Cours de medecine sociale








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Inconvénients

Le DIU peut sortir à l’insu de la cliente pendant les règles : le retrait nécessite un personnel qualifié qui doit contrôler sa présence dans l’utérus. Le DIU peut aggraver une IST, certaines maladies comme l’endocardite bactérienne, l’actinomycose et autres qui causent les salpingites et à la longue la stérilité voire une grossesse extra - utérine.

CHAP. VIII. LES VIOLENCES BASEES SUR LE GENRE
VIII.1. GENERALITES

Le genre : désigne le rapport entre l’homme et la femme au sein de la société et la façon dont ceux-ci sont socialement construits ; Le genre relève des conventions sociales qui attribuent des rôles différents selon qu’on est femme ou homme. Les activités, le comportement, l’habillement, sa place et son statut sont codifiés dans chaque société. Le Dr. HARRY BENJAMIN et Christine DELPHY définissent le genre comme « le sexe social » c'est-à-dire les différences non anatomiques (mais psychologiques, sociales, économiques, démographiques, politiques) entre l’homme et la femme. Ainsi le genre se construit par la société à travers les traditions, les pratiques sociales, culturelles, politiques, religieuses,…

Le sexe d’après Suzanne BASOW est un terme biologique se référant à des personnes ou des animaux en les qualifiants des mâles ou femelles en fonction (de leurs organes sexuels ou de leurs gènes.

Le tableau ci-dessous récapitule la différence entre genre et sexe


Sexe

Genre

Différences physiques entre homme et femme




Biologique

Social, construit

Inné

Acquis

Universel, absolu

Relatif : dépend des sociétés et des cultures

Statistique

Dynamique


Egalité des genres : c’est l’égalité entre les hommes et les femmes dans l’accès et contrôle des ressources disponibles et des bénéfices du développement. C’est une jouissance égale des droits humains dans le domaine sociale, économique, civil et politique des biens, opportunités, ressources et désavantages des résultats du développement, sans considération de sexe. Lors cette égalité on parle de la disparité de genre. Lorsque l’égalité est faire dans les systèmes sociaux, on parle de parité.

Disparité de genres : différence entre hommes et femmes, garçons et filles dans l’accès à l’éducation, à la santé, aux services, aux ressources, au statut et au pouvoir.
Equité entre les genres : consiste à traiter les femmes et les hommes de manière équitable.

Pour assurer l’impartialité, il faut avoir eu accès et des mesures capables de compenser les désavantages historiques et sociaux qui empêchent aux femmes de fonctionner sur un même pied d’égalité avec les hommes. Les stratégies ainsi appliquées visent à parvenir à l’égalité des genres.

Discrimination de genre : elle consiste au traitement injuste ou inégal appliqué à un homme ou une femme sur base de son sexe. Toute distinction, exclusion ou restriction fondée sur le sexe ayant pour effet ou but de compromettre ou de détruire la reconnaissance, la jouissance, ou l’exercice par la personne de leurs droits humains, libertés fondamentales dans les domaines politiques, économiques, sociaux, culturels, civils ou dans tout autre domaine.

La violence contre les femmes : La réalité de la violence envers les femmes prend des formes différentes selon les sociétés, les cultures, mais l’existence de la violence envers les femmes est un phénomène, un fait social qui se retrouve de façon transversale dans toutes les classes sociales, les cultures, les religions, les situations géopolitiques. Il n’y a aucune exception et la règle se confirme malheureuse tous les jours. Effectivement, toutes les minutes, des femmes sont abusées, humiliées, agressées, violées, battues, exploitées, tuées, le plus souvent par les hommes qui les entourent et cela dure depuis longtemps.

La violence s’exprime le plus souvent dans la sphère dite privée (les féministes ont amplement démontré que le « privé » est politique par exemple au sein de la famille avec le viol incestueux, les mutilations génitales, l’infanticide, la préférence pour les fils, les mariages forcés etc. La sphère publique est aussi le lieu d’expression de violences envers les femmes comme le harcèlement sexuel ou moral au travail, les agressions sexuelles, le viol collectif, le trafic sexuel, la pornographie, le proxénétisme organisé, l’esclavage, les stérilisations forcées etc. La violence envers les femmes est plus souvent l’expression de la domination d’un individu, mais elle peut aussi être pratiquée de façon organisée par plusieurs hommes ou par un Etat (viols systématiques en Bosnie ou en Haïti) elle est trop souvent tolérée, excusée ou encouragée par le silence, par les discriminations, par la dépendance des femmes envers les hommes, par des justifications théoriques ou des approches psychologisantes à la source de stéréotypes voulant par exemple que les hommes soient incapables de contrôler leurs pulsions, notamment sexuelles, que les violeurs sont des malades mentaux, que les femmes aiment les (vrais hommes », etc.

De 20 à 50% des femmes dans le monde sont victimes à des degrés divers, de violences conjugales.

