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II. PROBLEMATIQUE de l’INTRODUCTION des BIOCARBURANTS



Leçon d’histoire :

Le moteur diesel a été mis au point dans les années 1920 et son application sur un véhicule commercial date de 1936 mais sa véritable généralisation s’est opérée seulement en période de crise pétrolière des années 1970
Définition : la bioénergie désigne l'énergie produite à partir de biomasse, c'est-à-dire à partir de substances organiques, d'origine tant végétale qu'animale. Dans le secteur des transports et de la motorisation, la bioénergie est utilisée sous forme de biocarburants.
Remous dans le monde :
Dans le rapport sur le sujet de la banque Mondiale (juillet 2007), deux spécialistes Rajagopal et Zilbermann notent :
« Des spécialistes jugent le développement des biocarburants (éthanol et biodiesel surtout) dérivés des plantes vivrières trop brusque et trop vorace en facteurs Terres, Eau, Energie et intrants chimiques.
En plus, les discussions tournent dans le monde entier autour du bilan Gaz à effet de serre (GES) et gain énergétique alors que les indicateurs prenant en compte la santé humaine, l’environnement (qualité des sols, biodiversité, altération de l’eau…) ont été moins bien perçus ou pas traité du tout.

Ensuite, les présentations des perspectives aux échelles micro et macro sont défaillantes par plusieurs omissions, se concentrant sur le transport, l’agriculture, le commerce et l’environnement comme politique marginalisant l’écologie saine opérationnelle.
Il existe des différences naturelles considérables entre les cultures bioénergétiques et il faut s’attendre à enregistrer des gagnants et des perdants du fait de l’impact hétérogène aussi des biocarburants. »

II.1 ATTENUATION des GES et STRATEGIE DE DIVERSIFICATION ENERGETIQUE




Pourtant, soulignent les experts, l’Afrique est directement menacée par les effets du réchauffement climatique qui contribue, par exemple, à l’élévation du niveau des océans, un phénomène qui va redessiner d'ici la fin du siècle les côtes ouest-africaines sur quatre mille kilomètres (le Sénégal y compris).
Les plus fortes pluies depuis 90 ans sur Ouagadougou : des morts et destructions immenses y compris l’hôpital principal du pays et pourtant certains spécialistes s’attendaient plutôt à des changements s’exprimant par la sécheresse. C’est également ce malaise qui montre le côté non maîtrisé, non rassurant des changements climatiques.
Selon les experts, « les pays les plus menacés sont la Gambie, le Nigeria, le Burkina Faso et le Ghana », a déclaré Stefan Cramer, spécialiste de la géologie marine et responsable de la fondation écologiste allemande Heinrich Boll au Nigeria. Ce géologue a expliqué qu’« une hausse du niveau de la mer de 2 centimètres par an suffirait à dévaster de vastes bandes de terre dans les zones côtières fragiles d'Afrique de l'Ouest, surtout dans les deltas densément peuplés ».
Parmi les villes les plus menacées, figureraient Banjul, la capitale de la Gambie, et Lagos, la capitale économique du Nigeria, où habitent plus de 15 millions de personnes. Certaines parties de cette ville, situées en dessous du niveau de la mer, sont déjà fréquemment inondées.

Progression des eaux marines à l’intérieur des terres cultivées

Les installations pétrolières situées dans le delta du Niger, dans le sud du Nigeria, sont aussi particulièrement vulnérables: au Ghana, « 1 000 km² de terres arables ont déjà été perdues dans le delta de la rivière Volta du fait de la montée de l'océan », a rappelé Yvo de Boer, un phénomène amplifié par les tempêtes tropicales de plus en plus violentes.



