Synthèse et propositions








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Innovation et transfert de technologies dans le domaine agro-environnemental


 Synthèse et propositions

du groupe de travail de l’action pilote

Valorisation & Développement Economique (*)

2007 - 2008

Avertissement : il s’agit d’un document de travail qui a pour objectif de proposer des éléments de synthèse et de contribuer à la réflexion générale dans les domaines de la valorisation des résultats de recherche et la mutualisation des moyens. Il ne prétend pas à l’exhaustivité et pourra être complété ultérieurement.

Depuis mai 2006 dans le cadre d’une charte commune engageant l’ensemble des établissements membres d’Agropolis International dans la réalisation d’un grand pôle agronomique environnement, il a été confié au secrétariat exécutif d’Agropolis International (AI) le soin de constituer des groupes de travail sur des thématiques diverses dont une spécifique sur valorisation et développement économique.

Depuis janvier 2007, le groupe de travail valorisation et développement économique s’est réuni une dizaine de fois. Chaque fois que de besoin, ce groupe est complété par des compétences issues des principaux partenaires régionaux du transfert et du développement économique qui ont accepté de contribuer à ses travaux (**).

Si la problématique du développement économique s’est axée sur les thématiques de références d’AI (agriculture, agronomie, environnement, biodiversité), celle de la valorisation s’est présentée plus ouverte et les apports du groupe « valorisation » en synthèse de ses travaux, plus susceptible de se transformer en propositions, pouvant nourrir la réflexion concernant la Stratégie Régionale d’Innovation.
La valorisation économique des résultats de recherche publique s’exprime en termes de :

  • transferts de technologies ;

  • partenariats de R&D collaborative entre laboratoires publics et entreprises ;

  • acquisition et concession de propriété intellectuelle (dépôts de brevets, concessions de licences ou de brevets)

  • création d’entreprises à partir de projets issus de laboratoires publics.


Aujourd’hui, les universités, les écoles et les organismes de recherche de la Région LR, qui s’expriment en savoirs, savoir-faire, procédés et produits nouveaux, équipements scientifiques performants, moyens modernes de diffusion, représentent un gisement très riche, source d’innovation, notamment dans le domaine agro-environnemental. Pour que cet immense réservoir de matière grise de proximité, contribue au développement économique de la Région LR et notamment au développement de ses entreprises, il parait souhaitable (et de nombreux exemples et études le montrent) d’améliorer la coordination et la mise en cohérences des moyens mobilisés dans ces différentes structures.
Des rapprochement fonctionnels existent : CNRS et universités), INRA, INRA transfert et Montpellier Sup-Agro. Par ailleurs, le PRES et le projet Campus, les restructurations annoncées de la recherche, sont des événements inducteurs de mutualisation.

1. Inventaire des forces
La Région Languedoc-Roussillon occupe la 5ème place en terme d’effectif de chercheurs de la recherche publique au niveau national, le 13ème en terme d’effectif de chercheurs dans les entreprises (source MENESR-DEPP). Elle occupe la 5ème position pour le nombre de diplômes de doctorats délivrés.

La quasi-totalité des établissements possèdent un service de valorisation. Selon une enquête élaborée par la Direction de l’Enseignement Supérieur de la Recherche du Conseil Régional LR en 2007, les services de valorisation représentent en tout 29 chargés de valorisation, dont la répartition est très disparate entre structures, et possèdent en commun une structure thématique (domaine agro-environnemental) de concertation et de promotion de renommée internationale qui s’est engagée dans un travail important de réflexion sur la valorisation de la recherche dans ses établissements membres, Agropolis International.

Partenaires des structures régionalisées de l’Etat (DRRT, DRIRE, DRAF, SGAR…), les collectivités territoriales (Région LR, Conseils Généraux, Agglomérations) contribuent à la promotion et à la valorisation des potentiels universitaires et de recherche au bénéfice de leurs territoires notamment par des aides spécifiques, la communication institutionnelle, l’aménagement et les services publics– parcs d’activités, transports urbains, signalétique…-.

* A l’initiative de tous, des structures intermédiaires de valorisation et de financement sont en place :

- Oséo (représentation en Région de la structure nationale de valorisation de l’innovation)

- Transferts LR structure régionale d’aides aux entreprises pour accompagner leurs développements technologiques.

