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III. ANALYSE SOCIO-POLITIQUE



« La Mondialisation de l’économie n’est pas mondiale, car beaucoup de peuples du monde sont en marge du processus. Elle n’est pas libérale non plus, parce que les pays riches, malgré les dispositions de l’OMC en faveur du démantèlement des obstacles tarifaires et non tarifaires, multiplient les barrières dans tous les secteurs où les produits des pays du Sud disposent d’un avantage comparatif. »2

III. 1. Série de monologues partisans au lieu du dialogue –

REFLET d’une MONDIALISATION MAL ENGAGEE



De nombreuses politiques actuellement appliquées pour les biocarburants faussent les marchés des biocarburants et des produits agricoles et influent sur la localisation et le développement de l’industrie mondiale, si bien que les sites de production ne sont pas toujours les mieux adaptés du point de vue économique et environnemental.
Les politiques commerciales à l’égard des biocarburants sont discriminatoires envers les producteurs de matières premières pour la fabrication des biocarburants des pays en développement et empêchent ou ralentissent l’émergence d’un secteur de traitement et d’exportation à partir de ces pays.

Cependant, sans une prise en compte des critiques portées contre la politique des deux grands ensembles notamment, UE et USA, de leurs subventions, les attentes des PVD risquent d’être encore déçues.
Il est à craindre qu’à terme, la hausse attendue des prix des produits agricoles aura d'importants effets négatifs sur la sécurité alimentaire des ménages. Les consommateurs urbains pauvres et les pauvres acheteurs nets d’aliments des zones rurales, qui tendent à constituer la majorité des ruraux pauvres, sont particulièrement menacés. Il est urgent de créer des filets de sécurité appropriés
Le Brésil, l’UE et les Etats-Unis d’Amérique devraient rester les principaux producteurs de biocarburants liquides, mais la production devrait aussi augmenter dans un certain nombre de pays en développement

Les politiques en matière de biocarburants des pays de l’OCDE imposent des coûts élevés à leurs propres contribuables et consommateurs et engendrent des conséquences involontaires, non désirées.


Pour les pays en développement, les enjeux associés à la production de bioénergie pour le marché international sont particulièrement cruciaux. Les débouchés commerciaux peuvent être réduits par des mesures qui visent exclusivement à accroître la production dans les pays développés, ou par des mesures protectionnistes conçues pour limiter l’accès aux marchés. Les droits de douane progressifs sur les biocarburants vendus dans les pays développés peuvent réduire les pays en développement à exporter des matières premières et les huiles brutes, réservant la transformation en biocarburants, et sa valeur ajoutée, à d’autres cieux.
La filière du biodiesel se développe presque exclusivement en UE, mais elle gagne du terrain dans autres régions du monde par exemple au Brésil et en Indonésie où les cultures de palmiers et de soja pour un usage énergétique se pratiquent dans l’agriculture sur brûlis au détriment de la forêt. En Europe elle ne concurrence pas l’alimentation car elle est produite sur les terres en jachères ou sur les terres qui bénéficient de l’aide aux cultures énergétiques. Sa production a augmenté de 67% de 2004 à 2005, les principaux producteurs sont l’Allemagne, la France puis le Royaume-Uni et l’Espagne.

La part de responsabilité des biocarburants dans la hausse des prix des produits agricoles varie fortement selon les sources: entre 3 et 70 %. La demande de cultures supports pour les biocarburants, censés réduire la dépendance aux énergies fossiles, pourrait contribuer à renverser la tendance à la baisse des prix de ces matières premières agricoles, baisse qui avait pesé sur la croissance de l'agriculture dans la plupart des pays en développement au cours des dernières décennies. Même si on assiste avec la crise financière actuelle à une nouvelle chute des cours et une compression de la demande doublée d’une reconstitution de certains stocks mondiaux.

Les perspectives de 2009 semblent cependant plus positives que celles de 2008 en matière d’offre mondiale de productions diverses alimentaires et agricoles. Les prix internationaux semblent redescendre de leurs pics de 2008, signe que les marchés reviennent à leurs prix d’équilibre.