  • Dans le monde entier, on évalue à 5000 le nombre de femmes et des jeunes filles victimes de crimes « d’honneur » par année ;

  • L’UNICEF évalue qu’une femme sur 10 dans le monde est victime d’un viol une fois dans sa vie. Selon la plupart des études publiées sur le sujet, les femmes violées les sont les plus souvent par un homme qu’elles connaissent

  • Le nombre de femmes excisées (enlevées) est estimé à 130 millions dans le monde et toutes les années, près de 2 millions d’autres sont soumises à cette coutume, au rythme d’environ 10000 cas par jour soit 5 petites filles par minute.

VIII.2. LES CAUSES DE LA VIOLENCE ENVERS LES FEMMES

La violence envers les femmes trouve ses racines dans la haine d’altérité et la croyance de la domination (sociale, économique, politique) du masculin sur le féminin. Ainsi les hommes, les garçons tirent dans toutes les sociétés, dans toutes les classes sociales et malgré les avancées du féminisme de ces dernières années, des bénéfices importants et des privilèges bien concrets dans ce système de domination : exemple, les travaux domestiques, l’éducation des enfants sont effectués partout en quasi-totalité et gratuitement par les femmes, voire les petites filles. Partout les garçons, les hommes ont plus de valeurs que les femmes et les fillettes. Afin d’imposer ce système d’exploitation et d’oppression, le plus ancien et le plus pérennisé qui soit, et de le maintenir en place, la violence ou la menace de la violence est utilisée comme outil de contrôle, comme punition pour avoir dérogé aux règles établies par patriarcat (hiérarchisation, soumission, obéissance, etc.) nos sociétés se sont développées (et continuent de se développer) avec comme assise cette hiérarchisation des individus selon leur appartenance à un sexe. Dans ce contexte, l’altérité est vue et construite comme une menace plutôt que comme une richesse. Ainsi, le besoin de dominer pour survivre, sur lequel est fondé le patriarcat, la volonté de conserver les privilèges inhérents au statut de l’oppresseur menant à l’utilisation de la violence comme affirmation de la masculinité et comme outil de maintien de la domination. Se crée ainsi une véritable solidarité entre hommes pour que cette situation perdure. Tant que nous refusons de remettre en question ces réalités, nous ne parviendrons pas à éliminer la violence envers les femmes. La domination patriarcale se modèle habituellement selon le système économique dominant, au mode de production capitaliste coexiste donc avec la domination patriarcale qui lui était antérieur et l’utilise pour son plus grand profit. Les régimes face à ces types de sociétés les ont convaincues qu’un changement vers un régime « progressiste » ne s’accompagne pas du tout automatiquement d’un accès à l’égalité et à l’éradication des violences à leur encontre. Evidemment, les femmes sont présentes dans toutes les classes sociales. Ce sont elles que l’on retrouve cependant en majorité au sud dans le travail informel dans le travail précaire, flexible, à temps partiel, ou au chômage. Ce sont elles au sud comme au nord qui accomplissent encore les quasi-totalités des tâches domestiques gratuitement. Ces espaces de vulnérabilité supplémentaires peuvent être autant des zones sensibles à l’accroissement de violences ou à la difficulté renforcée d’en sortir. De même les discriminations racistes fragilisent considérablement les femmes. Ces différents modes d’oppression se conjuguent, s’interpénètrent et se renforcent mutuellement. A présence d’un handicap, le jeune âge, le grand âge, le lesbianisme (homosexualité), la prostitution peuvent être autant de facteurs aggravants.

VIII.3. CONSEQUENCES DES VIOLENCES

Les répercussions qu’endurent les femmes victimes de violences ne sont jamais anonymes. C’est toujours une personnalité entière qui est branlée, une remise en cause totale qui s’opère. Paradoxalement, quelles que soient les circonstances et les formes de violences subies, les femmes ressentent honte et culpabilité. Honte de ce qu’elles ont subi comme effraction de l’intime, comme négation (de leur libre arbitre et de leur intégrité physique et psychologique), Culpabilité (de n’avoir soi-disant opposé aucune résistance, la réalité est en fait un peu plus complexe). Et ce, dans tous les coins du monde  au sud comme au nord, à l’est comme à l’ouest.

Les conséquences de violences se répercutent en premier lieu sur la santé de femmes.

Conséquences physiques telles que hémorragies répétées pouvant aller jusqu’à la septicémie à la suite de mutilations sexuelles, membres casés, etc. à la suite de coups répétés, somatisations multiples. Elles peuvent aller jusqu’à la mort : meurtre des nouvelles-nées en Chine, crimes d’honneur en Jordanie ou au Maroc, meurtre de femme à Ciudad-Juarez au Mexique. Mais la mort peut venir aussi de violences conjugales : un coup un peu plus appuyé que les autres de la part du mari à un endroit particulièrement vulnérable.

La Banque mondiale elle-même est contrainte de reconnaitre que les violences envers les femmes sont une cause de décès et l’incapacité chez les femmes en âge de procréer aussi importante que le cancer, et une cause de mauvaise santé plus importante que les accidents de la route et de la malaria combinés.

