Rappel historique de la Route TransSaharienne (rts)








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I.3.c.  CONTRAINTES OBJECTIVES QUI CONTRARIENT UNE REALISATION ACCELEREE DE LA RTS.

Les contraintes objectives qui contrarient une réalisation accélérée de la RTS peuvent se résumer à :


    • Faible niveau de développement économique de la zone d’influence de la RTS,

- Faible densité de la population des zones traversées,

    • Faible taux de rentabilité interne du projet.

    • Faible capacité d’investissement interne des pays.



I.3.d.  ANALYSES PROSPECTIVES DU TRAFIC GENERE SI L’ETAT DE LA ROUTE S’AMELIORAIT.
Les trafics journaliers moyens comptabilisés sur la RTS Mali-Algérie ces cinq dernières années sont très timides, ils ne dépassent guère l’équivalent de 10v/j/an, alors qu’ils ont atteint l’équivalent de 25v/j/an dans les années 1980, à un moment où l’état des infrastructures était loin de celui actuel.

Cette situation qui loin de refléter le niveau d’amitié et de coopération des populations de la zone frontalière trouverait son explication, fondamentalement, dans l’insécurité qui a sévit à un moment donné dans chacun des deux pays.
Il est dès lors permis d’envisager un jour un regain des activités commerciales et particulièrement de transports routiers entre les deux pays.
Pour l’heure, et à défaut de données statistiques réalistes, on se contentera de simulations mathématiques de génération de trafic futur sur la base de la formule simple suivante : Tn = T0 (1 + G)n où Tn représente le trafic à l’horizon n, T0 représente le trafic de l’année de référence, et G le taux de croissance déterminée à partir des statistiques antérieures.

II. ECHANGES COMMERCIAUX.
II.1. COLLECTE DES DONNEES MACRO-ECONOMIQUES

(voir les annexes FINANCES PUBLIQUES ET INDICEMACRO).
La situation des finances publiques a été marquée par un doublement des recettes fiscales depuis 1994, qui sont passées de 126 milliards de francs CFA (14,2% du PIB) en 1994 à 233,3 milliards de francs CFA (15,5% du PIB) en 2000. Sur la même période, les dépenses totales et prêts nets n’ont augmenté que de 56,8%, passant de 280,1 milliards de francs CFA (28,6 du PIB) à 440,1 milliards de francs CFA (25,3% du PIB).
Les exportations ont connu depuis 1994 une évolution croissante à la suite de l’ajustement du taux de change qui a contribué au regain de compétitivité des produits d’exportation. Elles sont passées de 185,9 milliards de francs CFA en 1994 à 338,1 milliards de francs CFA en 2000, soit une augmentation de 108,7%.

Les importations ont été marquées par l’augmentation du coût et du volume des produits importés. En valeur, elles ont progressé de 69% entre 1994 et 2000. Le solde de la balance commerciale s’est nettement amélioré après la dévaluation et a même été positive en 1997. Depuis, il se détériore entraînant avec lui le solde des transactions courantes hors dons.
De l’analyse de l’économie malienne, il se dégage une nette faiblesse de l’épargne nationale par rapport aux investissements tant du côté de l’Administration publique que du secteur privé. Le solde des transactions courantes est resté déficitaire avec une aggravation à partir de 1999 en raison des exportations du coton et de l’accroissement des importations.
L’économie malienne est confrontée à des problèmes structurels. Le secteur cotonnier, principal source de devises fait face à d’énormes difficultés relevant aussi bien de sa gestion interne que des fluctuations des cours mondiaux de la fibre.

La production agricole accuse de fortes fluctuations au gré de la pluviométrie et se révèle peu diversifiée.

Les finances publiques se caractérisent par une nette prépondérance de la fiscalité de porte et la dépendance des investissements au financement extérieur.

Le Mali comptait 11 500 000 habitants en 2002, dont 50,5% de femmes, avec un taux de croissance démographique de 2,2%.

Cette population est à majorité rurale, 9,200 millions d’habitants contre 2,300 millions d’habitants en zones urbaines. Cependant la croissance de la population urbaine reste plus importante (4,1%) de taux de croissance annuel contre 1,4% en milieu rural.
La répartition de la population par région est très inégale. La région de Sikasso est la plus peuplée du pays (18,1%) tandis que la région de Kidal est la moins peuplée (0,4%). Le District de Bamako, la plus grosse agglomération du pays renferme 1/10ème de la population avec une densité de 1 316 h/km2 contre une densité moyenne nationale de 9.

La population malienne est très jeune, les personnes âgées de moins de 15 ans représentent 46,1% de la population totale, et la population active, de 15 ans ou plus, représentait 65,7% en 2000, d’après les résultats préliminaires de l’Enquête Malienne d’Evaluation de la Pauvreté (EMEP).

