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II.1. Aspects positifs


Les biocarburants permettent aux pays qui les produisent de devenir moins dépendants sur le plan énergétique. Par ailleurs, leur production est source de création d'emplois (agriculture, transformation, distribution et export pour certains).

Ils permettront, utilisés à bon escient, de revitaliser les campagnes et de participer à la lutte contre la pauvreté par l’augmentation des récoltes, des prix ainsi qu’à la diversification des produits.

Parmi leurs mérites potentiels citons également le relèvement des capacités des producteurs.

Le biocarburant est devenu une réalité et son utilisation réduit les émissions de gaz à effet de serre en condition de culture non ou peu mécanisée et motorisé (faible empreinte écologique); A cette condition, la quantité de C02 émise par fabrication des biocarburants est compensée par la captation du carbone lors de la croissance de la plante mère. C’est dans ces conditions un carburant écologique utile à contribuer à la résolution de la double crise énergétique et environnementale (changements climatiques).

Toutefois, l’effet des biocarburants sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre est très variable en fonction de la culture de base utilisée, du lieu, des pratiques agricoles et de la

technologie de conversion.
Pour évaluer l’effet net d’un biocarburant sur les émissions de gaz à effet de serre, il faut en analyser les émissions sur tout le cycle de vie du support végétal: de la plantation à la récolte de la culture de base; durant la transformation des matières premières en biocarburants; pendant le transport des matières premières, puis du carburant qui a en été tiré; pendant le stockage, la distribution et la commercialisation.
De même que les rendements des différentes cultures énergétiques en termes de biocarburants par hectare varient considérablement (cf. investigations de terrain), les bilans énergétiques et les résultats obtenus en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre affichent des écarts importants selon les matières premières, les régions et les technologies considérées.
La contribution nette des biocarburants à la fourniture d’énergie est fonction à la fois de la teneur en énergie des biocarburants et de l’énergie consommée dans sa production.
Le bilan énergétique exprime le rapport entre l’énergie contenue dans le biocarburant et l’énergie fossile consommée dans sa production.
La contribution des différents biocarburants à la réduction de la consommation d’énergie d’origine fossile varie considérablement lorsqu’on tient compte de l’énergie fossile consommée dans leur propre production. Le bilan énergétique de chaque biocarburant dépend de facteurs tels que la matière première végétale, le lieu de production, les pratiques agricoles et la source d’énergie utilisée dans le processus de conversion.

En termes de contribution à la réduction des émissions de gaz à effet de serre donc, les écarts entre eux sont également très importants.
Le bilan énergétique en termes d’énergie fossile de l’essence et du diesel classiques est de 0,8-0,9 parce qu’une partie de l’énergie est consommée pour raffiner le pétrole brut et le transformer en carburant utilisable et pour le transporter sur le marché. Si le bilan énergétique d’un biocarburant est supérieur à ces valeurs, il contribue à réduire la dépendance à l’égard des combustibles fossiles. Mesurée à cette aune, la contribution de tous les biocarburants apparaît comme positive, quoiqu’à des degrés très divers.
Pour ce qui est de l’éthanol produit à partir de matière première végétale, le bilan estimé varie entre une valeur de moins de 2,0 pour le maïs et une valeur comprise entre 2 et 8 pour la canne à sucre. Le bilan énergétique positif de l’éthanol à base de canne à sucre, comme celui produit au Brésil, tient non seulement à la productivité de la matière première de base, mais aussi au fait que l’on utilise les résidus de biomasse de la canne à sucre (bagasse) comme intrant énergétique dans sa production.
Les écarts obtenus dans le calcul des bilans énergétiques pour les matières premières cellulosiques sont encore plus importants, ce qui reflète les incertitudes relatives à cette technologie et la diversité des matières premières et des systèmes de production.

De même, les biocarburants peuvent avoir des effets nets très différents sur les émissions de gaz à effet de serre.
Les biocarburants sont produits à partir de la biomasse; par conséquent, ils devraient avoir en théorie un effet neutre en termes de carbone puisque leur combustion ne renvoie dans l’atmosphère que ce que la plante en a retiré durant sa croissance – à la différence des combustibles fossiles qui libèrent du carbone qui a été stocké pendant des millions d’années dans l’écorce terrestre
Les agrocarburants ne sont pas « bio » (au sens de cultures sans pesticides etc.) mais n'en demeurent pas moins ressource « biologique » mais si on évite les trop fortes concentrations en monoculture pour l’agroforesterie, la conduite en gestion intégrée des déprédateurs et de la culture peut annihiler ou tout au moins fortement diminuer l’utilisation de pesticides.

