Résumé 17 Première partie repenser le gouvernement 22 Face au populisme, la recherche d’un nouveau modèle politique 23 Le repositionnement du politique 28 L’Etat moderne, «gérant d’affaire de la collectivité»








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Remerciements




De nombreux experts ont été consultés dans l’élaboration de cet ouvrage et ont la gentillesse de nous apporter une aide précieuse, souvent sur des questions techniques ou administratives : Jacques Attali, Alexandre Baclet, Jean-Jacques Barbéris, Jérôme Barraquand, Clément Beaune, Christian de Boissieu, Laurence Boone, Philippe Bouyoux, Antoine Bozio, Emmanuel Bretin, Henri de Castries, Viviane Chaine-Ribeiro, Pierre-André Chiappori, Luc de Clapiers, Jean-Michel Crovesi, Jean-Paul Delevoye, Rodolphe Gintz, Yves Guégano, Alexis Guillot, Pierre-Antoine Gourraud, Jean-François Juéry, Benjamin Lancar, Augustin Landier, François-Gilles Le Theule, Antonio de Lecea, Edouard-François de Lencquesaing, Pierre Lissot, Nathalie Loiseau, Gilles de Margerie, Thomas Philippon, Xavier Ploquin, François Rivasseau, Nicolas Rousselier, Jeffrey Shafer, Bernard Stirn, Lionel Stoleru, Ezra Suleiman.

Certaines personnalités ont bien voulu relire l’ensemble du livre à différentes phases de son développement : nous remercions particulièrement George de Menil et Guy Sorman.

Enfin, ce livre n’aurait pas été possible sans l’investissement personnel de nombreux membres du bureau du Club Praxis qui ont participé à de nombreux débats : René-Pierre Azria, Robert Cohen, Rama Cont, Pierre Cournot, Michel Crouhy, Christian Déséglise, Rémi Forgeas, Jean-Claude Gruffat, Emilie Hsu, Pierre Jaillet, Ioanna Kolher, Arnaud Lasseron, Evariste Lefeuvre, Anne de Louvigny, Benoit Malapert, Guillaume Martinez, Pierre de Ravel, Patrick Simonnet, Antoine Treuille, Sophie Vermeille et Alexandre Vodovar.

 

Introduction




Résumé


Comment concevoir un programme de gouvernement qui ne soit pas « trop développé dans ses détails et trop peu philosophique dans son ensemble » comme le reprochait l’Assemblée constituante à Cambacérès ? Pas un simple catalogue mais au contraire un plan d’action cohérent ? Cet exercice ne nous semble pas possible sans une réflexion sur le recentrage du rôle des pouvoirs publics et sur la place du citoyen dans le processus de décision.

Au delà des questions économiques à régler, et elles sont nombreuses, la cinquième puissance économique du monde, la première destination touristique du monde et un de ses acteurs diplomatiques les plus importants souffre surtout de problèmes structurels très anciens qu’il faut aborder sereinement, et en tout premier lieu sa passion du dirigisme et de ce que Crozier appelait sa logique simpliste.
« Trop développé dans ses détails et trop peu philosophique dans son ensemble. »

C’est par ces mots que l'Assemblée constituante rejeta le premier projet de code civil de Cambacérès pour la Constitution de 1791. On pourrait en dire autant de bien des programmes politiques, comme d’ailleurs de la jungle de lois qui en résultent.

Car trop souvent un programme présidentiel en France se contente du flou de slogans réducteurs et démagogiques, et d’un catalogue à la Prévert de domaines obligés de l’action politique, pêle-mêle : Emploi, Solidarité, Agriculture, Formation, Energie solaire, Culture, Santé, Création d’entreprise, Apprentissage, Recherche, Citoyenneté, Industrie, Numérique, Coopération, Education, Innovation, etc. On pense à Pierre Mendès France exhortant son parti à ne plus offrir à l’opinion publique « ces panneaux vagues, ces panneaux-réclames diffus dans lesquels on promet tout à tout le monde, en des termes qui d’ailleurs ne trompent plus personne »1, mais à adopter une véritable « plate-forme » composée de « cinq ou six idées claires » sous-tendant des engagements très concrets et planifiés selon un calendrier précis.

Sans vision d’ensemble du candidat et donc de mandat clair du peuple, cet assemblage hétéroclite se défait très rapidement devant la dure réalité des évènements. L’homme politique moderne a tendance à courir derrière l’actualité et à laisser les faits divers le guider vers l’élaboration trop hâtive de lois bancales et bavardes, au lieu de veiller au bon fonctionnement des lois et règlements en place2.