(Domaine public)
Autre menace sérieuse, la progression des eaux marines, salées, à l'intérieur des terres agricoles fertiles. « Cela va rendre l'eau non potable et inutilisable pour l'agriculture, contribuant à l'insécurité alimentaire dans la région », a souligné George Awudi, coordinateur du programme des Amis de la terre au Ghana. Pour faire face à la menace, les experts excluent la possibilité de construire des digues, une option jugée inefficace et trop coûteuse : « Le plus judicieux serait de se déplacer vers les terres plus élevées, mais ce serait vraiment difficile, spécialement pour le Nigeria parce que cela implique qu'il renoncerait à ses centres économiques à Lagos et à ses exploitations pétrolières dans le delta », a commenté Stefan Cramer. Il faut s'attaquer à la racine du problème plutôt que de réfléchir à la façon de s'adapter à ses conséquences, a-t-il jugé : « Les pays industrialisés doivent prendre des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) » a-t-il conclu.
Tout d’abord faisons le constat en la matière d'un bilan mitigé et d'écarts importants selon les cultures et modes de production utilisés : la canne à sucre brésilienne affiche des réductions d'émissions de 70 et 90 % par rapport aux carburants fossiles, tandis que le maïs américain les diminue d'à peine 10%.
Réduction des émissions de GES (dioxyde de carbone ici) grâce aux biocarburants :
Huile végétale (colza) 1 l remplace 0,96 l de diesel > 80% (sur la base de l’équivalent diesel)

Biodiesel 1 l remplace 0,91 l de diesel ca. 70 % (sur la base de l’équivalent diesel)

Bioéthanol 1 l remplace 0,66 l de diesel 30-70% (sur la base de l’équivalent essence

BtL 1 l remplace 0,97 l de diesel > 90% (sur la base de l’équivalent diesel)

(Source: FNR)

 

La Lettre de Politique de Développement du Sénégal –LPD du secteur de l’énergie de février 2008 vise entre autres :

  • la réduction des émissions de gaz à effet de serre par le biais de la stratégie d’atténuation du Sénégal ;

  • La diversification des sources d’énergie par la promotion de nouvelles filières.


Les axes de réduction des GES identifiés sont les suivantes :


  • Efficacité énergétique ;

  • Réduction du facteur d’émission par changement de combustible et/ou développement des Energies Renouvelables (E.R.) notamment pour la production d’électricité ;

  • Efficience énergétique dans le secteur industriel ;




  • Les principales mesures d’atténuation dans le secteur de l’énergie sont l’efficacité et l’efficience énergétiques, la promotion des Energies Nouvelles et Renouvelables en particulier les biocarburants ainsi que la valorisation énergétique de la biomasse et l’Information-Education-Communication.(I.E.C.) classique ;

  • Pour ce qui concerne les industries et collectivités locales, les volets substitution de combustibles notamment pour la production d’électricité interpellent les forestiers, écologues, associations de la société civile et autres acteurs de l’environnement. Des audits énergétiques doivent être conduits avec les secteurs concernés pour l’amélioration des process énergétiques notamment les implications écologiques.


En ce qui concerne le secteur des transports, la substitution des carburants fossiles par les biocarburants est envisagée, à côté de la promotion des transports collectifs (y compris le cabotage maritime) et de l’amélioration du parc vieilli d’automobile.
Les moyens envisagés dans la LPD pour les mesures d’atténuation sont :


  • le solaire thermique (chauffe eau solaire etc.) ;

  • le solaire photovoltaïque ;

  • l’énergie éolienne ;

  • l’hydroélectricité ;

  • les biocarburants


Rattrapage et rectification :
Sur la période triennale 2007-2009, les investissements programmés pour le sous-secteur de l’énergie s’élèvent à 134 millions $EU, ce qui lui confère un poids important (58%) dans le programme sectoriel.

Ils représentent 3% des investissements globaux de la période triennale. Par rapport au programme triennal d’investissement public (PTIP) 2006 - 2008, les investissements du sous-secteur ont augmenté de 40%.
Le Sénégal dispose donc d’options afin de diversifier ses sources d’énergie, notamment les

biocarburants, dont l’option biodiesel qui pourrait être mise en oeuvre à partir d’une plante bien connue des populations rurales - le Jatropha curcas (pourghère ou en Wolof Tabanaani). Outre le programme spécial de production de biodiesel défini par le Gouvernement à partir de la plantation de 321 000 ha de Jatropha dans les 321 communautés rurales que comptait le pays au moment de l’établissement du programme, la Société de Développement des Fibres Textiles (SODEFITEX) et la Compagnie Sucrière Sénégalaise (CSS) ont leur propre projet de production de biocarburants; (la SODEFITEX en utilisant le tournesol et les graines de coton et la CSS la mélasse). Il en de même de la société de production et commercialisation du ciment (SOCOCIM) de la ville de Rufisque.