Signalons que c’est pour l’instant une culture faiblement « parasitée » au Sénégal.

Mais une mauvaise conduite de la culture peut inverser cette tendance !
Les opportunités de développement rural associé à la culture de plantes énergétiques doivent également être mises à profit.

Leurs technologies doivent être promues, dans la mesure où elles peuvent améliorer la qualité de vie de plusieurs centaines de millions de personnes à très court terme et à un coût faible.
La production de plantes oléagineuses peut aisément fournir de la matière première à la production d’ agro carburants, qui, traités et consommés au niveau local, permettrait la démocratisation de l’accès à l’énergie et, par là même, l’atténuation de la pauvreté énergétique tant criarde.
Un aspect important est donc la lutte contre la pauvreté tout court qui, malgré les fonds importants consentis dans la LCP, a encore de beaux jours devant lui :


  • La bioénergie peut aider à résoudre le problème énergétique des zones rurales : au total 1,6 milliards de personnes n’ont pas accès à l’électricité. Parmi elles, 4 sur 5 vivent en milieu rural dans les pays en développement. En Afrique subsaharienne, seulement 8% de la population rurale a accès à l’électricité, contre 30% en Asie du Sud ;

  • La bioénergie est à la portée des populations pauvres : la production annuelle d’un jardin de cocotiers de moins de 25 x 40M2 peut fournir suffisamment d’huile pour subvenir aux besoins énergétiques annuels d’une famille philippine moyenne (de 5,2 personne) ;

  • Si le biocarburants peuvent satisfaire seulement une faible part de la demande mondiale en énergie, ils peuvent aider à réduire la dépendance vis à vis de combustibles fossiles et renforcer leur allocation dans certains secteurs sociaux prioritaires, par exemple, certains pays pauvres dépensent 6 fois plus d’argent pour l’achat de carburants que pour leur santé ;

  • La production mondiale de biocarburant devrait doubler dans les 4 prochaines années, grâce aux politiques élaborées par un nombre croissant de membres de l’OCDE mais aussi de pays en développement ;

  • La bioénergie a permis au Brésil de créer 1 million de travailleurs peu qualifiés et pauvres en zone rurale, tandis que le programme de biocarburant de la Chine devrait créer jusqu’à 9 260 000 emplois ;


Que dire des grands agrégats macro-économiques ?

Aucun doute que la balance commerciale et par conséquent la balance des paiements mis à mal par les importations coûteuses de pétrole s’en trouveraient améliorées dans le sens d’une forte diminution des déficits.
L’aménagement du territoire et sa composante Gouvernance des Ressources Naturelles sont également preneurs dans une affectation équilibrée des terres en respectant les destinations naturelles, le zonage agrobioclimatique, les massifs forestiers et parcours du bétail…

Ainsi à priori, il apparaît que les bio carburants peuvent être plus qu’une alternative de réduction de la dépendance énergétique ainsi qu’une solution technique pour gérer les changements climatiques- mieux une source d’énergie durable pour le développement.
Parlant de source d’énergie durable, une implication logique se dégage-les technologies douces ou appropriées. En effet, les pressoirs pour extraire l’huile de jatropha et le matériel connexe (moulins à mil…) est produits expérimentalement au Sénégal par des PME d’artisans locaux que l’on gagnerait à organiser et encourager.

