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VII. PERSPECTIVES et PROSPECTIVES



« Les tendances à la mondialisation :

On peut les résumer par la concentration de plus en plus forte des monopoles dans les domaines suivants :

  • Finances internationales, appelées aussi, globalisation financière ;

  • Multinationales (développement des firmes-réseaux ;

  • Sciences et Technologie ;

  • Communication et information ;

  • Accès aux ressources naturelles. »


Chaque pays, chaque groupe de pays essaie de tirer le meilleur parti de ce « poker menteur » qu’est la mondialisation mal réglée, mais l’Afrique piétine !

Les biocarburants ne feront pas exception dans ce panier de chances offertes presque gratuitement à l’Afrique (les Energies Renouvelables –E.R.)

Scénario probable et effrayant de mise en concurrence des pays africains



L’Ethiopie a déjà cédé 1 600 000 ha de terres à des acteurs extérieurs et est prêt, selon des sources en général bien informées à en céder 1 100 000 autres.
Si le Sénégal ou le Burkina Faso sont trop regardant sur leur souveraineté dans l’allocation du support des cultures, la Sierra Leone ou un autre pays du même espace sous régional serait prête à les suppléer voir supplanter pour s’ouvrir pro-activement aux investisseurs.
Souhaitons que nos prévisions ne se réalisent pas mais au cas échéant les

Pays africains vont être mis en concurrence pour offrir leurs libéralités de guichet unique aux investisseurs privés et… publics pour produire des cultures bioénergétiques sur de vastes superficies équivalentes à des provinces dans les états européens.
Ce verrou enlevé avec diplomatie pour les premières interventions, rien ne s’opposera après, à des demandes toujours plus fortes et pourquoi pas au contrôle voir détournement des terres acquises avec les subtilités des contrats type « convention locale » à l’air du temps, d’en faire un autre usage Saisonnièrement et Partiellement puis la graduation «  en faire l’usage qu’on veut ou qu’on juge opportun en attendant de meilleures opportunités du marché mondialisé pour ne pas licencier des travailleurs africains ou opérer des délocalisations vers la porte d’à côté».
C’est proprement effrayant socialement et écologiquement, Et pourtant en consultant prudent nous devons envisager tous les scenarii probables pour les porter à la connaissance des décideurs. Des organismes comme l’UEMOA, la CEDEAO voir l’U.A. ont leur partition à jouer sur ce registre pour se saisir de la réflexion préventive, la proposition de textes réglementaires communs adéquats à enrayer ce genre de menace collective par chantage successif.
PROJECTIONS sur 50 et 100 ans (B. Dessus) :

Tableau Consommation mondiale d’énergies primaires en 2060 :


Energie primaire Mtep 2060

char

bon

pétro

le

gaz

nucléai

re

hydrau

lique

Bio

mas

se

Géo

thermie

So

laire

total

TEP/ Hab

Amérique du Nord

100

200

140

70

200

110

20

60

900

2,5

Europe

80

110

85

90

160

120

5

50

700

1,5

Japon, Australie, Nlle Zélande

75

70

452

50

40

40

20

60

400

1,6

Ex- URSS, Europe centrale

245

110

230

20

250

180

5

60

1100

2,1

Total pays du nord

500

490

500

230

650

450

50

230

3100

1,9

Amérique latine

40

150

100

0

340

550

20

200

1400

1,3

Energie primaire Mtep 2060

char

bon

pétro

le

gaz

nucléai

re

hydrau

lique

Bio

mas

se

Géo

thermie

So

laire

total

TEP/ Hab

Amérique du Nord

100

200

140

70

200

110

20

60

900

2,5

Europe

80

110

85

90

160

120

5

50

700

1,5

Japon, Australie, Nlle Zélande

75

70

452

50

40

40

20

60

400

1,6

Ex- URSS, Europe centrale

245

110

230

20

250

180

5

60

1100

2,1

Total pays du nord

500

490

500

230

650

450

50

230

3100

1,9

Amérique latine

40

150

100

0

340

550

20

200

1400

1,3

Afrique du nord, Moyen Orient

10

310

300

0

10

30

0

390

1050

1,3



Tableau Consommation mondiale d’énergies primaires en 2100

Energie primaire Mtep 2060

char

bon

pétro

le

gaz

nucléai

re

hydrau

lique

Bio

mas

se

Géo

Thermie

+ Nlles Techn.

