire et Vicente, 2015) ou des tiers lieux au sens de Oldenburg (1991) prennent des formes diverses et assez désordonnées, regroupées souvent sous le terme d'"innovations sociales ". Ils nous interrogent, puisqu’il s’agit ainsi d’espaces hybrides, à mi-chemin entre la sphère professionnelle et la sphère publique (Pin, 2016), qui ont vocation à structurer des collectifs innovants. On y trouve des initiatives de différents types d’acteurs : entreprises, associations, consommateurs et usagers, pouvoirs publics. Et une bonne partie de ces tiers lieux s’avèrent aujourd’hui liés à des systèmes locaux, qui ont tendance à procéder par regroupement géographique d'acteurs dans la perspective de solutions à des problèmes communs
Alors que les espaces de co-working constituent des espaces de travail partagés, les fab labs sont des lieux de production où des consommateurs usagers peuvent réaliser eux-mêmes des objets techniques répondant à leurs besoins. Selon R. Suire et J. Vicente (2015), on peut distinguer trois types de tiers-lieux selon leur fonction dominante : "fabrication, échange et exploitation des connaissances. Dans le premier cas, on fait référence au laboratoire de fabrication numérique (fab lab) où il s’agit de prototyper collectivement de nouveaux objets ou produits. Dans le deuxième cas, nous sommes en présence d’espaces de co-working où des travailleurs nomades se co-localisent afin de mutualiser un lieu, une infrastructure et/ou échanger sur des problématiques communes. Enfin, il s’agit d’accélérateurs, espaces dédiés à l’hébergement de porteurs de projet qui expérimentent et prototypent à minima [leurs produits] afin de [les] mettre rapidement sur le marché".
Le tiers-lieu se présente ainsi comme un espace où se construisent principalement des proximités temporaires (Torre, 2008) et "où se fabrique de l’actif spécifique relationnel", mais au sein duquel peuvent également se construire des proximités plus pérennes, notamment au travers de la co-localisation d'acteurs et de l'utilisation quotidienne de matériels.


  1. Petit dictionnaire des différents lieux de mutualisation au sein des clusters et des territoires


Nous présentons ci-dessous la liste des principales initiatives et nouvelles formes d’organisation : mutualisation de services aux entreprises dans des lieux physiques, tiers-lieux, espaces de co-working, fab labs2.

    1. Mutualisation de services aux entreprises dans des lieux physiques



On observe tout d'abord de nombreuses expériences de mutualisation de services aux entreprises dans des lieux physiques : projets d’accès à des infrastructures, projets de soutien aux entreprises culturelles, projets de développement numérique, pépinières d’entreprises, locaux de première transformation (notamment agro-écologie). Ce sont ces expériences que nous avons davantage investiguées (cf. partie 3).



    1. Les tiers-lieux



" La démocratisation des nouvelles technologies entamée au début des années 2000 a contribué à l’apparition de nouvelles formes d’espaces publics regroupés sous le vocable de « tiers-lieux » (Burret, 2013). Le mot tiers-lieu est un terme traduit de l'anglais "The Third Place" (Oldenburg R. 1991), par distinction avec le domicile et les lieux classiques de travail. Il est souvent utilisé de façon générique pour parler des espaces physiques de rencontres : espaces de co-working, fab labs… Les "tiers-lieux" se développent avec des modèles économiques et des publics variés. Ils favorisent les interactions entre leurs usagers (travailleurs indépendants, artisans, start-uppers, salariés, particuliers…), facilitent l’entraide entre ceux-ci, l’apprentissage mutuel, le travail collaboratif, la créativité (Capdevilla, 2015), voire des projets communs. De façon apparemment contradictoire, ils promeuvent l'autonomie et la collaboration (Leac, 2015).
Ces espaces de travail collaboratifs ont connu en France un triplement en six ans (800 en 2016, selon Neo-Nomade, acteur privé de la réservation d'emplacements de co-working). Alors que les collectivités avaient tenté d'encourager la mise en place de télécentres, l'émergence des tiers-lieux doit plutôt aujourd'hui son succès à des dynamiques associatives spontanées (Langlois, 2016). Depuis quelques mois, plusieurs Régions ont affiché leur soutien : Nouvelle-Aquitaine (appel à projets), Occitanie (portail web), Île-de-France (un millier de tiers-lieux franciliens à l'horizon 2021), Hauts-de-France… Il s'agit d'accorder des subventions, au titre des aides à l'investissement en faveur des infrastructures locales (aménagement et équipement), à destination des collectivités mais également des entreprises.
La dynamique d'un tiers-lieu ne repose pas tant sur des équipements que sur un ancrage local et la fidélité d'une communauté d'usagers. Sur ce point, les collectivités pourraient contribuer à une crise de croissance du secteur en suscitant des espaces de travail collaboratifs qui ne répondent pas à une demande locale probante. Et si la collectivité applique au tiers-lieu ses propres règles administratives, celles-ci induisent des lourdeurs peu compatibles avec le fonctionnement agile nécessaire à un tiers-lieu (Langlois, 2016).