Autre exemple d’entreprise innovante au Sénégal - MICA qui est une entreprise de droit sénégalais basée à Rufisque spécialisée dans la conception, la fabrication et la distribution de gazogène. Le gazogène MICA est une plateforme motrice multi-usage et polyvalente brevetée qui permet la production d’énergie à partir de la biomasse. Une énergie renouvelable et nationale garantissant l’indépendance énergétique, un gazogène moderne et facile d’utilisation pouvant fonctionner avec des déchets agricoles. A titre de comparaison, 03 kg de biomasse sont l’équivalant de 01 litre de pétrole, avec une puissance développée allant jusqu’à 50Kva.

 Que ce soit pour des applications industrielles, agricoles ou pour l’aide au développement notamment en milieu rural le gazogène MICA offre de nombreuses applications : pompage, irrigation, adduction, broyage, moulin, froid, éclairage, etc.….  

 

MICA assure également la formation du personnel et une garantie sur le matériel. L’implantation d’un gazogène dans une communauté rurale donnée peut également être accompagnée d’un projet de production de Biomasse,  assurant l’indépendance énergétique aux populations.

Historiquement, le Gazogène est un appareil inventé au XIX ème siècle permettant de produire un gaz combustible à partir de la biomasse. Ce système fut utilisé couramment pour pallier l'absence de carburant automobile pendant la seconde guerre mondiale.
Dans ce même cadre, il existe d’importants projets de production d’électricité à partir de la biomasse avec 2 centrales de 30 MW chacune à Kaolack et Ross Béthio (Nord du pays), ainsi qu’une centrale de 60 MW devant fonctionner au biodiesel.
Le recours aux biocarburants se pose comme une option crédible en référence à l’école « brésilienne » qui a fini de démontrer combien les carburants d’origine végétale (canne à sucre, Jatropha curcas…) pouvaient se substituer aux produits pétroliers sans innovation technologique majeure.

Au-delà des milliers d’emploi que recèle la composante « biocarburant », l’enjeu est à la fois écologique et macroéconomique, structurant.
L’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) dont fait partie le Sénégal s’est engagée à promouvoir les bioénergies/ biocarburants dont le biodiesel. L’UEMOA prône l’entraide et le partage de bonnes pratiques entre pays membres.
Selon une étude allemande «Future Bioenergy and Sustainable Land Use »  dans 50 pays en développement, la bioénergie traditionnelle, incluant la combustion du bois, de déjections animales et de résidus de culture pour la cuisine et le chauffage, représentent encore plus de 90 % de la consommation d’énergie.

La conséquence est que plus d’1,5 million de personnes meurent chaque année de la pollution de l’air.

La généralisation de poêles améliorés, à bois et à charbon, ou de micro-systèmes de biogaz, ainsi que la production d’huiles végétales à partir de plantes oléagineuses telles que le pourghère, représentent un levier important et insuffisamment exploité de lutte contre la pauvreté.

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Plus globalement, et en plaçant l’Afrique au centre, un besoin urgent et immédiat est fortement ressenti pour mener une réflexion profonde sur la filière bio carburants qui demeure insuffisamment évaluée. Aussi, le développement à grande échelle des bio carburants devrait-il s’opérer dans le cadre d’une planification stratégique et énergétique en particulier globale appropriée.
Les biocarburants doivent être considérés au sein d’un mixe énergétique qui devrait intégrer toutes les autres formes d’énergies alternatives propres. En plus de la diversification des sources d’énergie, l’efficacité énergétique devrait être une priorité dans les stratégies énergétiques aussi bien pour l’offre que la demande, côté production et côté consommation.
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