- RDT réseau de développement Technologique

- LRI Languedoc Roussillon Incubation (incubateur régional issu de la politique nationale.

- Les pôles de compétitivité

  • Q@LIMEDiterranée (dédié à l’agro- alimentaire , l’agronomie et l’alimentation)

  • ORPHEME (dédié aux bio -technologies et à la santé)

  • Pôle risques et vulnérabilité des territoires

  • DERBY (dédié aux énergies renouvelables)

  • TRIMATEC

- Le Réseau SYNERSUD (Regroupement des 3 BIC régionaux, des pépinières d’entreprises et autres structures d’accompagnement à la création d’entreprises innovantes)

- INPI LR (représentation Régionale de l’Institut National de la Propriété Industrielle)

- ARIST (Agence Régionale d’information Scientifique et Technologique) service de la CRCI LR

- CENTRE DU DROIT DE L’INNOVATION : Association ayant pour objet principal d’Evaluer, ou effectuer ou faire effectuer toutes recherches et tous développements présentant un intérêt pour le renforcement de l’innovation du point de vue juridique, économique et organisationnel en vue d’améliorer la compétitivité des entreprises françaises et européennes…

* Parallèlement, on trouve également des sociétés de Capital Risque

- SORIDEC: est une Société Anonyme créée en 1983 à statut fiscal SCR. C'est un fonds de Capital Investissement généraliste de proximité. SORIDEC accompagne les entreprises régionales quel que soit le stade de leur évolution (création, développement ou transmission).

- SOFILARO : Basée à Montpellier, la société SOFILARO SAS est une structure de proximité et régionale de capital investissement du Groupe CREDIT AGRICOLE. Elle appartient aux Caisses Régionales de CREDIT AGRICOLE de la région Languedoc-Roussillon parmi lesquelles la Caisse SUD MEDITERRANEE dont le siège est à Perpignan. SOFILARO intervient seule, ou en partenariat avec d’autres structures du Groupe dont notamment CREDIT AGRICOLE PRIVATE EQUITY, pour accompagner les entreprises de la région dans leur phase de développement ou de transmission

- LRTI CREALIA : est l’association qui a pour vocation exclusive de contribuer
au financement de projets d’entreprises innovantes implantées sur le
territoire de la Région Languedoc-Roussillon. Le fonds d’intervention géré par CREALIA a pour objet de couvrir les dépenses de recherche et développement qui précèdent la création d’entreprise et ce en vue d’aboutir à la création effective d’une entreprise innovante.

- SUD ANGELS : association de business angels

- MELIES : association de business angels…

2. Des exemples de réussite caractérisée 

Tout comme le souligne le rapport national sur la valorisation de la recherche de Henri GUILLAUME février 2007, c’est la création d’entreprises issue de l’incubation qui en Languedoc Roussillon, comme dans beaucoup d’autres régions françaises, caractérise le mieux les actions performantes de valorisation économique des établissements d’enseignement supérieur et de recherche.

En matière d’aide à la création d’entreprises innovantes, le dispositif opérationnel régional, repose entre autres, sur une étroite collaboration et une complémentarité exemplaire entre les services de valorisation des établissements, l’incubateur régional (LRI) et le réseau SYNERSUD.

* Le BIC de l’Agglomération de Montpellier

En matière de création d’entreprises innovantes le BIC de l’Agglomération de Montpellier crée en 1988 affiche de très bons résultats qui le placent « meilleur incubateur technologique mondial » en 2007 au classement du réseau international américain NBIA (National Business Incubation Association). Depuis sa création, il a contribué à la création de plus de 400 entreprises.

En 2007, 63% des nouveaux créateurs accompagnés (soit 171) l’ont été en collaboration avec l’incubateur Régional LRI, 46% de ces projets étaient initialement issus du monde universitaire et scientifique.

La qualité de l’accompagnement conjoint (BIC –LRI) garanti un taux de survie à 3 ans au dessus des 80% (contre 57% en moyenne nationale) et apparaît comme le meilleur indicateur de la pérennité des 3200 emplois directement créés.