La croissance rapide de la demande de matières premières énergétiques avait contribué à la hausse des prix des denrées alimentaires, ce qui présente une menace immédiate pour la sécurité alimentaire des pauvres qui sont acheteurs nets de produits alimentaires tant dans les zones urbaines que les zones rurales. Une proportion importante de la population pauvre dans le monde consacre plus de la moitié des dépenses du ménage à l’alimentation et même dans les zones rurales la majorité des pauvres sont des acheteurs nets de nourriture. Il est urgent de mettre en place des filets de sécurité pour protéger les populations les plus pauvres et les plus vulnérables et leur assurer un accès adéquat aux produits alimentaires. Mais ces filets de sécurité doivent servir à protéger les populations visées et ne pas gêner la transmission des signaux de prix aux producteurs agricoles.
Cependant, le lobby des producteurs de Biocarburants fait valoir des « causes multiples » à l'inflation : catastrophes climatiques, changements des habitudes alimentaires, spéculation financière, chute du dollar, échec des politiques agricoles internationales... Enfin, ils font remarquer que les deux principales matières premières en cause dans la crise alimentaire de 2008, à savoir le blé et le riz, n'entrent ni l'une ni l'autre de manière importante dans la production de biocarburants.
La bataille fait donc rage entre ceux qui considèrent, à l'image du Secrétaire américain à l'Agriculture (gouvernement Bush G. W.), que les biocarburants seraient responsables à hauteur de 3 % seulement de l'inflation des denrées alimentaires, et ceux qui la chiffrent entre 30 et 60 %.

« Une estimation vraiment surévaluée »selon une porte-parole de « eBio ». Une résolution récente du Parlement européen semble aller dans le même sens. Indiquant que 2 à 3 % des surfaces agricoles européennes seraient consacrées actuellement aux biocarburants, le Parlement estime que leur mise en cause dans la crise alimentaire, du fait de la politique agricole européenne, est exagérée. D'après eBio, 1,6 % seulement des céréales produites en Europe seraient utilisées pour la production du bioéthanol. 


L'Union européenne s'est fixée comme objectif un seuil minimum de 10 % pour les biocarburants dans la consommation totale d'essence et de gazole destinés au transport d'ici à 2020.

À l’exception, importante, de l’éthanol produit au Brésil en utilisant la canne à sucre, qui affiche les coûts de production les plus bas parmi les pays produisant des biocarburants à grande échelle, « les biocarburants ne peuvent pas généralement concurrencer les carburants fossiles sans subventions, même aux prix récents du pétrole brut ». Cependant, la compétitivité peut varier selon les fluctuations des prix de l’énergie et des matières premières et les évolutions de la technologie. Elle est aussi influencée directement par les politiques.
La production de biocarburants a un impact direct sur le prix mondial des céréales, selon un rapport du département américain de l'agriculture (USDA). Les besoins croissants en éthanol de maïs aux Etats-Unis vont progressivement bousculer les marchés de la céréale de même qu’en Europe, la demande de biodiesel fera s’envoler les cours mondiaux des oléagineux. La Banque Mondiale se range également du côté des accusateurs des pays fort producteurs de biocarburants dans les hausses de prix incriminées (USA et UE).Elle soutien qu’elles n’auraient pas eu lieu en l’absence de cette production subventionnée qu’il convient de reconsidérer à la lumière des conséquences induites.
Le développement des biocarburants dans les pays de l’OCDE a été encouragé et appuyé par les gouvernements par le biais de nombreux instruments politiques (dans l’U.E.,les terres qui y sont consacrées bénéficient de l’aide aux cultures énergétiques pour éviter dit-on la culture de spéculations plus rentables. Sa production a augmenté de 67% de 2004 à 2005, les principaux producteurs sont l’Allemagne, la France d’abord puis ensuite le Royaume-Uni et l’Espagne.

Un nombre croissant de pays en développement commence aussi à mettre en oeuvre des politiques d’appui aux biocarburants. Les instruments politiques les plus courants sont l’obligation de mélanger des biocarburants avec des carburants à base de pétrole, les subventions à la production et la distribution, et des avantages fiscaux. Les barrières douanières sont aussi largement utilisées pour protéger les producteurs nationaux. Ces politiques ont eu un impact très important sur la rentabilité de la production des biocarburants qui, dans de nombreux cas, n’aurait pas été commercialement viable (exemple UE cité plus haut).
Le soutien des pouvoirs publics a été motivé par les craintes suscitées par le changement climatique et la sécurité énergétique et par la volonté d’appuyer le secteur agricole en stimulant la demande de produits agricoles. Efficaces dans leur soutien aux agriculteurs nationaux, les politiques en faveur des biocarburants semblent de plus en plus contestées en ce qui concerne la réalisation des objectifs en matière de changement climatique et de sécurité

énergétique.
Dans la plupart des cas, ces politiques ont été coûteuses et ont eu tendance à introduire de nouvelles distorsions dans des marchés protégés subissant déjà de graves distorsions aux niveaux national et mondial. Elles ne semblent pas avoir favorisé un mode de production rationnel à l’échelle internationale des biocarburants et de leurs matières premières.