Le taux de chômage a été estimé 7,7% (14,6% en milieu urbain et 5,3% en milieu rural).
Les principales productions motrices de l’activité économique au Mali ont connu des fortunes diverses en 2001. Tandis que les productions agricoles, notamment cotonnières, régressaient de façon significative pour plusieurs raisons, (faiblesse et mauvaise répartition des pluies, revendications sociales), les productions du secteur aurifère progressaient.
La campagne agricole 2000/2001 a été marquée par une baisse de 1/5 de la production céréalière comparativement à la campagne de 1999/2000 (2 309 868 tonnes contre 2 893 608 tonnes). A l’exception du riz dont la production a augmenté légèrement, les autres spéculations ont enregistré des baisses de 7 à 65%.
La production du secteur aurifère a par contre connu une augmentation de 89,8% entre 2000 et 2001 du fait de l’ouverture de la nouvelle mine de Yatéla et de l’accroissement de la production de Morilla (28,28 tonnes contre 53,66 tonnes).

D’une façon générale, les évolutions négatives de la production cotonnière de 47,2%, céréalières de 20%, ainsi que le cours élevé du pétrole ont conduit à un fort ralentissement de l’activité économique qui n’a progressé que de 1,5% en 2001. ce niveau de croissance économique qui est de loin le plus bas depuis la dévaluation du franc CFA en 1994, fait suite au ralentissement de 2000 qui a vu la croissance passée de 6,6% en 1999 à 3,7%.
Les recettes totales ont atteint 320,1 milliards de francs CFA en 2001 contre 269,9 milliards de francs CFA en 2000, soit une augmentation de 18,6%. Ces recettes sont constituées à 88% par les recettes fiscales qui se sont chiffrés à 281,6 milliards de francs CFA en 2001 contre 233,3 milliards en 2000, soit une progression de 20,7%. Ainsi le taux de pression fiscale s’est élevé à 14,6% en 2001 contre 13,4% en 2000.
Les dépenses totales et prêts nets ont atteint 532,6 milliards en 2001 contre 440,1 milliards en 2000, soit une hausse de 21%. En termes relatifs, elles sont passées de 25,3% du PIB à 27,6% du PIB en un an.
La bonne pluviométrie enregistrée en 2001, combinée à la résolution des problèmes sociaux du secteur cotonnier augurent des perspectives heureuses pour l’année 2002.
En effet, les prévisions de production céréalière pour 2002 annoncent une hausse de 24,1% par rapport au niveau de 2001, dont 13,1% pour le riz, 103,8% pour le maïs, 13,6% pour le mil et 23,1% pour le sorgho.

Le coton, après trois années successives de perturbation, devrait atteindre un record avec une prévision de 592,326 tonnes ,soit une progression de 136,9% par rapport à 2001.

La production aurifère devrait connaître une légère baisse en raison de l’arrêt de la mine d’or de Syama, la production attendue étant de 48,6 tonnes contre 53,7 en 2001 soit une baisse de 9,4%.
Dans l’ensemble, après la situation d’une croissance faible constatée en 2001 suite aux importantes baisses de productions céréalières et cotonnières, la forte reprise de ces productions en 2002 ainsi que les augmentations de la consommation et des exportations conduiraient à une forte expansion économique en 2002 avec un taux de croissance économique qui atteindrait 9,3%.
A la faveur de la forte reprise de l’activité économique en 2002, il est attendu une nette amélioration du niveau des recettes qui devraient atteindre 385,1 milliard de francs CFA contre 320,1 milliards en 2001, soit une augmentation de 20,3%. Les recettes fiscales représenteraient 331 milliards, soit 86% du total, et une hausse de 17,5% par rapport en 2001. Le taux de pression fiscale passerait à 15,5% du PIB contre 14,6% en 2001.
Les dépenses totales et prêts nets se chiffreraient à 604,5 milliards de francs CFA (28,4% du PIB) contre 532,6 milliards (27,6%du PIB) en 2001, soit une augmentation de 13,5%.
Ainsi, pour réduire le niveau des déséquilibres, il est important d’assurer, entre autres :


    • l’accroissement et la diversification des exportations à travers le développement de la production des biens échangeables. A ce propos, un accent particulier devra être mis sur l’intensification des cultures irriguées, notamment le riz afin d’atténuer l’impact des aléas climatiques sur la production, et l’augmentation de la valeur ajoutée du coton par le développement des actions marketing en direction des investisseurs industriels ainsi que leur accompagnement dans le domaine de la transformation du coton fibre.




    • L’amélioration des conditions de commercialisation du coton fibre ;




    • L’adoption de mesures appropriées pour assurer la disponibilité des produits alimentaires afin d’éviter les tensions inflationnistes,


- Réduire les exonérations fiscales, etc… ,

II.2. ANALYSE DES DONNEES RECUEILLIES-CONCLUSIONS.
PROPOSITIONS D’AMELIORATION POUR FACILITER ET DEVELOPPER LES ECHANGES COMMERCIAUX PAR LA RTS ENTRE LES DIFFERENTS PAYS MEMBRES : administrative, institutionnelle et technique.
Les échanges commerciaux et les transports routiers entre le Mali et ses partenaires du CLRT sur la RTS se déroulent globalement dans les mêmes conditions que ceux réalisés dans le cadre de la CEDEAO, à défaut de réglementations spécifiques.
Les difficultés rencontrées sont similaires et requièrent les mêmes solutions, même si aujourd’hui on déplore des trafics routiers timides entre les pays (voir annexe cadre réglementaire).

BIBIOGRAPHIE.


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