Afin de favoriser les implantations croisées d’entreprises innovantes à l’international, des accords de coopération scientifique et technologique sont aujourd’hui signés avec :

    • le réseau des incubateurs technologiques de la Ville de Shanghai,

    • l’incubateur du « Renssalear Polytechnic Institute »  de New York,

    • les incubateurs technologiques de Seattle,

    • les incubateurs de la Fucina et de Padano à Milan.

L’agglomération de Montpellier a aménagé près de 300 ha de parcs d’activités économiques technologiques (Euromédecine ; Agropolis). De plus, elle a mis en place de l’immobilier d’entreprises dédié :

      • La pépinière Cap Alpha pour les sciences du Vivant (3500 m²)

      • La pépinière Cap Oméga pour les TIC (5300 m²)

      • L’hôtel d’entreprises du Millénaire pour les TIC (4500 m²)

      • Un biopôle sur le parc Euromédecine composé de 2 hôtels d’entreprises Cap Gamma et Cap Delta de 7000 m² accueillant des start-up et des majors biotech-biopharma. L’extension de ce programme est lancée et représentera une capacité totale d’accueil de laboratoires et de bureaux de 21000 m² pour les entreprises locales, nationales et internationales de la bio-santé.

      • Un hôtel d’entreprise international (MIBI) de 3000 m², destiné à l’accueil d’entreprises étrangères et à une pépinière dédiée à l’international avec services spécifiques, sera construit d’ici fin 2009.

Les activités régionales de recherche et développement génèrent 2,3% du PIB régional quand cette proportion n’est que de 1,3% au niveau national.

Toutefois, plus largement, il convient de souligner qu’au-delà de la création d’entreprises innovantes, la Région Languedoc-Roussillon occupe le premier rang des régions françaises pour la création d’entreprises tous secteurs confondus sur la période 1993-1996 avec un taux global moyen de création de 15,5% contre 12,1% dans les autres régions (hors Ile de France).

* LRI Incubateur régional

L’étroite collaboration et les fortes synergies existant entre les cellules de valorisation des établissements scientifiques, l’incubateur régional (LRI) et le réseau Synersud concourent à :

  • la sensibilisation à l’entrepreneuriat,

  • la détection de projets avec un maillage très serré,

  • l’hébergement dans les laboratoires de 6 sites d’incubation thématiques montpelliérains (1 000 m2),

et ont permis à la Région Languedoc-Roussillon de se positionner en 2007 et en 2008 au 3ème rang du Concours Nationale de Création d’Entreprises de Technologies Innovantes, juste après les régions Ile-de-France et Rhône-Alpes (après avoir été longtemps classée au 5ème rang puis 4ème rang français).

LRI avec 125 projets incubés et 83 entreprises créées occupe le 4ème rang des incubateurs nationaux en nombre de projets incubés et la seconde place en matière d’entreprises créées.

* La valorisation des résultats de recherche par les établissements

Les services de valorisation des établissements scientifiques conduisent également, dans le cadre des politiques de leurs établissements (le plus souvent individuellement et certains en partenariat), des actions de sensibilisation à la valorisation économique des résultats de recherche et d’identification de projets valorisables. Ils essaient également d’organiser le dépôt des brevets, entretiennent des relations industrielles afin de transférer leurs technologies, participent aux appels d’offres de R&D collaborative et contribuent à la politique régionale d’incubation de projets.

On peut citer deux cas à titre d’exemples :

- L’Université Montpellier 2 possède un portefeuille de plus de 250 brevets nationaux et internationaux (la moyenne nationale en 2005 était de 72 brevets -source Annexe V du rapport de l’IGAENR sur la valorisation de la recherche de janvier 2007-).