So

laire

total

TEP/ Hab

Amérique du Nord

40

40

40

0

210

200

30+40

100

700

1,7

Europe

40

40

30

0

200

170

10+40

70

600

1,3

Japon, Australie, Nlle Zélande

60

30

20

0

50

50

30+30

80

350

1,4

Ex- URSS, Europe centrale

60

40

60

0

340

280

30+40

100

950

1,7

Total pays du nord

200

150

150

0

800

700

100+150

350

2000

1,6

Amérique latine

40

50

50

0

450

600

40+20

250

1500

1,2

Afrique du nord, Moyen Orient

10

150

200

0

10

80

0+0

650

1100

1,2

Afrique

20

70

80

0

270

600

10+0

500

1550

0,8

Inde

300

270

300

0

150

300

0+30

150

1500

0,9

Chine

570

150

200

0

400

300

10+20

200

1850

1,1

Asie, Océanie

360

160

220

0

220

620

40+30

250

1900

1,1

Total pays du Sud

1300

850

1050

0

1500

2500

100+100

2000

9400

&

Total Monde

1500

1000

1200

0

2300

3200

200+250

2350

12000

1,1



Un exemple parmi d’autres- la Grande Bretagne apporte sa contribution Climat-Energie (CCE) et envisage d'ici 2020 de doubler la part de son électricité générée par des énergies vertes, des sources qui n'émettent pas de gaz à effet de serre ... le soleil, le vent, la mer ...

Révolution verte : d'ici 2020 les sources d'énergie renouvelables, dont le biocarburant, fourniront 31 % de l'électricité contre 6 % aujourd'hui. 

Les experts participant à une conférence de l'organisation des Nations unies sur le climat à Accra, au Ghana, déplorent que l’Afrique ne bénéficie pas suffisamment d'investissements dans des projets respectueux de l'environnement. Cette rencontre onusienne, qui aura duré une semaine et doit se terminer mercredi 27 août 2008, constitue le dernier grand rendez-vous international sur le climat avant la conférence ministérielle de Poznan, en Pologne, fin décembre 2008, où les pays riches devront annoncer la portée de leurs engagements futurs.

« De nombreux négociateurs africains ont fait part de leur inquiétude sur le fait que l'actuel système n'apporte que peu de vrais bénéfices pour le continent », a déclaré Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC). « Un rapide coup d'oeil au nombre de projets dans le cadre des mécanismes de développement propre (MDP) qui est appliqué en Afrique semble le confirmer », a-t-il ajouté.
Les projets MDP permettent aux pays développés de compenser une partie de leurs émissions en investissant dans un projet « propre » au sud portant sur l'énergie, les déchets, les industries lourdes particulièrement émettrices de gaz à effet de serre ou, dans une moindre mesure la reforestation. Ce mécanisme est prévu par le Protocole de Kyoto contre le changement climatique, conclu en 1997

« La valeur totale des projets en Afrique financés par le Fonds pour l'environnement mondial au cours des dix-sept dernières années est de 378 millions de dollars, alors que la valeur des projets à l'échelle du monde est de plus de 2,4 milliards de dollars, ce qui reflète le manque de subventions pour le continent », a noté Yvo de Boer.

.

Paul Watkinson de la délégation française a aussi reconnu que « les MDP bénéficient plus aux économies émergentes comme la Chine et l'Inde qu'à l'Afrique en raison de leur taux rapide de développement et des conditions stables des investissements ».