Conséquences aussi psychologiques : perte de l’estime de soi, dépression, tentatives de suicide, phobie, cauchemars, crises d’angoisse, psychose, peur des rapports sexuels, etc.

Les conséquences peuvent revêtir un aspect plus « « matériel » : déménagement, perte d’emploi, abandon des études. Le rapport avec l’entourage peut être bouleversé : rupture avec le conjoint, éloignement de prétendus « amis ». La violence envers les femmes ou même la menace de la violence a principalement comme conséquences de maintenir les femmes dans un état de peur ou de vulnérabilité constante et de limiter leur déplacement (particulièrement le soir ou la nuit), leur accès à des espaces publics où elles se sentent en sécurité, leur participation sociale, leur autonomie. Les femmes se voient ainsi privées de l’accès à une citoyenneté pleine et entière. La violence remplit un rôle de contrôle social des femmes. Toutes ces conséquences peuvent aussi se chiffrer en coûts économiques.

CHAPITRE IX : HYGIENE DU MILIEU
1. DEFINITION Qu’est-ce que l’hygiène? C’est l’ensemble de moyens utilisés pour préserver et améliorer la santé, hygiène mentale, hygiène alimentaire, hygiène corporelle, hygiène publique, hygiène de la peau, hygiène de la grossesse, On définit aussi l’hygiène comme étant une discipline de la vie qui permet d’éviter les maladies et d’entrer en contact avec elles ou en se protégeant contre elles. Il est également l’ensemble de méthodes et de techniques pour rendre moins dangereux le milieu dans lequel on vit. En effet, l’hygiène est un domaine trop vaste qui a des rapports avec l’individu (hygiène corporelle ou vestimentaire), le milieu (hygiène de l’environnement ou assainissement du milieu).

2 COMPOSANTES DE L’HYGIENE DU MILIEU Il existe plusieurs composantes de l’hygiène de milieu notamment l’eau, l’air, les 4 3matières usées, l’habitat, le vecteur, les aliments.

2. I. L’hygiène de l’eau

A) Définition des concepts: • L’eau potable c’est une substance renfermant un ensemble d’éléments nutritifs et ne contenant pas des germes ou des substances susceptibles de causer ou de favoriser une maladie. • L’hygiène de l’eau c’est un ensemble de règles et principes qui consiste à protéger l’eau de toutes contaminations extérieures et ceci de la source jusqu’à sa consommation par l’homme.

B) Qualité d’une eau potable • Les qualités physiques d’une eau potable sont : - un liquide inodore (sans odeur) incolore (sans couleur caractéristique), limpide (sans matière à suspension) et insipide (sans goût). • Les qualités chimiques : l’eau ne doit pas contenir les substances chimiques (plomb, arsenic, ..) capable de transmettre les maladies à l’homme. • Les qualités bactériologiques : l’eau potable ne doit pas contenir d’organismes comme les bactéries, les virus et les parasites pathogènes.

C) Importance de l’eau potable L’eau revêt d’une importance capitale non seulement pour la vie de l’homme mais aussi pour l’existence des animaux et des végétaux que l’homme utilise pour l’entretien de sa vie. Les principales utilisations de I’ eau sont les suivantes la boisson, le bain, la vaisselle, la lessive, abreuver les animaux, l’arrosage des plantes…

D) Sources de l’eau dans la nature L’eau présente dans la nature provient de trois grandes principales sources ci-après :

Les eaux de surface : Rouissons, rivières, fleuve, lac, océans, mares, marigots. 4 4

Elles présentent les caractéristiques ci-dessous - Elles sont souvent fortement polluées, surtout pendant la saison des pluies - Leurs quantités varient avec les saisons - Elles nécessitent généralement un traitement complexe pour être utilisable. Certaines méthodes de captage permettent cependant d’améliorer déjà sensiblement leur qualité comme on peut creuser à quelque mètre de rives, les galeries d’infiltration,

Les eaux souterraines : sources, puits, forages sources. Il existe :

Les eaux souterraines profondes ‘ forages, puits profonds, certaines sources, - Elles sont généralement limpides et de bonnes qualités bactériologiques car elles ont été filtrées par le sol qu’elles traversent. Elles peuvent parfois contenir les substances qui les rendent impropre à la consommation à cause du goût et parfois de la toxicité - Elles sont généralement peu soumises aux variations saisonnières

Les eaux souterraines peu profondes : puits de quelques mètres, nappe à proximité en cours d’eau avec les caractéristiques ci-dessous - Leurs qualités bactériologiques est généralement d’autant moins bonne que la nappe est peu profonde - Leurs quantités varient en fonction de la saison.

Les eaux de pluie: - Dans les régions non industrielles, les eaux de pluies sont relativement pures et peuvent être consommées sans traitement, en condition d’être récoltées avec précaution c’est-à-dire sur des surfaces propres (toits en tôles, tentes, plastics, ...) en ayant soins d’éliminer les premières eaux.

• Elles peuvent rarement constituer une source régulière mais sont parfois une source provisoire et complémentaire très intéressante

E. Facteurs de pollution de la source à l’utilisation
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