    1. Les espaces de coworking



Alors que les tiers-lieux est le terme générique utilisé pour parler de différents espaces physiques de travail, es espaces de co-working désignent de façon spécifique des espaces de travail partagé qui ont notamment pour objectif de rompre l’isolement des personnes travaillant à domicile, de créer des échanges et des collaborations entre les membres, et de limiter le cas échéant les déplacements domicile/travail. Les utilisateurs de ces espaces sont souvent des travailleurs autonomes et fortement utilisateurs des nouvelles technologies : indépendants (souvent la moitié du public environ), créateurs d’entreprise, salariés en télétravail… L'idée à l'origine est de permettre aux travailleurs indépendants de ne pas rester isolés (Boboc et alii, 2014) et de pouvoir trouver, au travers de ce lieu et de ce réseau, un espace de socialisation comparable à une entreprise. Le co-working est donc un type d'organisation du travail qui regroupe deux notions : un espace de travail partagé, mais aussi un réseau de travailleurs encourageant l'échange et l'ouverture. Les espaces de co-working permettent de disposer d'une " ubiquité informationnelle dans laquelle les " créatifs " sont à la recherche de tiers-lieux favorisant les liens de sociabilité et de collaboration (Moriset, 2016), voire "accélérateurs de sérendipité" (Moriset, 2011). Dans une première étape, ces espaces étaient " loués ou rénovés par des collectifs associatifs de création. Depuis quelques années, collectivités publiques et grandes entreprises se sont emparé du phénomène ", pour "créer des écosystèmes locaux favorables à la création et à l'innovation" (Moriset, 2016).
Les espaces de co-working sont nés à San Francisco en 2005. Aujourd'hui, près de 1800 espaces de co-working seraient répartis sur les cinq continents, près de 760 en Europe, 120 en France. Un exemple important est Numa, créé à Paris en 2007 et qui a essaimé, mais les espaces de co-working se développent aussi en dehors des grandes métropoles (Besson, 2015) : ainsi, le territoire du Royans-Vercors a fait le constat en 2013 qu’un nombre important de ses habitants travaillait à domicile dans le secteur des services aux entreprises ou bien se déplaçait quotidiennement pour se rendre sur leur lieu de travail. A la suite d'une étude, s'est ouvert en 2015 d’un premier espace dans un local privé, qui accueille 12 postes de travail et dispose d'une petite salle de réunion. Une association a été créé pour fédérer les co-workers du territoire et être l'interlocuteur légitime de la collectivité, qui continue de les accompagner (logistique, financement, accompagnement technique...).
Certaines Régions soutiennent ces démarches : ainsi la Région Auvergne Rhône-Alpes a signé en 2016 une charte de partenariat avec les espaces de co-working présents sur le territoire régional et souhaitant promouvoir des valeurs communes (accessibilité, ressources, communauté, collaboration, ouverture, connectivité, participation des membres).