- La Délégation Régionale LR du CNRS assure à ses frais, la prise de brevets aux noms communs du CNRS et des Universités de la Région, pour l'ensemble des projets issus des UMR communes . Pour la seule année 2007, ce sont 69 nouvelles déclarations d'inventions qui ont été enregistrées ; 428 brevets prioritaires sont actuellement en cours, soit 1762 brevets en incluant les diverses extensions. Plus de 500 contrats sont ainsi signés chaque année pour le compte des UMR rattachées au CNRS

Pour le compte des seuls laboratoires de la région, on peut compter 103 contrats de valorisation en cours avec des partenaires nationaux et internationaux

3. La valorisation au service de l’économique

Malgré les nombreux atouts exposés plus haut et les belles réussites évoquées, on ne peut que constater, d’une manière générale (et plus particulièrement dans le domaine agro-environnemental) que la valorisation économique des résultats de recherche, exprimée en termes de transfert de technologies, de R&D collaborative, de cession de brevets ou de licences, ne fertilise que peu ou pas assez le tissus des PME et PMI régionales

Seule la création d’entreprises insérées dans le processus d’incubation souligne le pouvoir de fertilisation des milieux de recherche et affiche d’assez bons résultats (cf. plus haut) qu’il est cependant envisageable d’améliorer.

Trois raisons principales semblent se dégager de l’interrogation « Pourquoi le potentiel de recherche que constitue les organismes de recherche, les universités et les grandes écoles a aussi peu d’impact sur l’économie régionale ? ».



  1. Les chercheurs ont besoin d’être accompagnés pour déterminer ce qui dans leurs résultats de recherche est valorisable économiquement et doivent trouver un intérêt personnel à s’engager dans la valorisation économique de leurs résultats de recherche.


Tous les établissements n’assurent pas la promotion de la valorisation de la recherche auprès de leurs chercheurs qui en ont pour certains une vision très approximative (se référer aux résultats de l’enquête conduite en 2007 par le CEMAGREF Montpellier).

Les services de valorisation ne sont pas tous en capacité de prospecter systématiquement leurs unités de recherche pour identifier de nouveaux projets valorisables. Parmi ceux qui assurent cette fonction, deux expériences caractérisées sont en cours. L’une conduite par l’IRD a consisté à faire prospecter la plupart de ses unités de recherche par une société privée qui a mis en évidence des situations et des résultats propices à la valorisation, l’autre à l’initiative du CNRS qualifie une équipe de deux personnes à la prospection interne (leurs démarches et leurs résultats doivent être présentés au groupe de travail prochainement).

.

  1. La recherche propose des résultats dont la valorisation ne peut bien souvent s’envisager que dans le cadre de projets collaboratifs de R&D accessibles principalement à des entreprises ayants des infrastructures adaptées ou à des start up issues de l’incubation dont les initiateurs sont de jeunes chercheurs en phase avec les laboratoires dont ils sont issus.


Les services de valorisation pour la plupart d’entre eux, ne sont pas dotés de moyens spécifiques pour adapter les résultats de recherche de leurs unités en « produits » assimilables directement par la PME - PMI régionale (contexte régional : sur 12353 entreprises industrielles régionales, 36 ont plus de 200 salariés, 162 ont entre 50 et 199 salariés, 1086 ont entre 10 et 49 salariés, 5218 ont entre 1 et 9 salariés, 5851 sont unipersonnelles1)
La PME-PMI régionale présente bien souvent les caractéristiques suivantes : elle est à faible effectif et son dirigeant assure pour une majorité d’entre elles, tout seul, plusieurs fonctions principales de l’entreprise (faiblesse structurelle et d’organisation), ses impératifs de temps pour réaliser ses objectifs l’empêchent ou lui interdisent de s’engager dans une R&D collaborative longue et aux résultats incertains.


  1. Lorsqu’une unité de recherche s’engage dans un processus de valorisation, par un dépôt de brevet, la visibilité des applications potentielles de la découverte ou de l’invention demeurent bien souvent réduite ou dirigée parce que limitée aux capacités exploratrices de l’unité de recherche ou de ses services de valorisation d’autant plus lorsqu’ils ne bénéficient pas d’une logistique telle celles de INSERM Transfert, INRA Transfert ou FIST pour le CNRS…


Peu d’établissements ont la capacité d’accéder à des « Pools de brevets », et peu détiennent les moyens (mêmes centralisés) de systématiser une démarche de marketing technologique en amont du dépôt de brevet, afin d’aborder la PI en termes stratégiques et de valoriser, au mieux de leurs intérêts, leurs brevets.
Ainsi se dessinent des plages de préoccupations communes aux établissements qui semblent pouvoir rechercher des solutions satisfaisantes dans des rapprochements entre structures et des actions mutualisées (exemple Agro-Valo-Méditerranée) notamment en matière de :

  • sensibilisation à la valorisation économique des personnels de recherche et des étudiants,

  • identification de résultats de recherche valorisables au sein des unités,

  • maturation des résultats de recherche pour les rendre accessibles et cessibles aux PME –PMI régionales

  • marketing technologique (inventaire des applications possibles des résultats de recherches et prospections des marchés accessibles) pour une meilleure efficience de la PI pour les établissements.