AUTRES APPRECIATIONS des INCIDENCES INDUITES
L’accroissement de la demande de biocarburants liquides n’est qu’un facteur parmi d’autres à l’origine des fortes augmentations enregistrées des prix des produits de base agricoles. La contribution exacte de l’essor de la demande de biocarburant à ces hausses de prix est difficile à évaluer. Cependant la demande de biocarburant combinée à d’autres besoins (animaux d’élevage etc.) continuera à exercer une pression à la hausse sur les prix agricoles pendant encore très longtemps.


Enfin, les voitures sont elles aussi devenues sujet de préoccupation, depuis que l’on encourage la production de carburants verts pour combattre le réchauffement climatique. Une « ruée vers le maïs » s’est déclenchée aux Etats-Unis avec l’utilisation d’une partie de la récolte pour produire un biocarburant, l’éthanol, grâce aux subventions considérables du gouvernement Bush qui voulait de cette façon contrer les critiques concernant son refus de ratifier le protocole de Kyoto.
Selon le fonds monétaire international (FMI), les biocarburants seraient responsables de 70% de la hausse du prix du maïs et de 40% de celle des graines de soja. Un seul plein d’éthanol pour un gros 4 x 4 nécessite, selon des experts, autant de céréales qu’il en faut pour nourrir une personne pendant une année entière.


Les décideurs se voient contraints de répondre aux inquiétudes populaires concernant l’augmentation des prix des aliments. Ils ont notamment pris des mesures commerciales pour maîtriser les prix intérieurs. Dans plusieurs cas, comme on l’a indiqué plus haut, les pays importateurs ont abaissé leurs tarifs douaniers et les pays exportateurs ont imposé des taxes ou des restrictions à l’exportation.

Dans l’un et l’autre de ces cas, il en est résulté une baisse des prix intérieurs mais une pression haussière supplémentaire sur les prix mondiaux. La baisse des prix intérieurs n’incite guère les producteurs à accroître leur production et aura donc tendance à empêcher l’accroissement de l’offre, une situation qui maintiendra les prix à un niveau élevé.
Les représentants de l'industrie européenne du bioéthanol (European Bioethanol Fuel Association ou ’eBio’) et ses homologues canadiens et américains défendent leur secteur. Leurs arguments remettent en cause la validité des projections sur les biocarburants publiées par la FAO, en insistant sur les cours du pétrole comme principaux facteurs d'augmentation des prix. Citant l'Agence Internationale de l'Energie (IEA), la lettre souligne qu'il faudrait plus d'un million de barils de pétrole supplémentaires pour ses substituer aux volumes de biocarburants actuellement en vente dans le monde, ce qui aurait eu pour effet d'accentuer l'inflation des prix alimentaires.
L’un des facteurs importants par lesquels, il a été expliqué en partie les flambées récentes des prix est la forte croissance de la demande résultant de l’augmentation des revenus et du pouvoir d’achat dans plusieurs régions du monde en développement. Ces évolutions ainsi que l’environnement macroéconomique global sont des sources d’incertitudes considérables pour les marchés agricoles.
Pour ce qui est de l’avenir, nous nous attendons à ce que le secteur des biocarburants reste une

source importante de demande accrue de produits de base agricoles – ainsi que des ressources servant à les produire – et à ce que la croissance des revenus et de la consommation dans les pays en développement se poursuive et, espérons-le, s’intensifie après le mauvais passage et les rectificatifs apportés à la crise économique actuelle, selon plusieurs experts .

Du côté de l’offre, l’incidence des chocs de courte durée sur les rendements et celle des changements climatiques à long terme restent incertaines bien que la tendance soit à la reconstitution des stocks internationaux et n’exclue pas une certaine instabilité des prix.