    1. Les fab labs



Un fab lab (contraction de l'anglais " fabrication laboratory ", " laboratoire de fabrication ", né d’une initiative du MIT (Massachussets Institute of Technology), est un lieu ouvert au public où est mis à sa disposition toutes sortes d'outils (notamment des machines-outils pilotées par ordinateur) pour la conception et la réalisation d'objets. Ce sont les plus connus des tiers-lieux : ils permettent souvent la mise en œuvre d'activités connexes comme le co-working. Ils reposent sur des mécanismes d’échanges, de coopération, d’interdisciplinarité, d’apprentissage par la pratique, de faire " soi-même ", de pratiques innovantes ascendantes et communautaires. Ils relèvent de l’économie collaborative dans le domaine de la production-réparation (Borel et alii, 2015). Ils sont ouverts à tous, de manière à faciliter les rencontres et le développement de méthodes innovantes par le croisement des compétences. Ils s’adressent aux entrepreneurs qui veulent passer plus rapidement de la phase de concept au prototype, ainsi qu’à tous ceux (designers, artistes, étudiants, bricoleurs,…) qui cherchent à réaliser des projets par eux-mêmes ou en collaboration avec d’autres et qui ne peuvent le faire chez eux ou dans leur lieu de travail. C'est un modèle d'innovation centré sur l'utilisateur.
En mai 2016, il existe 673 fab labs dans le monde dont 82 en France. En France, les premières initiatives sont lancées à partir de 2009 : Artilect FabLab Toulouse en 2009, puis Ping, Nybi.cc et Net- iki en 2011, le Fac Lab de l’université de Cergy-Pontoise, les fab labs de Rennes, de Lannion et de Montpellier en 2012, le fab lab de la Casemate à Grenoble, le "8 FabLab" de Crest (SCIC), Tektos dans le Calaisis … De multiples espaces publics numériques (EPN), ou cyberbases, ouverts en France depuis la fin des années 1990, sont en train de se convertir en fab labs.
Fin juin 2013, le gouvernement français a lancé un appel à projets " aide au développement des ateliers de fabrication numérique " avec pour volonté d’inciter certains des plus de 4000 EPN existants à se convertir en fab lab. Le fonds devait financer une dizaine de projets à hauteur de 50 000 à 200 000 € par projet. Ont été finalement retenus 14 projets sur 154 déposés. Certains fab labs en France devaient par ailleurs trouver un soutien, dans le cadre des 215 millions d'euros dédiés à la " French Tech ".


  1. Synthèse des enquêtes et des monographies réalisées


Les initiatives et les nouvelles formes d’organisation des activités d’innovation sont diverses : mutualisation de services aux entreprises dans des lieux physiques, tiers-lieux, espaces de co-working, fab labs.... La logique de création de ces lieux est constituée par la motivation des personnes qui les animent, mais elle est de plus en plus portée par des clusters ou des collectivités territoriales à la recherche d'un renouvellement de leur politique de développement et d'attraction économique. Conséquence de cette particularité, ces lieux reposent conjointement sur la mobilisation d'acteurs privés et l'implication d'acteurs publics, avec la volonté de créer des projets collaboratifs, au-delà de la construction d'infrastructures (bâtiments, etc…), et doivent être dimensionnés sur le plan financier au potentiel du territoire.
Méthodologie
Dans le cadre d’un projet porté et piloté par l'association française France Clusters (qui regroupe notamment des pôles de compétitivité et des grappes d'entreprises), avec le soutien du Réseau Rural Français et de l’Institut CDC pour la Recherche, une enquête a été menée auprès de clusters et de territoires (Communautés d'agglomération, Pays, Pôles territoriaux de coopération économique, Sociétés coopératives d'intérêt collectif…) ayant une politique de soutien à des coopérations d'entreprises, puis ont été réalisées neuf monographies d'expériences de mutualisation de services ou d'infrastructures au profit d'entreprises ou de travailleurs (co-working…).
Notre étude se base donc sur des projets constitués de clusters, caractérisés par une offre de services matérialisée dans un lieu physique, contrairement à la plupart des clusters où l’offre de services est plutôt immatérielle (réseaux, etc…), mais aussi d'initiatives portées par des collectivités territoriales, organisées à une échelle intercommunale et visant la coopération inter-entreprises, ou d'initiatives émanant d'acteurs privés et soutenues par des financements publics.
Nous avons observé ainsi diverses expériences de mutualisation de services aux entreprises dans des lieux physiques : accès à des infrastructures, soutien à des entreprises, développement numérique, pépinières d’entreprises, locaux de première transformation, co-working, fab labs... L'étude a conduit à cerner notamment les types de projets, les services apportés, les conditions de mise en œuvre, les lieux d'implantation, les facteurs clés de succès et les difficultés rencontrées.

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