Ces actions à mutualiser appellent pour être mises en œuvre :

  • une volonté politique affirmée par une confiance mutuelle des établissements,

  • une collaboration inter- établissements renforcée et coordonnée,

  • des formations spécifiques de personnels ou des recrutements de compétences complémentaires,

  • des collaborations avec des partenaires de l’environnement économique.

  • des moyens financiers nouveaux à créer ou des moyens existants à redéployer

4. Vers une meilleure coordination entre les acteurs de l’innovation en région

Si les entreprises industrielles régionales sont relativement nombreuses (et généralement de petite taille), celles vers lesquelles converge l’intérêt commun des structures de financement (Etat, Région) et celui des opérateurs des domaines du transfert et de l’innovation (OSEO, Transferts LR, RDT, INPI, ARIST, LRI, pôles de compétitivité, services de relations industrielles des établissements), sont bien moins nombreuses.

Ce sont les mêmes que CCI, CRCI, Chambres de Métiers, sollicitent pour constituer des groupements, pour participer aux salons professionnels, pour exporter et qui sont également sollicités par les collectivités pour valoriser leurs actions territoriales..

Mais leurs faibles structures et leurs impératifs d’entreprises, ne leur laissent que peu de temps à consacrer à des sollicitations extérieures, même si elles ont pour finalité de leur proposer des pistes de développement accompagné.

Une remise a plat des opérateurs, de leur rôle, de leurs finalités et de leur nombre, une harmonisation et la simplification des procédures proposées par l’Etat et la Région paraissent indispensables (une entreprise qui souhaite aujourd’hui mobiliser le FRI reçoit dans la procédure actuelle deux experts différents sur les mêmes thématiques, l’un mandaté par OSEO, l’autre par la Région, et le dossier doit passer au COSTI de Transferts LR pour le compte de la région et au Comité d’engagement d’OSEO).

La proximité favorisant les échanges et les synergies, il est certainement possible de rassembler nombre de ces structures existantes dont le rapprochement serait susceptible de contribuer à simplifier la relation aux entreprises tout en la rendant plus efficace.

Toutefois, la volonté de rapprochement et de mise en place de « lieu unique » ne doit pas forcément être appliqué dans tous les cas pour lesquels on pourrait préférer un fonctionnement par réseau.

Ainsi par exemple, si la direction et la structure d’assistance de l’incubateur Régional LRI, peuvent trouver un hébergement adapté dans ce rassemblement de structures, il n’en reste pas moins vrai que les sites d’incubation doivent demeurer au sein de chaque établissement au plus près de la ressource scientifique.

De même, les pôles de compétitivité, qui portent les germes de futurs clusters thématiques, doivent être localisés aux plus près de la ressource scientifique de leurs champs de compétence. Au sein des campus, ils devront être situés à proximité des parcs scientifiques dédiés, recevant des entreprises dont les activités correspondent à ces champs thématiques. En effet, bon nombre d’entre elles sont ou seront issues de l’incubation et de l’accompagnement des BIC et parce que leur croissance sera basée essentiellement sur de la R&D, il sera nécessaire très souvent qu’elles s’implantent elles aussi, à proximité de la ressource scientifique.

La mutualisation est possible

On aurait pu croire que l’établissement des contrats et leur gestion par leurs contenus et modalités d’application demeuraient pour chacun des établissements des éléments de différentiation et de compétitivité (et pour cette raison difficilement mutualisables). Mais Universités et CNRS, Supagro et INRA ont démontré qu’en matière de gestion de la propriété intellectuelle des aménagements pouvaient être envisagés pour une efficacité renforcée.

Ne pourrait-on envisager une harmonisation plus large avec l’ensemble des établissements concernés (constitution et exploitation de pool de brevets, gestion commune de la copropriété intellectuelle…) ?