Quelles que soient l’origine ou l’ampleur des facteurs d’augmentation et d’instabilité des prix, y compris dans une certaine proportion la demande montante en biocarburants la communauté internationale doit engager la réflexion et les discussions multipartites nécessaires ainsi que les mesures énergiques pour s’ouvrir des alternatives durables
La production de biocarburants offre certainement des opportunités aux agriculteurs - mais elles ne vont profiter au plus grand nombre, particulièrement aux petits producteurs et aux femmes, que si des politiques en faveur des plus démunis sont mises en place pour permettre promouvoir l’autonomie locale des producteurs et productrices.
Les petits producteurs :

Il faut s’assurer qu’ils seront réellement sans concurrence pour les systèmes de production vivrière paysans ; Le remplacement des cultures locales par une monoculture de biocarburants peut constituer une menace pour l’agrobiodiversité ainsi que les savoirs et les compétences traditionnelles des petits producteurs en ce qui concerne la gestion, la sélection et le stockage des cultures locales.
Les femmes :

« Le développement de la production de matières premières pour les biocarburants pourrait présenter des risques en matière d’équité et de parité hommes-femmes, relevant notamment des conditions de travail dans les plantations, de l’accès à la terre, des difficultés des petits exploitants et de la position désavantageuse des femmes. Ces risques découlent généralement des réalités politiques et institutionnelles des pays et doivent être traités quelles que soient les évolutions associées aux biocarburants ».
Menace sur la biodiversité ?

En quoi donc l’intégration du Jatropha dans les systèmes de production et sa promotion comme nouvelle culture de rente, pourraient-elles être plus néfastes à l’environnement que

  • L’arachide qui, après des années de monoculture, a détruit les sols du Sine-Saloum ?

  • L’anacardier qui, en occupant totalement l’espace, empêche tout développement d’autres espèces végétales et conduit au fil des ans à l’épuisement de leurs stocks de semences dans le sol ?

  • Le riz dont la promotion systématique, même là où il ne peut être rentable du fait des conditions d’accès à l’eau et de la nature des sols, se traduit par la disparition irréversible des derniers arbres et de systèmes écologiques et agricoles qui permettaient jusqu’alors aux plus démunis de vivre décemment ?

  • L’absence d’investissement dans l’aménagement de terroirs et la maîtrise des eaux pluviales, avec pour résultat, entre autres, une perte de savoir-faire agricoles ancestraux et d’un capital semencier traditionnel unique ?



  • Les pesticides déversés par des agro-industries dans le lac de Guiers, réserve d’eau potable stratégique pour le Sénégal, ou utilisés sans respect d’aucune norme sur les cultures maraîchères aux abords des grandes villes y compris par la Direction de la Protection des Végétaux dont certains « techniciens » font souvent leurs rapports fièrement en termes d’ha de terres traités ! avec quel pesticide? Choisi avec quelle méthodologie ? suivants quelles précaution ? et leur formation ?

(point de vue de EESF / Sénégal complété par PROMODEV-dsm)

Non, comme toute culture, comme tout élevage, comme toute activité humaine, ce n’est pas l’activité elle-même, la plante ou la technologie, qui sont dangereuses, mais les déséquilibres que créent leur appropriation ou leur manipulation par une minorité à son seul profit, l’exploitation du besoin des plus démunis de sécuriser et d’améliorer leurs conditions de vie, l’appropriation exclusive de savoir-faire et l’exportation systématique de toutes les ressources générées.

PROBLEMES FONCIERS
Les conditions sont cependant nombreuses à réunir pour que les biocarburants soient une opportunité sure pour le développement rural, mais ils augurent de possibilités d'investissement presque inédites. Pour que l'Afrique puisse en profiter, des politiques nationales et régionales sont à construire, en concertation avec les producteurs agricoles, comme le réclame la Fédération des ONG au Sénégal, afin de trouver ensemble les méthodes stratégiques pour cultiver et exploiter des biocarburants. Dans la plupart des pays africains qui n'ont pas élaboré de politique de développement du secteur, les investisseurs ont les coudées franches. Dans certain pays ouest-africain, les paysans seraient incités à cultiver des biocarburants dans le but de les exporter. Le risque d'affecter des terres vivrières à la culture de biocarburants et de renforcer ainsi l’insécurité alimentaire est alors élevé.

La dernière flambée des prix du pétrole a ressuscité l’intérêt pour les projets biocarburants.
Au Sénégal l’Associations des Femmes Juristes a recentré son discourt maintenant sous forme de plaidoyer envers les élus locaux pour une discrimination positive dans l’attribution, l’accès des femmes productrices au foncier puisque le thème « droit à la terre des femmes » développé ultérieurement ne rend pas tout à fait compte de la situation réelle pour les femmes qui, constituant 52% de la population globale ne sont que 13% seulement à gérer des terres rurales ».