« Seulement 2% des projets CDM dans le monde se trouvent en Afrique, ce qui est inacceptable, contre 45% en Chine, 16% en Inde et 13% au Chili », a affirmé de son côté Ewah Otu Eleri, qui dirige le Centre international pour l'énergie, l'environnement et le développement, basé au Nigeria. « Les règles pour accéder aux MDP sont trop rigoureuses pour les pays africains », a-t-il estimé.
PROMODEV DSM et d’autres organismes de la société civile, tout en se solidarisant insiste sur un choix plus judicieux et moins politico-administratif des personnels africains aux négociations et mises en œuvre de ce genre de projets délicats voir difficile à formuler.
L’Afrique n’est pas un scandale de pauvreté naturelle, elle est gérée scandaleusement ! la preuve :

- 69,8 millions d’ha sont disponibles pour la mise en valeur agricole (biocarburants mais pas spécifiquement) ;

- les autres ressources dont des ER sont présents à souhait ( 5à 6 kWh / m2 d’ensoleillement chaque jour presque toute l’année ;

- 17 cours d’eau avec des bassins versants de plus de 100 000 km2 ;

- 650 millions d’ha de couverture forestière soit 17% des réserves mondiales ;

- 9 m / seconde de vitesse moyenne du vent sur 80 m

- Sur 80 km2 de terrain seulement y suffisent pour produire 200 TWh/ an de vapeurs / an

L’avenir des biocarburants et le rôle qu’ils joueront dans l’agriculture et la sécurité alimentaire restent incertains au Sénégal et en Afrique à l’image des autres secteurs de l’économie.
De nombreuses craintes doivent être apaisées et de nombreux défis sont à relever si l’on veut que les biocarburants contribuent positivement à un environnement plus sain et au développement agricole et rural. Cela étant, toute décision hâtive de promouvoir les biocarburants pourrait avoir des conséquences imprévues et négatives sur la sécurité alimentaire et l’environnement. À l’inverse, toute décision hâtive de restreindre leur utilisation pourrait faire obstacle à une mamelle de diversification ou de croissance durable de l’agriculture bénéfique pour les plus démunis.

Des mesures doivent être prises afin que les biocarburants contribuent effectivement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre sans conséquences négatives pour l’environnement. Il est également important de mieux connaître leur impact sur le changement d’utilisation des terres, qui est à l’origine d’une grande partie des émissions de gaz à effet de serre voire d’autres effets nocifs sur l’environnement.

L’élaboration de critères encadrant la production durable de biocarburants peut contribuer à une gestion durable de l’environnement. Mais ces critères doivent être évalués avec soin et appliqués uniquement à des biens publics mondiaux. Ils ne doivent pas non plus entraîner la mise en place d’obstacles supplémentaires au commerce et exercer des contraintes injustifiées sur les pays en développement qui souhaitent tirer parti des débouchés offerts par les biocarburants et ont déjà beaucoup de peines à franchir les obstacles techniques au commerce international (OMC).

À plus long terme, dans la mesure où la demande de biocarburants pousse constamment les prix des produits agricoles à la hausse, nous devons être capables d’exploiter les possibilités que cette hausse représente pour le développement agricole et la réduction de la pauvreté. Il faut pour cela surmonter les obstacles qui entravent depuis trop longtemps le développement agricole dans de trop nombreux pays.
Le fait que la production de biocarburants accentue la demande de produits agricole plaide pour un accroissement des investissements et de l’aide au développement dans le secteur agricole et les zones rurales. Il faut veiller tout particulièrement à ce que les agriculteurs puissent accéder aux intrants nécessaires – irrigation, engrais et variétés semencières améliorées – par le biais de mécanismes d’appui au marché.
Les pays en développement pourraient aussi tirer un meilleur parti de la demande de biocarburants si les subventions accordées à ces produits et à l’agriculture et les entraves au commerce étaient supprimées, d’autant qu’ils profitent essentiellement aux pays membres de l’OCDE au détriment des producteurs des pays en développement.

Pour asseoir les choix et discriminations positives, les gouvernements doivent arrêter les critères d’«utilisation productive» ainsi que les définitions juridiques des terres «improductives» et autres critères pertinents. La bonne application de politiques foncières visant à protéger les communautés et franges vulnérables revêt une importance tout aussi fondamentale.
Le développement d’une production de biocarburants durable sur le plan environnemental, économique et social exige des mesures visant à:


  • protéger les pauvres et ceux qui souffrent de l’insécurité alimentaire;




  • tirer parti des opportunités qui s’offrent en faveur du développement agricole et rural;




  • assurer le caractère durable de la production par rapport aux préoccupations environnementales;




  • réexaminer les politiques en vigueur relatives ou affectant les biocarburants;



  • aménager le système international de manière à soutenir le développement des biocarburants.