A l’opposé des vieilles recettes, l’objectif de ce livre est d’envisager un programme de gouvernement qui ne soit pas un simple catalogue mais au contraire un plan d’action cohérent faisant face à une situation d’urgence. Cela commence par une réflexion sur le recentrage du rôle de l’Etat et des autres pouvoirs publics, sur la place du citoyen et de l’importance de l’information qui lui est fournie. Il faut par ailleurs comprendre et intégrer les profonds changements qui bouleversent le monde d’aujourd’hui et métamorphoseront encore plus le monde de demain, où l’homme se trouvera deux frères, le robot et l’animal.

La France n’en est pas encore là, mais il n’est pas difficile d’imaginer qu’à la suite d’une nouvelle crise économique mondiale, les déficits de notre pays et le niveau de sa dette puissent exploser, la note des agences de notation s’effondrer, la cohésion sociale se déliter et les instances internationales, Union européenne et FMI en tête, sommer notre pays de mettre au point un plan d’urgence de redressement.

Il n’est bien-sûr pas question de nous substituer au débat démocratique, de prétendre qu’il n’existe qu’une trajectoire unique de réforme, mais nous voulons sonner l’alerte : l’inadéquation de l’offre politique aux réalités nous paraît aujourd’hui telle que l’immense majorité des Français pourrait payer un prix disproportionné aux erreurs accumulées durant plusieurs décennies. La France vit depuis longtemps au-dessus de ses moyens et ne se donne pas les bonnes priorités.

La citation de Crozier en exergue de ce livre est intéressante parce qu’elle date de 1971, c’est à dire du crépuscule des Trentes Glorieuses : si de nouveaux problèmes économiques sont apparus depuis, au premier chef un chômage endémique, elle nous incite à considérer qu’il y a en France des raisons structurelles très anciennes au déclin actuel et que nous avons peut-être trop cherché à en atténuer les conséquences au lieu de les confronter directement.

« La passion du commandement » : n’est-ce pas la propension très française de tout gouvernement de tout vouloir contrôler dans ce que Crozier appelle une « logique simpliste » c’est à dire l’arrogance d’avoir réponse à tout et de penser que dans un monde de plus en plus complexe un petit groupe de gens « brillants » mais forcément « dépassés » peut, après quelques consultations de ce que Raymond Barre appelait le microcosme, imposer de nouvelles règles et rendre de plus en plus illisibles et inefficaces des usines à gaz de lois et règlements pléthoriques ? Un seul exemple, la proposition d’un candidat aux élections présidentielles que « tout jeune décrocheur à 18 ans sans emploi, apprentissage, stage ou formation, ira au service militaire obligatoire ». Si tant est que le Conseil d’Etat, le Conseil constitutionnel et la Cour européenne des droits de l’homme valide une telle option, elle nous paraît tout à fait contraire au changement de gouvernance que nous appelons de nos vœux, où l’Etat se concentre sur les activités où il est vraiment indispensable.

La multitude de cercles de réflexions et de groupes de pression qui ont toujours fleuri depuis l’Ancien Régime lorsque les gouvernements sont faibles, n’agissent malheureusement souvent pas autrement et partent des prémisses qu’il existe une approche « top-down », une ruse de la raison, qui va soudain tout débloquer. Dans la droite ligne de Crozier, nous montrerons au contraire que c’est la « concurrence », la confrontation la plus large et la plus décentralisée possible des idées et des modèles économiques qui pourra faire émerger une société redynamisée face à un Etat moins omniscient et omnipotent. Il n’y aura pas de renouveau démocratique sans rééquilibrage des pouvoirs entre l’Etat et le citoyen.

Quant aux vers savoureux de Villon, ils moquent la litanie des promesses politiques alléchantes qui n’engagent que ceux qui succombent régulièrement au mythe de l’homme providentiel.

La France, sixième puissance économique du monde (ou peut-être cinquième depuis le référendum du Brexit et la chute de la livre sterling) et détentrice de savoir-faire uniques, mérite beaucoup mieux que la médiocrité dans laquelle elle s’enfonce.

Il faut donc nous donner un nouveau projet de société, savoir l’expliquer à la lumière de nouvelles grilles de lecture, et trouver un narratif qui soit convaincant auprès de la majorité de Français qui souhaite aujourd’hui, et c’est nouveau, de vraies réformes.

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