Il s’en suit des possibilités inouïes d’allègement des tâches (domestiques et extra) des femmes, ces 52% de la population qui ne parviennent pas à se mettre en valeur socialement quand elles passent la moitié de leur journée ou presque à aller chercher du bois mort pour la cuisson des repas dans des campagnes sahéliennes où il en manque de plus en plus ( les charbonniers de Dakar en produisaient à 50km de la capitale alors que maintenant c’est près de 400 km qu’il faut couvrir pour les voir quotidiennement à l’œuvre).
Dégagés de cette corvée par des fours expérimentaux au biocarburant, ces dames peuvent s’investir dans des activités génératrices de revenus et dans l’alphabétisation fonctionnelle et autres apprentissages telles les modules de transformation des produits forestiers non ligneux que PROMODEV- DSM a mis au point avec l’appui actif de la FAO en 2007 pour le Sénégal et qui a connu un succès retentissant (Exemple le Gouverneur de la région de Kolda/ Sénégal qui se demandait pourquoi il a tant investi pour recevoir le Premier Ministre et sa délégation en cannettes de boissons étrangères alors qu’en moins d’une semaine, les représentantes des principales organisations féminines ont été formées à produire du jus de tamarin et autres marmelades de pain de singe, sirop de bissap etc. qu’il a lui-même dégustés et fort appréciés.
Les possibilités de formation dégagées par ces perspectives de biocarburants, associés à ce genre de thématiques, produits et utilisés localement sont immenses dans les domaines de l’apprentissage formel, informel et non formel qu’il serait fastidieux de développer ici (la chaîne de collèges construits avec l’aide de l’US AID pourrait intégrer les modules « biocarburants » dans leurs enseignements relativement limités actuellement).
Les coopératives d’artisans locaux financées par les coopérations allemandes,suisses, belges, luxembourgeoises… pourraient se perfectionner dans des centres départementaux ou régionaux de fabrication et de réparation de petit matériel agricole et d’équipement d’allègement des tâches de la femme rurale.
Les apprenants sortants ou gradués de l’école coranique pourraient recevoir une petite formation non formelle afin d’irriguer, les campagnes qu’ils connaissent et supportent mieux que les bacheliers de l’enseignement secondaire, de petites boutiques d’équipements légers et matériels de rechange etc.
En gros, un effet structurant est possible en partant de la thématique biocarburant- « production et consommation locales d’abord » couplés aux plateformes multifonctionnelles (PTF) vulgarisées avec l’aide du PNUD et d’autres technologies douces pour transformer et redynamiser les campagnes sénégalaises, sahéliennes voir africaines soumises à l’exode des jeunes et bras valides..
L’expérience de pays comme le Burkina Faso, le Mali et le Sénégal a prouvé que ces PTF pouvaient, pour un prix d’environ acceptables collectivement (avec l’aide internationale) permettre d’implanter des mini-systèmes d’approvisionnement en eau ou d’électrification et d’autres services divers impensables auparavant.
Ceux qui en auront le plus besoin devrait sans doute être les petits villages faiblement peuplés et assez distants du réseau de distribution électrique préexistants.

À plus long terme, l'accroissement de la demande et la hausse des prix des matières premières agricoles peuvent présenter des opportunités pour l'agriculture et le développement rural.

Les biocarburants pourraient présenter une opportunité pour les pays en développement où l’agriculture fournit leurs moyens d’existence aux trois quarts de la population mondiale recensée comme pauvre – en faisant de l’agriculture le moteur d’une croissance entraînant un développement rural plus large et la réduction de la pauvreté.
Un certain nombre d’accords et d’initiatives commerciales préférentielles de l’Union européenne (UE) et des États-Unis permettent à des pays en développement de bénéficier

de la demande mondiale croissante de bioénergie. Pour les pays en développement, le commerce préférentiel avec l’UE s’inscrit dans le Système généralisé de préférences (SGP) de l’U.E. En outre, le règlement dit «Tout sauf les armes» (TSA) et l’Accord de Cotonou contiennent des dispositions pertinentes concernant le secteur de la bioénergie.
Le système SGP actuel, en vigueur jusqu’au 31 décembre 2008, fournit un accès libre de droits à l’UE pour des produits comme l’alcool dénaturé et non dénaturé. Ce système prévoit aussi un programme incitatif pour les producteurs et les exportateurs d’éthanol qui adoptent

des principes de développement durable et de bonne gouvernance. Le règlement TSA donne aux pays les moins développés la possibilité d’accéder sans droits et sans quotas aux exportations d’éthanol. L’Accord de Cotonou, quant à lui, fournit un accès libre de droits à certaines importations provenant des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.
Les Accords d’association euro-méditerranéens contiennent aussi des dispositions relatives au commerce préférentiel des biocarburants pour certains pays du Proche-Orient et d’Afrique du Nord.
Aux États-Unis d’Amérique, l’éthanol peut être importé sans droits de certains pays des

Caraïbes dans le cadre de l’Initiative pour le bassin des Caraïbes, bien qu’il existe des restrictions quantitatives et qualitatives spécifiques selon le pays d’origine des matières premières. Des dispositions relatives aux importations d’éthanol libres de droits ont été proposées dans le cadre des négociations de libre-échange entre l’Amérique centrale et les États-Unis.
Cependant, bien qu’un tel accès préférentiel puisse procurer des avantages aux bénéficiaires, il crée aussi des problèmes de distorsion du commerce, au détriment des pays en développement qui ne bénéficient pas de l’accès préférentiel.
Le resserrement des liens entre l’agriculture et la demande d’énergie pourrait déboucher

sur une augmentation des prix agricoles, de la production et du produit intérieur brut (PIB).