Comme il est énoncé dans la Déclaration adoptée en juin 2008 à la Conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire mondiale :
«Il est essentiel de relever les défis et possibilités relatifs aux biocarburants, compte tenu des besoins mondiaux en matière de sécurité alimentaire, d’énergie et de développement durable. Nous sommes convaincus que des études approfondies sont nécessaires pour faire en sorte que la production et l’utilisation des biocarburants soient durables conformément aux trois piliers du développement durable et tiennent compte de la nécessité de parvenir à la sécurité alimentaire mondiale et de la maintenir […] Nous demandons aux organisations intergouvernementales compétentes, et notamment la FAO, dans le cadre de leur mandat et de leur domaine de compétence, et avec la participation des gouvernements nationaux, des partenariats, du secteur privé et de la société civile, de stimuler un dialogue international cohérent, efficace et fondé sur les résultats, au sujet des biocarburants, dans le contexte de la sécurité alimentaire et des besoins en matière de développement durable.»
Signalons que l’absence de réglementation appropriée à la production à grande échelle des bio carburants en Afrique risque soit :

    • de défavoriser l’activité, d’exclure la région de la dynamique de réduction de la dépendance en énergie fossile et de l’exposer fortement aux chocs pétroliers et à l’énergie hors d’atteinte des populations (chocs pétroliers…) ;

    • soit de susciter une concurrence sauvage au bradage des terres ou la ruée non ordonnée vers les biocarburants.



La FAO a, à ce propos, récemment lancé un projet visant à aider les responsables politiques à évaluer l’impact potentiel de la production bioénergétique sur la sécurité alimentaire dans les pays en développement et incite au respect de l’équilibre entre la souveraineté alimentaire et la sécurité énergétique.


Critères fondamentaux de durabilité largement acceptés pour les biocarburants

 (Par exemple *Europe - EU Directive 2003/30/EC; RSPO - “Sustainability Criteria”) :


  1. Niveau de réduction des émissions de GES comparé aux carburants fossiles;

  2. pas de déforestation, d’impact négatif sur la biodiversité ou de changements sur les destinations des terres ;

  3. un certificat de traçabilité des produits (ou leur équivalent) est remis aux voyageurs passant la frontière internationale ;

  4. promotion de l’emploi et du développement régional spécialement en zones rurales.



L’exemple du Malawi est à méditer car ce pays qui s’est lancé dans la conversion de véhicules classiques en véhicules à carburant mixte appelés « véhicules à carburant modulable » connaît à ce stade, malgré la durée de l’expérience( début en l’an 1970) un succès en demi-teinte seulement par les doutes qui sont nés de la volonté politique et de la capacité nationale à l’autosuffisance en bioéthanol permettant de renoncer à l’importation complète de carburant importé. D’où la nécessité d’une planification participative et d’une prudence à ne pas imposer brusquement des mesures radicales conduisant à des conversions coûteuses en allocation de ressources financières rares et en innovations technologiques.
Au-delà de la production locale pour le fonctionnement des PTF, les paysans pourraient produire en plus grosse quantité en créant une coopérative, permettant de vendre leur huile (HVB) aux raffineries locales, qui ensuite mettrait le biodiesel sur le marché local à travers des circuits organisés, à commencer par ceux préexistants.
La demande de services énergétiques devra être identifié à la base de manière participative, en s’appuyant sur les perspectives de développement local et les ressources disponibles (ressources énergétiques, infrastructures de production, infrastructures sociales, ressources humaines…).
Une approche souple et modulaire (à l’image du programme Plateforme Multi Fonctionnelle -PTF/PNUD au Sahel) devrait être préconisé pour coller aux spécificités de la demande concrète en applications socio-professionnelle et pas seulement se focaliser sur la fourniture d’énergie (considéré comme intrant).