De la même manière, on pourrait envisager de mettre en place des services ou structures collectives afin de mener à bien les actions « à mutualiser » évoquées plus haut. Il faudra probablement étudier au cas par cas pour savoir s’il est plus pertinent de mettre en place ces actions à un niveau transversal et pluridisciplinaire ou alors au niveau de chaque pôle thématique régional (Agro-Environnement, Biologie-Santé, Chimie, etc.…).

On peut souligner par ailleurs le besoin important de mise en oeuvre d’un fonds de maturation régional, qui permettrait aux laboratoire de faire évoluer leurs résultats de recherche en produits assimilables par les PME PMI régionales n’ayant pas la taille, l’organisation, les compétences internes, les moyens financiers et le temps nécessaire pour s’engager dans des programmes collaboratifs de R&D. Il s’agirait de rechercher par là, une manière supplémentaire d’améliorer les performances des nombreuses mesures d’accompagnements mises en place par l’Etat et la Région2 pour encourager les transferts technologiques (Universités-Recherche/ entreprises) et qui sont tournées principalement vers les PME –PMI.

Dans cette optique, une initiative régionale pourrait être de réactiver dans sa forme initiale ou réaménagée l’ancienne procédure ANVAR « détection, innovation, laboratoire » dont la finalité était d’accompagner la maturation de résultats de recherche dans les établissements à des fins d’applications industrielles.
(*) Composition du groupe de travail de l’action pilote valorisation et développement économique d’Agropolis International.

Président Jean Paul CABANETTE CEMAGREF

Animateur Claude COUSTAN AI

Patrick LACHASSAGNE BRGM

Christophe GUIZARD CEMAGREF

Christophe COLLET CIRAD (§)

Véronique VISSAC-CHARLES CIRAD

Jean Michel PORTEFAIX CNRS

François LERIN IAMM

Jean Paul PELLICIER IAMM

Jean Claude SAUVAGNARGUES IFREMER

Magali ROUBIEUX INRA

Yves DUVAL IRD

Caroline CLENET Montpellier Sup Agro

Philippe de CORNELISSEN Montpellier Sup Agro

Régine ACQUIER UM I

Bernard PAU UM I

Isabelle LAGRACIE CHAUCHARD UM II

Jean Luc BOURDEN UM III

Aurélie BINEAU U Perpignan
(**)Se sont associés à ces travaux :

Eric FARGEAS ACTA

Karine CANER AGGLO MONTPELLIER

Patricia REEB AGGLO MONTPELLIER BIC

Cécile CLEMENT AGGLO MONTPELLIER BIC

Jacques BONNAFE AI

Patrick BISSON AI

Fabien BOULIER AI

Michel SALAS AI

Laurent DUCASSOU CCI Montpellier

Stéphane TALIANA CRCI LR

Hélène GUEGUEN FRCA LR

Michael TOUCHE INPI

Geraldine KARBOUCH LRI

Sophia TAZI OSEO (§)

Ghislain GREVY Q@LI-MEDiterranée

Anne LICHTENBERGER TRANSFERTS LR

Danielle LESTANG TRANSFERTS LR

Jeremy VACQUIE UM II

Serge PRAVOSSOUDOVITCH UM II

Françoise DAUMAS U Perpignan

Sébastien FONBONNE VERSEAU Développement
( §) en date du 1ier juillet 2008 Sophia TAZI et Christophe COLLET ont permuté leurs postes, Sophia TAZI à retrouvé son poste au CIRAD et Christophe COLLET à OSEO.

Décembre 2008


1 Chiffres clés CRCI LR 01.01. 2006.

2 Pour expliciter le propos : 

* Nombre d’entreprises industrielles régionale (statistiques CRCI 2006) 12353

* Nombre d’aides accordées par la Région concernant le transfert et l’innovation : aide à la faisabilité technologique (AFT) 155 ; prestation technologique réseau (PTR) 26 ; aide au développement de l’innovation (FRI) 67 ; aide au recrutement d’ingénieurs et de chercheurs 72 ; aide à la recherche en partenariat avec

des entreprises (ARPE) non exprimé ; aides à la recherche d’antériorité (ARA) 300

* Nombre d’entreprises visitées par Transferts LR sur 2007 627


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