Les biocarburants comme l’éthanol et le biodiesel concurrencent directement l’essence et le diesel à base de pétrole. Les marchés de l’énergie étant plus importants que les marchés agricoles, les prix de l’énergie orienteront les prix des biocarburants et leurs matières

premières agricoles.
Le développement des biocarburants pourrait également faciliter l’accès à l’énergie dans les zones rurales.

Electricité : le gouvernement sénégalais multiplie les encouragements à investir dans le secteur des énergies renouvelables et le partenariat entre le programme EESF et l’ASER envisage que les villages puissent fournir de l’électricité au réseau national.

Dans les deux cas, il est alors nécessaire de produire une huile végétale pure de qualité, répondant à des spécifications précises, telles que celles décrites dans la norme allemande DIN 51605 (actuellement utilisée comme référence en Europe).
L’approche conventionnelle du modèle ‘plateformes multifonctionnelles’, à partir duquel a été introduite en Afrique l’idée d’une utilisation d’huile végétale pour l’approvisionnement en énergie des villages, ne répond pas à un tel objectif. Privilégiant des coûts d’investissement réduits (environ 6 000 FCFA pour un système complet), ces plateformes prévoient en effet l’utilisation de moteurs rustiques de fabrication indienne (type Lister) ou chinoise :
• Robustes, peu coûteux, faciles à entretenir localement, ils fonctionnent avec de l’huile végétale brute (simplement décantée) et dès lors le système fait la promotion de l’utilisation de presses de type Sundhara, qui ont par ailleurs l’avantage d’être fabriquées localement ;
• La puissance qu’ils offrent (de 5 à 20 CV) est suffisante pour répondre à un objectif limité à la fourniture de force motrice (moulins à mil, …) et à l’alimentation d’un petit alternateur pour la mise en oeuvre d’un service d’électricité ‘de base’ (raccordement des principaux édifices communautaires et d’une vingtaine d’abonnés, et éclairage public).

Le programme EESF prévoit l’installation d’une huilerie départementale dotée d’une capacité de traitement des graines non triturées au niveau villageois et de production d’une huile végétale de qualité ; il permet ainsi de garantir aux producteurs agricoles l’écoulement et la valorisation de toute la production.
Toutefois, la stratégie de développement proposée par le programme EESF reposant sur l’application du principe de subsidiarité2 , condition pour une juste répartition entre tous les acteurs des revenus générés par la filière Jatropha, la présente réflexion amène à se poser les suivantes :
• Est-il possible de développer une capacité de production d’huile de qualité au niveau villageois ?
• Le concept ‘plateforme multifonctionnelle’ peut-il être élargi, pour en faire la base de mini entreprises rurales ouvertes sur le marché national ? Où l’objectif proposé implique-t-il l’établissement d’un nouveau modèle de développement ?
• Comment éviter que le concept de ‘plateformes multifonctionnelles’ soit réservé à de petits villages éloignés du réseau électrique ?
Le développement des biocarburants pourrait également faciliter l’accès à l’énergie dans les zones rurales pour une croissance économique plus rapide et une amélioration à long terme de la sécurité alimentaire..
La diversification des cultures apportant une alternative à l’arachide sempiternelle et appauvrissante des sols et des ménages dans le cycle de conduite de la culture actuelle est en lui-même un immense bienfait du pourghère.
Ensuite l’ouverture au marché qui boudait de plus en plus les produits arachidiers.
Ensuite toute la série de savons, tourteaux et autres produits dérivés (cf. analyse économique) ne peut faire que du bien aux campagnes désintégrées.