Leur problème ne se situe pas tant sur le terrain du droit positif mais de l’effectivité de la jouissance d’un droit.
De nombreuses politiques actuellement appliquées pour les biocarburants faussent les marchés des biocarburants et des produits agricoles et influent sur la localisation et le développement de l’industrie mondiale, si bien que les sites et terres de production dédiées ne sont pas toujours les mieux adaptés du point de vue économique et environnemental.
Si les avantages suivants prêtés au pourghère sont constatés sur le terrain, la concurrence tant redoutée avec les cultures vivrières sur les meilleures terres agricoles s’analyserait différemment. Etant entendu qu’il y’a encore un volet important de terre disponible au Sénégal (seul ¼ des 240 000 hectares à mettre en œuvre sur la rive gauche du fleuve Sénégal l’est réellement et toutes les emblavures cumulées sont estimées à quelques 2,6 millions d’ha ou trois millions selon l’hypothèse haute sur douze millions de disponibilité mais attention à l’écrémage des terres.
Toutefois, il est important pour le Sénégal et les pays africains de prendre en compte les avertissements sur une probable conversion des forêts et des aires de conservation à la production de biocombustibles.
D’après l’Agence internationale de l’Energie, environ14 millions d’ha de terres étaient

Exploités en 2006 pour la production de biocombustibles et de leurs sous-produits soit environ 1% de la totalité des terres cultivables disponibles.
« Il est également prévu qu’à l’horizon 2030 cette production pourrait exiger 35 à 54 millions d’ha de terres (de 2,5 à 3, 8 pour cent des terres cultivables disponibles) en fonction des politiques en vigueur).
D’ici, 2050 même avec de modestes réglementations concernant les émissions de Gaz à effet de Serre (GES) 1, 5 milliards d’hectares,soient l’équivalent du total actuel des terres agricoles pourrait se trouver sous culture bioénergétique.
Une grande proportion des superficies terrestres du monde n’est pas adapté à l’agriculture (terrains trop arides, froids, escarpés et/ou pauvres en éléments nutritifs. L’évaluation agro-écologique mondiale a estimé qu’à l’échelle mondiale 2,5 millions d’ha sont très adaptés ou adaptés à l’agriculture et 784 millions additionnels seraient modérément adaptés.

 

L’hypothèse étant exclue de remplacer les cultures actuelles des pays développés, l’expansion des terres bioénergétiques se ferait alors sur les 80% de terres disponibles qui se trouvent en Afrique et Amérique du Sud ou la totalité des terres est estimé à respectivement 807 millions et 552 millions d’ha (les 3 catégories de terres adaptées moins les terres sous couvert forestier).Les superficies jadis boisées et aujourd’hui non exploitées sont estimées à 300 millions ha en Afrique.

Statistiques sénégalaises, sources MA / DA : terres arables emblavées1986-1996

-1986/87 2 millions ha

-1988/89 2,1

-1988/89 2,2

-1989/90 1,9

-1990/91 2,1

-1991/92 1,8

-1992/93 1,9

-1993/94 2,1

-1994/95 2,3

-1995/96 2,1

(à rapprocher des 2,7654 calculées en terres arables calculées à partir du tableau CONSERE ci dessus vraisemblablement plus réaliste)
Les statistiques suivantes tirées des rapports annuels de la DPV rallonge cette série à trois(3) années supplémentaires et apporte un correctif:
1982 -1985 DPV / MDR

(source rapport annuel 1985) tablait sur 3 millions d’ha grosso modo par prudence pour ses prévisions :

  • 1million d’ha sous arachide

  • 1millions d’ha sous céréales

  • 1 millions d’ha toutes autres cultures confondues


Malgré cette relative disponibilité de terres marginales et friches, les droits de propriété et le cadastre rural doivent faire l’objet de réactualisation voir de refonte. Cette tenure foncière devraient faire l’objet de révision (tension entre autochtones et agrobusiness et secondairement entre membres de la même communauté sous l’effet du grossissement de la demande en terres) comme l’attestent le chiffre de 2,5 millions d’ha alloués par cinq pays africains à des investisseurs étrangers.

Au Sénégal, certains investisseurs demandent deux cent mille (200 000 ha) pour un projet de culture bioénergétique.



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