Des partenariats peuvent être organisés notamment public-privé et nationaux-étrangers pour faciliter l’accès des pauvres à des services énergétiques et l’accroissement de la production d’énergie. Les pays africains font face aujourd’hui à un challenge réalisable à condition que les bailleurs de fond et le secteur privé participent de concert à ce défi ;

Des appuis bilatéraux et multilatéraux, financiers entre autres, doivent permettre la mise en place d’un cadre institutionnel fonctionnel qui assure l’équilibre par les ressources énergétiques renouvelables, la maîtrise de l’énergie et la promotion des technologies propres tels que rappelé au sommet de Johannesburg ;
Il serait cependant illusoire de penser que les biocarburants puissent constituer à eux seuls la solution aux problèmes énergétiques du continent, ils font cependant partie du bouquet à composer pour satisfaire les besoins sociaux de base, booster l’industrie et inverser les tendances de détérioration de balance de paiement.

La diversification du panier énergétique et l’ambition d’équité énergétique sont donc souhaitables suivant les potentialités et dotations de chaque pays africain

Recommandation de l’ONU pour le développement des bioénergies dans le monde :
« les impacts économiques, environnementaux et sociaux de la bioénergie doivent être évalués avec soin avant de prendre des décisions sur le développement du secteur et la nature des technologies, des politiques et des stratégies d’investissement à adopter »

A l’avenir, quand les recherches seront plus avancées, il conviendra de s’intéresser à des filières de diversification (principe de précaution) et de montée en efficience notamment la culture d’algues et les agro carburants de seconde génération permettant la production de bio carburants à partir de résidus végétaux mais aussi de cultures non alimentaires (absence de concurrence), sur des sols qui ne requiert évidemment pas les mêmes exigences.
La production de biocarburants de seconde génération pourra valoriser ainsi l’ensemble du patrimoine phytogénétique et pourrait ainsi être un allié dans des schémas plus proactifs de gestion des ressources naturelles.

Son bilan environnemental est d’autant plus intéressant que la culture des matières premières nécessite moins d’intrants fossiles.

Dr Jacques Diouf / D G DE LA FAO



Soulignons que le programme officiel sénégalais «  biocarburant de l’Etat » seul couvrirait déjà 1/10 des surfaces emblavées, sans compter les privés de l’agrobusiness international qui se bouscule aux portillons, d’où l’autre impératif de réguler encore plus et surtout mieux avec la question foncière à prendre à bras le corps pour ne pas en faire une bombe à retardement social.

Le Président Abdoulaye Wade /Sénégal


Le chef de l'Etat sénégalais, un défenseur de la culture des biocarburants, avait déclaré en juillet 2007, que l'Afrique pourrait être "le grand fournisseur mondial" en la matière.

Il a estimé que la crise alimentaire en Afrique n'était pas causée par le développement des biocarburants et appelé les dirigeants africains à développer les énergies renouvelables.

"On a expliqué la crise alimentaire en disant qu'il y avait désaffection des cultures vivrières en faveur des cultures de biocarburants. Ce n'est pas vrai pour l'Afrique", a déclaré M. Wade à l'ouverture d'une conférence internationale sur les énergies renouvelables en Afrique (CIERA/ Dakar cf. chapitre 1).

"L'Amérique du sud a un problème lorsqu'elle s'oriente vers la culture des biocarburants. Il faut qu'elle trouve des terres (...) Elle est obligée de les prendre sur la forêt. Ce n'est pas le cas de l'Afrique où nous avons des (terres) à n'en plus finir", a ajouté le chef de l'Etat sénégalais.

"La conférence vient à son heure, l'heure de la crise pétrolière. Nous devons être inventif. Le Sénégal a misé sur les énergies renouvelables et les biocarburants pour réduire sa dépendance énergétique d'au moins 20% d'ici 2020", a-t-il souligné.

Le Sénégal a inauguré en novembre 2007 une distillerie pour la production d'éthanol à partir de la canne à sucre dans le nord du pays mais son utilisation bute sur la non promulgation de la loi d’orientation sur les biocarburants.

"L'Afrique recèle un potentiel important dans le domaine des énergies renouvelables. Nous, africains, devons nous engager à promouvoir et à développer ces formes d'énergie renouvelable", a insisté le président Wade initiateur d’une coopération soutenue avec le Brésil dans le domaine des biocarburants et co-fondateur de l’Organisation africaine des Pays non Exportateurs de Pétrole.
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