Etc.
Si des mesures sont prises pour garantir l’accès à l'alimentation des plus vulnérables, les biocarburants pourraient à terme se révéler une opportunité de redynamiser l'agriculture dans les pays en développement, "avec des conséquences positives en matière de croissance économique, de réduction de la pauvreté et de sécurité alimentaire".
Le Mécanisme de Développement Propre (MDP/ protocole de Kyoto) :

Les mesures internationales pour limiter les changements d’usage des terres peuvent porter à des conséquences inattendues. Les accords de Marrakesh de 2001 déroulent les étapes de l’implantation du MDP.
Elles ont limité le domaine d’éligibilité « Afforestation et Reforestation » de l’accord à quelques projets sur des terres dont l’action porte avant ou au 31 décembre 1989.

Ces projets incluent de manière formelle l’établissement de plantations à biomasse dont la destination est la production énergétique pour la substitution aux énergies fossiles.

Des gouvernements et producteurs de biocarburants ont marqué leur intérêt pour la qualification MDP comme moyen d’amélioration de la viabilité commerciale par l’échange de crédits carbone.

Par exemple, il a été noté l’inclusion récente dans le corpus législatif spécifique du crédit carbone comme éligible au MDP (projet kavango de production de biocarburant en Namibie sur terrain entièrement déboisé dans le passé).

Les accords de Marakesh visaient à prévenir une déforestation malsaine mais ont pu établir des incitations pour la conduite de projets bioénergétiques sur des terrains déboisés préalablement au protocole et actuellement sous culture.

La limite de cette approche est le délai imminent de l’applicabilité de ce protocole (2012).

De bonnes pratiques agricoles et des rendements accrus grâce aux évolutions technologiques et à de meilleures infrastructures contribuent à atténuer les effets nuisibles.

L'innovation technologique peut faire baisser le prix de revient de la production agricole et de la transformation des biocarburants.
Il sera nécessaire d'investir dans la recherche et le développement pour que les biocarburants puissent devenir une source d'énergie renouvelable rentable et respectueuse de l'environnement sans conteste. Cela vaut pour la recherche agronomique aussi bien que pour la recherche portant sur les technologies de conversion.

La recherche-développement sur les technologies de deuxième génération notamment sera décisive pour l'avenir du secteur.
L’innovation technologique dans la transformation des biocarburants pourrait déboucher sur une baisse spectaculaire des coûts susceptibles d’ouvrir la voie à une production commerciale des biocarburants de la deuxième génération dérivés de la biomasse cellulosique contribuant par là à réduire la concurrence avec les cultures agricoles et la tension sur les prix des matières premières.
Les biocarburants de la deuxième génération (cf. chapitre Filières) en cours de mise au point seront produits à partir de la biomasse lignocellulosiques provenant du bois, de certaines graminées et des résidus de la sylviculture et de l’agriculture. Cela permettra d’améliorer le rendement en biocarburants à l’hectare et vraisemblablement aussi le bilan énergétique des biocarburants et leur bilan au regard des émissions de gaz à effet de serre. Toutefois, les échéances de production commerciale à une échelle appréciable ne sont pas encore maîtrisées.
Il faut de toute urgence investir dans l’agriculture pour permettre au secteur de tirer parti des possibilités offertes par les prix élevés. La production agricole mondiale doit augmenter de manière substantielle dans les années à venir pour faire face à la forte croissance de la demande résultant de la croissance plus rapide encore des revenus et des besoins de la production de biocarburants, une fois la crise globale actuelle, éloignée.
Cette croissance doit être durable et tenir compte de la situation déjà fragile de nombreux écosystèmes agricoles. De telles interventions devraient être conçues de manière à encourager l’apparition de systèmes commerciaux de fourniture d’intrants, là encore pour renforcer la capacité d’adaptation du système des productions vivrières à ne pas sacrifier

.

Pour atténuer les risques inhérents aux prix élevés et s’assurer que les nouvelles

possibilités profitent au plus grand nombre, il faudra accorder une attention particulière

aux besoins des petits producteurs des pays en développement et encourager les pratiques de production durable.

Sans être absolument affirmatif, nous avons constaté de manière non encore significative un frémissement du mouvement coopératif, grâce à l’introduction de la culture de tabanaani, mouvement qui était plutôt en désuétude au Sénégal. C’est d’autant plus encourageant si cela se poursuit que des sources internationales font le même constat sur des possibilités d’agrégation de coopératives de petits paysans (cf. jatrophabook.com )

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